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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les blogs du site: Mai 2023]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
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	<pubDate>Sun, 28 May 2023 11:36:02 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Sur la déqualification programmée, le secret de la soi-disant « société de la connaissance »]]></title>
	<description><![CDATA[<p><a href="https://la-sociale.online/">Accueil</a> &gt; <a href="https://la-sociale.online/spip.php?rubrique31">Dossiers</a> &gt; <a href="https://la-sociale.online/spip.php?rubrique5">Lutte des classes</a> &gt; Sur la déqualification programmée, le secret de la soi-disant « société de la (...)</p><p>Sur la déqualification programmée, le secret de la soi-disant « société de la connaissance » — par Carlos Javier Blanco Martín, docteur en philosophie</p><p>La véritable cause du discrédit croissant du marxisme ne vient pas, comme on l’insinue si souvent, de la chute du mur de Berlin. Un événement ne « réfute » pas une vision du monde, car les visions du monde sont irréfutables en elles-mêmes. Si la pléthore de marxismes actuels (ou survivants, si l’on remonte au moins à 1989) échouent dans leur analyse de la réalité sociale, ce n’est pas exclusivement en raison de leur impuissance, de leur incapacité à transformer la société ou de leur utilité discutable en tant qu’arme prétendument anticapitaliste. Le prétendu échec cache la fonctionnalité du marxisme, sa nature intégrée dans le capitalisme lui-même. Le marxisme est devenu, dans ses différents courants, et contrairement aux intentions de son fondateur, une apologie du capitalisme et une idéologie de couverture de celui-ci.</p><p>Le marxisme est devenu un système de consentement. Il est, après la chute de l’URSS et le déclin progressif de la population ouvrière en Occident, et de plus en plus, un système créant des moyens de canaliser le mécontentement, une couverture des réalités économiques aliénantes et une source inépuisable de discours « politiquement corrects ». Ce n’est pas que le marxisme soit inefficace en tant qu’anticapitaliste, mais qu’il existe (dans la mesure où il existe encore) en tant qu’idéologie capitaliste.</p><p>On peut le constater dans le domaine de l’éducation. Il est clair que les pays occidentaux ont régressé en termes d’enseignement de qualité, fondé sur le respect de l’autorité et de la profession d’enseignant, sur l’exigence et la rigueur. Nous avons remplacé la science et la haute culture par des idéologies de genre et des absurdités pédagogiques du type « apprendre à apprendre ». Comme dans le pire cauchemar de Ray Bradbury, nous voyons les livres brûlés et remplacés par des tablettes et des ordinateurs portables électroniques, où les enfants sont abrutis par des jeux et des passe-temps disponibles sur Internet, et où le dur travail d’explication et d’étude est remplacé par des « tutoriels » et un enseignement virtuel. Peu d’auteurs s’inspirent du marxisme pour lier la dégradation programmée de l’éducation à l’attaque des classes populaires et à la déqualification du travail. Entre l’immigration de masse (qui ressemble à une invasion planifiée) et la déqualification délibérée des masses populaires, les objectifs du capitalisme mondialisé sont en passe d’être atteints dans une grande partie de l’Occident. Face à ces phénomènes, la gauche post-marxiste ne fait que les accompagner pour accélérer le processus, pas pour l’arrêter.</p><p>Le processus de déqualification planifiée a déjà été décrit il y a des années par Braverman. Vicky Smith a dit de Braverman : « … la déqualification dans les centres de production était basée sur la croissance de tout un appareil de travailleurs au service des patrons (ingénieurs, scientifiques, managers, responsables du personnel, psychologues industriels)… ». Toute cette couche séparée du Capital, salariée elle aussi, ne signifiait pas une « société du savoir », mais un aspirateur usurpant le savoir des travailleurs, se consacrant, comme dit V. Smith, à étudier « en quoi consistait le travail des travailleurs (ouvriers et employés) et quels étaient les meilleurs moyens de s’approprier leur savoir et de réduire les chances de le conserver » [Vicky Smith, « Braverman’s Legacy. The labour process tradition 20 years on’, Sociology of Work, 26, hiver 1995-1996].</p><p>La déqualification planifiée du peuple a été pratiquée par l’usurpation du savoir populaire. Il s’agit d’une autre façon de voler au peuple ce qui lui appartient. Le processus a déjà commencé il y a des siècles dans les zones rurales, une aliénation cognitive de la paysannerie pour la remplacer existentiellement et ouvrir la voie à la grande agro-industrie et au travail semi-esclavagiste des saisonniers étrangers. Au XXe siècle, il en a été de même pour les métiers industriels. L’école est devenue un simple instrument de conformisme de masse et non un ascenseur social. En Espagne, l’école a encore fonctionné comme un ascenseur social très efficace au service de la création d’une classe moyenne pendant la seconde moitié du franquisme et au début de ce qu’on appelle la Transition. Mais la LOGSE (1991) a inauguré la période d’ingénierie sociale et de déqualification programmée de la population, aujourd’hui intensifiée par la « Ley Celaá ». Le parcage des enfants qui n’apprennent rien et dont le corps présent est simplement inventorié par l’État, qui impose la « scolarité obligatoire » et la déprogrammation mentale, est l’exigence fondamentale d’une nouvelle classe ouvrière à l’esprit vide, ignorant ses traditions de lutte et de savoir-faire, ainsi que la fabrique d’un important reste de « ni-nis » (qui n’étudient ni ne travaillent) et d’autres éléments de la classe parasitaire (immigrés vivant de l’aide publique, chômeurs professionnels, classe politique) qui doivent être gérés bureaucratiquement. La bureaucratie scolaire doit être le préambule et le tremplin nécessaire à la bureaucratie du travail :</p><p>« ...Le contrôle technique comme méthode unique a donc été remplacé par le contrôle bureaucratique, instrument moins visible, plus individualisé et apparemment impersonnel de régulation de l’activité des travailleurs » (ibidem, p. 8).</p><p>Selon cette approche, en somme, les entreprises usurpent non seulement la plus-value mais aussi le savoir des travailleurs dans toutes les branches des métiers les plus divers. Une fois « évacués » du savoir, les travailleurs deviennent des êtres non qualifiés, hautement interchangeables, objets de délocalisations successives [H. Braverman : Labor and Monopoly Capital : The Degradation of Work in the Twentieth Century]. La substitution ethnique et la grande mobilité transfrontalière sont possibles et nécessaires dans cette ère de déqualification programmée. En tant que sujets d’un contrôle émotionnel plutôt que technique, les travailleurs doivent manipuler eux-mêmes leur perception d’eux-mêmes, avec l’aide de toute une armée de coachs, de psychologues d’entreprise, de gestionnaires d’émotions et de divers « fonctionnaires de l’intériorité » personnels.</p><p>Alors que les entreprises légales se bureaucratisent et se confondent avec le reste des services de l’administration étatique, y compris et surtout l’école, le système capitaliste ne cesse de ségréguer de vastes poches de l’économie souterraine.</p><p>En analysant le phénomène dans une perspective historico-génétique, on constate que ces poches et couches d’informalité productive sont toujours consubstantielles au mode de production capitaliste lui-même. Il n’y a pas de capitalisme « sauvage » sans tout un cadre législatif et sans une alliance de classes dirigeantes précapitalistes qui réalisent ce que Marx appelait « l’Accumulation Primitive ». Créer de nouvelles zones de capitalisme, c’est générer de vastes zones d’informalité productive.</p><p>L’accumulation primitive est, à proprement parler, l’ensemble des actes violents et prédateurs, des conquêtes, des génocides, des déplacements forcés de peuples entiers, etc. qui conduisent du régime de production traditionnel à un autre régime, radicalement différent, plus intensément capitaliste. Si dans les régions les plus rurales des îles britanniques, aux XVIIe et XVIIIe siècles, les paysans ont été chassés de leurs fermes à la pointe des baïonnettes, les incendies de villages et les enclosures de terres, toujours sur ordre de l’oligarchie siégeant au Parlement, aujourd’hui, les délocalisations et l’invasion migratoire massive, ainsi que l’imposition de la « numérisation », ne sont rien d’autre qu’une nouvelle « Acquisition », ne sont rien d’autre qu’une nouvelle « accumulation primitive » (un « reset » du système, comme on dit aujourd’hui dans le nouveau jargon informatique) pour dépouiller des masses énormes de la population européenne de souche de leurs emplois traditionnels et stables, en les forçant à devenir une nouvelle force de travail à vendre, et ce à un prix dérisoire.</p><p>Selon cette explication, il n’y a pas eu d’Accumulation Primitive ponctuelle et transcendante, avec des effets qui s’étendent jusqu’à aujourd’hui à toute la planète et à tous les peuples, à partir d’une sorte de péché originel. L’accumulation primitive (c’est-à-dire la violence extra-économique ayant le pouvoir causal de modifier le régime de production) est récurrente dans l’histoire de l’humanité. Elle s’est produite dans le processus colonialiste des empires prédateurs et s’est reproduite dans l’impérialisme, la « phase supérieure du capitalisme ».<br />
Mais aujourd’hui, nous sommes confrontés à ce que l’on appelle la « mondialisation », qui est la dernière et la plus haute phase du capitalisme, où les empires financiers sont transfrontaliers et dénationalisés. Dans cette phase ultra-capitaliste, tout est déterritorialisé, le capital, le travail, avec pour conséquence la création d’économies informelles. La précarisation croissante de la population, l’extinction des métiers et des services personnalisés dans la « société de la connaissance », c’est-à-dire l’ère du télétravail précaire, du faux travail indépendant et le démantèlement de l’État providence par la virtualisation et la numérisation, obligent une grande partie des classes moyennes et inférieures à dépendre des réseaux sociaux immédiats et de la prestation réciproque de services (« botched jobs », « B-money », « hustling »). Cette économie souterraine et informelle est complétée par des activités criminelles pures et simples, contre lesquelles l’État n’est confronté que de manière propagandiste (raids occasionnels à fort impact médiatique) mais sans grande conviction. Il convient de rappeler que l’Espagne est l’un des plus grands bordels d’Europe et l’un des principaux points chauds du trafic de drogue.<br />
Les formations populistes de gauche (en Espagne : Unidas-Podemos, PSOE) ne comptent plus sur les votes d’une classe ouvrière d’usine. La classe ouvrière est, comme la classe moyenne, une classe de plus en plus maigre, précaire et étouffée par les impôts. Les dirigeants et analystes de gauche, bien que très myopes, savent qu’ils doivent chercher dans le vote de plus en plus apathique des fonctionnaires privilégiés du Système, d’une part, et d’une très grande masse réfractaire au travail, essentiellement improductive ou seulement occasionnellement productive, d’autre part. L’armée de « chiffonniers » qui peut grossir les rangs d’une gauche populiste radicalisée, dont United-Podemos a tenté d’assumer le leadership, est une armée qui manque de cohésion et dont les émeutes de rue ne peuvent avoir d’efficacité politique que dans des moments de crise institutionnelle grave.<br />
Or, c’est précisément le moment que traverse l’Espagne. Le « magicien » de la Transition, le Bourbon émérite, s’est enfui et s’est révélé être un vulgaire voyou, comparable aux cheikhs et aux sultans mahométans auprès desquels il se réfugie, mais pas aux hommes d’État de l’Occident (qui, cependant, ne valent guère mieux d’un point de vue moral). Le roi actuel a les mains liées devant un gouvernement au profil oclocratique qui, tout en prétendant être de gauche, est, comme toujours, le plus grand ennemi de la véritable classe ouvrière. Le gouvernement oclocratique de Sánchez et Iglesias est, d’un point de vue mathématique, le vortex ou le puits d’attraction qui capte les votes et les revendications de tous les détritus sociaux (un « attracteur »). Un condensé hétéroclite de squatters, d’immigrés opportunistes, de subventions clientélistes, de féministes entretenues, etc. soutiendra des formations prétendument populistes qui, en réalité, ne feront que consolider les fondations du nouveau système conçu pour l’Espagne depuis l’extérieur. Un système dans lequel la robotique et la numérisation, parmi de nombreuses autres innovations technologiques, ne feront que jeter les employés à la rue et nécessiteront d’importantes couches improductives, mais qui sera fermement attaché à l’industrie du divertissement. D’une part, l’industrie du divertissement tire sa valeur ajoutée de la partie consommatrice de la société qui peut encore la payer directement, mais d’autre part, en tant que partenaire des États, des organisations mondiales et des fonds d’investissement transnationaux, l’industrie du divertissement et de l’électronique est une industrie qui gère (capture, traite et vend les données des masses improductives mais néanmoins consuméristes) et qui est donc dotée d’un pouvoir énorme. Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et autres entreprises de la « société de la connaissance » fonctionnent donc comme des aspirateurs ou des ventouses qui absorbent les connaissances de la société et deviennent ainsi les gestionnaires d’un monde de plus en plus lobotomisé, vidé de son contenu.<br />
Le système capitaliste mondial, dans sa phase actuelle, doit être défini non seulement par sa nature de producteur de plus-value par l’exploitation de la force de travail, mais aussi par sa fonction d’usurpateur ou de suceur de connaissances. En ce sens, la méthode marxienne était initialement d’une grande puissance analytique, car chez le philosophe de Trèves (qui ne connaissait pas cette « société du savoir »), il y a déjà une étude des deux processus dans leur imbrication dialectique, dans les limites de son époque.</p><p>Eugenio del Río [La Sombra de Marx. Estudio Crítico sobre la fundación del marxismo (1877-1900), Talassa, Madrid, 1993], a critiqué la « faiblesse » de la méthode matérialiste historique. Il qualifie le matérialisme historique de « rationalisme analogique transhistorique » (p. 200). Certes, à partir de « processus locaux et conditionnés », Marx obtient par extrapolation des « propositions globales et inconditionnées ». Mais qu’est-ce que la philosophie de l’histoire, sinon ? On trouve quelque chose de similaire dans Le déclin de l’Occident de Spengler : un gigantesque processus analogique dans lequel les processus par lesquels les civilisations ou, en leur sein, les visions du monde et les régimes de production sont créés et détruits sont comparés, et des déductions inutiles sont tirées sur le présent et le devenir. La crise radicale d’une civilisation ou d’un mode de production (crise de l’Empire romain, crise du féodalisme, crise actuelle du mondialisme…) n’est pas simplement une « contradiction » entre les superstructures et les bases économiques de la société, mais un « fait ». C’est le factum de toute civilisation, un fait brutal et écrasant qui n’apporte que des leçons lorsqu’il s’est produit. G. Sorel (cité par E. del Río, p. 200) disait : « L’histoire est toute dans le passé, il n’y a pas moyen de la transformer en une combinaison logique qui nous permettrait de prévoir l’avenir ». Certes, l’histoire n’est pas prédictive, et nous sommes d’accord sur ce point. Mais l’histoire est enseignante : par analogie, nous pouvons voir que la création artificielle actuelle de la « foule » (oclocratie) est un processus qui suit des modèles analogues à ce qui s’est passé à la fin de certains régimes passés en cours de dissolution. La République romaine, embourbée dans le marasme oclocratique, a été vaincue ou sauvée par le césarisme (David Engels), peut-être de manière analogue à la façon dont l’Union européenne corrompue et nihiliste d’aujourd’hui sera vaincue et sauvée par un futur néo-césarisme dans lequel la loi et l’ordre seront concentrés dans quelques mains de fer et où les masses de voyous errant dans les rues seront violemment maîtrisées, tandis que les ajustements nécessaires seront faits pour régénérer une nouvelle classe mésocratique qui soutiendra par le tribut, le savoir et les services d’administration et de milice le nouvel empire du XXIe siècle, le tout plongé dans une nouvelle ère spirituelle…</p><p>On ne peut reprocher à Marx ce qui, génériquement, caractérise tout philosophe de l’histoire digne de ce nom : faire des extrapolations et des analogies, car telle est la tâche d’une telle discipline philosophique. Marx devra cependant être interrogé de manière critique sur ses « -ismes » non motivés, typiques de son époque, c’est-à-dire des infections idéologiques de la pensée libérale et positiviste (fils, à son tour, du rationalisme étroit et des lumières des radicaux de l’époque). Les sornettes écrites par les marxistes sur un « athéisme militant », sur un « matérialisme dialectique » et des « lois générales de la dialectique » communes à la nature et à l’histoire… devraient être commodément rasées, envoyées à la poubelle de l’histoire des idéologies. D’autre part, la critique impitoyable du capitalisme sur la base de catégories analytiques (la marchandise) qui, dans leur déroulement dialectique, manifestent les coulisses de la production (l’exploitation de la force de travail) est l’une des réalisations permanentes de la théorie communautaire.</p><p>Les maîtres contemporains d’une interprétation non marxiste de Marx, c’est-à-dire d’un Marx lu comme un penseur communautaire qui défend la personne, dans son insertion dans la famille et dans la polis, en tant qu’être rationnel et libre, sont Costanzo Preve et Diego Fusaro. Ce Marx, successeur d’Aristote, de Thomas d’Aquin et de Hegel, est le Marx philosophe, et non l’économiste déterministe ou le socialiste pamphlétaire : c’est le Marx de l’émancipation communautaire de la personne en tant qu’être social (animal politique) et non l’homme en uniforme bolchevique qui s’aliène au sein d’une armée de révolutionnaires visionnaires.<br />
_</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
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	<pubDate>Fri, 19 May 2023 11:19:03 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Un rapport chinois dévoile les stratagèmes de la CIA pour organiser des révolutions de couleur dans le monde entier]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Yuan Hong – Le 4 mai 2023 – Source <a href="https://www.globaltimes.cn/page/202305/1290090.shtml">Global Times</a></p><p>Depuis longtemps, la Central Intelligence Agency (CIA) américaine prépare des “évolutions pacifiques” et des “révolutions colorées”, ainsi que des activités d’espionnage dans le monde entier. Les détails de ces opérations ont toujours été obscurs, mais un nouveau rapport publié jeudi par le Centre national chinois de réponse d’urgence aux virus informatiques et la société chinoise de cybersécurité 360 a dévoilé les principaux moyens techniques utilisés par la CIA pour organiser et promouvoir l’agitation dans le monde.</p><p>Selon ce rapport, depuis le début du 21e siècle, le développement rapide de l’internet a offert de “nouvelles opportunités” aux activités d’infiltration de la CIA dans d’autres pays et régions. Toute institution ou tout individu, où qu’il se trouve dans le monde, qui utilise des équipements numériques ou des logiciels américains peut être transformé en “agent fantoche” de la CIA.</p><p>Depuis des décennies, la CIA a renversé ou tenté de renverser au moins 50 gouvernements légitimes à l’étranger (la CIA n’a reconnu que sept de ces cas), provoquant des troubles dans les pays concernés. Qu’il s’agisse de la “révolution du Maidan” en Ukraine en 2014, de la “révolution des tournesols” dans l’île de Taïwan en Chine, de la “révolution du safran” au Myanmar en 2007, de la “révolution verte” en Iran en 2009 ou d’autres tentatives de “révolutions des couleurs“, les agences de renseignement américaines sont derrière tout cela, d’après le rapport.</p><p>La position dominante des États-Unis dans les technologies de télécommunication a offert à la communauté du renseignement américain des possibilités sans précédent de lancer des “révolutions de couleur” à l’étranger. Le rapport publié par le National Computer Virus Emergency Response Center et 360 révèle cinq méthodes couramment utilisées par la CIA.</p><p>La première consiste à fournir des services de communication en réseau cryptés. Afin d’aider les manifestants de certains pays du Moyen-Orient à rester en contact et à éviter d’être suivis et arrêtés, une société américaine, qui aurait des antécédents militaires aux États-Unis, a mis au point la technologie TOR, qui permet d’accéder furtivement à l’internet – la technologie Onion Router.</p><p>Les serveurs cryptent toutes les informations qui y transitent afin d’aider certains utilisateurs à naviguer sur le web de manière anonyme. Après le lancement du projet par des entreprises américaines, il a été immédiatement fourni gratuitement à des éléments antigouvernementaux en Iran, en Tunisie, en Égypte et dans d’autres pays et régions, afin que ces “jeunes dissidents qui veulent ébranler le pouvoir de leur propre gouvernement” puissent échapper à la surveillance de ce dernier, selon le rapport.</p><p>La deuxième méthode consiste à fournir des services de communication hors ligne. Par exemple, afin de s’assurer que le personnel antigouvernemental en Tunisie, en Égypte et dans d’autres pays puisse rester en contact avec le monde extérieur lorsque l’internet est déconnecté, Google et Twitter ont rapidement lancé un service spécial appelé “Speak2Tweet“, qui permet aux utilisateurs de composer et d’envoyer gratuitement des notes vocales.</p><p>Ces messages sont automatiquement convertis en tweets, puis téléchargés sur l’internet et diffusés publiquement via Twitter et d’autres plateformes afin de compléter le “compte rendu en temps réel” de l’événement sur place, selon le rapport.</p><p>La troisième méthode consiste à fournir des outils de commandement sur place pour les rassemblements et les défilés, basés sur l’internet et les communications sans fil. Le rapport indique que la société américaine RAND a passé plusieurs années à développer une technologie non traditionnelle de changement de régime appelée “swarming“. Cet outil est utilisé pour aider un grand nombre de jeunes gens connectés via l’internet à rejoindre le mouvement de protestation mobile “d’un coup d’un seul“, ce qui améliore considérablement l’efficacité du commandement sur place de l’événement.</p><p>Le quatrième est un logiciel américain appelé “Riot“. Ce logiciel prend en charge un réseau à large bande indépendant à 100 %, fournit un réseau WiFi variable, ne dépend d’aucune méthode d’accès physique traditionnelle, n’a pas besoin de téléphone, de câble ou de connexion par satellite, et peut facilement échapper à toute forme de surveillance gouvernementale.</p><p>Le dernier est le système d’information “anti-censure“. Le département d’État américain considère la recherche et le développement de ce système comme une tâche importante et a injecté plus de 30 millions de dollars dans le projet.</p><p>Une grande vigilance s’impose</p><p>Par ailleurs, le National Computer Virus Emergency Response Center et la société 360 ont repéré des programmes chevaux de Troie ou des plug-ins liés à la CIA dans les récentes cyberattaques visant la Chine. Les autorités chargées de la sécurité publique ont enquêté sur ces cas, a appris le Global Times.</p><p>Outre les cinq méthodes utilisées par la CIA pour provoquer des troubles dans le monde entier, le National Computer Virus Emergency Response Center et la société 360 ont également identifié, grâce à une analyse technique plus poussée, neuf autres méthodes utilisées par la CIA comme “armes” pour lancer des cyberattaques, notamment la livraison de modules d’attaque, le contrôle à distance, la collecte et le vol d’informations, ainsi que des outils open-source de tiers.</p><p>Le centre de réponse et la société 360 ont également repéré un outil de vol d’informations utilisé par la CIA, qui est également l’une des 48 cyberarmes exposées dans le document confidentiel de l’Agence nationale de sécurité des États-Unis.</p><p>La découverte de ces outils de vol d’informations montre que la CIA et l’Agence nationale de sécurité américaine attaquent conjointement la même victime, partagent des armes de cyberattaque ou fournissent un soutien technique ou humain, selon le rapport.</p><p>Ces nouvelles découvertes offrent également de nouvelles preuves importantes pour retracer l’identité des attaquants de l’APT-C-39. En 2020, la société 360 a découvert de manière indépendante une organisation APT qui n’avait jamais été exposée au monde extérieur, et l’a baptisée APT-C-39. L’organisation cible spécifiquement la Chine et ses pays amis pour mener des activités de cyberattaque et de vol, et ses victimes sont réparties dans le monde entier.</p><p>Le rapport note également que le danger des armes d’attaque de la CIA peut être perçu à partir d’outils open-source de tiers, car elle utilise souvent ces outils pour mener des cyberattaques.</p><p>L’attaque initiale des opérations de cyberattaque de la CIA est généralement menée contre l’équipement de réseau ou le serveur de la victime. Après avoir obtenu l’accès à la cible, elle explore la topologie du réseau de l’organisation cible et se déplace vers d’autres dispositifs du réseau interne pour voler des informations et des données plus sensibles.</p><p>L’ordinateur cible contrôlé est surveillé en temps réel pendant 24 heures et toutes les informations sont enregistrées. Dès qu’un périphérique USB est connecté, les fichiers privés qu’il contient sont surveillés et automatiquement volés. Lorsque les conditions le permettent, la caméra, le microphone et le dispositif de positionnement GPS du terminal de l’utilisateur sont contrôlés à distance et accessibles, selon le rapport.</p><p>Ces cyberarmes de la CIA utilisent des spécifications techniques d’espionnage standardisées, et diverses méthodes d’attaque se font écho et s’imbriquent les unes dans les autres. Elles couvrent désormais la quasi-totalité des actifs Internet dans le monde, et peuvent contrôler les réseaux d’autres pays à tout moment et en tout lieu afin de voler des données importantes et sensibles à d’autres pays.</p><p>La cyber-hégémonie américaine est évidente, note le rapport.</p><p>Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a déclaré jeudi que les activités de renseignement et d’espionnage des États-Unis et les cyberattaques contre d’autres pays méritent une grande vigilance de la part de la communauté internationale.</p><p>Les États-Unis doivent prendre au sérieux les préoccupations de la communauté internationale, y répondre et cesser d’utiliser des cyberarmes pour mener des activités d’espionnage et des cyberattaques dans le monde entier, a déclaré M. Mao.</p><p>En réponse aux cyberattaques hautement systématiques, intelligentes et dissimulées lancées par la CIA contre la Chine, il est important que les agences gouvernementales nationales, les institutions de recherche scientifique, les entreprises industrielles et les organisations commerciales les découvrent rapidement et y remédient dès qu’elles les découvrent, indique le rapport.</p><p>Le rapport suggère qu’afin de faire face efficacement aux menaces imminentes sur les réseaux et dans le monde réel, tout en adoptant des équipements localisés et autocontrôlables, la Chine devrait organiser une auto-inspection contre les attaques APT dès que possible, et mettre progressivement en place un système de défense à long terme pour parvenir à une prévention et un contrôle systématiques complets contre les attaques avancées.</p><p>Yuan Hong</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/914/la-cupidite-va-t-elle-entrainer-la-fin-du-capitalisme%25C2%25A0-la-societe-generale-se-pose-la-question</guid>
	<pubDate>Mon, 01 May 2023 14:03:47 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/914/la-cupidite-va-t-elle-entrainer-la-fin-du-capitalisme%25C2%25A0-la-societe-generale-se-pose-la-question</link>
	<title><![CDATA[La cupidité va-t-elle entraîner la fin du capitalisme ? La Société Générale se pose la question]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Will Daniel – Le 6 avril 2023 –  Source <a href="https://fortune.com/2023/04/05/end-of-capitalism-inflation-greedflation-societe-generale-corporate-profits/">Fortune</a></p><p>GREEDFLATION. L’arnaque sur les prix signifie : des prix élevés pour vous et des bénéfices records pour les grandes entreprises</p><p>Lorsque les coûts augmentent, les bénéfices augmentent aussi ??? Ce n’est pas ainsi que le capitalisme est censé fonctionner, mais c’est pourtant la <a href="https://fortune.com/2022/06/26/greedflation-is-price-gouging-helping-fuel-high-inflation-there-are-much-more-plausible-candidates-for-whats-going-on/">tendance récente</a>. Depuis plus d’un an, les consommateurs et les entreprises, tant aux États-Unis que dans le reste du monde, sont confrontés à une inflation tenace. Mais cette flambée des coûts n’a pas empêché les entreprises d’engranger des <a href="https://fortune.com/2022/08/25/us-corporate-profit-margins-second-quarter-widest-since-1950/">bénéfices records</a>. L’an dernier, les entreprises figurant dans <a href="https://fortune.com/fortune500/">le classement</a> Fortune 500 ont <a href="https://fortune.com/2022/05/24/fortune-500-most-profitable-companies-apple-berkshire-amazon-google-microsoft/">généré</a> à elles seules un bénéfice record de 1 800 milliards de dollars pour un chiffre d’affaires de 16 100 milliards de dollars. Des voix situées à gauche de l’échiquier politique ont tiré la sonnette d’alarme à ce sujet – pensez à <a href="https://fortune.com/2022/02/22/bernie-sanders-mcdonalds-starbucks-amazon-inflation-price-hikes-corporate-greed/">Bernie Sanders</a> au Congrès ou à la récente <a href="https://www.youtube.com/watch?v=tU3rGFyN5uQ">mise à l’épreuve</a> de l’ancien secrétaire au Trésor, Larry Summers, par Jon Stewart. Mais un économiste travaillant pour l’une des plus anciennes et des plus grandes banques d’investissement du monde chante lui aussi le même refrain.</p><p>Albert Edwards, stratège mondial à la Société Générale, une banque vieille de 159 ans, vient de publier une note cinglante sur le phénomène que l’on appelle désormais la « <a href="https://fortune.com/2022/02/19/inflation-profits-prices-companies-pandemic/">Greedflation</a> » [Néologisme signifiant « inflation due à la cupidité »]. Les entreprises, en particulier dans les économies développées comme les États-Unis et le Royaume-Uni, ont utilisé la hausse des coûts des matières premières dans le contexte de la pandémie et de la guerre en Ukraine comme une « excuse » pour augmenter les prix et accroître les marges bénéficiaires pour atteindre de nouveaux sommets, a-t-il déclaré. Et la banque d’investissement française n’est pas seulement ancienne : Elle fait partie des banques considérées comme « <a href="https://www.fsb.org/wp-content/uploads/P211122.pdf">d’importance systémique</a> » par le Conseil de stabilité financière, l’organe international du G20 chargé de protéger le système financier mondial.</p><p>Edwards écrit, dans l’édition de mardi de son Global Strategy Weekly, qu’après quatre décennies de travail dans la finance, il n’a jamais rien vu de tel que les niveaux « sans précédent » et « étonnants » de « Greedflation » des entreprises au cours de ce cycle économique. À cet égard, <a href="https://www.kansascityfed.org/Economic%20Review/documents/9329/EconomicReviewV108N1GloverMustredelRiovonEndeBecker.pdf">une étude</a> réalisée en janvier par la Banque fédérale de Kansas City a révélé que la « croissance des marges« , c’est-à-dire l’augmentation du rapport entre le prix facturé par une entreprise et son coût de production, fut un facteur d’inflation bien plus important en 2021 qu’il ne l’a jamais été tout au long de l’histoire de l’économie.</p><p>En règle générale, l’augmentation des prix des matières premières et des coûts de main-d’œuvre réduit les marges des entreprises, en particulier en cas de ralentissement de l’économie. Toutefois, Edwards a attiré l’attention sur les données <a href="https://www.bea.gov/news/2023/gross-domestic-product-fourth-quarter-and-year-2022-third-estimate-gdp-industry-and">publiées</a> la semaine dernière par le Bureau of Economic Analysis (BEA), qui montrent que les marges bénéficiaires sont restées proches d’un niveau record par rapport aux coûts au quatrième trimestre. Le stratège a déclaré qu’il pensait que les marges auraient « fortement baissé » à la fin de l’année dernière en raison du ralentissement de l’économie, mais qu’il s’était trompé.</p><p>Edwards a ajouté qu’il craignait que les « marges bénéficiaires supérieures » des entreprises aux États-Unis et à l’étranger ne finissent par « déclencher des troubles sociaux » si les consommateurs continuent à lutter contre l’inflation.</p><p>« La fin de la Greedflation doit impérativement arriver. Sinon, nous pourrions assister à la fin du capitalisme« , a-t-il averti. « Il s’agit d’un problème majeur pour les décideurs politiques, qui ne peut plus être ignoré. »</p><p>La note d’Edwards pourrait être importante, car elle permettrait de faire passer dans le courant dominant un point de vue qui, jusqu’à présent, a vécu dans la frange progressiste. Par exemple, un débat sur la Greedflation a éclaté le mois dernier, lors de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=tU3rGFyN5uQ">l’interview</a> de Larry Summers par Jon Stewart, ancien animateur du Daily Show, dans le cadre de sa nouvelle émission sur <a href="https://fortune.com/company/apple/">Apple TV</a>, The Problem. Alors que Stewart et Summers se demandaient si la Fed avait raison de pousser à la baisse les salaires en augmentant les taux d’intérêt dans le cadre de sa lutte contre l’inflation, Stewart a changé d’avis : « Pourquoi ne nous attaquons-nous pas aux bénéfices des entreprises de quelque manière que ce soit ? Parce qu’on estime qu’ils représentent 30 % ou 40 % de l’inflation ? »</p><p>Summers s’est empressé de répondre qu’il ne pensait pas que « l’idée que tout d’un coup les entreprises soient devenues gourmandes soit défendable« . Edwards semble penser que c’est en fait tout à fait défendable.</p><p>Edwards a proposé une solution controversée pour remédier à la montée de la « Greedflation« , qui, selon lui, reflète un « affaiblissement de la confiance » dans le système capitaliste lui-même. Dans une tournure autrefois impensable pour « ceux d’entre nous qui ont vécu l’échec des politiques de prix et de revenus des années 1970« , Edwards a déclaré qu’il existait un outil pour ce type de problème, et qu’il datait de cette même décennie : le contrôle des prix.</p><p>Le contrôle des prix, c’est-à-dire le fait pour un gouvernement de fixer les prix que les entreprises sont autorisées à facturer aux consommateurs, a été <a href="https://www.aier.org/article/4000-years-of-failed-price-controls/">accusé</a> de tous les maux, depuis la chute du premier empire babylonien en 1595 avant J.-C. jusqu’aux longues files d’attente à la pompe des administrations Nixon et Carter dans les années soixante-dix. L’une des histoires les plus courantes sur la folie supposée du contrôle des prix nous vient de l’empereur romain Dioclétien, qui a <a href="https://www.cambridge.org/core/journals/canadian-journal-of-economics-and-political-science-revue-canadienne-de-economiques-et-science-politique/article/abs/edict-of-diocletian-a-study-of-price-fixing-in-the-roman-empire/47837AFC17442503E6E90ED30FAD9D98">promulgué</a> un « édit sur les prix maximums » pour la main-d’œuvre, les produits de base, etc. afin de lutter contre l’inflation galopante en 301 après J.-C.. Mais l’édit, qui prévoyait la peine de mort pour quiconque l’enfreignait, s’est finalement retourné contre lui, créant une pénurie de biens et une dépendance à l’égard du blé de l’État, ce qui a conduit à son abrogation.</p><p>Edwards note que nombre de ses collègues sont « moins favorables à l’utilisation du contrôle des prix » en raison de cette histoire, mais il affirme que son utilisation peut être justifiée parce que « quelque chose semble s’être brisé avec le capitalisme« .</p><p>Le stratège fait référence à <a href="https://scholarworks.umass.edu/econ_workingpaper/343/">un article</a> rédigé par Isabella Weber et Evan Wasner, économistes à l’université du Massachusetts à Amherst, intitulé « l’inflation des vendeurs, profits et conflit« . Il en ressort que les entreprises ont pratiqué des prix abusifs pendant la pandémie et que des contrôles temporaires des prix pourraient être le seul moyen de prévenir les « spirales inflationnistes » qui pourraient résulter de ces prix abusifs. « Si l’on examine leurs conclusions sur la manière de faire face à la Greedflation, le contrôle des prix semble apparaître comme une méthode de contrôle privilégiée« , a déclaré M. Edwards.</p><p>Will Daniel</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
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	<pubDate>Mon, 01 May 2023 09:01:50 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Les États-Unis commencent à indemniser des personnes victimes des vaccins contre le COVID-19]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Zachary Stieber − Le 18 avril 2023 − Source <a href="https://www.theepochtimes.com/us-compensates-people-injured-by-covid-19-vaccines-for-first-time_5200854.html?src_src=partner&amp;src_cmp=ZeroHedge">The Epoch Times</a></p><p><a href="https://www.theepochtimes.com/more-covid-19-vaccine-injuries-approved-for-compensation-but-injured-still-waiting-for-payouts_5081099.html">Pour la première fois</a>, les États-Unis ont versé des de l’argent à des personnes dont la santé a été compromise par les vaccins COVID-19.</p><p>Photo présentant une dose de vaccin COVID-19 Johnson &amp; Johnson avant son administration lors d’un essai clinique à Aurora, Colorado, le 15 décembre 2020.(Michael Ciaglo/Getty Images)</p><p>Trois personnes ont reçu des versements pour le préjudice qu’elles ont subi, conformément au Countermeasures Injury Compensation Program (CICP), opéré par une agence relevant du Département de la Santé et des Services humains, ont affirmé des dirigeants <a href="https://www.hrsa.gov/cicp/cicp-data/table-4">dans une dépêche</a>.</p><p>Une personne qui a subi un grave choc allergique a reçu 2019 $, selon cette agence (la Health Resources and Services Administration). Une personne qui a subi une inflammation cardiaque (myocardite), a reçu 1 582 $. Une autre personne, également victime de myocardite, a reçu 1 032 $.</p><p>On ne connaît pas les noms des fabricants de vaccins à l’origine de ces préjudices. On ne connaît pas non plus l’identité des personnes qui ont reçu ces versements.</p><p>Ces dédommagements constituent un jalon : c’est la première fois que le gouvernement étasunien a versé de l’agent à des personnes dont la santé a souffert des vaccins COVID-19 apparus à la fin de l’année 2020, et qui peuvent provoquer de graves problèmes, voire le décès des patients exposés aux injections.</p><p>Selon le CICP, les personnes ayant survécu aux problèmes de santé induits par les injections de ces vaccins peuvent recevoir de l’argent en remboursement de leurs dépenses médicales, et en compensation de la perte de leur emploi.</p><p>Il semble que les versements qui ont été consentis jusqu’ici ne l’ont été que pour compenser des dépenses médicales, selon Wayne Rohde, auteur de l’ouvrage The Vaccine Court.</p><p>« Ces montants sont tellement faibles que l’on peut plausiblement supposer qu’ils ne tiennent lieu que de compensation à des dépenses médicales, pas plus, » affirme Rohde. « Ces montants ne sont pas raisonnables, mais le programme est ainsi conçu. »</p><p>La plupart des versements consentis auparavant ont été versés à des personnes ayant subi des préjudices provoqués par un vaccin H1N1, parmi lesquels le syndrome Guillain-Barre. Des personnes avaient alors reçu des sommes se chiffrant en centaines de milliers de dollars. Huit personnes avaient reçu au moins 106 723 $. Le versement le plus élevé que l’on connaît est établi à 2,2 millions de dollars.</p><p>La Health Resources and Services Administration, qui opère ce programme, n’a pas répondu à nos demandes de commentaires.</p><p>Le CICP est la seule instance permettant à des personnes de recevoir un versement de la part du gouvernement fédéral, en raison de la déclaration d’urgence prononcée au sujet du COVID-19 par l’administration Trump. La plupart des injections de vaccins réalisées aux États-Unis l’ont été sous couvert du National Vaccine Injury Compensation Program. Ce programme prévoit que les personnes qui reçoivent des versements en compensation sont susceptibles de recevoir davantage, en partie parce que d’autres catégories sont couvertes <a href="https://www.hrsa.gov/cicp/cicp-vicp">par ce programme</a>, parce que les dossiers mettent plus longtemps à être instruits, et parce que leurs frais d’avocats peuvent également être couverts.</p><p>Pour recevoir un versement de compensation de la part du CICP, le candidat doit prouver une « connexion fortuite » entre le vaccin administré et de graves dommages de santé ou la mort, cette connexion devant être étayée par « des preuves convaincantes, fiables, valides, médicales et scientifiques. » Le candidat doit également produire des justificatifs de dépenses médicales non remboursées, ou établissant une perte de revenus du fait de leur incapacité à travailler à cause des dommages de santé subis.</p><p>Les proches de personnes qui sont mortes peuvent demander des versements.</p><p>Le montant le plus élevé pour des versements aux proches de personnes décédées est établi à 423 000 dollars, et le montant le plus élevé pour pertes de revenus est de 50 000 dollars, mais des questions clés restent en suspens selon Rohde : les survivants recevront-ils systématiquement un versement entier si leur demande est considérée comme justifiée ? Les frais médicaux que devront débourser à l’avenir les personnes dont la santé est compromise seront-ils couverts ?</p><p>Les administrateurs du programme ont refusé de divulguer les détails au sujet des paiements consentis par le programme, ainsi qu’au sujet des candidats dont les dossiers ont été rejetés.</p><p>Les paiements versés par le National Vaccine Injury Compensation Program sont issus d’une cagnotte constituée par une taxe perçue sur chaque vaccin, alors que les versements réalisés par le CICP sont issus de budgets décidés par le Congrès.</p><p>Les premiers vaccins COVID-19 ont été autorisés au mois de décembre 2020. Au printemps 2021, le tiers des vaccins candidats avait été validé. Ils ont dès lors fait l’objet d’une intense promotion de la part des dirigeants du système de santé des États-Unis, et administrés à des centaines de millions d’Étasuniens.</p><p>Les effets secondaires ayant fait suite à ces vaccinations et déclarés au Système d’Enregistrement des Effets Secondaires des Vaccins ont été d’un nombre historiquement élevé, ce qui a aidé les autorités à déterminer que des événements comme de graves réactions allergiques (anaphylaxie), ou des myocardites, sont provoqués par les vaccins.</p><p>Tout un chacun peut déposer un signalement à ce système d’enregistrement, mais le CICP n’accepte que les dossiers établis dans le courant de l’année suivant un événement de santé. Le programme ne couvre pour l’instant qu’un petit nombre d’événements de santé, et l’on ne sait pas exactement lesquels de ces événements il couvre.</p><p>Au 1 avril, on comptait 8 133 dossiers déposés au CICP invoquant des dommages de santé et/ou des décès résultant des vaccins COVID-19. Des centaines de dossiers ont été rejetés à cause d’un manque de documentation médicale ou d’autres problèmes, selon les autorités. Des milliers d’autres dossiers sont en attente ou en cours de traitement.</p><p>La date du 23 juin a été établie comme butoir pour parvenir au niveau juste de compensations, y compris pour les trois dossiers qui ont déjà été indemnisés.</p><p>Une personne souffrait d’une myocardite à cause d’un vaccin COVID-19, mais n’avait justifié d’aucune « perte ou dépense éligible », selon les administrateurs du CICP.</p><p>Sur les 19 autres dossiers en attente de compensation financière, 18 personnes souffraient de myocardite, d’un symptôme voisin appelé péricardite, ou d’une combinaison des deux problèmes. Le dernier dossier accepté fait état d’un œdème de Quincke, un problème de peau.</p><p>NdT : On peut être surpris par le très faible montant des dommages consentis. C’est surtout le début d’une nouvelle phase de l’opinion publique, et peut-être de grands procès.</p><p>Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone</p>]]></description>
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