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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les blogs du site: Décembre 2022]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
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	<pubDate>Sat, 31 Dec 2022 23:49:32 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[« On n’oublie rien »]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>La longue patience du peuple français qui supporta sous Louis XIII, sous Louis XIV, puis sous Louis XV, que la richesse fruit de son travail qu’on lui extorquait avec de plus en plus d’intensité et de sévérité puisse servir non au bien commun, mais aux petits, menus et grands plaisirs de la Cour et de quelques aristocrates, prit fin sous Louis XVI, et ce fut 1789.<br /> <br />À partir de 1730 et jusqu’à 1780, pendant 50 ans se succèderont une série de mouvements peu ou mal organisés, des sortes de jacqueries, qui s’adressaient au souverain en lui demandant d’écouter son peuple, en lui demandant de faire ce dont son peuple avait besoin, et qui s’efforçaient d’exprimer les besoins, les souffrances et les aspirations de ce peuple.<br /> <br />Ce ne fut que la répression qui répondit à cela et à aucun moment le souhait, de la part des élites dirigeantes, d’écouter ces propos, de tenter de les comprendre ou de les prendre en compte.<br /> <br />Les élites avaient ce que l’on appellerait aujourd’hui leur propre « agenda » dont elle ne se départissaient pas, et qui les conduisait à enrichir quelques fermiers généraux ou quelques grands commis, et surtout la Cour, le roi et sa famille.<br /> <br />C’est cette accumulation qui conduisit, le moment venu, à ce que l’addition soit présentée à Louis Capet, seizieme du nom, au titre de ses père, grand-père et bisaïeul, car au fond le peuple n’avait rien oublié, le peuple a souffert, le peuple a enduré, mais à un moment, le peuple s’est réveillé, et il a réclamé la réparation du passé. Peut-être plus encore que la réparation, la vengeance…<br /> <br />On peut juger, et probablement à juste titre, que la tournée de Paris – acclamée en arrivant dans chaque quartier – de la tête de la princesse de Lamballe sur une pique – que l'on voit reproduite sur cette illustration – était injuste pour cette femme qui n’était finalement que la dame de compagnie de Marie Antoinette d’Autriche, reine de France.<br /> <br />Son sort devrait cependant faire réfléchir aujourd’hui ceux qui en font tellement trop qu’ils pourraient inspirer un jour au peuple des excès regrettables. <br /> <br />On peut penser, comme l’écrivent la plupart des analystes sérieux, que l’on va vers des convulsions. Des convulsions qui pourront être d’une violence inouïe. Que ce fut un ancien ministre de l’intérieur, pourtant partisan et ami de Macron, que ce soient des sociologues, des politologues, des praticiens de diverses sciences humaines, le diagnostic est là. Cela arrivera.<br /> <br />Personne ne peut dire quand, et surtout personne ne peut dire sur quoi cela débouchera. <br /> <br />Mon sentiment et que cela débouchera probablement sur la volonté d’inverser la réalité actuelle perçue, et paradoxalement, c’est sous les apparences de la licence, du wokisme, et de toutes sortes de stupidités de l’extrême-gauche du Capital qu’elle se présente de la façon la plus prétentieuse et la plus ouvertement agressive pour le peuple et ses traditions. On peut donc penser que ce sera un retour autoritaire à l’ordre moral qui s’opposera à la perspective d’un autre totalitarisme, « cool » celui-là dans lequel nous sommes engagés.<br /> <br />On coupera peut-être quelques têtes qui en auront trop fait, mais cela ne suffira pas à définir un mode d’organisation meilleur. <br /> <br />Pour cela il faudrait que le système actuel laisse place au débat public en raison, qui seul pourrait éloigner le spectre des violences.<br /> <br />Or celui-ci le verrouille totalement pour ne laisser passer que ce qui ressemble à ses représentations de petits bourgeois des catégories supérieures favorisés par la globalisation financière et qui ne voit dans toute protestation populaire que le fascisme la gauloise, le diesel, la stupidité et l’antisémitisme.<br /> <br />Le système médiatique des milliardaires sélectionne et exclut impitoyablement. <br /> <br />Il y a ceux qui ont le droit de parler pour ne rien dire, et produisent la pauvreté absolue de l’offre politique qui nous est présenté à chaque élection. Et il y a ceux qui n’acceptent pas un système où règne l’insignifiance, ils sont définitivement interdits de parole, et ne peuvent donc rencontrer le peuple.<br /> <br />C’est donc vers une violence renforcée qui aboutira sur une situation extrêmement difficile que ce système d’abrutissement de la société, propriété des milliardaires et produit de la logique de ce système, nous emmène.<br /> <br />En ce Premier de l’an, qui est aussi un dimanche, où – lorsque je ne suis pas interdit de parole – je place une chanson sur ce mur, cela me conduit à vous faire entendre une chanson au titre tellement d’actualité…<br /> <br />En 1961, sur une musique de Gérard Jouannest, Jacques Brel écrira et interprétera « On n’oublie rien » :</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
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	<pubDate>Sat, 31 Dec 2022 22:28:32 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/894/blackrock-to-take-zelenskyy%25E2%2580%2599s-panhandling-act-to-the-next-level</link>
	<title><![CDATA[Blackrock to Take Zelenskyy’s Panhandling Act to the Next Level]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Blackrock is the world’s largest asset management and investment firm. It invests <a href="https://www.cnbc.com/2022/03/24/blackrocks-larry-fink-who-oversees-10-trillion-says-russia-ukraine-war-is-ending-globalization.html">more than $10 trillion in client funds</a>, a mountain of cash that casts a shadow over the GDP of many countries, including Germany, the fourth largest GDP in the world. It is fair to say it controls, or has outsized influence, on the Federal Reserve, Wall Street banks, including Goldman Sachs and Vanguard, the WEF meet and greet at Davos (and its control freak Great Reset), and all that follows, including President Biden and Congress.</p><p>Larry Fink, the founder, and CEO of Blackrock has <a href="https://discernreport.com/corrupt-volodymyr-zelensky-brings-in-globalist-blackrock-ceo-larry-fink-to-coordinate-ukraines-money-laundering/">teamed up with the Man in Perpetual Green</a>, Ukrainian President Volodymyr Zelenskyy. “Specialists of this company are already helping Ukraine to structure the fund for the reconstruction of our state,” said Green Man after a video call with Fink, according to <a href="https://www.businesslive.co.za/bloomberg/news/2022-12-28-zelensky-prepares-for-ukraines-participation-at-wef-in-davos/">Bloomberg</a>.</p><p>Zelenskyy has taken his worldwide panhandling act to the next level. According to <a href="https://www.president.gov.ua/en/news/prezident-obgovoriv-z-generalnim-direktorom-blackrock-koordi-80105">Zelenskyy’s government web page</a>—up and running, although average Ukrainians are freezing in the dark—Larry Fink will help drum up the funds to rebuild what will be blown up again. (As for Zelenskyy’s website, it is safe for the moment, hosted as it is in Santa Clara, California.)
</p><p>In accordance with the preliminary agreements struck earlier this year between the Head of State and Larry Fink, the BlackRock team has been working for several months on a project to advise the Ukrainian government on how to structure the country’s reconstruction funds.</p>
<p>Zelenskyy and Fink “agreed to focus in the near term on coordinating the efforts of all potential investors and participants in the reconstruction of our country, channelling investment into the most relevant and impactful sectors of the Ukrainian economy,” <a href="https://www.cnbc.com/2022/12/28/zelenskyy-blackrock-ceo-fink-agree-to-coordinate-ukraine-investment.html">CNBC</a> reports.</p>
<p>Good luck with that. It might be a good idea to glance at Ukraine’s massive corruption before investing a dime in that black hole. According to <a href="https://borgenproject.org/10-facts-about-corruption-in-ukraine/">Transparency International</a>, Ukraine is the second most corrupt country in Europe and <a href="https://nationalinterest.org/blog/buzz/ukraine-one-world%E2%80%99s-most-corrupt-countries-49712">ranked 120 out of 182</a> of the most corrupt countries in the world.</p><p>According to <a href="https://uacrisis.org/en/54793-top-5-ukrainian-oligarchs">Dragon Capital</a>, the richest Ukrainian oligarchs in 2016, two years after the USG-orchestrated coup in Kyiv, have accumulated over $11 billion, almost 13% of Ukraine’s GDP.</p><p>Much of the money accrued by Rinat Akhmetov, Ihor Kolomoyskyi, Victor Pinchuk, and former president and confectionary/automotive magnate Petro Poroshenko, was taken through the neoliberal organized theft of public assets, known as privatization. Kolomoyskyi is a major funder of the neo-Nazi group, Right Sector. He is widely seen as the <a href="https://warsawinstitute.org/kolomoyskyi-imf-problem-zelensky/">puppet master</a> of the former comedian and current president Zelenskyy. His reach includes <a href="https://kolomoyskyi.anticorax.org/">business operations in the US</a>.</p><p>Ukraine is a money launderer’s dream come true. Its banking sector thrives on Ponzi schemes. Oligarchs reap fortunes skimming billions from government-subsidized gas prices. Corrupt officials collaborate with oligarchs to monopolize business. In 2015, it was determined less than 50 percent of businesses in Ukraine turned a profit, and 9.8 of all business operations were controlled by and benefited corrupt government officials and the oligarchs they work for.</p><p>In July, the <a href="https://www.npr.org/2022/07/20/1112414884/corruption-concerns-involving-ukraine-are-revived-as-the-war-with-russia-drags-o">Associated Press</a> reported,
</p><p>Ukrainian President Volodymyr Zelenskyy's dismissal of senior officials is casting an inconvenient light on an issue that the Biden administration has largely ignored since the outbreak of war with Russia: Ukraine's history of rampant corruption and shaky governance.</p>
<p>Of course, Biden—or that is, since he is obviously cognitively impaired, his neocon “advisers”—do not give a hoot about the suffering of average Ukrainians victimized by free-hand oligarchs and corrupt government officials. It’s all about Russia, China, and the role of the world hegemon.</p>
<p>Earlier this year, <a href="https://www.cnbc.com/2022/03/24/blackrocks-larry-fink-who-oversees-10-trillion-says-russia-ukraine-war-is-ending-globalization.html">Larry Fink told stockholders</a> “Russia’s invasion of Ukraine is reversing the long-running trend of globalization.” Strangely, Fink seems to believe Russia’s effort to keep NATO out of Ukraine and away from its western border has “exacerbated the polarization and extremist behavior we are seeing across society today.” Submit, lest you be tarred and feathered as a polarized extremist.</p><p>It now appears Fink’s cherished globalization is headed for the rocks as <a href="https://www.forbes.com/sites/rebeccaszkutak/2022/03/23/record-setting-venture-capital-market-shows-signs-of-a-slowdown/?sh=2b4a31b13f47">the growth of capital markets slow</a> and the centrally managed economy pivots toward recession (actually a full-blown depression, but this scary subject is rarely broached in the respectable, misinformation, narrative-strict corporate propaganda media).</p><p>Larry’s not alone in his waking nightmare. Oaktree Capital Management founder Howard Marks also loses sleep over the demise of centralized, corporate-driven, neoliberal-infused, government-enforced globalization. <a href="https://www.weforum.org/agenda/2022/04/globalization-decline-ukraine-war/">Marks and WEF</a> said in April “the war is forcing the pendulum of international affairs to swing away from globalization as companies and governments rethink their interdependence.”
</p><p>To be sure, authoritarian regimes often cut themselves off from the global market for a host of reasons—Russia’s Vladimir Putin is just one example.</p>
<p>If not for lies, these guys would stand naked. According to the World Economic Forum, Putin is an “authoritarian” because he understands the global elite want to kill him, destroy Russia, and turn its JDAM-blasted smoldering remains into mutually hostile little bantustans, thus easily plundered and controlled. It has nothing to do with interdependence or the joke that is democracy. That’s feel-good PR pablum designed to deceive you.</p>
<p>“The basic problem with globalization is not hard to grasp,” writes <a href="https://www.europereloaded.com/putin-on-globalization-bonehead-elites-and-the-ever-shrinking-middle-class/">Mike Whitney</a>. “The giant corporations have outsourced millions of high-paying manufacturing jobs to low wage platforms across Asia leaving behind thousands of shuttered factories and broken communities, a sharp spike in opiate addiction, and the steady erosion of living standards.”</p><p>Putin argued the elite are oblivious to the effect of their predation. I disagree. Pathocrats enjoy witnessing the misery of millions, that’s how they get their jollies. If they are oblivious to anything, it is that many of them may be swinging from lamp posts before this is over.
</p><p>It seems like elites don’t see the deepening stratification in society and the erosion of the middle class…(but the situation) creates a climate of uncertainty that has a direct impact on the public mood. Sociological studies conducted around the world show that people in different countries and on different continents tend to see the future as murky and bleak. This is sad. The future does not entice them, but frightens them. At the same time, people see no real opportunities or means for changing anything, influencing events and shaping policy. As for the claim that the fringe and populists have defeated the sensible, sober and responsible minority—we are not talking about populists or anything like that but about ordinary people, ordinary citizens who are losing trust in the ruling class. That is the problem.</p>
<p>Zelenskyy and Fink are preparing to turn a profit on the destruction of Ukraine. “Bringing in BlackRock signals the beginning of the much-anticipated shift from bilking taxpayers to bilking private investors,” writes <a href="https://discernreport.com/corrupt-volodymyr-zelensky-brings-in-globalist-blackrock-ceo-larry-fink-to-coordinate-ukraines-money-laundering/">JD Rucker</a>.</p>
<p>BlackRock will wield its tremendous influence over corporations across the globe to funnel as much private equity into the nation as possible where the money will be distributed to all powerful parties [oligarchs] that need their palms greased.</p>
<p>Corrupt government officials (many of them Ukronazis) and the psychopathic oligarchs they serve will profit from the Zelenskyy-Fink scheme to rebuild what Russia will knock down. Russia is determined, for the sake of its national security, to turn Ukraine into a toothless, nazi- and NATO-free rump state, a former oligarch-dominated state busted up into little harmless and easily controlled remnants.</p>
<p>I don’t have a crystal ball, but I believe Zelenskyy will ultimately flee the country with a proverbial suitcase stuffed with <a href="https://americanmonetaryassociation.org/2010/12/09/how-the-us-dollar-came-to-be-a-fiat-currency/">fiat greenbacks</a> and <a href="https://seekingalpha.com/article/2850716-massive-devaluation-of-the-euro">equally devalued paper money</a> of the European Union, following in the footsteps of previous defeated and humiliated autocrats.</p><p>Larry Fink will continue to be Larry Fink. He will push “<a href="https://nypost.com/2022/02/19/larry-fink-as-wall-st-dr-evil-woke-within-reason/">stakeholder capitalism</a>,” squeaky clean window dressing for predatory neoliberalism. Larry knows what side of his bread gets the butter, that’s why he has embraced “woke” politics. “Stakeholder capitalism might just force CEOs to think twice before doing things that hurt the public,” the New York Post surmises.</p><p>More PR poison. For “Klaus Schwab and the WEF, the framework of stakeholder capitalism must be globalized,” observes <a href="https://mises.org/wire/great-reset-part-iv-stakeholder-capitalism-vs-neoliberalism">Michael Rectenwald</a> at Mises Wire. Schwab and the WEF have high hopes for rebranded neoliberalism merged with the preposterous “woke” ideology.</p><p>Not going to happen. The collective nations of the world, led by the example of Russia, will ultimately pitch neoliberalism into the dustbin of history. The problem is WEF and globalist psychopaths, deluded by mental illness and corrosive hubris. They may indeed begin the process of irradiating the planet and making any sort of social and commercial activity a relic of a forgotten past.</p><p>Reprinted with permission from <a href="https://kurtnimmo.substack.com/p/blackrock-to-take-zelenskyys-panhandling">Kurt Nimmo on Geopolitics</a>.<br />Subscribe and support <a href="https://kurtnimmo.substack.com/">here</a>.
</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/893/ukraine-bon-a-savoir</guid>
	<pubDate>Thu, 29 Dec 2022 22:06:57 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/893/ukraine-bon-a-savoir</link>
	<title><![CDATA[Ukraine : bon à savoir]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Pour ceux qui se demandent : "Pourquoi l'Ukraine est-elle importante, économiquement aussi ? " </p>

<p>Deuxième plus grand pays d'Europe par sa superficie et comptant une population de plus de 40 millions d'habitants, l'Ukraine occupe les rangs suivants :</p>

<p>1er rang en Europe pour les réserves prouvées récupérables de minerais d'uranium.</p>

<p>2ème place en Europe et 10ème place dans le monde en termes de réserves de minerai de titane</p>

<p>la 2e place mondiale en termes de réserves explorées de minerais de manganèse (2,3 milliards de tonnes, soit 12 % des réserves mondiales)</p>

<p>2ème place mondiale en termes de réserves de minerai de fer (30 milliards de tonnes)</p>

<p>2ème place en Europe en termes de réserves de minerai de mercure</p>

<p>3ème place en Europe (13ème place dans le monde) en termes de réserves de gaz de schiste (22 trillions de mètres cubes)</p>

<p>4e rang mondial pour la valeur totale des ressources naturelles</p>

<p>7e place mondiale en termes de réserves de charbon (33,9 milliards de tonnes)</p>

<p>L'Ukraine est un important pays agricole :</p>

<p>1ère place en Europe par la superficie des terres arables</p>

<p>3ème place mondiale pour la superficie des terres noires (25% du volume mondial)</p>

<p>1ère place mondiale pour les exportations de tournesol et d'huile de tournesol</p>

<p>2e rang mondial pour la production d'orge et 4e rang pour les exportations d'orge</p>

<p>3ème producteur et 4ème exportateur mondial de maïs</p>

<p>4e producteur mondial de pommes de terre</p>

<p>5e producteur mondial de seigle</p>

<p>5e rang mondial pour la production d'abeilles (75 000 tonnes)</p>

<p>8e rang mondial pour les exportations de blé</p>

<p>9ème rang mondial pour la production d'œufs de poule</p>

<p>16e rang mondial pour les exportations de fromage</p>

<p>L'Ukraine peut répondre aux besoins alimentaires de 600 millions de personnes.</p>

<p>L'Ukraine est un important pays industrialisé :</p>

<p>1er en Europe pour la production d'ammoniac</p>

<p>2ème réseau de gazoducs en Europe et 4ème au monde</p>

<p>3e en Europe et 8e dans le monde en termes de capacité installée de centrales nucléaires;l</p>

<p>3ème place en Europe et 11ème dans le monde en termes de longueur du réseau ferroviaire (21 700 km)</p>

<p>3e rang mondial (après les États-Unis et la France) pour la production de localisateurs et d'équipements de localisation.</p>

<p>3ème exportateur mondial de fer</p>

<p>4e exportateur mondial de turbines pour centrales nucléaires</p>

<p>4e fabricant mondial de lance-roquettes</p>

<p>4e place mondiale pour les exportations d'argile</p>

<p>4e rang mondial pour les exportations de titane</p>

<p>8e rang mondial pour les exportations de minerais et de concentrés</p>

<p>9e rang mondial pour les exportations de produits de l'industrie de la défense</p>

<p>10e producteur mondial d'acier (32,4 millions de tonnes).</p>

<p>L'Ukraine est importante. C'est pourquoi son indépendance est importante pour le reste du monde. Ces ressources sont la raison pour laquelle la Russie fait des pieds et des mains pour la prendre.</p>

<p><a href="https://bonpourlatete.com/journaliste/Jacques-PILET"><br />Jacques PILET </a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/891/banquier-daffaire-jai-ete-contributeur-et-spectateur-de-la-construction-d%25E2%2580%2599une-chimere</guid>
	<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 10:29:50 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/891/banquier-daffaire-jai-ete-contributeur-et-spectateur-de-la-construction-d%25E2%2580%2599une-chimere</link>
	<title><![CDATA[&quot;Banquier d&#039;affaire, j&#039;ai été contributeur et spectateur de la construction d’une chimère&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Ma position de banquier d’affaire de l’économie réelle m’a rendu contributeur et spectateur de la construction d’une chimère. Après avoir été une source de satisfaction pour un quart des populations occidentales, l’imminence de sa révélation va montrer sa toxicité, conforme à l’image mythologique d’un animal malfaisant.</p><p>La découverte, par le plus grand nombre, de cette illusion qui est devenue l’unique support de l’Occident va ébranler la démocratie, l’économie de marché, le progrès social, l’état de droit, la fraternité et la solidarité humaine qui ont fait notre fierté. Les êtres humains et leurs dirigeants ont toujours caché une réalité désagréable derrière un décor plus flatteur. Ce n’est donc pas ce stratagème qui m’a surpris, c’est son ampleur. Cette ampleur est la raison de ma sidération que je ne peux taire.</p><p>Le « too big to fail » des heures précédant la faillite de Lehman exprime la confiance, pour ne pas dire la certitude, que le paradigme ne peut pas s’effondrer car les conséquences en seraient beaucoup trop graves. Les politiques, soutenues par les plus grands leaders d’opinions refusent, par lâcheté, ne serait-ce qu’envisager que le modèle néo-libéral-progressiste des trois dernières décennies soit désormais dans une phase irréversible de désagrégation. Le paradigme va disparaître pour les mêmes raisons qui ont fait sa gloire car le prochain « cygne noir » s’annonce plus violent que la faillite de Lehman.</p><p>Nuitamment et sans bruit, le capitalisme, dont je reste un fervent défenseur pour la globalité de ses mérites, s’est métamorphosé en néo-libéralisme dont je dénonce la nocivité.</p><p>Pour des raisons encore énigmatiques pour la science économique et pour le clergé néo-libéral, la croissance des gains de productivité, moteur de la croissance économique et des profits du XIXe et début du XXe siècle a entamé, mondialement, son déclin depuis les années 1970. Bien que ce processus soit avéré et documenté, il est tellement contre-intuitif qu’il est inadmissible. En effet, comment expliquer que la productivité, fruit de l’association de la technologie et de l’Homme, soit en régression à l’heure même où elle est la plus largement diffusée. La plus facilement accessible. La complexité très particulière de ce phénomène a obscurci sa visibilité et m’a empêché pendant vingt ans d’en comprendre l’origine et le mécanisme avant d’annoncer l’occurrence de son effondrement.</p><p>Condorcet et Hugo pouvaient s’émerveiller du Progrès dont ils étaient les témoins car il reposait sur une abondance croissante et une prospérité tangible pouvant être partagées. Bien que les grèves, les révoltes et révolutions réprimées dans le sang aient rythmé le XIXe et le XXe siècle, elles étaient suivies d’effets positifs car la taille du gâteau à partager ne cessait de croître. Il y a soixante ans, ce progrès matériel et social a été rebaptisé « croissance ». L’histoire des faits et la pensée économique s’accordent pour considérer que l’étape ultime de la croissance soutenant la démocratie, l’état de droit et la justice sociale requiert un état d’abondance correspondant à la phase dite de consommation de masse. Or cette étape a bel et bien été atteinte à la fin des trente glorieuses, postérieures à la dernière Guerre Mondiale.</p><p>« Il n’en fallait pas davantage pour mettre en œuvre des politiques recherchant délibérément une augmentation artificielle des patrimoines, indûment appelée "effet richesse". »</p><p>La consommation et les gains de productivité étant les deux ressorts de la croissance, nourrice de la prospérité moderne, il est essentiel de soutenir la première étant impuissant à ressusciter la seconde. Il est alors apparu évident que plus le patrimoine des ménages est élevé plus leur propension à consommer est importante. Il n’en fallait pas davantage pour mettre en œuvre des politiques recherchant délibérément une augmentation artificielle des patrimoines, indûment appelée « effet richesse ».</p><p>La Grande Illusion 2.0 est le résultat de cet effet, assumé ouvertement par les grands argentiers tels que Greenspan, Draghi ou Lagarde, avec la bénédiction des néo-libéraux-progressistes au pouvoir. Par ailleurs, l’effet patrimoine est plus efficace dans les pays où les actifs des ménages sont fortement financiarisés. Situation des pays anglo-saxons où les systèmes de retraites sont assurés par le principe de capitalisation géré par les fonds de pension.</p><p>Je situe à dessein la naissance de la Grande Illusion 2.0 immédiatement après la crise boursière d’Octobre 1987. Quand le 19 octobre de cette année-là, les bourses mondiales ont perdu en une journée près du quart de leur capitalisation, on comprend la panique du monde financier, étroitement lié au monde politique. De concert, ils ont tout mis en œuvre pour éviter que de telles catastrophes se reproduisent, étant tout aussi néfastes à leurs intérêts égoïstes qu’à l’ensemble de l’équilibre économique et politique des Occidentaux.</p><p>Les Etats-Unis d’Amérique restent le moteur de l’économie mondiale grâce à la prodigieuse propension d’une moitié des Américains à représenter, à eux seuls, près du quart de la consommation mondiale ! Avec l’immobilier, les actions et obligations dominent le patrimoine des ménages américains. De ce fait, l'évolution boursière conditionne le sentiment de richesse recherché. L’expansion exceptionnelle et onirique des marchés financiers depuis 1988 explique la persistance de la consommation américaine.</p><p>À LIRE AUSSI :<a href="https://www.marianne.net/economie/finance/speculation-royaume-uni-italie-chine-suisse-toutes-ces-bulles-pretes-a-exploser" target="_blank">Spéculation : Royaume-Uni, Italie, Chine, Suisse… Toutes ces bulles prêtes à exploser</a></p><p>Mais cet effet, dit de richesse, est le produit d’une gestion anormale de l'épargne. L’anormalité vient d’une pratique entamée autour des années 1990 qui n’a cessé de s’intensifier. C’est la baisse volontaire des taux d’intérêt directeurs par les grands argentiers, soutenus par les politiques, pour rendre gratuit l’endettement. Il n’en fut rien. On s’est trompé. On croyait doper l’activité économique, on a seulement nourri des bulles successives : Internet en 2000, Subprimes immobilières en 2007, Technologie en 2020. Des auteurs, souvent germaniques, ont qualifié cette pratique « d’épargne négative » ou de « taxation de l’épargne » populaire. Devant l’insuffisance de cette mesure pour soutenir durablement l’économie, les mêmes propagandistes du taux zéro ont délibérément favorisé la création monétaire. Les politiques monétaires accommodantes ont fleuri à la surface du globe, du Japon aux Usa en passant par la Chine et les pays européens. Ces mesures avaient pour seul effet d’inciter le recours à l’endettement systématique et massif. Pour que les ménages aient recours à toutes les formes de crédit revolving et autre crédit à la consommation. Pour que les entreprises, les régions, les municipalités, s’endettent pour soutenir leurs activités et la valeur de leurs actifs.</p><p>Ces techniques, d’apparence sophistiquée, sont très mathématisées mais elles reposent en fait toujours sur l’endettement. Les acteurs économiques, politiques et sociaux de tout rang que ce soient américains, chinois, français ou anglais sont à la même enseigne.</p><p>En surplomb des sociétés modernes, le monde de l’épargne et de l’investissement est en recherche de performances toujours plus élevées alors que l’activité réelle est incapable de les générer. Pour les atteindre, quoi qu’il en coûte, des professionnels de l’investissement recourent, depuis 1988, à l’endettement irréversiblement croissant.</p><p>À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/frederic-farah-la-banque-centrale-doit-ouvrir-un-nouveau-chapitre-de-son-histoire-monetaire" target="_blank">Frédéric Farah : "La Banque centrale doit ouvrir un nouveau chapitre de son histoire monétaire"</a></p><p>Les Etats, soucieux de ne pas révéler à leurs électeurs l’état de régression économique sous-jacente ont eu recours au déficit de façon délibérée et systématique. Déficit qui n’est que de la dette. On croit toujours que la France est le plus mauvais élève, ayant depuis 40 ans un déficit permanent. C’est vrai, mais c’est dans des proportions moitié moindre que la croissance américaine qui n’a été exclusivement que le fruit d’un déficit chronique, quasiment double de la France, pendant la même période. On admet que la croissance économique de nations comme les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France aient été à crédit. On omet de dire que sans le recours à ce crédit, ces pays auraient été en récession depuis des décennies. Conclusion insensée et absurde qu’il est bienvenu de tourner en dérision. Mais conclusion de réalité.</p><p>Ce constat troublant, plonge nos certitudes dans un abîme de perplexité. On a caché que, contrairement aux apparences, la taille du gâteau des richesses réellement nécessaire aux citoyens n’a pas augmenté depuis 1988 au même rythme que dans les siècles précédents. Contrairement à la fortune, artificiellement créée, qui n’a cessé de croître.</p><p>Ayant personnellement participé à cette création factice de richesse je reste médusé, sidéré, stupéfait non pas par le phénomène mais par son ampleur. Que les trois dernières bulles des valeurs Internet, des subprimes et des technologies aient poussé à 30, 40 ou 50 % au-dessus de ce qu'on qualifie de valeurs intrinsèques serait concevable. Or nous sommes en présence d’une création de richesse, propulsant les valorisations 300, 400, 500% au-delà d’une loi normale. Et pour la première fois dans l’histoire.</p><p>Quand le cinéaste Jean Renoir présentait son chef-d’œuvre « la Grande Illusion » il constatait que la Grande guerre marquait la fin d’un monde d’élégance et de raffinement de certaines classes sociales ne pouvant échapper à leur destin de s’entretuer. En comparaison de son scénario, la version 2.0 de la Grande Illusion aura une dimension tragique pour le plus grand nombre car cette illusion est démesurée, extravagante. En l’espace d’une génération l’Occident a perdu ce qui fit sa suprématie : le discernement.</p><p>Comme toute chose sur terre est assujettie à la force de gravitation, les peuples médusés vont assister à la vérité cachée derrière le décor.</p><p>L’illusion est née de la dette gratuite. La désillusion va naître aussi de la dette, mais onéreuse. Quand le taux d'intérêt augmente, les ménages baissent leur consommation. Mais le plus grave est la baisse du patrimoine (ou de la richesse) composé d'actifs financiers qui va suivre la même trajectoire.</p><p>Les drames de l’Occident des derniers siècles ont été des engrenages mortifères souvent nés de malentendus. Celui d’aujourd’hui est d’avoir donné aux nations le sentiment factice de bénéficier, encore et toujours, de la marée montante du Progrès. Nous allons être, en dépit de tous les efforts et les artifices pour l’empêcher et la dissimuler, les spectateurs de la marée descendante faisant apparaître la régression des richesses utiles et nécessaires à la paix sociale. La boursoufflure historiquement hors norme des actifs n’a pas permis de changer le cours de l’histoire. Le reflux des marées d’équinoxe va mettre à jour les carcasses rouillées, témoins des conquêtes passées.</p><p>L’effet domino va se résumer à la baisse violente de la consommation américaine consécutive à la baisse de la valeur des actifs. C’est la Chine, dépendante du consommateur américain <a href="https://www.marianne.net/economie/ce-quimpliquerait-la-faillite-du-geant-immobilier-evergrande-le-lehman-brothers-chinois" target="_blank">qui en subira le plus d’effets</a> et affaiblira, par voie de conséquence, l’économie allemande qui est un de ses principaux fournisseurs. Or c’est la santé financière de l’Allemagne qui permet à des pays européens comme la France de contracter de nouvelles dettes à taux raisonnables pour rembourser ses anciennes dettes à taux bon marché.</p><p>« Ils ne prennent pas les mesures de soutien de l’activité socialement utile, certes incompatible avec la création de licornes. »</p><p>La paix sociale de l’Occident a été achetée en Europe par des prestations sociales financées par de la dette. La paix sociale dans les pays anglo-saxons a été nourrie de l’espoir de tout un chacun de participer à la fortune technologique qui n’a été, en fait, que le produit de l’endettement massif.</p><p>Le pire n’est pas que les Occidentaux soient contraints dans les deux prochaines années de retrouver le chemin d’une activité « humano centrée ». Ne pouvant pas gagner sur le champ de bataille, il faut redouter que des Poutine puissent gagner sur le champ des idées en montrant du doigt le chaos de l’Occident à venir. Nos gouvernements, prisonniers de leur certitude d’être dans le bien, dans le vrai et dans l’unique solution, refusent d’envisager un changement à 180° de leurs politiques. Ils ne prennent pas les mesures de soutien de l’activité socialement utile, certes incompatible avec la création de licornes.</p><p>Les quelques remèdes envisageables dépendent avant tout du diagnostic et de sa rapidité. Aucun médecin ne peut guérir un malade qui refuse d’admettre son état. Les youtubeurs admettent aisément mon diagnostic. Ceux du mainstream et de la doxa refusent ne serait-ce même que de l’écouter. Or, il risque d’être trop tard quand ils accepteront de le faire car le temps presse.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
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	<pubDate>Sun, 18 Dec 2022 09:48:55 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Bitcoin vs Blockchain, où est l’innovation ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Bien que cette affirmation soit quelque peu datée, il n'est pas rare d'entendre les détracteurs de Bitcoin parler d'une certaine technologie « Blockchain » qui se cacherait derrière celui-ci. Certains affirment même que cette invention serait plus intéressante que l'œuvre de Satoshi Nakamoto elle-même. </p><p>Pourtant, la Blockchain n'est ni une innovation, ni la technologie unique qui se cache derrière Bitcoin. C’est ce que nous allons étudier dans cet article. La Blockchain, qu'est-ce que c’est ?</p>
<p>Quelles sont les origines du terme « Blockchain » ?</p>
<p>Il est important de préciser que l'inventeur de Bitcoin lui-même n’emploie pas ce mot de « Blockchain » dans son White Paper. Au lieu de cela, il parle simplement d'une « chaîne » ou bien d'une « chaîne de preuve de travail ».</p><p>Le White Paper de Bitcoin est un document scientifique publié sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto le 31 octobre 2008. Il dépeint les grandes lignes techniques de Bitcoin et les raisons de sa création. Vous pouvez télécharger sa dernière version à cette adresse : www.bitcoin.org/bitcoin.pdf</p><p>L’origine de ce terme semble plutôt remonter à la fin du vingtième siècle. En effet, on le retrouve dans certaines méthodes cryptographiques décrites dès les années 1970. La plupart du temps, il est écrit en deux mots « Block Chain ». Par exemple, ce terme pourrait être inspiré des CBC (Cipher Block Chaining). Un mode d'opération au sein d'un système de chiffrement symétrique qui permet de décrire la manière dont on traite un bloc de données afin de le chiffrer. Bien que certains principes soient communs à ces deux termes, la description actuelle d'une Blockchain est assez éloignée du principe initial des CBC.</p><p>Au-delà de la sémantique, si l’on retrace l’origine du concept en lui-même, on peut découvrir que cette méthode de serveur d’horodatage a été décrite pour la première fois au début des années 1990 par les cryptographes Haber et Stornetta. Leur papier est par ailleurs cité dans les références du White Paper de Bitcoin.</p><p>Dans tous les cas, que ce soit d’un point de vue sémantique ou au niveau du concept, la Blockchain est loin d’être une innovation des années 2010. Elle existait bien avant l’invention de Bitcoin.</p>
<p>Quelle est la réelle utilité de la Blockchain ?</p>
<p>Aujourd'hui, lorsque l'on parle de Blockchain, on souhaite évoquer le registre des comptes distribué du réseau de paiement Bitcoin. C'est-à-dire la liste des transactions exécutées.</p><p>Ce terme décrit ainsi simplement une base de données, en l’occurrence, un registre de transactions, organisée en blocs dans un ordre chronologique. Chaque bloc d'informations inclut l'empreinte numérique du bloc le précédant, afin que la moindre modification dans un bloc passé modifie mécaniquement tous les blocs le suivant. </p><p><br />Cette structure en chaîne de blocs permet uniquement de créer un serveur d'horodatage. Sur Bitcoin, elle est associée à la preuve de travail (Proof-of-Work). Grâce à l'utilisation conjointe de ces deux mécanismes, il devient impossible de modifier le registre des transactions sans déployer une puissance de calcul phénoménale. La Blockchain seule n’est donc pas très utile. Elle doit être utilisée avec d’autres technologies. Ainsi, sur Bitcoin, elle ne constitue qu'un rouage du protocole. Elle est certes indispensable, mais elle ne représente absolument pas Bitcoin au global. </p><p>Sur ce dernier, la Blockchain permet simplement à tous les utilisateurs, représentés par les nœuds, de s’assurer de l’absence d’une transaction dans le système. C’est ce mécanisme qui permet entre autres d’éviter la double dépense.</p><p>« Pour nos fins, la transaction effectuée le plus tôt est celle qui compte, ainsi nous ne prêtons pas attention aux tentatives suivantes de double-dépense. Le seul moyen pour confirmer l’absence d’une transaction est d’être au courant de toutes les transactions. Dans le modèle d’un émetteur central de monnaie, ce dernier était au courant de toutes les transactions et décidait qui arrivait en premier. Pour accomplir pareille tâche sans un tiers de confiance, les transactions doivent être annoncées publiquement, et nous avons besoin d’un système pour les participants pour s’accorder sur une histoire unique de l’ordre dans lequel elles furent reçues. Le bénéficiaire a besoin de la preuve qu’au moment de chaque transaction, la majorité des nœuds était d’accord qu’elle était la première reçue. »</p><p>- Satoshi Nakamoto, à propos du serveur d’horodatage, aujourd'hui appelé « Blockchain », dans le White Paper de Bitcoin, 2008.<br /></p><p>Certains attribuent maladroitement des caractéristiques de décentralisation ou d’immuabilité à tout ce que l'on nomme « Blockchain ». C'est évidemment un non-sens. Ce que l'on appelle « Blockchain » ne peut représenter qu'un registre, c'est-à-dire une base de données. L'immuabilité de celle-ci ne dépend que du bon vouloir de l'entité qui en a la gestion.</p><p>Dans le cas de Bitcoin, ce registre est distribué. Le droit d'écriture, autrement dit le droit d'inscrire une transaction Bitcoin au sein de celle-ci, ne repose pas sur une autorité centrale. Au lieu de cela, c'est le consensus de Nakamoto par preuve de travail qui permet de donner le droit d'ajouter un bloc à la chaîne, et qui assure également l'immuabilité des blocs passés.</p><p>Certes, la chaîne de bloc de Bitcoin est immuable et distribuée, mais toute Blockchain ne l'est pas forcément. Il est très important de comprendre cela. L'innovation apportée par Satoshi Nakamoto est donc bien le système de monnaie électronique pair-à-pair, à savoir Bitcoin dans son intégralité, mais pas uniquement la Blockchain.</p>
<p>Pourquoi le terme de Blockchain a-t-il émergé ?</p>
<p>Nous avons pu comprendre dans la partie précédente que le serveur d’horodatage seul, familièrement nommé « Blockchain », n’est ni une innovation, ni une technologie en soi. Pourtant, encore aujourd’hui, ce terme est employé par de nombreuses personnes pour décrire tout autre chose. Ce mythe s’explique sûrement par deux phénomènes distincts : le besoin vital d’actions marketing pour les altcoins, et la recherche de poncifs pour les détracteurs de Bitcoin.</p><p>Tout d'abord, il y a évidemment une utilité marketing à l'usage de ce mot. Expliquer que l'innovation vient de la Blockchain, et non de Bitcoin, a permis d'ouvrir une voie royale aux <a href="https://www.bitstack-app.com/blog/difference-bitcoin-altcoin">altcoins</a>. Les différentes cryptomonnaies qui prolifèrent sur les places de marché ont pu utiliser cette ruse marketing pour tromper nombre de nouveaux entrants. Ce mot sonne anglais et il parait complexe à comprendre : on a ici le combo gagnant pour avoir un mot technologique à la mode (Buzzword). Toutefois, comme vous avez pu le découvrir dans la partie précédente, la véritable Blockchain n'est rien de plus qu'une façon de garder une trace des transactions passées, au sein d’un serveur d’horodatage. Cela n’a rien d’innovant, ni de compliqué.</p><p>Ensuite, les différents détracteurs de Bitcoin ont vu en ce terme un angle d'attaque parfait. Avec ce simple mot, il est dorénavant possible de critiquer Bitcoin sans pour autant paraître démodé. Il suffit alors d'expliquer que Bitcoin ne sert à rien, mais que la technologie Blockchain est géniale. Hélas, comme vous avez pu l'apprendre dans cet article, il n'en est rien.</p><p>Ces deux stratégies, appliquées sur des individus n'ayant pas cherché à comprendre le vrai fonctionnement de Bitcoin, nous expliquent peut-être pourquoi tant de personnes croient encore à cette fiction aujourd'hui.</p>
<p>Conclusion</p>
<p>La Blockchain n’est absolument pas apparue avec Bitcoin. On retrouve de nombreux écrits scientifiques évoquant autant le terme que le concept entre les années 1970 et 2000.</p><p>La Blockchain n’est pas une technologie au global, mais simplement une façon d’enregistrer de l'information et de l’organiser chronologiquement. Elle est bien utilisée au sein du protocole Bitcoin, cependant, c’est uniquement une petite pièce de l’horlogerie complexe que représente ce système de cash électronique. </p><p>L’émergence de ce mot et la confusion autour de celui-ci s’expliquent sûrement par un besoin marketing pour certains acteurs, et une nécessité d’avoir une issue pour d’autres.</p><p>La Blockchain seule n’est pas une innovation. La réelle innovation, c’est le système Bitcoin dans sa globalité.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
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	<pubDate>Sun, 04 Dec 2022 09:51:12 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Ces peuples antiques précurseurs ont été oubliés par l&#039;Histoire]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les peuples de la Grèce, de la Rome et de l’Égypte antiques nous sont très familiers, car ils ont laissé de nombreuses traces : des documents écrits, une magnifique architecture et des œuvres d’art impressionnantes. Bien que certaines des autres grandes civilisations du monde n’aient, quant à elles, pas laissé de traces aussi abondantes ou détaillées, leur impact et leurs réalisations n’en sont pas moins remarquables. Dans cinq régions différentes à travers le globe, ces cultures ont laissé derrière elles un héritage qui, même s’il n’est pas aussi célèbre, n’en est pas moins stupéfiant.</p>
<p>LES PIONNIERS D’OCÉANIE</p>
<p></p><p>Le site antique de Nan Madol sur l’île de Pohnpei, en Micronésie.</p><p>PHOTOGRAPHIE DE robertharding / Alamy Stock Photo</p><p>Avant même la construction des pyramides d’Égypte, des marins expérimentés maîtrisaient les vagues de l’océan Pacifique. Vers 50 000 avant J.-C., des humains ont migré de l’Asie du Sud-Est vers les terres émergées d’Australie, de Nouvelle-Guinée et des îles voisines dans des bateaux simplement équipés de voiles.</p><p>Vers 8 000 avant J.-C., la montée des eaux causée par un réchauffement climatique sépara l’Australie et la Nouvelle-Guinée. Peu après, les Océaniens indigènes (un groupe comprenant les Australiens aborigènes, les Papous et les Austronésiens) commencèrent à explorer et à développer du commerce le long de la côte nord de la Nouvelle-Guinée. Ils naviguaient en plein océan dans des canoës à balancier et, au fil des vagues successives de découvertes, colonisèrent une multitude d’îles du Pacifique. Certains archéologues estiment que leurs descendants allèrent jusqu’à atteindre les côtes sud-américaines.</p><p></p><p>Il y a environ 40 000 ans, alors que les Néandertaliens parcouraient encore l’Europe, le peuplement de l’Australie était déjà bien avancé. Les migrants venus du nord s’adaptèrent bien à cette nouvelle terre et développèrent la plus longue histoire culturelle continue au monde. Ils n’utilisèrent jamais de métaux ou de poterie, ni ne développèrent l’arc et les flèches ou la roue, mais leur culture était riche en mythes et en art. Ils croyaient que sur certains sites sacrés, les ancêtres du temps du rêve, un royaume intemporel, venaient se reposer et se transformaient en illustrations sur les rochers. Certains de ces êtres, connus sous le nom de Wandjina et présents dans la région de Kimberley, au nord-ouest de l’Australie, sont représentés dans de spectaculaires peintures rupestres qui dateraient de 4 000 ans.</p><p>PHOTOGRAPHIE DE Grant Dixon/Getty Images</p><p>
LE TRAVAIL DU FER EN EUROPE DU NORD
</p><p></p><p>Un cimetière monastique sur Skellig Michael, une île au large de la côte ouest de l'Irlande.</p><p>PHOTOGRAPHIE DE UTBP/Shutterstock</p><p>La culture celtique est née vers 1000 avant J.-C., le long du fleuve Danube supérieur, en Europe centrale. Plutôt qu’un seul peuple unifié, les Celtes étaient un mélange de peuples dont les traits linguistiques et culturels étaient répartis dans toute l’Europe pré-romaine. De nombreux historiens pensent qu’ils partageaient des systèmes de croyance et une même langue (dont certaines versions sont encore parlées en Europe de l’Ouest).</p><p>Les Celtes ne développèrent pas un système d’écriture complet, mais leur savoir-faire artisanal leur permit de prospérer. Avec l’avènement du travail du fer, une technique originaire du Moyen-Orient, vers 750 avant J.-C., les communautés celtes acquirent un avantage pour le commerce et la guerre. La culture celtique se répandit sur les territoires que nous connaissons aujourd’hui comme l’Allemagne, la France, le nord de l’Espagne et même jusqu’aux îles britanniques, et elle y prospéra pendant des siècles avant de tomber aux mains des Romains.</p><p><a href="https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2020/09/le-destin-des-celtes-histoire-et-declin">(À lire : Le destin des Celtes : histoire et déclin.)</a></p><p>
LES INVENTEURS DE MÉSOAMÉRIQUE
</p><p></p><p>Teotihuacan abrite certaines des plus importantes pyramides mésoaméricaines. À son apogée, vers 400 après J.-C., Teotihuacan était l’une des plus grandes villes du monde, ainsi qu’un centre régional de commerce.</p><p>PHOTOGRAPHIE DE Arpad Benedek/Getty Images</p><p>Issue de petits villages agricoles, la première civilisation complexe de Mésoamérique vit le jour vers 1200 avant J.-C., le long du golfe du Mexique. Ses habitants, connus sous le nom <a href="https://www.nationalgeographic.org/encyclopedia/olmec-civilization/" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">d’Olmèques</a>, faisaient du commerce, fabriquaient des bijoux en jade, en os et en coquillages et consignaient les événements historiques dans des pictogrammes.</p><p>Le plus célèbre accomplissement des Olmèques est sans doute l’invention du caoutchouc ; leur nom vient d’un mot nahuatl signifiant « habitant du pays du caoutchouc ». Les archéologues ont trouvé un certain nombre d’artefacts indiquant que les Olmèques extrayaient le latex des arbres régionaux et le mélangeaient à du jus de la vigne afin de créer le caoutchouc qu’ils pouvaient ensuite utiliser pour les semelles de leurs sandales, des balles de sport, ou encore comme adhésif. </p><p>Les Olmèques étaient une « culture mère » du centre du Mexique, et plusieurs civilisations évoluèrent après eux, notamment les bâtisseurs de pyramides de Teotihuacan dans la vallée du Mexique. Les Toltèques montèrent en puissance au 10e siècle et inspirèrent à leur tour <a href="https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2021/08/mais-qui-etaient-reellement-les-azteques">les Aztèques</a>, qui prospérèrent à partir du 14e siècle. Ces cultures américaines développèrent des styles artistiques et des systèmes de gouvernement distincts, tous bouleversés à l’arrivée des premiers Européens sur leurs côtes.</p><p>
LES ARCHITECTES D’AMÉRIQUE DU NORD
</p><p></p><p>Préservé au sein du parc national de Mesa Verde du Colorado, Cliff Palace était la demeure des Anasazis au 13e siècle.</p><p>PHOTOGRAPHIE DE ROBERT HARDING PICTURE LIBRARY, NAT GEO IMAGE COLLECTION</p><p>Les cultures amérindiennes prospéraient en Amérique du Nord plusieurs siècles avant l’arrivée des Européens. Les peuples de la vallée du Mississippi et du sud-ouest désertique développèrent des cultures complexes. Cultiver le maïs, les haricots, les courges et d’autres aliments permit aux Mississippiens de vivre en se passant de la chasse et de la pêche.</p><p>Ainsi sédentarisés, ils purent construire des villes immenses telles qu’Etowah (Géorgie), Moundville (Alabama) et <a href="https://www.nationalgeographic.fr/histoire/cette-cite-amerindienne-abandonnee-au-14e-siecle-fascine-les-archeologues">Cahokia</a> (Illinois), qui se distinguent de par les monticules de terre géants qu’elles arborent. Dans la région actuelle des Four Corners, les ancêtres des Indiens Pueblos, les Anasazis, vécurent pendant des centaines d’années dans des habitations à flanc de falaise et des appartements en adobe de plusieurs étages.</p><p>
LES COMMERÇANTS D’AFRIQUE DE L’OUEST
</p><p></p><p>La Grande Mosquée de Djenné est la plus grande structure en terre du monde.</p><p>PHOTOGRAPHIE DE Dmitry Trashchenko/Shutterstock</p><p>Au Moyen-Âge, les routes commerciales transsahariennes reliaient les richesses d’or et d’ivoire de l’Afrique de l’Ouest aux marchands musulmans, et plusieurs puissants royaumes commerciaux virent alors le jour. Parmi eux, l’empire du Mali, fondé au 13e siècle par l’ambitieux prince Soundiata Keïta, qui régnait sur un vaste territoire comprenant des plaques tournantes du commerce telles que Djenné et Tombouctou.</p><p>Des envahisseurs berbères s’emparèrent de Tombouctou au 15e siècle, avant d’être chassés par l’empire Songhaï. Ayant pris le contrôle des richesses de la région, les Songhaïs prospérèrent avant de tomber aux mains des forces marocaines en 1591.</p><p><a href="https://www.nationalgeographic.fr/histoire/les-manuscrits-de-tombouctou-tresors-de-sagesse-et-derudition">(À lire : Les manuscrits de Tombouctou, trésors de sagesse et d’érudition.)</a></p><p></p><p>La riche tradition artistique de l’Afrique de l'Ouest se manifeste aujourd’hui par un certain nombre de statuettes expressives en terre cuite datant du 13e au 15e siècles, découvertes sur le site de Djenné, et qui ont permis de mieux comprendre la société malienne de l’époque. Les statuettes d’archers et de cavaliers, par exemple, nous indiquent que le Mali possédait une armée bien équipée et financée. Certains personnages tourmentés se couvrent la tête en signe de tristesse ou semblent porter les marques d’une maladie semblable à la variole. D’autres sculptures, comme ce personnage féminin, montrent que les Maliens appréciaient un large éventail d’ornements corporels.</p><p>PHOTOGRAPHIE DE Peter Horree / Alamy Stock Photo</p><p>Des extraits de ce travail ont déjà été publiés dans Atlas of the Ancient World par Patricia S. Daniels. Copyright © 2016 National Geographic Partners, LLC.</p><p>Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.</p>]]></description>
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