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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 13:51:29 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Ukraine. Le Début De La Fin (Qui Est Encore Loin)]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par <a href="https://www.moonofalabama.org/2025/02/ukraine-the-beginning-of-the-end-which-is-yet-far-away.html#comments">Moon of Alabama</a> – Le 13 février 2025</p><p>La manœuvre d’ouverture de Trump dans les négociations avec la Russie au sujet de l’Ukraine a provoqué quelques vagues.</p><p>Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, <a href="https://www.moonofalabama.org/2025/02/trump-tells-ukrainian-war-party-that-the-game-is-up.html">a annoncé que la frontière</a>, c’est-à-dire l’Ukraine, devra céder du territoire à la Russie. Il n’y aura pas de place pour l’Ukraine dans l’OTAN. Les États-Unis ne donneront aucune garantie de sécurité à l’Ukraine. Ni l’armée américaine ni l’OTAN ne participeront à une mission de maintien de la paix en Ukraine.</p><p>Avec cela, les États-Unis ont concédé à la Russie deux de leurs principales demandes. Quatre oblasts ukrainiens et la Crimée feront partie de la Russie. L’élargissement de l’OTAN vers l’est a été stoppé. Tout déploiement américain en Ukraine est, pour l’instant, hors de question.</p><p>Le diable est cependant dans les détails. La Russie voudra des accords juridiques et des garanties. Elle sait que ceux-ci pourraient (encore) être cassés, mais il est toujours préférable de les avoir que pas du tout.</p><p>Il n’y a pas non plus d’accord du tout, quand, où et comment les combats pourraient cesser.</p><p>L’administration Trump souhaite un cessez-le-feu immédiat le long de la ligne de contact actuelle. Pour la Russie, ce n’est qu’une répétition des accords de Minsk 1 et 2 qui ont été utilisés pour soutenir l’Ukraine. Ce n’est pas une solution suffisante.</p><p><a href="http://www.en.kremlin.ru/events/president/news/76259">La lecture russe de l’appel</a> Trump-Poutine d’hier dit :</p><p>Donald Trump s’est prononcé en faveur de l’arrêt des hostilités dès que possible et de la résolution pacifique de la crise.</p><p>À son tour, Vladimir Poutine a souligné qu’il était nécessaire d’éliminer les causes profondes du conflit.</p><p>Trump veut un cessez-le-feu, Poutine veut plus.</p><p>La question de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN n’est qu’un élément des causes profondes du conflit. Ce qui est nécessaire pour conclure la guerre, c’est une structure de sécurité européenne indivisible de longue durée dans laquelle chaque grand pays peut se sentir en sécurité.</p><p>Fin 2021, la Russie a présenté deux documents aux États-Unis et à l’OTAN qui donnaient des solutions potentielles. Les discussions à ce sujet n’ont même pas commencé. Ce sera un long processus.</p><p>À moins qu’une structure de sécurité indivisible en Europe ne soit trouvée et convenue, la Russie devra utiliser des moyens militaires pour garantir sa sécurité et celle de ses alliés. Son Opération Militaire Spéciale devrait se poursuivre jusqu’à ce que cet objectif soit atteint.</p><p>Il n’y a aucun signe que Trump ait reconnu le problème en jeu et soit prêt à en parler. Lorsqu’il découvrira qu’il n’y a pas de solution à court terme, c’est à dire un cessez-le-feu, il voudra peut-être abandonner le problème et ignorer le résultat : « Laissez l’Europe s’en occuper ... »</p><p>Lorsque l’administration Biden a provoqué et exécuté la guerre par procuration contre la Russie, les principaux pays européens ont ignoré leurs propres intérêts et se sont comportés comme des vassaux des États-Unis. Ils font maintenant du bruit parce qu’ils sont exclus du processus de paix.</p><p>Eh bien, si vous vous comportez comme des vassaux et ignorez votre propre intérêt, pourquoi êtes-vous étonné quand vous êtes traité comme des vassaux et que vos propres intérêts sont ignorés ? Ayez du courage et battez-vous pour vos intérêts. Alors peut-être, juste peut-être, d’autres commenceront également à avoir vos intérêts à l’esprit.</p><p>Moon of Alabama</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1026/changement-de-regime-le-discours-integral-de-jd-vance-a-munich</guid>
	<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 07:39:22 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1026/changement-de-regime-le-discours-integral-de-jd-vance-a-munich</link>
	<title><![CDATA[Changement de régime: le discours intégral de J.D. Vance à Munich]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="intro">À la suite de <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/12/trump-appelle-poutine-la-negociation-sur-la-fin-de-la-guerre-en-ukraine-a-commence-leurope-semble-a-ce-jour-totalement-exclue/">l’appel téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump</a> de ce mercredi et des <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/12/sur-lotan-et-lukraine-les-nouvelles-lignes-rouges-americaines-le-discours-integral-de-pete-hegseth-a-bruxelles/">déclarations de Pete Hegseth à Bruxelles</a>, et alors que les négociations directes entre Washington et Moscou pour la fin de la guerre ont officiellement commencé en laissant totalement de côté les Européens, J.D. Vance aurait pu parler d’Ukraine. </p><p class="intro">À la place, il a tenu un discours essentiellement identitaire et politique, confirmant implicitement une ligne qui se dégage de manière de plus en plus évidente : l’Europe — qui a pourtant dépensé nettement plus pour soutenir Kiev que les États-Unis — <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/13/apres-lappel-entre-trump-et-poutine-lunion-se-trouve-evincee-des-negociations-sur-lukraine/">ne pourra pas avoir son mot à dire dans les discussions sur l’avenir de l’Ukraine</a>.</p><p class="intro">Pendant vingt minutes, à l’une des tribunes les plus visibles de la diplomatie mondiale et dans un moment particulièrement critique, le vice-président des États-Unis a choisi de se focaliser sur ce qu’il considère comme une dérive des élites européennes : du cas d’un citoyen britannique condamné pour une prière silencieuse à côté d’un centre de soin pratiquant l’avortement à celui des élections en Roumanie, J.D. Vance n’a fait qu’effleurer les priorités stratégiques des États-Unis. Le cœur de son intervention s’est concentré sur la défense des « valeurs communes » qui seraient, selon le vice-président des États-Unis, bafouées par les Européens eux-mêmes.</p><p class="intro">Une ingérence qui paraît inédite tout en demeurant cohérente avec une tendance que nous analysons depuis plusieurs semaines : le tournant impérial trumpiste s’accompagne d’une tentative de vassalisation européenne.</p><p class="intro">À quelques jours à peine du scrutin en Allemagne qui se tiendra le 23 février, le vice-président américain a explicitement affirmé la volonté de la Maison-Blanche d’imposer sa ligne, au risque de compliquer les relations avec les gouvernements issus des partis traditionnels de droite et de gauche. Il a défendu à Munich les prises de position d’Elon Musk qui, malgré ses fonctions au sein du D.O.G.E et son omniprésence aux côtés de Trump à la Maison Blanche, <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/09/que-veut-elon-musk-en-allemagne/">n’a pas hésité à interférer directement dans l’élection allemande en offrant une plateforme à la leader de l’AfD Alice Weidel</a>. Selon Vance, pour qui « exprimer ses opinions n’est pas une ingérence électorale, même lorsque les gens expriment des opinions en dehors de votre propre pays, et même lorsque ces personnes sont très influentes » il ne s’agit là que de l’usage de la liberté d’expression par un citoyen particulièrement influent : « si les Américains ont survécu à dix ans de Greta Thunberg, vous survivrez bien à quelques mois d’Elon Musk ».</p><p class="intro">Le vice-président des États-Unis est allé plus loin. En affirmant qu’il n’y avait « pas de place en démocratie pour les cordons sanitaires », il a clairement fait référence au contexte électoral allemand et à la possibilité d’une entrée de l’AfD au gouvernement avec la CDU — une union des droites qui semble peu probable au niveau fédéral mais qui <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/29/lunion-des-droites-en-allemagne-sur-limmigration-cartographie-et-contexte-dun-possible-effet-domino/">aurait des conséquences pour tout le paysage politique allemand si elle se concrétisait au niveau des Länder</a>. Sur X, Alice Weidel a salué le clin d’œil de J.D. Vance .</p><p class="intro">Dans un discours confrontationnel, aux accents éminemment identitaires, il s’en est pris à la principale menace pour l’Europe — le danger de l’intérieur — et critiqué comme « le problème le plus urgent de ce temps » la migration de masse, en faisant directement le lien entre celle-ci et l’attentat ayant eu lieu à Munich la veille de son discours. Du Royaume-Uni à la Suède en passant par l’Écosse, l’Allemagne et la Roumanie, le vice-président américain a attaqué ce qu’il considère comme une dérive systémique du continent : un recul prétendu de la liberté d’expression. Empruntant aux thèmes de ce que l’idéologue poutinien Alexandre Douguine a appelé <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/23/lere-du-wokisme-de-droite-genealogie-de-larc-douguine-musk/">le « wokisme de droite »</a>, il a fustigé une élite européenne considérée comme vieillissante — reprenant l’image d’une forteresse Davos déconnectée des citoyens — et s’appuyant sur « des mots hideux de l’ère soviétique tels que désinformation et mésinformation » — avant de qualifier les Commissaires européens de Commissars. Dans la droite ligne du mouvement MAGA qui a conduit à l’insurrection du 6 janvier 2021, Vance appelle les Européens à respecter leurs peuples et la « démocratie » — en précisant explicitement que celle-ci peut très bien se passer des « grandes institutions que nous avons construites ».</p><p>Merci à tous les délégués, sommités et professionnels des médias rassemblés, et merci tout particulièrement à notre hôte de la Conférence de Munich sur la sécurité d’avoir pu organiser un événement aussi incroyable. Nous sommes, bien sûr, ravis d’être ici.</p><p>L’une des choses dont je voulais parler aujourd’hui, ce sont bien sûr nos valeurs communes.</p><p>C’est formidable d’être de retour en Allemagne. <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2024/02/20/trump-est-en-train-de-reveiller-leurope-j-d-vance-a-munich/">Comme vous l’avez entendu tout à l’heure, j’étais ici l’année dernière en tant que sénateur des États-Unis</a>. J’ai croisé <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2024/05/06/la-doctrine-lammy-une-conversation-avec-le-prochain-ministre-britannique-des-affaires-etrangeres/">le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy</a> qui plaisantait en disant que nous avions tous les deux des postes différents l’année dernière de ceux que nous avons maintenant.</p><p>Mais il est désormais temps, dans nos pays, pour tous ceux qui ont eu la chance de se voir confier un pouvoir politique par nos peuples respectifs, de l’utiliser à bon escient pour améliorer leur vie. Et je tiens à dire que j’ai eu la chance, pendant mon séjour ici, de passer un peu de temps en dehors des murs de cette conférence au cours des dernières 24 heures. Et j’ai été très impressionné par l’hospitalité des gens alors qu’ils sont encore sous le choc de l’horrible attentat d’hier. La première fois que je suis venu à Munich, c’était avec ma femme, qui est ici avec moi aujourd’hui pour un voyage personnel. J’ai toujours aimé la ville de Munich et j’ai toujours aimé ses habitants.</p><p>Je tiens à dire que nous sommes très émus et que nos pensées et nos prières vont à Munich et à toutes les personnes touchées par le mal qui a été infligé à cette belle communauté. Nous pensons à vous, nous prions pour vous et il va de soi que nous vous soutiendrons dans les jours et les semaines à venir. </p><p>(Applaudissements)</p><p>J’espère que ce n’est pas la dernière salve d’applaudissements que je recevrai. Mais nous sommes réunis à cette conférence, bien sûr, pour discuter de sécurité.</p><p>Habituellement, nous parlons des menaces qui pèsent sur notre sécurité extérieure et je vois de nombreux haut gradés réunis ici aujourd’hui. Mais alors que l’administration Trump est très préoccupée par la sécurité européenne et croit que nous pouvons parvenir à un règlement raisonnable entre la Russie et l’Ukraine, nous pensons également qu’il est important que l’Europe prenne des mesures importantes dans les années à venir pour assurer sa propre défense. </p><p>Car la menace qui m’inquiète le plus vis-à-vis de l’Europe n’est pas la Russie, ce n’est pas la Chine, ce n’est aucun autre acteur extérieur.</p><p>Et ce qui m’inquiète, c’est la menace de l’intérieur : le recul de l’Europe sur certaines de ses valeurs les plus fondamentales. Des valeurs partagées avec les États-Unis. </p><p>Or j’ai été frappé qu’un ancien commissaire européen puisse récemment s’exprimer à la télévision pour se réjouir que le gouvernement roumain annule une élection présidentielle. Il a averti que si les choses ne se déroulaient pas comme prévu, la même chose pourrait se produire en Allemagne également.</p><p>Ces déclarations cavalières sont choquantes pour les oreilles américaines.</p><p>Pendant des années, on nous a dit que tout ce que nous financions et soutenions l’était au nom de nos valeurs démocratiques communes. Tout — de notre politique envers l’Ukraine au numérique — est présenté comme une défense de la démocratie.</p><p>Mais lorsque nous voyons des tribunaux européens annuler des élections et de hauts fonctionnaires menacer d’en annuler d’autres, nous devons nous demander si nous nous imposons des normes suffisamment élevées. Et je dis « nous » parce que je crois fondamentalement que nous sommes dans la même équipe. Nous devons faire plus que parler de valeurs démocratiques. Nous devons les vivre maintenant, dans la mémoire vivante de beaucoup d’entre vous dans cette salle.</p><p>La guerre froide a opposé les défenseurs de la démocratie à des forces beaucoup plus tyranniques sur ce continent. Considérez le camp dans ce combat qui a censuré les dissidents, qui a fermé les églises, qui a annulé les élections : étaient-ils les gentils ? Certainement pas. Et Dieu merci, ils ont perdu la Guerre froide. Ils ont perdu parce qu’ils n’ont ni apprécié ni respecté tous les bienfaits extraordinaires de la liberté. La liberté de surprendre, de faire des erreurs, d’inventer, de construire. Il s’avère que l’on ne peut pas imposer l’innovation ou la créativité, tout comme on ne peut pas forcer les gens à penser, à ressentir ou à croire. Et ces deux choses sont sans aucun doute liées. Malheureusement, quand je regarde l’Europe aujourd’hui, on ne sait pas toujours très bien ce qui est arrivé à certains des vainqueurs de la Guerre froide.</p><p>Je regarde Bruxelles, où des commissars européens avertissent les citoyens qu’ils ont l’intention de fermer les réseaux sociaux en période de troubles civils dès qu’ils repèrent ce qu’ils ont jugé être, je cite, du « contenu haineux ».</p><p>Ou bien dans ce pays même, où la police a mené des descentes contre des citoyens soupçonnés d’avoir posté des commentaires antiféministes en ligne dans le cadre, je cite toujours, de la lutte contre la misogynie sur Internet.</p><p>Je me tourne vers la Suède, où le gouvernement a condamné il y a deux semaines un activiste chrétien pour avoir participé à des incendies de Corans, qui ont entraîné le meurtre de son ami. Comme l’a fait remarquer de manière effrayante le juge dans son affaire, les lois suédoises, censées protéger la liberté d’expression, n’accordent pas, et je cite, « un laissez-passer » pour faire ou dire n’importe quoi sans risquer d’offenser le groupe qui détient cette croyance.</p><p>Peut-être plus inquiétant encore, je me tourne vers nos très chers amis du Royaume-Uni, où le recul des droits de conscience a mis en péril les libertés fondamentales des Britanniques, en particulier des croyants. Il y a un peu plus de deux ans, le gouvernement britannique a accusé Adam Smith Connor, un kinésithérapeute de 51 ans et ancien combattant, du crime odieux d’avoir prié en silence pendant trois minutes à 50 mètres d’une clinique d’avortement. Il n’a gêné personne, n’a interagi avec personne ; il a simplement prié en silence. Après que les forces de l’ordre britanniques l’eurent repéré et lui eurent demandé pour quelle raison il priait, Adam a répondu simplement qu’il priait pour le fils qu’il aurait pu avoir avec son ex-petite amie et qu’ils avaient fait avorter des années auparavant.</p><p>Les agents sont restés de marbre et Adam a été reconnu coupable d’avoir enfreint la nouvelle loi gouvernementale sur les « zones tampons », qui criminalise la prière silencieuse et d’autres actions susceptibles d’influencer la décision d’une personne dans un rayon de 200 mètres autour d’un centre d’avortement. Il a été condamné à payer des milliers de livres de frais de justice à l’accusation. </p><p>J’aimerais pouvoir dire que c’était un hasard, un exemple unique et fou d’une loi mal écrite, promulguée contre une seule personne — mais non.</p><p>En octobre dernier, il y a quelques mois à peine, le gouvernement écossais a commencé à distribuer des lettres aux citoyens dont les maisons se trouvaient dans des zones dites « d’accès sécurisé », les avertissant que même la prière privée chez eux pouvait constituer une infraction à la loi. Naturellement, le gouvernement a exhorté les lecteurs à signaler tout citoyen soupçonné de crime d’opinion en Grande-Bretagne et dans toute l’Europe. </p><p>La liberté d’expression, je le crains, est en recul.</p><p>Et dans un souci d’humour, chers amis, mais aussi dans un souci de vérité, je serai prêt à admettre que parfois, les voix les plus fortes en faveur de la censure ne viennent pas d’Europe mais de mon propre pays — où l’administration précédente a menacé et intimidé les réseaux sociaux pour qu’ils censurent ce qu’elle appelait la désinformation. La désinformation, comme par exemple l’idée que le coronavirus s’était probablement échappé d’un laboratoire en Chine. Notre propre gouvernement a encouragé les entreprises privées à faire taire les personnes qui osaient dire ce qui s’est avéré être une vérité évidente.</p><p>Je viens donc ici aujourd’hui non seulement avec une observation, mais aussi avec une proposition. L’administration Biden semblait prête à tout pour faire taire les gens qui exprimaient leur opinion : l’administration Trump fera exactement le contraire. Et j’espère que nous pourrons travailler ensemble à Washington.</p><p>Il y a un nouveau shérif en ville. </p><p>Sous la direction de Donald Trump, nous pouvons être en désaccord avec vos opinions, mais nous nous battrons pour défendre votre droit de les exprimer sur la place publique. Êtes-vous d’accord ? Nous en sommes au point où la situation est devenue si critique qu’en décembre dernier, la Roumanie a carrément annulé les résultats d’une élection présidentielle sur la base des vagues soupçons d’une agence de renseignement et des énormes pressions de ses voisins continentaux.</p><p>Si j’ai bien compris, l’argument était que la désinformation russe avait infecté les élections roumaines. Mais je demanderais à mes amis européens de prendre du recul : vous pouvez penser qu’il est mal que la Russie achète des publicités sur les réseaux sociaux pour influencer vos élections. Nous le pensons également. Vous pouvez même le condamner sur la scène mondiale. Mais si votre démocratie peut être détruite avec quelques centaines de milliers de dollars de publicité numérique provenant d’un pays étranger, alors c’est qu’elle n’était pas très solide au départ.</p><p>La bonne nouvelle, c’est que je pense que vos démocraties sont nettement moins fragiles que ce que beaucoup de gens craignent apparemment.</p><p>Et je pense fondamentalement que permettre à nos citoyens d’exprimer leur opinion les rendra encore plus forts. </p><p>Ce qui, bien sûr, nous ramène à Munich — où les organisateurs de cette conférence ont interdit aux législateurs représentant les partis populistes de gauche et de droite de participer à ces conversations. </p><p>Or là encore, nous ne sommes pas obligés d’être d’accord avec tout ou partie de ce que les gens disent, mais lorsque des personnes, lorsque des dirigeants politiques représentent une circonscription importante, il nous incombe au moins de dialoguer avec eux. Or pour beaucoup d’entre nous, de l’autre côté de l’Atlantique, tout cela ressemble de plus en plus à de vieux intérêts bien établis qui se cachent derrière des mots hideux de l’ère soviétique tels que désinformation et mésinformation, et qui n’aiment tout simplement pas l’idée que quelqu’un ayant un point de vue différent puisse exprimer une opinion différente ou, Dieu nous en préserve, voter différemment ou, pire encore, gagner une élection.</p><p>Nous sommes à une conférence sur la sécurité. </p><p>Et je suis sûr que vous êtes tous venus ici prêts à parler de la manière exacte dont vous comptez augmenter les dépenses de défense au cours des prochaines années, conformément à un nouvel objectif que vous vous êtes fixé. Et c’est très bien car, comme le président Trump l’a clairement indiqué, il estime que nos amis européens doivent jouer un rôle plus important dans l’avenir de ce continent. </p><p>Nous ne pensons pas que vous entendiez bien ce terme de partage du fardeau — mais nous pensons qu’il est important, dans le cadre d’une alliance commune, que les Européens prennent le relais pendant que l’Amérique se concentre sur les régions du monde qui sont en grand danger. Mais laissez-moi également vous demander comment vous allez même commencer à réfléchir aux questions budgétaires si nous ne savons pas ce que nous défendons en premier lieu ?</p><p>J’ai eu de très nombreuses conversations intéressantes avec beaucoup de personnes réunies ici dans cette salle. J’ai beaucoup entendu parler de ce dont vous avez besoin pour vous défendre — et, bien sûr, c’est important. Mais ce qui m’a semblé un peu moins clair, et certainement à de nombreux citoyens européens, c’est la raison exacte pour laquelle vous vous défendez : quelle est la vision positive qui anime ce pacte de sécurité partagé que nous considérons tous comme si important ? Or je crois profondément qu’il n’y a pas de sécurité si vous avez peur des voix, des opinions et de la conscience qui guident votre propre peuple.</p><p>L’Europe est confrontée à de nombreux défis, mais la crise à laquelle ce continent est actuellement confronté, la crise à laquelle nous sommes tous confrontés ensemble, je crois, est une crise que nous avons nous-mêmes provoquée. Si vous craignez vos propres électeurs, l’Amérique ne peut rien faire pour vous. D’ailleurs, vous ne pouvez rien faire non plus pour le peuple américain qui m’a élu et qui a élu le président Trump. Vous avez besoin de mandats démocratiques pour accomplir quoi que ce soit de valable dans les années à venir. N’avons-nous rien appris ? Que les mandats faibles produisent des résultats instables ? Mais il y a tant de choses utiles qui peuvent être accomplies avec le type de mandat démocratique qui, je pense, viendra d’une plus grande écoute des voix de vos citoyens.</p><p>Si vous voulez profiter d’économies compétitives, si vous voulez profiter d’une énergie abordable et de chaînes d’approvisionnement sûres, alors vous avez besoin de mandats pour gouverner, car vous devez faire des choix difficiles pour profiter de toutes ces choses. Nous le savons très bien en Amérique : on ne peut pas obtenir un mandat démocratique en censurant ses adversaires ou en les mettant en prison, qu’il s’agisse du chef de l’opposition, d’un humble chrétien en train de prier ou d’un journaliste qui tente de rapporter l’actualité.</p><p>On ne peut pas non plus en obtenir un en ignorant son électorat de base sur des questions aussi centrales que celle de savoir qui peut faire partie de notre société commune. </p><p>Et de tous les défis urgents auxquels sont confrontés les pays représentés ici, <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/13/le-pape-francois-contre-donald-trump-la-lettre-aux-eveques-americains-et-la-theologie-de-la-condition-migratoire/">je crois qu’il n’y a rien de plus urgent que l’immigration de masse</a>. </p><p>Aujourd’hui, près d’une personne sur cinq vivant dans ce pays est venue de l’étranger. C’est bien sûr un record historique. C’est un chiffre similaire, d’ailleurs, aux États-Unis, également un record historique. Le nombre d’immigrés entrés dans l’Union en provenance de pays non membres de l’Union a doublé rien qu’entre 2021 et 2022. Et bien sûr, il a encore augmenté depuis.</p><p>Et nous connaissons cette situation. Elle ne vient pas de nulle part. C’est le résultat d’une série de décisions conscientes prises par des politiciens de tout le continent et d’autres à travers le monde sur une période d’une décennie. Nous avons vu les horreurs engendrées par ces décisions hier dans cette ville même. Je ne peux pas en parler sans penser aux terribles victimes qui ont vu une belle journée d’hiver à Munich gâchée. Nos pensées et nos prières les accompagnent et les accompagneront toujours.</p><p>Mais pourquoi cela s’est-il produit ? C’est une histoire terrible, mais que nous avons entendue bien trop souvent en Europe et, malheureusement, bien trop souvent aussi aux États-Unis. Un demandeur d’asile, souvent un jeune homme d’une vingtaine d’années, déjà connu de la police, fonce dans une foule avec sa voiture et détruit une communauté. Combien de fois devrons-nous subir ces revers épouvantables avant de changer de cap et de donner une nouvelle direction à notre civilisation commune ? Aucun électeur de ce continent n’est allé aux urnes pour ouvrir les vannes à l’entrée non contrôlée de millions d’immigrés.</p><p>Les Anglais ont voté pour le Brexit. Que vous soyez d’accord ou non, ils ont voté pour. Et de plus en plus, partout en Europe, les gens votent pour des dirigeants politiques qui promettent de mettre fin à une immigration incontrôlée. Il se trouve que je partage bon nombre de ces préoccupations mais vous n’êtes pas obligé d’être d’accord avec moi. Je pense simplement que les gens se soucient de leur foyer, de leurs rêves, de leur sécurité et de leur capacité à subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. </p><p>Et ils sont intelligents. Je pense que c’est l’une des choses les plus importantes que j’ai apprises au cours de mon bref passage en politique.</p><p>Contrairement à ce que l’on peut entendre à Davos, les citoyens de tous nos pays ne se considèrent généralement pas comme des animaux éduqués ou comme des rouages interchangeables d’une économie mondiale. Et il n’est guère surprenant qu’ils ne veuillent pas être ballotés ou impitoyablement ignorés par leurs dirigeants. C’est le rôle de la démocratie de trancher ces grandes questions par les urnes. Je crois que rejeter les gens, rejeter leurs préoccupations ou, pire encore, fermer les médias, interrompre les élections ou exclure les gens du processus politique ne protège rien. En fait, c’est le moyen le plus sûr de détruire la démocratie. S’exprimer et exprimer ses opinions n’est pas une ingérence électorale, même lorsque les gens expriment des opinions en dehors de votre propre pays, et même lorsque ces personnes sont très influentes.</p><p>Et croyez-moi, je dis cela avec humour, si la démocratie américaine peut survivre à dix ans de réprimandes de Greta Thunberg, vous pouvez survivre à quelques mois d’Elon Musk. Mais ce à quoi aucune démocratie, qu’elle soit allemande, américaine ou européenne, ne survivra, c’est de dire à des millions d’électeurs que leurs pensées et leurs préoccupations, leurs aspirations, leurs demandes d’aide sont invalides ou ne méritent même pas d’être prises en considération. La démocratie repose sur le principe sacré que la voix du peuple compte. Il n’y a pas de place pour les cordons sanitaires. Soit vous défendez le principe, soit vous ne le faites pas. </p><p>Le peuple européen a une voix. Les dirigeants européens ont le choix. </p><p>Je suis fermement convaincu que nous n’avons pas à avoir peur de l’avenir. Vous pouvez accepter ce que votre peuple vous dit, même si c’est surprenant, même si vous n’êtes pas d’accord. Et si vous le faites, vous pouvez affronter l’avenir avec certitude et confiance, en sachant que la nation vous soutient tous. C’est là, pour moi, que réside la grande magie de la démocratie. Elle ne se trouve pas derrière les murs en pierre épaisse de ces bâtiments ou ces beaux hôtels. Elle ne se trouve même pas dans les grandes institutions que nous avons construites ensemble en tant que société partagée.</p><p>Croire en la démocratie, c’est comprendre que chacun de nos citoyens a de la sagesse et une voix. Et si nous refusons d’écouter cette voix, même nos combats les plus fructueux n’aboutiront à rien. Comme l’a dit un jour le pape Jean-Paul II, qui est à mon avis l’un des plus grands défenseurs de la démocratie sur ce continent ou ailleurs : n’ayez pas peur. Nous ne devons pas avoir peur de notre peuple, même lorsqu’il exprime des opinions qui ne sont pas en accord avec ses dirigeants. Merci à tous. Bonne chance à vous tous. Que Dieu vous bénisse.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1025/jacques-sapir-trump-lance-les-guerres-commerciales</guid>
	<pubDate>Fri, 14 Feb 2025 21:55:52 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1025/jacques-sapir-trump-lance-les-guerres-commerciales</link>
	<title><![CDATA[Jacques Sapir : Trump lance les guerres commerciales.]]></title>
	<description><![CDATA[<p><a href="https://www.youtube.com/@FPopMedia">Fr&eacute;quence Populaire M&eacute;dia</a></p><p>&Eacute;conomie Souveraine</p><p>&Eacute;mission tourn&eacute;e le 7 F&eacute;vrier 2025</p><p>Jacques Sapir, son nouveau livre : &quot;La fin de l&#39;ordre occidental ?&quot;</p><p>Dans cette &eacute;mission, Jacques Sapir aborde les r&eacute;centes d&eacute;clarations et strat&eacute;gies de Donald Trump, en particulier concernant ses intentions tarifaires qui inqui&egrave;tent les entrepreneurs internationaux, notamment europ&eacute;ens. Trump menace d&#39;imposer des taxes sur les importations en provenance de plusieurs r&eacute;gions, y compris le Canada, le Mexique, l&#39;Union europ&eacute;enne, la Chine et la Russie, justifiant ces mesures par un d&eacute;sir de d&eacute;fendre les int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques des &Eacute;tats-Unis. Jacques explique que ces taxes pourraient &ecirc;tre davantage un outil de n&eacute;gociation qu&#39;une politique &eacute;conomique concr&egrave;te, tout en soulignant les impacts potentiels sur les relations commerciales et la dynamique g&eacute;opolitique. Il examine &eacute;galement les implications de ces politiques sur l&#39;industrie am&eacute;ricaine et sur la r&eacute;industrialisation des &Eacute;tats-Unis, tout en mettant en lumi&egrave;re les d&eacute;fis que cela pose pour l&#39;Europe, en particulier pour la France, qui fait face &agrave; une d&eacute;sindustrialisation croissante. La discussion s&#39;&eacute;tend &eacute;galement &agrave; la guerre commerciale avec la Chine et &agrave; la n&eacute;cessit&eacute; pour l&#39;Europe de r&eacute;agir strat&eacute;giquement face &agrave; ces menaces.</p><p>&nbsp;</p><p>Th&eacute;matiques abord&eacute;es :</p><p>Trump et les taxes &agrave; l&#39;importation : Annonce de nouveaux tarifs sur les importations, provoquant l&#39;inqui&eacute;tude des entrepreneurs internationaux.<br />
Strat&eacute;gies de n&eacute;gociation : Les taxes pourraient servir de levier pour n&eacute;gocier des accords plut&ocirc;t que d&#39;&ecirc;tre appliqu&eacute;es concr&egrave;tement.<br />
Commerce intrabranche : Les relations &eacute;conomiques entre les &Eacute;tats-Unis, le Canada et le Mexique reposent sur un commerce complexe de sous-traitance.<br />
D&eacute;sindustrialisation en Europe : Les politiques protectionnistes de Trump menacent la base industrielle de l&#39;Europe, notamment la France et l&#39;Allemagne.<br />
Guerre commerciale avec la Chine : Une escalade des tensions qui pourrait mener &agrave; des r&eacute;percussions significatives sur le commerce mondial.<br />
R&eacute;action europ&eacute;enne n&eacute;cessaire : L&#39;Europe doit se pr&eacute;parer &agrave; r&eacute;pondre de mani&egrave;re unie aux menaces &eacute;conomiques des &Eacute;tats-Unis.<br />
R&eacute;industrialisation : Les &Eacute;tats-Unis cherchent &agrave; inverser la tendance de d&eacute;sindustrialisation en augmentant leur production nationale.<br />
<br />
Points cl&eacute;s de l&#39;&eacute;mission :</p><p><br />
Les taxes comme outil de pouvoir : Les menaces de Trump d&#39;imposer des taxes d&#39;importation sont souvent plus une tactique de n&eacute;gociation qu&#39;une intention r&eacute;elle de nuire &agrave; ses voisins commerciaux. En effet, ces menaces peuvent inciter des changements dans les politiques de pays comme le Mexique et le Canada, en for&ccedil;ant ces nations &agrave; agir contre le trafic de drogue, par exemple.<br />
<br />
Complexit&eacute; des cha&icirc;nes d&#39;approvisionnement : Les relations commerciales entre les &Eacute;tats-Unis, le Canada et le Mexique sont interconnect&eacute;es par des cha&icirc;nes de production intrabranche, ce qui rend difficile l&#39;application de tarifs sans perturber gravement l&#39;industrie am&eacute;ricaine.</p><p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" src="https://www.youtube-nocookie.com/embed/r5tuEy3cCO4?si=Ga-tWWzVW_iqXltk" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 14 Feb 2025 21:32:23 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le Monde selon Todd - Episode 2 :  Allemagne, de la puissance à l&#039;impuissance]]></title>
	<description><![CDATA[<p><a href="https://www.youtube.com/@FPopMedia">Fr&eacute;quence Populaire M&eacute;dia</a></p><p><a href="https://ememiom.fr/iom/blog/view/1013/le-monde-selon-todd-episode-1">Le Monde selon Todd - Episode 1 </a></p><p>&nbsp;</p><p>Dans ce deuxi&egrave;me &eacute;pisode de la s&eacute;rie *Le Monde selon Todd*, Emmanuel Todd analyse en profondeur la situation actuelle de l&#39;Allemagne, un pays confront&eacute; &agrave; des bouleversements majeurs &agrave; l&#39;approche des &eacute;lections du 23 f&eacute;vrier. Autrefois mod&egrave;le de prosp&eacute;rit&eacute;, de rigueur, de phare &eacute;conomique de l&rsquo;Union Europ&eacute;enne, l&#39;Allemagne fait aujourd&#39;hui face &agrave; une crise &eacute;conomique aliment&eacute;e par la guerre en Ukraine, la d&eacute;pendance &eacute;nerg&eacute;tique et des choix strat&eacute;giques discutables, comme les cons&eacute;quences des politiques ordo lib&eacute;rales impos&eacute;es au peuple allemand pendant des d&eacute;cennies. Emmanuel Todd d&eacute;crypte ce basculement &agrave; travers sa m&eacute;thodologie unique, qui combine histoire longue, structures sociales et analyse d&eacute;mographique. Il explore &eacute;galement la mont&eacute;e de l&#39;extr&ecirc;me droite, la fragmentation politique et les tensions internes qui pourraient fa&ccedil;onner l&#39;avenir du pays. Enfin, il questionne l&#39;&eacute;volution des relations franco-allemandes, la place de l&#39;Allemagne en Europe et son r&ocirc;le dans la dynamique g&eacute;opolitique mondiale.</p><p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" src="https://www.youtube-nocookie.com/embed/0kqb0NsHk8w?si=Jtzi1qtm7ul7ES2S" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1023/rubrique-anti-depresseurs</guid>
	<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 15:42:07 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1023/rubrique-anti-depresseurs</link>
	<title><![CDATA[Rubrique : anti-dépresseurs.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Emmanuel Todd avait pointé que « Le job de Trump allait être de gérer la défaite américaine face aux Russes ».<br />C’est commencé. Et ça sent la fin de partie.</p>

<p>Dans une surenchère ruineuse pour ses propres intérêts, l’Union Européenne dirigée par l’agent américain belliciste von der Leyen s’était précipitée à la suite de l’administration démocrate pour déclarer la guerre à la Russie. À une Europe alignée sur l’hystérie des tarés qui dirigent les pays baltes, Trump vient de leur dire directement et indirectement : « vous avez servilement soutenu Biden, eh bien démerdez-vous, nous on se barre ». Et le spectacle des valets désormais sans maître que sont les dirigeants européens, Macron en tête, est une friandise.</p>

<p>Donald Trump : « Je viens d’avoir un appel téléphonique long et très productif avec le président russe Vladimir Poutine [….] Nous avons chacun parlé des points forts de nos nations respectives et du grand avantage que nous tirerons un jour de notre collaboration. Mais d’abord, comme nous en sommes tous deux convenus, nous voulons mettre un terme aux millions de morts qui ont lieu dans la guerre avec la Russie et l’Ukraine. Le président Poutine a même utilisé ma devise de campagne très forte, « LE BON SENS ». Nous y croyons tous deux très fermement. Nous avons convenu de travailler ensemble, en étroite collaboration, notamment en visitant nos nations respectives. »</p>

<p>Ça c’est pour rappeler à l’Occident qui est le patron et que les questions se règlent entre grandes personnes. Pour les détails c’est Pete Hegseth le secrétaire d’État à la défense américain qui s’y est collé à la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN : «Pas d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. C’est l’Europe, et non l’OTAN ou les États-Unis, qui doit prendre l’initiative d’assurer la sécurité de l’Ukraine. Tout déploiement de troupes européennes en Ukraine ne sera pas couvert par l’article 5 et ne sera pas considéré comme une opération de l’OTAN. Aucune troupe américaine sur le terrain. Les Européens doivent prendre l’initiative de fournir une aide létale et non létale à l’Ukraine. » Traduction : démerdez-vous, on se barre (bis).<br />On n’est pas plus aimable.</p>

<p>Macron, Starmer, Scholz, VDL, Rutte, Kalas, etc. etc. font rentrer des tonnes de Lexomil, de Temesta, Valium, Effexor, et autres Prozac. Gare aux ruptures de stocks.</p>

<p>Pour ceux qui avaient prévu cette issue depuis trois ans, attention aux excès de schadenfreude. Cela peut conduire à l’indigestion de pop-corn.</p>

<p><a href="https://linktr.ee/Regisdecastelnau?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR1BPHEEEybd45oLLs5Rr6_N2bvnOwN6lCVVyviTwCHSRgktKYeS5HT61Cw_aem_kWzwVfETweC5XgLQJc4xLw">Régis de CASTELNAU</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1022/rebatir-le-systeme-du-droit-d%E2%80%99asile</guid>
	<pubDate>Sun, 09 Feb 2025 10:44:52 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1022/rebatir-le-systeme-du-droit-d%E2%80%99asile</link>
	<title><![CDATA[Rebâtir le système du droit d’asile]]></title>
	<description><![CDATA[<p data-line-id="49ec1bf9891e468e804243768837efb2"><span style="font-size: 14.4px;"><a href="https://ememiom.fr/iom/blog/view/1021/rebuilding-the-Asylum-system">English version</a></span></p><p data-line-id="49ec1bf9891e468e804243768837efb2">NEW YORK &ndash; L&rsquo;Union europ&eacute;enne doit admettre sa propre responsabilit&eacute; dans l&rsquo;absence de politique commune en mati&egrave;re d&rsquo;asile, absence qui a cette ann&eacute;e chang&eacute; une situation g&eacute;rable d&rsquo;arriv&eacute;e croissante de r&eacute;fugi&eacute;s en une nouvelle crise politique majeure. Chaque &Eacute;tat membre s&rsquo;est &eacute;go&iuml;stement concentr&eacute; sur ses propres int&eacute;r&ecirc;ts, au point d&rsquo;agir bien souvent au d&eacute;triment des int&eacute;r&ecirc;ts d&rsquo;autrui. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;est n&eacute;e une panique chez les demandeurs d&rsquo;asile, au sein de l&rsquo;opinion publique, et du c&ocirc;t&eacute; des autorit&eacute;s en charge de l&rsquo;application de la loi, une situation dont les demandeurs d&rsquo;asile sont les premiers &agrave; souffrir.&nbsp;</p><p data-line-id="9625ad2e15724e8f8fc546d8bdb2701f">L&rsquo;UE a d&eacute;sormais besoin d&rsquo;un plan global de r&eacute;ponse &agrave; cette crise, qui r&eacute;affirme l&rsquo;efficacit&eacute; de la gouvernance sur les flux de demandeurs d&rsquo;asile, afin que les migrations puissent s&rsquo;effectuer dans l&rsquo;ordre et la s&eacute;curit&eacute;, &agrave; un rythme adapt&eacute; aux capacit&eacute;s europ&eacute;ennes d&rsquo;absorption des r&eacute;fugi&eacute;s. Afin d&rsquo;&ecirc;tre complet, ce plan devra s&rsquo;&eacute;tendre au-del&agrave; des fronti&egrave;res de l&rsquo;Europe. La situation est moins chaotique, et beaucoup moins co&ucirc;teuse, lorsque les demandeurs d&rsquo;asile potentiels demeurent au sein ou proches de leur localisation actuelle.</p><p data-line-id="e2a45c09cfaf4e98bc062ba64620dfce">En tant qu&rsquo;origine de la crise actuelle en Syrie, le sort de la population syrienne doit &ecirc;tre inscrit au plus haut des priorit&eacute;s, sans pour autant que soient oubli&eacute;s d&rsquo;autres demandeurs d&rsquo;asile et migrants. De m&ecirc;me, ce plan europ&eacute;en devra s&rsquo;accompagner d&rsquo;une r&eacute;ponse mondiale, sous l&rsquo;autorit&eacute; des <a href="http://www.project-syndicate.org/commentary/syria-civil-war-un-security-council-by-jeffrey-d-sachs-2015-09">Nations Unies et avec la participation de ses pays membres</a>. Ceci viendrait r&eacute;partir la charge de la crise syrienne sur les &eacute;paules d&rsquo;un plus grand nombre d&rsquo;&Eacute;tats, tout en permettant l&rsquo;instauration de normes mondiales pour la gestion des difficult&eacute;s plus largement li&eacute;es aux d&eacute;placements forc&eacute;s.</p><p data-line-id="c48397008d2244d190db6c40b22fdf5f">Les six composantes de ce plan global doivent &ecirc;tre les suivantes.</p><p data-line-id="dd84aecf9ecc4e3cb77441222c5a6d06">Premi&egrave;rement, et au cours d&rsquo;un avenir proche, il appartiendra &agrave; l&rsquo;UE d&rsquo;accepter au moins un million de demandeurs d&rsquo;asile chaque ann&eacute;e. Pour ce faire, il lui faudra r&eacute;partir la charge de mani&egrave;re &eacute;quitable &ndash; principe enfin approuv&eacute; par une majorit&eacute; qualifi&eacute;e lors du <a href="http://www.consilium.europa.eu/en/meetings/european-council/2015/09/23/">sommet de mercredi dernier</a>.</p><p data-line-id="c789ad4cc4e94d37b1ba80fc24a0c17b">Un financement ad&eacute;quat se r&eacute;v&eacute;lera crucial. Il s&rsquo;agirait pour l&rsquo;UE d&rsquo;apporter 15&nbsp;000&nbsp;&euro; par demandeur d&rsquo;asile au cours de chacune des deux premi&egrave;res ann&eacute;es, afin de contribuer &agrave; couvrir le logement, la sant&eacute; et les co&ucirc;ts d&rsquo;&eacute;ducation de ces populations &ndash; et d&rsquo;inciter plus activement les &Eacute;tats membres &agrave; accepter les r&eacute;fugi&eacute;s. L&rsquo;UE pourrait lever ces fonds en &eacute;mettant des obligations &agrave; long terme via sa capacit&eacute; d&rsquo;emprunt AAA largement inexploit&eacute;e, ce qui aura pour b&eacute;n&eacute;fice ajout&eacute; de susciter une stimulation budg&eacute;taire fort n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie europ&eacute;enne.</p><p data-line-id="b0d8ddf5fda548f890a034ea1881c64b">Il sera tout aussi important de permettre &agrave; la fois aux &Eacute;tats et aux demandeurs d&rsquo;asile d&rsquo;exprimer leurs pr&eacute;f&eacute;rences, en usant le moins possible de la contrainte. Le placement des r&eacute;fugi&eacute;s l&agrave; o&ugrave; ils le souhaitent &ndash; et l&agrave; o&ugrave; ils sont d&eacute;sir&eacute;s &ndash; constituera une condition sine qua non de r&eacute;ussite.</p><p data-line-id="fc2005acf7784351b79e9df1df3c0e9c">Deuxi&egrave;mement, l&rsquo;UE doit conduire l&rsquo;effort mondial d&rsquo;apport d&rsquo;un financement ad&eacute;quat au Liban, &agrave; la Jordanie et &agrave; la Turquie, afin de venir en aide aux quatre millions de r&eacute;fugi&eacute;s vivant actuellement dans ces pays.</p><p data-line-id="84982ff34221401683088c3698be84c5">Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, seule une part minime des financements n&eacute;cessaires aux soins les plus basiques a &eacute;t&eacute; lev&eacute;e. Si l&rsquo;on y int&egrave;gre l&rsquo;&eacute;ducation, la formation et d&rsquo;autres besoins essentiels, les co&ucirc;ts annuels s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent &agrave; au moins 5&nbsp;000&nbsp;&euro; par r&eacute;fugi&eacute;, soit au total &agrave; 20&nbsp;milliards&nbsp;&euro;. L&rsquo;aide actuelle de l&rsquo;UE &agrave; la Turquie, doubl&eacute;e la semaine derni&egrave;re, ne s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve encore aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;&agrave; 1&nbsp;milliard&nbsp;&euro;. Il s&rsquo;agirait &eacute;galement pour l&rsquo;UE de contribuer &agrave; la cr&eacute;ation de zones &eacute;conomiques sp&eacute;ciales, b&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;un statut commercial privil&eacute;gi&eacute; dans la r&eacute;gion, y compris en Tunisie et au Maroc, afin d&rsquo;attirer l&rsquo;investissement et de cr&eacute;er des emplois &agrave; la fois pour les locaux et les r&eacute;fugi&eacute;s.</p><p data-line-id="d6963dedba624589bb328f917bae1216">Il appartiendrait &agrave; l&rsquo;UE de s&rsquo;engager financi&egrave;rement en faveur des pays frontaliers, &agrave; hauteur chaque ann&eacute;e d&rsquo;au moins 8 &agrave; 10&nbsp;milliards&nbsp;&euro;, le reste des financements provenant des &Eacute;tats-Unis et du reste du monde. Ceci pourrait s&rsquo;ajouter au montant des obligations &agrave; long terme &eacute;mises en soutien aux demandeurs d&rsquo;asile en Europe.</p><p data-line-id="2e70fcfc22e440828aa2a58282506113">Troisi&egrave;mement, l&rsquo;UE doit imm&eacute;diatement commencer &agrave; b&acirc;tir une Agence des migrations et du droit d&rsquo;asile, et plus tard un corps commun de gardes-fronti&egrave;res en son sein. L&rsquo;actuel <a href="http://www.project-syndicate.org/commentary/refugees-europe-obsolete-asylum-system-by-robert-skidelsky-2015-09">patchwork de 28&nbsp;syst&egrave;mes distincts en mati&egrave;re d&rsquo;asile</a> ne fonctionne pas&nbsp;: il se r&eacute;v&egrave;le couteux, inefficace, et produit des r&eacute;sultats extr&ecirc;mement incoh&eacute;rents sur le plan de la d&eacute;termination des personnes admissibles au droit d&rsquo;asile. Cette nouvelle agence pourrait ainsi progressivement harmoniser les proc&eacute;dures&nbsp;; instaurer des r&egrave;gles communes en mati&egrave;re d&rsquo;emploi et d&rsquo;entrepreneuriat, ainsi que des avantages adapt&eacute;s&nbsp;; et &eacute;laborer une politique efficace de retour au pays pour les migrants non admissibles au droit d&rsquo;asile, dans le respect des droits de la personne.</p><p data-line-id="3cfa2ce37e0d4bf9a3ae91bc1da91fa6">Quatri&egrave;mement, il est n&eacute;cessaire d&rsquo;&eacute;tablir des voies s&eacute;curis&eacute;es pour les demandeurs d&rsquo;asile, en commen&ccedil;ant par leur permettre de passer de Gr&egrave;ce et d&rsquo;Italie vers leur pays de destination. Il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;une urgence extr&ecirc;me si l&rsquo;UE entend mettre un terme &agrave; la panique. L&rsquo;&eacute;tape suivante logique consisterait &agrave; &eacute;tendre ces voies s&ucirc;res jusqu&rsquo;aux r&eacute;gions frontali&egrave;res, en r&eacute;duisant ainsi le nombre de migrants entreprenant une travers&eacute;e p&eacute;rilleuse de la M&eacute;diterran&eacute;e. Si les demandeurs d&rsquo;asile peuvent avoir une chance raisonnable d&rsquo;atteindre enfin l&rsquo;Europe, il est alors peu probable qu&rsquo;ils restent l&agrave; ils se situent. Ceci exigera une n&eacute;gociation avec les pays situ&eacute;s en premi&egrave;re ligne, en coop&eacute;ration avec l&rsquo;Agence de l&rsquo;ONU pour les r&eacute;fugi&eacute;s, afin que puissent y &ecirc;tre install&eacute;s des centres de gestion &ndash; avec pour priorit&eacute; la Turquie.</p><p data-line-id="b28a87c3f16e4d27bdedf09d5aeb39e3">Les arrangements op&eacute;rationnels et financiers d&eacute;velopp&eacute;s par l&rsquo;UE devront &ecirc;tre utilis&eacute;s aux fins de l&rsquo;instauration de normes mondiales pour la gestion des migrants et demandeurs d&rsquo;asile. Il s&rsquo;agit l&agrave; de la cinqui&egrave;me composante du plan global.</p><p data-line-id="e74bac63c5c14b2c8fb9b1ba70b89468">Enfin, afin de pouvoir absorber et int&eacute;grer plus d&rsquo;un million de migrants et demandeurs d&rsquo;asile chaque ann&eacute;e, l&rsquo;UE devra mobiliser le secteur priv&eacute; &ndash; ONG, organismes humanitaires, et entreprises &ndash; afin que celui-ci apporte son parrainage. Ceci exigera non seulement des financements suffisants, mais &eacute;galement les capacit&eacute;s humaines et technologiques n&eacute;cessaires &agrave; la mise en contact de ces migrants et soutiens priv&eacute;s.</p><p data-line-id="5946fb61d5164b3dbbb7d9b7049c1f9f">L&rsquo;exode n&eacute; d&rsquo;une guerre syrienne d&eacute;chirante n&rsquo;aurait jamais d&ucirc; se changer en crise. Accentu&eacute; au fil du temps, facile &agrave; entrevoir, cet exode aurait pu &ecirc;tre pleinement g&eacute;rable pour l&rsquo;Europe et la communaut&eacute; internationale. Le Premier ministre hongrois Viktor Orb&aacute;n a lui aussi r&eacute;cemment pr&eacute;sent&eacute; un plan en six points de r&eacute;ponse &agrave; la crise. Seulement voil&agrave;, en subordonnant les droits humains des demandeurs d&rsquo;asile et migrants &agrave; la s&eacute;curit&eacute; des fronti&egrave;res, ce plan menace de diviser et de d&eacute;truire l&rsquo;UE, en lui faisant renoncer aux valeurs sur lesquelles elle s&rsquo;est b&acirc;tie, et violer les lois cens&eacute;es la gouverner.</p><p data-line-id="0fc526e104254a8993d6e57ca0d93bad">Il est grand temps que l&rsquo;UE r&eacute;agisse en produisant une politique de droit d&rsquo;asile v&eacute;ritablement europ&eacute;enne, afin que puissent cesser la panique et les souffrances humaines inutiles.</p><p data-line-id="0fc526e104254a8993d6e57ca0d93bad">&nbsp;</p><p data-line-id="0fc526e104254a8993d6e57ca0d93bad"><span style="font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;, Helvetica, &quot;Lucida Grande&quot;, Arial, sans-serif; font-size: 12.96px; font-style: normal; font-weight: 400;">Sep 26, 2015</span></p><p data-line-id="a31e92b2eed548c6a090f2a8c51ea703">Traduit de Georges SOROS par Martin Morel</p><p data-line-id="a31e92b2eed548c6a090f2a8c51ea703">&nbsp;</p><div class="nmd-item" style="box-sizing: border-box; display: flex; font-family: &quot;Noto Sans&quot;, Helvetica, Arial, Verdana, sans-serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; background-color: rgb(250, 250, 250);">
<p><a class="track-event avatar-wrapper u-noprint" data-entity-id="3b337c0246f86f2c0f1b240b" data-entity-link-name="george-soros" data-entity-type="member" data-event-action="click" data-href-original="/columnist/george-soros" data-language="english" href="https://www.project-syndicate.org/columnist/george-soros" style="box-sizing: border-box; color: var(--link-color,var(--c-text)); text-decoration-line: underline; text-decoration-color: var(--link-color); flex: 0 0 auto; --link-color: var(--color-brand); text-underline-offset: 3px;" title="Profile of George Soros"><img alt="George Soros" class="avatar" src="https://webapi.project-syndicate.org/library/f6a0a31ce1d3796b9dc37dee5cc25f95.square-small.1.JPG" style="box-sizing: border-box; display: inline-block; border-radius: 50%; margin-right: 0.625rem; overflow: hidden; width: 3.125rem;"></a></p>
<div class="name-wrapper" style="box-sizing: border-box; flex: 1 1 auto; min-width: 12.5rem;"><h2 class="author" style="box-sizing: border-box; font-size: var(--fs-d); line-height: inherit; color: inherit; font-family: var(--font-sans); text-transform: uppercase;"><a class="track-event" data-entity-id="3b337c0246f86f2c0f1b240b" data-entity-link-name="george-soros" data-entity-type="member" data-event-action="click" data-href-original="/columnist/george-soros" data-language="english" href="https://www.project-syndicate.org/columnist/george-soros" style="box-sizing: border-box; color: var(--link-color,var(--c-text));" title="Profile of George Soros">George Soros</a></h2><div class="meta meta--block" style="box-sizing: border-box; font-size: var(--fs-s); line-height: 1.4; color: var(--c-grey-2); font-weight: 400;"><p class="u-noprint" style="box-sizing: border-box;">Writing for PS since<strong style="box-sizing: border-box;">&nbsp;1997</strong><br style="box-sizing: border-box;">
<strong style="box-sizing: border-box;">126</strong>&nbsp;Commentaries</p></div></div></div><div class="readmore u-mt-se u-text" style="box-sizing: border-box; margin-top: 1.25rem; font-family: var(--font-serif); font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; background-color: rgb(250, 250, 250); max-height: none;"><p style="box-sizing: border-box;">George Soros is Chairman of Soros Fund Management and the Open Society Foundations. A pioneer of the hedge-fund industry, he is the author of many books, including&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;"><a href="https://www.wiley.com/en-us/The+Alchemy+of+Finance%2C+2nd+Edition-p-9780471445494" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The Alchemy of Finance">The Alchemy of Finance</a></em>,&nbsp;<a href="https://scribepublications.com.au/books-authors/books/the-new-paradigm-for-financial-markets" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The New Paradigm for Financial Markets: The Credit Crisis of 2008 and What it Means"><em style="box-sizing: border-box;">The New Paradigm for Financial Markets: The Credit Crisis of 2008 and What it Means</em></a>, and&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;"><a href="https://www.publicaffairsbooks.com/titles/george-soros/the-tragedy-of-the-european-union/9781610394222/" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The Tragedy of the European Union: Disintegration or Revival?">The Tragedy of the European Union: Disintegration or Revival?</a></em><em style="box-sizing: border-box;">&nbsp;</em>His most recent book is&nbsp;<a href="https://www.publicaffairsbooks.com/titles/george-soros/in-defense-of-open-society/9781541736702/" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="In Defense of Open Society"><em style="box-sizing: border-box;">In Defense of Open Society</em></a>&nbsp;(Public Affairs, 2019).&nbsp;</p></div><p data-line-id="a31e92b2eed548c6a090f2a8c51ea703">&nbsp;</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1021/rebuilding-the-asylum-system</guid>
	<pubDate>Sun, 09 Feb 2025 10:34:21 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1021/rebuilding-the-asylum-system</link>
	<title><![CDATA[Rebuilding the Asylum System]]></title>
	<description><![CDATA[<p data-line-id="e2941b136e7e4210afd381114d1e27a3"><span style="font-size: 14.4px;">
<a href="https://ememiom.fr/iom/blog/view/1022/rebatir-le-systeme-du-droit-d%E2%80%99asile">
Version Fran&ccedil;aise</a></span></p><p data-line-id="e2941b136e7e4210afd381114d1e27a3">NEW YORK &ndash; The European Union needs to accept responsibility for the lack of a common asylum policy, which has transformed this year&rsquo;s growing influx of refugees from a manageable problem into yet another political crisis. Each member state has selfishly focused on its own interests, often acting against the interests of others. This precipitated panic among asylum seekers, the general public, and the authorities responsible for law and order. Asylum seekers have been the main victims.</p><p data-line-id="f7f9ec91f2004621b66ead98daf755fc">The EU needs a comprehensive plan to respond to the crisis, one that reasserts effective governance over the flows of asylum-seekers so that they take place in a safe, orderly way, and at a pace that reflects Europe&rsquo;s capacity to absorb them. To be comprehensive, the plan has to extend beyond the borders of Europe. It is less disruptive and much less expensive to maintain potential asylum-seekers in or close to their present location.</p><p data-line-id="39910cee8c0246ff86eac479d6131a91">As the origin of the current crisis is Syria, the fate of the Syrian population has to be the first priority. But other asylum seekers and migrants must not be forgotten. Similarly, a European plan must be accompanied by a global response, under the authority of the <a href="http://www.project-syndicate.org/commentary/syria-civil-war-un-security-council-by-jeffrey-d-sachs-2015-09">United Nations and involving its member states</a>. This would distribute the burden of the Syrian crisis over a larger number of states, while also establishing global standards for dealing with the problems of forced migration more generally.</p><p data-line-id="044e13619f4b45d3b24eb6a3fe394d28">Here are the six components of a comprehensive plan.</p><p data-line-id="e494e914ff9247aeac1d92af9946dbcf">First, the EU has to accept at least a million asylum-seekers annually for the foreseeable future. And, to do that, it must share the burden fairly &ndash; a principle that a qualified majority finally established at <a href="http://www.consilium.europa.eu/en/meetings/european-council/2015/09/23/">last Wednesday&rsquo;s summit</a>.</p><p data-line-id="bcee2a778b824e86b13362472d6838ea">Adequate financing is critical. The EU should provide &euro;15,000 ($16,800) per asylum-seeker for each of the first two years to help cover housing, health care, and education costs &ndash; and to make accepting refugees more appealing to member states. It can raise these funds by issuing long-term bonds using its largely untapped AAA borrowing capacity, which will have the added benefit of providing a justified fiscal stimulus to the European economy.&nbsp;</p><p data-line-id="354fa6e6df474fa89b95e1e7b6110403">It is equally important to allow both states and asylum-seekers to express their preferences, using the least possible coercion. Placing refugees where they want to go &ndash; and where they are wanted &ndash; is a sine qua non of success.</p><p data-line-id="c0ecf71a39554f779a4e4449d657240a">Second, the EU must lead the global effort to provide adequate funding to Lebanon, Jordan, and Turkey to support the four million refugees currently living in those countries.</p><p data-line-id="01c69b93339c45709a22c6ff7bda2f27">Thus far, only a fraction of the funding needed for even basic care has been raised. If education, training, and other essential needs are included, the annual costs are at least &euro;5,000 per refugee, or &euro;20 billion. EU aid today to Turkey, though doubled last week, still amounts to just &euro;1 billion. In addition, the EU also should help create special economic zones with preferred trade status in the region, including in Tunisia and Morocco, to attract investment and generate jobs for both locals and refugees.</p><p data-line-id="3a6f74486ac94b398ba6a8c43c210f39">The EU would need to make an annual commitment to frontline countries of at least &euro;8-10 billion, with the balance coming from the United States and the rest of the world. This could be added to the amount of long-term bonds issued to support asylum-seekers in Europe.</p><p data-line-id="7f1e35a3f3e9495daeaf83c8b4c53803">Third, the EU must immediately start building a single EU Asylum and Migration Agency and eventually a single EU Border Guard. The current <a href="http://www.project-syndicate.org/commentary/refugees-europe-obsolete-asylum-system-by-robert-skidelsky-2015-09">patchwork of 28 separate asylum systems</a> does not work: it is expensive, inefficient, and produces wildly inconsistent results in determining who qualifies for asylum. The new agency would gradually streamline procedures; establish common rules for employment and entrepreneurship, as well as consistent benefits; and develop an effective, rights-respecting return policy for migrants who do not qualify for asylum.</p><p data-line-id="545a1ee2150f4379bd610cecf68598fc">Fourth, safe channels must be established for asylum-seekers, starting with getting them from Greece and Italy to their destination countries. This is very urgent in order to calm the panic. The next logical step is to extend safe avenues to the frontline region, thereby reducing the number of migrants who make the dangerous Mediterranean crossing. If asylum-seekers have a reasonable chance of ultimately reaching Europe, they are far more likely to stay where they are. This will require negotiating with frontline countries, in cooperation with the UN Refugee Agency, to establish processing centers there &ndash; with Turkey as the priority.</p><p data-line-id="53d0ed12f84d4ebeb1106723357ef746">The operational and financial arrangements developed by the EU should be used to establish global standards for the treatment of asylum-seekers and migrants. This is the fifth piece of the comprehensive plan.</p><p data-line-id="4ff202f79f7d4399a808f04a82683760">Finally, to absorb and integrate more than a million asylum seekers and migrants a year, the EU needs to mobilize the private sector &ndash; NGOs, church groups, and businesses &ndash; to act as sponsors. This will require not only sufficient funding, but also the human and IT capacity to match migrants and sponsors.</p><p data-line-id="d432e92512754de89411f3ef19e384fa">The exodus from war-torn Syria should never have become a crisis. It was long in the making, easy to foresee, and eminently manageable by Europe and the international community. Hungarian Prime Minister Viktor Orb&aacute;n has now also produced a six-point plan to address the crisis. But his plan, which subordinates the human rights of asylum-seekers and migrants to the security of borders, threatens to divide and destroy the EU by renouncing the values on which it was built and violating the laws that are supposed to govern it.</p><p data-line-id="c9fc89aea4ec4949ad1700e0628cbb5f">The EU must respond with a genuinely European asylum policy that will put an end to the panic and the unnecessary human suffering.</p><p data-line-id="c9fc89aea4ec4949ad1700e0628cbb5f"><span style="font-size: 12.96px;">Sep 26, 2015</span></p><div class="nmd-item" style="box-sizing: border-box; display: flex; font-family: &quot;Noto Sans&quot;, Helvetica, Arial, Verdana, sans-serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; background-color: rgb(250, 250, 250);">
<p><a class="track-event avatar-wrapper u-noprint" data-entity-id="3b337c0246f86f2c0f1b240b" data-entity-link-name="george-soros" data-entity-type="member" data-event-action="click" data-href-original="/columnist/george-soros" data-language="english" href="https://www.project-syndicate.org/columnist/george-soros" style="box-sizing: border-box; color: var(--link-color,var(--c-text)); text-decoration-line: underline; text-decoration-color: var(--link-color); flex: 0 0 auto; --link-color: var(--color-brand); text-underline-offset: 3px;" title="Profile of George Soros"><img alt="George Soros" class="avatar" src="https://webapi.project-syndicate.org/library/f6a0a31ce1d3796b9dc37dee5cc25f95.square-small.1.JPG" style="box-sizing: border-box; display: inline-block; border-radius: 50%; margin-right: 0.625rem; overflow: hidden; width: 3.125rem;"></a></p>
<div class="name-wrapper" style="box-sizing: border-box; flex: 1 1 auto; min-width: 12.5rem;"><h2 class="author" style="box-sizing: border-box; font-size: var(--fs-d); line-height: inherit; color: inherit; font-family: var(--font-sans); text-transform: uppercase;"><a class="track-event" data-entity-id="3b337c0246f86f2c0f1b240b" data-entity-link-name="george-soros" data-entity-type="member" data-event-action="click" data-href-original="/columnist/george-soros" data-language="english" href="https://www.project-syndicate.org/columnist/george-soros" style="box-sizing: border-box; color: var(--link-color,var(--c-text));" title="Profile of George Soros">George Soros</a></h2><div class="meta meta--block" style="box-sizing: border-box; font-size: var(--fs-s); line-height: 1.4; color: var(--c-grey-2); font-weight: 400;"><p class="u-noprint" style="box-sizing: border-box;">Writing for PS since<strong style="box-sizing: border-box;">&nbsp;1997</strong><br style="box-sizing: border-box;">
<strong style="box-sizing: border-box;">126</strong>&nbsp;Commentaries</p></div></div></div><div class="readmore u-mt-se u-text" style="box-sizing: border-box; margin-top: 1.25rem; font-family: var(--font-serif); font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; background-color: rgb(250, 250, 250); max-height: none;"><p style="box-sizing: border-box;">George Soros is Chairman of Soros Fund Management and the Open Society Foundations. A pioneer of the hedge-fund industry, he is the author of many books, including&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;"><a href="https://www.wiley.com/en-us/The+Alchemy+of+Finance%2C+2nd+Edition-p-9780471445494" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The Alchemy of Finance">The Alchemy of Finance</a></em>,&nbsp;<a href="https://scribepublications.com.au/books-authors/books/the-new-paradigm-for-financial-markets" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The New Paradigm for Financial Markets: The Credit Crisis of 2008 and What it Means"><em style="box-sizing: border-box;">The New Paradigm for Financial Markets: The Credit Crisis of 2008 and What it Means</em></a>, and&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;"><a href="https://www.publicaffairsbooks.com/titles/george-soros/the-tragedy-of-the-european-union/9781610394222/" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The Tragedy of the European Union: Disintegration or Revival?">The Tragedy of the European Union: Disintegration or Revival?</a></em><em style="box-sizing: border-box;">&nbsp;</em>His most recent book is&nbsp;<a href="https://www.publicaffairsbooks.com/titles/george-soros/in-defense-of-open-society/9781541736702/" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="In Defense of Open Society"><em style="box-sizing: border-box;">In Defense of Open Society</em></a>&nbsp;(Public Affairs, 2019).&nbsp;</p></div>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1020/duplicite-mensonge-et-trahison-les-extraits-exclusifs-de-la-biographie-evenement-sur-macron-le-president-toxique-d%E2%80%99etienne-campion</guid>
	<pubDate>Sun, 09 Feb 2025 09:19:21 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Duplicité, mensonge et trahison : les extraits exclusifs de la biographie-événement sur Macron, &quot;Le Président toxique&quot; d’Etienne Campion]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Dans « Le Président toxique. Enquête sur le véritable Emmanuel Macron », notre journaliste Étienne Campion dresse un portrait inédit du président de la République. En interrogeant plus d’une centaine de ses proches, des collaborateurs zélés aux renégats les plus amers, il éclaire la personnalité du chef de l’État et son influence sur la crise politique profonde que traverse le pays. « Marianne » en publie les bonnes feuilles.</p>

<p> « Manette », la grand-mère adorée du président<br />Dès son adolescence, le jeune Emmanuel Macron commet sa première transgression : il néglige ses parents et sa fratrie, au profit de Manette, sa grand-mère qu’il idolâtre.</p>

<p>Une relation si fusionnelle, du moins, que l’adolescent veut s’installer chez sa grand-mère, qui l’encourage en ce sens. Et que cette transgression originelle le voit déjà semer le malheur et le désarroi chez les êtres les plus proches qu’un enfant ait : ses parents et frères et sœurs. Il se montre, en effet, étrangement peu affecté par les interrogations que suscite son attitude.</p>

<p>En premier lieu chez sa mère, Françoise, qui entretient des liens compliqués avec Manette, et se sent dépossédée de son fils. Ressent cette meurtrissure qu’une mère éprouve devant l’indifférence d’un fils. Comme aux premiers moments de popularité d’Emmanuel dans la presse, quand surgit le narratif de ce trio entre lui, sa grand-mère et Brigitte. Douleur ignorée aussi chez son père, Jean-Michel, qui s’élève contre l’emprise de Manette et s’agace que son fils ne rentre que le soir comme un adolescent fugueur. Peine mésestimée, enfin, chez Laurent et Estelle, qui n’ont rien de ces premiers complices qu’on trouve normalement chez un frère et une sœur. Littéralement exclus de la relation, confiés à leurs autres grands-parents, paternels.</p>

<p>A LIRE AUSSI : Jean-Marc Proust : "Huit ans après son élection, il y a quelque chose de fascinant à regarder Macron détruire Macron"</p>

<p>Et Brigitte dans tout cela ? Quand Emmanuel annonce la nouvelle à Manette, la grand-mère est d’abord choquée. Déjà avait-elle été jalouse de l’existence de sa première petite copine, Anne-Laure, en troisième, quand elle avait renvoyé Emmanuel chez ses parents pour deux mois. Au sujet de cette professeure de français qu’il a séduite, Manette finit par se rendre à l’évidence : elle peut offrir à Emmanuel un soutien crucial dans le conflit qui l’oppose à ses parents. « Rien n’aurait été possible si elle n’avait pas donné son assentiment », dira plus tard Brigitte, qui obtient avec Manette une alliée et comprend très vite qu’il lui faut s’attirer les bonnes grâces de cette grand-mère, en lui accordant des après-midi entiers à discuter littérature, alors que son jeune amant est monté à Paris poursuivre ses études, et qu’elle a encore un mari et une famille. Manette protège les deux amoureux, les encourage, les invite chez elle en secret, dans le dos des parents d’Emmanuel.</p>

<p>On connaît la maxime de Talleyrand : « Ne suivez jamais votre premier mouvement, il est toujours généreux. » Il y a dans la relation d’Emmanuel à sa grand-mère quelque chose qui tient tout à la fois du premier mouvement et du modèle. Elle lui a appris la solitude, la transgression, l’idée que sur la route de son destin extraordinaire – la première à y avoir cru – tous les moyens sont bons. Même les dommages collatéraux, comme le ressentiment des autres. Manette lui a légué, aussi, une forme d’indépendance affective. Le pouvoir de ne dépendre affectivement que d’une personne. Ici, Brigitte a pris le relais de Manette. Dire qu’Emmanuel est un cyborg sadique qui n’éprouve que des sentiments factices est inexact. Il ressent justement de brûlantes et sincères émotions qui font sa force. Mais ponctuelles et réservées. Et afin de s’exonérer d’aimer le reste du monde.</p>

<p>A LIRE AUSSI : Les indiscrétions de "Marianne" : victime de "coup de blues", Macron envisage l'après… et s'imagine dans un nouveau métier</p>

<p>Enfin, aussi sincère puisse être cette histoire avec Manette, elle a permis à Emmanuel d’écrire le mythe de son auto-enfantement et d’une destinée qui ne doit rien à personne. Car s’il doit tout à Manette, comme il l’a écrit et dit, c’est, que de fait, il ne doit pas grand-chose aux autres, et notamment aux vieux caciques qui ont participé à son ascension mais qu’il a pu jeter rudement ensuite, Jean-Pierre Jouyet ou Jacques Attali, par exemple. Un membre de la commission Attali qui a vu ces deux hommes disgraciés m’explique aussitôt notre heure de discussion entamée : « Je ne sais pas comment cela s’appelle en psychologie, mais Emmanuel Macron ne veut plus entendre parler des gens qui l’ont connu et aidé durant son ascension, comme s’il voulait montrer qu’il s’est enfanté lui-même : tout ce qui est de l’ordre de la reconnaissance lui apparaît insoutenable. »</p>

<p>Une bombe en Commission Attali<br />Membre du petit groupe chargé par Nicolas Sarkozy (entre 2007 et 2008) de réfléchir à des pistes pour relancer la croissance française, le jeune Emmanuel Macron émet une proposition pour le moins étonnante.</p>

<p>« J’ai une idée pour économiser 5 milliards ! », pavoise, un soir de réunion de fin de semaine, un Emmanuel arrivé en retard. « Dis-nous donc, Emmanuel », lui répond Jacques Attali. « Et si nous supprimions la force océanique stratégique ? » Le président de la commission est pantois, comme dans ces dîners où un invité au discours déjà limite vient de franchir la ligne rouge. La force de dissuasion de nos sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, grâce à son caractère furtif, plus encore que nos forces aériennes stratégiques, constitue ce que le pays compte de plus précieux pour sa sécurité.</p>

<p>A LIRE AUSSI : "Emmanuel Macron n’a toujours pas saisi ce qui se jouait dans le continuum socioculturel de la France périphérique"</p>

<p>« Tu te rends compte de ce que tu dis, Emmanuel ? Je te rappelle que, sans la force océanique stratégique, nous n’aurions pas notre droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies », tente de lui expliquer un Jacques Attali qui commence à cerner l’envers du personnage. Car voilà que le têtu Emmanuel insiste : « Ça coûte cher, en entretien, en construction, en hommes ! » Un témoin de la scène n’en revient toujours pas : « Ça m’a marqué à vie tant cela en disait long sur son rapport au sens de l’État. Quand il est devenu président, je n’ai cessé de voir son rapport à la défense et à la diplomatie sous ce prisme de la légèreté et de l’ajustement comptable. »</p>

<p>La déception des fidèles<br />Nombreux sont ses anciens conseillers qui digèrent mal leur mise à l’écart, parfois inexpliquée, souvent brutale. L’orgueilleux président semble avoir théorisé la nécessité de faire le vide autour de lui.</p>

<p>L’incompréhension, en Macronie, ce sont les « Mormons » (Stéphane Séjourné, Benjamin Griveaux, Sibeth Ndiaye, Sylvain Fort, Jean-Marie Girier…), ce groupe de militants et conseillers qui a amené Emmanuel Macron au pouvoir, qui en ont le plus souffert. L’un d’eux, longtemps proche du président, a vu rapidement la magie retomber : « La campagne était une extraordinaire expérience humaine, pleine de promesses, consistant à partir de rien et à agréger des soutiens. Puis un tri à l’envers s’est opéré et les plus intelligents sont partis le plus tôt, pour laisser place au one-man-show d’un homme entouré de gens toujours plus opportunistes et plus médiocres. Quand l’Élysée est arrivé, c’est comme si toute la légèreté était partie. Le souci du collectif, tout ce qui pouvait avoir forgé des liens, est devenu incongru, et le président n’a pas cherché à sauver ces ingrédients. Normalement, le président est un peu un chef de bande, comme l’étaient Chirac ou Mitterrand, avec un esprit de corps, tant la politique repose largement sur les a­ffects. Lui n’a pas géré de bande et a été étranger aux a­ffects. C’est devenu le président d’un côté, le reste du monde de l’autre. »</p>

<p>[…]</p>

<p>À la différence de ses prédécesseurs, Emmanuel Macron s’est très tôt mis à répéter en privé une théorie que ses proches conseillers ont trouvée étrange, inspirée de François Mitterrand : « Je n’ai pas de cabinets ; les conseillers, ça n’existe pas ! » Certains – sortis du sérail – s’étranglent encore rien que de penser à cette orgueilleuse théorie et estiment qu’elle a coûté au président son passage au pouvoir, mis le macronisme originel sur l’autoroute d’un despotisme doux, à base de selfies et de chantage aux extrêmes, vers la dissolution de l’Assemblée nationale. « Les ministres n’existent pas, les conseillers n’existent pas. Voilà beaucoup de gens qui n’existent pas. Dans la pratique, les conseillers existent, bien sûr, s’expriment et portent des idées. Ce qu’il n’aime pas, d’où cette volonté de s’entourer de "nobody" », rumine l’un des personnages de cette histoire.</p>

<p>Collomb, le grognard perdu<br />Le maire de Lyon fut l’un des premiers soutiens d’Emmanuel Macron. La rupture entre les deux hommes, puis le décès de Collomb, donnent lieu à une scène douloureuse lors des obsèques.</p>

<p>Peu nombreux sont ceux, dans l’assistance, à remarquer que, sur le visage de Caroline Collomb, veuve de l’illustre Lyonnais, la tristesse s’est mêlée à l’amertume. Encore plus rares sont ceux qui savent que cette oraison funèbre ne devait pas avoir lieu. En effet, Emmanuel Macron s’en est arrogé le droit, contre la volonté de Caroline Collomb, qui s’opposait à ce que le président rende un hommage qu’elle jugeait d’avance hypocrite. Lorsque nous avons tenté de la contacter, celle-ci s’est montrée catégorique : « L’histoire de la relation entre mon mari et le président est une tragédie, il est encore trop tôt pour que j’en parle. » Elle ajoute : « Mon mari en est tombé malade », illustration de l’abîme qui sépare les deux parties : d’un côté, l’amertume d’une veuve qui estime que le chef de l’État a précipité la mort de son mari ; de l’autre, un Macron visiblement peu enclin à partager cette opinion.</p>

<p>A LIRE AUSSI : Humiliations, déclarations incendiaires, impuissance… Le fiasco de la politique étrangère d'Emmanuel Macron</p>

<p>Où se situe la vérité ? La relation entre Gérard Collomb et le président est l’une des plus opaques, et sans doute l’une des plus importantes pour comprendre l’énigme de la conduite du pouvoir selon Emmanuel Macron. Malheureusement, le livre dans lequel l’ancien maire de Lyon comptait tout révéler ne verra jamais le jour. Et la mémoire collective retient surtout de son passage au gouvernement cette phrase prononcée sur le perron de Beauvau, souvent citée par des figures de droite : « Aujourd’hui, on vit côte à côte… Je crains que demain on vive face à face. »</p>

<p>Reste enfin le mystère de ce départ précipité : comment peut-on atteindre, après quarante ans de carrière politique, un destin national, verser des larmes de joie lors de l’investiture présidentielle à l’Élysée, pour tout abandonner moins d’un an et demi plus tard ?</p>

<p>Yassine Belattar, l'inquiétant « Monsieur banlieue » de Macron<br />Autour du président, on s’étonne et on s’alarme de la proximité du chef de l’État avec le sulfureux humoriste, au discours communautariste affirmé.</p>

<p>Le chef de l’État a flashé sur cet humoriste qu’il perçoit comme son « capteur » de la France des banlieues, en dépit des avertissements de son entourage. C’est que ses vannes douteuses sur les attentats djihadistes font de lui ce que les médias appellent un « humoriste controversé » : sa proximité avec l’islam politique des Frères musulmans et du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) est connue – « Je ne suis pas Charlie » ; « Il n’y a pas de modération dans la religion : on est musulman ou on ne l’est pas », dixit Belattar.</p>

<p>Ce dernier se sent tout-puissant de l’amitié de ce président dont il se pique de recevoir des SMS. Et qu’il égrène dans la presse. Notamment quand le journal Marianne l’accuse en décembre 2017 d’entretenir le « déni de l’islamisme ». « Visiblement, c’est une nouvelle guerre que lance ce journal, je suis au fond du trou. » Réponse de Macron : « T’obsède pas. Continue. Les critiques suivent le talent. »</p>

<p>En février de la même année, celui qui appelle le président « mon frère » est arrêté pour insultes envers des policiers lors d’un déplacement de Macron aux Mureaux. Arrivé en retard et empêché d’accéder au cortège présidentiel, Belattar n’a pas supporté d’être bloqué. Quand le chef de l’État s’informe de l’incident, il demande : « Qu’est-ce qu’il a fait ? » et reçoit pour réponse : « Il a insulté une policière. » Le « frère » de Belattar ne réagit pas, à part par un léger hochement de tête, signifiant qu’il ne juge pas nécessaire d’intervenir.</p>

<p>Le président et sa cour<br />De plus en plus isolé, Emmanuel Macron n’est plus entouré que de conseillers honnis par les déçus du macronisme, qui les qualifient de « cloportes ».</p>

<p>Ni Bruno Roger-Petit ni aucun des alchimistes et autres « cloportes » de la dissolution n’a disparu de la scène. Au contraire, leur assise s’est consolidée, comme si la tempête, loin de les ébranler, leur avait servi de tremplin. Clément Léonarduzzi a même été décoré par le président le 6 décembre 2024. Et Bruno Roger-Petit continue de prêcher, dans les salons parisiens, qu’il s’agissait d’une « idée géniale » qui finira par faire remonter Macron dans les sondages.</p>

<p>Lorsque je l’ai interrogé début novembre 2024, toujours en poste à l’Élysée, il m’a déclaré – avec ce style fantasmagorique et mégalomane où il se pose en anti-élite, défenseur fidèle du peuple autour d’un président qu’il estime l’être tout autant – ceci : « Beaucoup de ceux qui ont critiqué cette dissolution et ont déclaré, comme Alain Minc, qu’il aurait fallu “oublier le résultat des européennes” et n’en tenir aucun compte, tous ceux-là appartiennent à cette forme de bourgeoisie française qui s’est toujours méfiée des élans du peuple, de son point de vue dangereux et déraisonnable par ontologie. Cette élite française se défie du suffrage universel depuis 1789 et se caractérise par sa permanence. Marc Bloch et de Gaulle, entre autres, ont déjà dit ou écrit ce qu’il fallait penser de cette forme particulière de classe dominante, notamment quant à son rôle dans les années 1930 et 1940. » Le voilà décidément empreint de cette pensée aux accents paranoïaques qui semble graviter dans le même monde parallèle qu’Emmanuel Macron.</p>

<p>Le Pen et Bardella, des adversaires qui le fascinent<br />Le président semble ne pas se départir d’une certaine curiosité pour le duo du RN, avec qui il entretient des échanges d’une cordialité appuyée.</p>

<p>Derrière le rideau du théâtre médiatique, Emmanuel Macron et Marine Le Pen entretiennent une curiosité réciproque, ponctuée de petites politesses. Ainsi, il n’est pas rare que Marine Le Pen, Jordan Bardella et leur entourage s’étonnent des confidences informelles, ces « off », où le président exprime des propos élogieux à l’égard de la leader du RN. Comme, justement, après ce 26 août 2024, quand l’Express rapporte la chose en ces termes : « Du point de vue du chef de l’État, il s’agit de “leur meilleur rendez-vous”, selon un stratège macroniste qui n’en revient toujours pas de la liste des qualités égrenées par l’hôte élyséen. La patronne du RN a été jugée “sérieuse et calme”. »</p>

<p>Jordan Bardella n’en doute pas : derrière ces échanges feutrés se cache un désir de transgression. « Il ne prend vraiment plaisir qu’à parler avec nous, affirme-t-il. Nous incarnons quelque chose d’hybride, un mélange d’élan populaire et de résilience. Il aime tester cela, répéter que les discussions les plus stimulantes, ce sont celles qu’il a avec nous. » Le président du RN y voit un défi, mais aussi une étrange dépendance. « Ce n’est pas qu’Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’entendent bien. C'est qu’ils savent, au fond, que leurs destins sont indissociables. Leurs clivages s’opposent tout en se nourrissant l’un de l’autre. La mécanique dépasserait presque leurs volontés individuelles. »</p>

<p>***<br /> <a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1019/le-president-toxique-enquete-sur-le-veritable-emmanuel-macron" class="embed-insert"><img class="elgg-photo" alt="Le Président toxique. Enquête sur le véritable Emmanuel Macron." src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1019/medium"></a> </p>

<p><a href="https://www.fnac.com/a20946157/Etienne-Campion-Le-President-toxique-Enquete-sur-le-veritable-Emmanuel-Macron"><br />Le Président toxique. Enquête sur le véritable Emmanuel Macron, d’Étienne Campion, Robert Laffont, 464 p., 23,50 €.</a></p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 08 Feb 2025 13:57:46 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Trump - Poutine : la paix mondiale au bord du gouffre ? Vladimir Fédorovski chez C. Galactéros]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>sixième édition des Entretiens Géopolitiquements Incorrects. Aujourd'hui j'ai l'honneur de recevoir Vladimir Fédorovski, qui nous plonge dans les méandres de l’histoire soviétique et nous livre son regard unique sur les enjeux géopolitiques d’hier et d’aujourd’hui.</p>

<p>Le livre de V. Fédorovski : <br />https://editions-balland.com/Staline-et-Poutine_oeuvre_13012.html</p>

<p><iframe width="420" height="345" src="https://www.youtube.com/embed/5BFnyTksgDY"><br /></iframe></p>
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	<pubDate>Sat, 08 Feb 2025 13:45:01 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1017/at-usaid-waste-and-abuse-runs-deep-%E2%80%93-the-white-house</link>
	<title><![CDATA[At USAID, Waste and Abuse Runs Deep – The White House]]></title>
	<description><![CDATA[<p>For decades, the United States Agency for International Development (USAID) has been unaccountable to taxpayers as it funnels massive sums of money to the ridiculous — and, in many cases, malicious — pet projects of entrenched bureaucrats, with next-to-no oversight.</p><p>Here are only a few examples of the WASTE and ABUSE:</p><p>The list literally goes on and on — and it has all been happening for decades.</p><p>Under President Trump, the waste, fraud, and abuse ENDS NOW.</p>
<p>Skip to content<br />Fact Sheets<br />At USAID, Waste and Abuse Runs Deep<br />February 3, 2025<br />For decades, the United States Agency for International Development (USAID) has been unaccountable to taxpayers as it funnels massive sums of money to the ridiculous — and, in many cases, malicious — pet projects of entrenched bureaucrats, with next-to-no oversight.</p>

<p>Here are only a few examples of the WASTE and ABUSE:</p>

<p>$1.5 million to “advance diversity equity and inclusion in Serbia’s workplaces and business communities”<br />$70,000 for production of a “DEI musical” in Ireland<br />$2.5 million for electric vehicles for Vietnam<br />$47,000 for a “transgender opera” in Colombia<br />$32,000 for a “transgender comic book” in Peru<br />$2 million for sex changes and “LGBT activism” in Guatemala<br />$6 million to fund tourism in Egypt<br />Hundreds of thousands of dollars for a non-profit linked to designated terrorist organizations — even AFTER an inspector general launched an investigation<br />Millions to EcoHealth Alliance — which was involved in research at the Wuhan lab<br />“Hundreds of thousands of meals that went to al Qaeda-affiliated fighters in Syria”<br />Funding to print “personalized” contraceptives birth control devices in developing countries<br />Hundreds of millions of dollars to fund “irrigation canals, farming equipment, and even fertilizer used to support the unprecedented poppy cultivation and heroin production in Afghanistan,” benefiting the Taliban<br />The list literally goes on and on — and it has all been happening for decades.</p>

<p>Under President Trump, the waste, fraud, and abuse ENDS NOW.</p>
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