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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sat, 18 May 2024 18:27:26 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[30 ans après, trois penseurs qu&#039;il est urgent de redécouvrir]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Décédés il y a trente ans cette année, Guy Debord, Jacques Ellul et Christopher Lasch s'avèrent d'une grande actualité. Alors que les militants et universitaires de gauche n'ont aujourd'hui d'yeux que pour Michel Foucault ou Judith Butler, il serait urgent qu'ils redécouvrent la pensée de ces trois auteurs radicaux.</p><p>Le 25 juin 1984, disparaît le philosophe postmoderne Michel Foucault, né en 1926. Du mouvement queer et des études de genre à l'idée selon laquelle le pouvoir s'exerce moins verticalement qu'entre individus (« micropouvoirs ») dans une société productrice de « normes » (le fameux « construit » social), son legs va de l'université, où il reste l'un des auteurs les plus cités en sciences sociales, jusqu'au monde militant. Hostile au socialisme, en sympathie à la fin de sa vie avec le néolibéralisme – car il permettrait l'affirmation du sujet – ou la révolution iranienne, il n'en reste pas moins un penseur clé des gauches « radicales ». À l'occasion du quarantième anniversaire de sa mort, un Congrès mondial lui est consacré sous l'égide du Centre Michel Foucault, avec pas moins de cinquante événements à travers le monde.</p><p>À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/politique/irrationalisme-anti-progressisme-anti-universalisme-la-gauche-t-elle-perdu-la-tete">Irrationalisme, anti-progressisme, anti-universalisme : la gauche a-t-elle perdu la tête ?</a></p><p>Les commémorations sont bien plus modestes, voire inexistantes, pour le trentième anniversaire de la disparition de Christopher Lasch, Jacques Ellul et Guy Debord, tous trois décédés en 1994, respectivement les 14 février, 19 mai et 30 novembre. Penseurs majeurs du XXe siècle, ils sont pourtant largement ignorés de la gauche… qui gagnerait d'autant plus à les lire en priorité. Leurs analyses développent en effet une critique culturelle radicale des sociétés sous le capitalisme et offrent des outils conceptuels puissants pour comprendre notre présent.</p>
<p>Plus conservateur que progressiste</p>
<p>Dans le Manifeste du Parti communiste (1848), <a href="https://www.marianne.net/agora/lectures/la-lutte-finale-on-a-lu-les-dernieres-annees-de-karl-marx-de-marcello-musto">Karl Marx</a> et <a href="https://www.marianne.net/agora/engels-vrai-pere-du-marxisme">Friedrich Engels</a> écrivaient : « La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment […] l'ensemble des rapports sociaux […]. Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tout le système social, cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l'époque bourgeoise de toutes les précédentes. Tous les rapports sociaux, figés et couverts de rouille, avec leur cortège de conceptions et d'idées antiques et vénérables, se dissolvent […]. Tout ce qui avait solidité et permanence s'en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané […]. » À maints égards, les travaux de Debord, Lasch et Ellul approfondissent ce constat et prolongent la pensée de Marx, quoique d'une façon très hétérodoxe, loin du dogmatisme des syndicats ou du Parti communiste contemporains.</p><p>C'est, en bonne partie, à <a href="https://www.marianne.net/agora/entretiens-et-debats/jean-claude-michea-les-nouvelles-classes-moyennes-urbaines-ont-pour-role-dencadrer-le-capitalisme">Jean-Claude Michéa</a> et aux éditions Climat – à présent sous parapluie Flammarion – que l'on doit l'introduction en France des écrits de l'historien et sociologue américain Christopher Lasch, né en 1932. En 2003, dans une recension de son essai Le seul et vrai paradis. Une histoire de l’idéologie du progrès et de ses critiques, la Revue du MAUSS (Mouvement anti-utilitaire en sciences sociales) le présente comme « historien (et figure hétérodoxe) de la gauche américaine, spécialiste de l’histoire de la famille et des femmes, critique de la société thérapeutique et du narcissisme contemporains, pourfendeur des nouvelles élites du capitalisme avancé », animé par une « volonté de poursuivre une analyse de la société moderne dans la perspective d’une théorie critique de la culture contemporaine et de ses idéologies, notamment des idéologies progressistes ».</p><p>À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/entretiens-et-debats/laurent-ottavi-le-populisme-de-lasch-articule-des-traditions-liberales-socialistes-conservatrices-et-religieuses">Laurent Ottavi : "Le populisme de Lasch articule des traditions libérales, socialistes, conservatrices et religieuses"</a></p><p>Son œuvre – une dizaine d'ouvrages, dont sept traduits en français – analyse les mutations de la société et du sujet états-uniens depuis le XIXe siècle. Contrairement aux gauches qui dominent le champ politique et intellectuel, Lasch est plutôt conservateur que progressiste sur le plan social, plutôt partisan des petits artisans et producteurs que du salariat et de l'industrie, plus favorable à l'autonomie qu'au dirigisme étatique, aux petites unités sociales et à l'enracinement – au sens de <a href="https://www.marianne.net/agora/analyses/ecologie-travail-progres-pourquoi-simone-weil-a-encore-raison-80-ans-apres-sa-mort">Simone Weil</a> – en tant que cadres de formation de l'esprit civique qu'au gigantisme métropolitain et au « bougisme » de la gauche contemporaine.</p>
<p>L'importance de la Technique</p>
<p>Dans son essai Christopher Lasch face au Progrès (L'Escargot, 2022), Laurent Ottavi estime que les « douloureuses épreuves à venir » rendront d'autant plus nécessaire de redécouvrir sa pensée qu'elles « exigeront de revenir à l'essentiel : la vie intérieure et la vie publique ; la capacité d'initiative ; les grands desseins ; les liens de fidélité ; la solidarité ; la transmission ; le courage ; la morale ; l'indépendance ; la conscience de ses obligations ; le sens du sacrifice, tiré d'une compréhension de l'âpreté et de la tragédie de la vie ». Aux antipodes du catéchisme du Progrès qui anime la gauche… C'est en elles que Lasch voit les ferments d'une vie libre et autonome.</p><p>Lui aussi sociologue et historien, l'anarchiste et théologien protestant Jacques Ellul, né en 1912, s'est interrogé, encore jeune : « Si Marx vivait aujourd'hui, quel serait pour lui l'élément fondamental de la société ? » Selon lui, c'est la Technique qui constituerait un déterminant plus important que l'économie. Concept central de son œuvre, la Technique n'inclut pas que l’ensemble des outils, procédés et procédures de l’industrie moderne, concrets (automobiles, ordinateurs…) ou abstraits (management, marketing…), mais désigne aussi le principe qui préside à leur développement exponentiel.</p><p>Les techniques modernes, loin d'être au service des humains, ont acquis leur autonomie, au point que, dans L'Empire du non-sens, il écrit que « c’est la Technique elle-même qui devient un milieu [...]. C’est-à-dire ce dans quoi on trouve les possibilités de vivre, les orientations de sa vie, ce qui nous entoure totalement, et ce que nous sommes obligés de connaître avant de connaître quoi que ce soit d’autre. La Technique nous entoure comme un cocon total et sans faille qui rend la Nature parfaitement inutile (à notre évaluation immédiate), dominée, secondaire, et insignifiante. »</p><p>À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/culture/jacques-ellul-precurseur-de-l-ecologie-politique-et-de-la-decroissance">Jacques Ellul, précurseur de l’écologie politique et de la décroissance</a></p><p>Du ministre ou du PDG sautant de téléconférence en avion au livreur Deliveroo téléguidé par un algorithme, de l’employé filant sur sa trottinette électrique un casque sur les oreilles lui diffusant de la musique électronique à l'ado abîmant son temps sur son « smartphone », tout notre environnement contemporain confirme les analyses d'Ellul. « Par son caractère englobant, et l'ensemble des interactions qu'il provoque, le développement technologique entretient un imaginaire de puissance et de croissance et intègre toujours plus d'éléments nouveaux, y compris les êtres vivants. Nous vivons à notre corps défendant dans un univers de plus en plus technicisé, dont il convient de saisir les enjeux », résume Édouard V. Piély dans Jacques Ellul : Face à la puissance technologique (L'Escargot, 2024).</p>
<p>Debord et le Spectacle</p>
<p>En comparaison avec les sages universitaires Lasch et Ellul, Guy Debord fait plus « rock'n'roll », en raison d'un ancrage dans les avant-gardes. Il fonde successivement l'Internationale lettriste (1952-1957), puis l'Internationale situationniste (1957-1972). Partageant avec <a href="https://www.marianne.net/culture/litterature/arthur-rimbaud-un-siecle-et-demi-plus-tard-la-force-inalterable-de-une-saison-en-enfer">Arthur Rimbaud</a> la certitude que « la vraie vie est absente », Debord et les situationnistes ont la « conviction que c'est dans la vie quotidienne que se jouent le plus immédiatement les transformations révolutionnaires », écrit Patrick Marcolini dans Le mouvement situationniste. Une histoire intellectuelle (L'échappée, 2013).</p><p>À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/anselm-jappe-pour-debord-le-capitalisme-a-fait-reculer-la-misere-materielle-au-prix-dune-alienation-grandissante">Anselm Jappe : "Pour Debord, le capitalisme a fait reculer la misère matérielle au prix d’une aliénation grandissante"</a></p><p>La création de « situations », la psychogéographie, les « dérives » à travers les grandes villes introduisent le jeu comme un art de vivre destiné à réinventer la vie, déprise du prévisible, de l'utilitaire – c'est-à-dire de l'emprise marchande sur l'existence : « Se masquer la question politique posée par la misère de la vie quotidienne veut dire se masquer la profondeur des revendications portant sur la richesse possible de cette vie ; revendications qui ne sauraient mener à moins qu'à une réinvention de la révolution », affirme Debord en 1961. Révolution qui ne saurait passer par les « bureaucraties politiques et syndicales de gauche », qui ne sont à ses yeux qu'« un mécanisme d'intégration à la société capitaliste ».</p><p>À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/entretiens-et-debats/patriotes-critiques-du-progres-et-defenseurs-des-limites-on-vous-presente-les-conservateurs-de-gauche">Patriotes, critiques du progrès et défenseurs des limites : on vous présente les "conservateurs de gauche"</a></p><p>Par son œuvre très diverse (tracts, revues, films, essais) et sa vie même, Guy Debord a tenté d'unir théorie critique et pratique révolutionnaire dans le sens d'une autonomie indissociablement individuelle et collective. Sa réflexion l'a conduit à théoriser le concept qui donne son titre à son essai majeur : La Société du spectacle (1967). Par « spectacle », Debord décrit un « phénomène de dépossession par lequel l'homme contemple ce dont il est exclu », <a href="https://www.marianne.net/agora/lectures/portrait-dun-penseur-radical-on-a-lu-guy-debord-abolir-le-spectacle-demmanuel-roux">explique Emmanuel Roux</a> (Guy Debord. Abolir le spectacle, Michalon, 2022). Il synthétise le règne totalisant de la marchandise, la domination des images et représentations sur la vie vécue, la dépossession pour chacun du pouvoir sur sa vie. Ses critiques de la séparation et de la spécialisation qui divisent décisionnaires et exécutants, spectacle et spectateurs, n'ont rien perdu de leur tranchant. Mieux : elles ont gagné en acuité à mesure que, comme il l'écrivait en 1978, « le spectacle n’a fait que rejoindre plus exactement son concept ».</p><p>Il est lointain le temps où Debord prônait un idéal révolutionnaire de conseils ouvriers s'autodéterminant démocratiquement. De Netflix, Amazon et Twitter à Uber et Deliveroo, la Technique, le narcissisme et le spectacle ont étendu – notamment via les smartphones – une emprise presque totale sur les modes de vie et les imaginaires. Et si la vraie « déconstruction », la vraie « décolonisation » qu'il convenait d'engager passait par les voies tracées par Lasch, Ellul et Debord ?</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 03 May 2024 21:48:07 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/955/le-changement-climatique-est-normal-et-naturel-et-ne-peut-etre-controle</link>
	<title><![CDATA[Le changement climatique est normal et naturel et ne peut être contrôlé]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Frits Byron Soepyan − Le 30 mars 2024 −  Source <a href="https://www.realclearmarkets.com/articles/2024/03/30/climate_change_is_normal_and_natural_and_cant_be_controlled_1021250.html">Real Clear Markets</a></p><p></p><p>La NASA a <a href="https://climate.nasa.gov/">affirmé</a> que “la Terre se réchauffe à un rythme sans précédent” et que “l’activité humaine en est la cause principale”. D’autres ont proposé de dépenser des milliards de dollars pour <a href="https://www.usaid.gov/climate/progress-on-climate-finance">contrôler</a> le climat. Mais sommes-nous responsables du changement climatique ? Et que pouvons-nous faire pour y remédier ?</p><p>“Le climat de la planète Terre n’a jamais cessé de changer depuis la genèse de la Terre, parfois relativement rapidement, parfois très lentement, mais toujours sûrement”, déclare <a href="https://co2coalition.org/teammember/patrick-moore/">Patrick Moore</a> dans <a href="https://www.google.com/books/edition/Fake_Invisible_Catastrophes_and_Threats/r8dizgEACAAJ?hl=en">Fausses catastrophes invisibles et menaces de malheur</a>. Espérer un “climat parfait et stable” est aussi futile que d’espérer que le temps sera toujours le même et agréable, tous les jours de l’année, pour toujours.</p><p>En d’autres termes, le changement climatique est normal et naturel, et vous pouvez oublier de le contrôler.</p><p>Par exemple, les <a href="https://www.space.com/solar-cycle-frequency-prediction-facts">cycles solaires</a>, déterminés par le champ magnétique du Soleil sur des périodes de 8 à 14 ans, exercent une influence majeure sur le temps et le climat. Ils libèrent des quantités variables d’énergie et produisent des taches solaires sombres à la surface du Soleil. Les <a href="https://wattsupwiththat.com/2023/07/05/solar-activity-cycle-25-surpasses-cycle-24/">effets</a> des cycles solaires sur la Terre varient, certaines régions se réchauffant de plus de 1°C et d’autres se refroidissant.</p><p>Les changements climatiques résultent des variations de l’interaction de l’énergie solaire avec la couche d’ozone de la Terre, ce qui influence les niveaux d’ozone et les températures stratosphériques. Celles-ci, à leur tour, influencent la vitesse des vents d’ouest en est et la stabilité du vortex polaire. Le fait que le vortex polaire reste stable et proche de l’Arctique ou qu’il plonge vers le sud détermine si les hivers aux latitudes moyennes de l’hémisphère nord sont rigoureux ou doux.</p><p>Outre les cycles solaires, il existe trois <a href="https://climate.nasa.gov/news/2948/milankovitch-orbital-cycles-and-their-role-in-earths-climate">cycles de Milankovitch</a> dont la durée varie de 26 000 à 100 000 ans. Ils comprennent l’excentricité, ou la forme, de l’orbite elliptique de la Terre autour du Soleil. De petites fluctuations dans la forme de l’orbite influencent la durée des saisons. Par exemple, lorsque l’orbite ressemble davantage à un ovale qu’à un cercle, les étés de l’hémisphère nord sont plus longs que les hivers et les printemps plus longs que les automnes.</p><p>Les cycles de Milankovitch impliquent également l’obliquité, c’est-à-dire l’angle d’inclinaison de l’axe de la Terre. Cette inclinaison explique l’existence de saisons, et plus l’inclinaison de la Terre est importante, plus les saisons sont extrêmes. Des angles d’inclinaison plus importants peuvent entraîner la fonte et le recul des glaciers et des calottes glaciaires, car chaque hémisphère reçoit plus de rayonnement solaire pendant l’été et moins pendant l’hiver.</p><p>Enfin, la Terre en rotation, telle une toupie, oscille légèrement sur son axe. Connu sous le nom de précession, ce troisième cycle de Milankovitch provoque des contrastes saisonniers plus marqués dans un hémisphère et moins marqués dans l’autre.</p><p>Les courants océaniques et éoliens, qui se déplacent de l’espace vers la Terre, influencent également le climat.</p><p>Par exemple, en <a href="https://oceanservice.noaa.gov/facts/ninonina.html">temps normal</a>, dans l’océan Pacifique, les alizés soufflent d’est en ouest le long de l’équateur, poussant les eaux de surface chaudes de l’Amérique du Sud vers l’Asie. Lors du phénomène <a href="https://oceanservice.noaa.gov/facts/ninonina.html">El Niño</a>, les alizés faiblissent et les eaux chaudes s’inversent, se déplaçant vers l’est et la côte ouest des États-Unis. D’autres fois, pendant <a href="https://oceanservice.noaa.gov/facts/ninonina.html">La Niña</a>, les alizés deviennent plus forts que d’habitude et davantage d’eau chaude est poussée vers l’Asie. Aux États-Unis et au Canada, ces phénomènes font que certaines régions deviennent plus chaudes, plus froides, plus humides ou plus sèches que d’habitude.</p><p>Outre El Niño et La Niña, il existe également <a href="https://www.climate.gov/news-features/understanding-climate/climate-variability-north-atlantic-oscillation">l’oscillation nord-atlantique</a>, qui est due à une faible pression atmosphérique dans l’océan Atlantique Nord, près du Groenland et de l’Islande (connue sous le nom de dépression subpolaire ou dépression islandaise), et à une forte pression atmosphérique dans le centre de l’océan Atlantique Nord (connue sous le nom d’anticyclone subtropical ou d’anticyclone des Açores). La force relative de ces régions de basses et hautes pressions atmosphériques influe sur le climat de l’est des États-Unis et du Canada, ainsi que sur celui de l’Europe, en influençant à la fois les températures et les précipitations.</p><p>De même, c’est grâce aux <a href="https://www.britannica.com/video/185630/role-cells-extent-Hadley-rainforests-deserts">cellules de Hadley</a> que la Terre possède des forêts pluviales équatoriales délimitées par des <a href="https://earthobservatory.nasa.gov/biome/biodesert.php">déserts</a> au nord et au sud. Comme le soleil réchauffe le plus la Terre à l’équateur, l’air de part et d’autre de l’équateur est plus froid et plus dense. Par conséquent, l’air frais souffle vers l’équateur tandis que l’air équatorial chaud et moins dense s’élève et se refroidit, libérant de l’humidité sous forme de pluie et créant une végétation luxuriante. L’air ascendant et plus sec atteint la stratosphère en soufflant vers le nord et le sud pour s’installer dans les régions rendues arides par le manque d’humidité atmosphérique.</p><p>Ces phénomènes et d’autres qui influencent notre climat échappent largement au contrôle de l’homme.</p><p>Frits Byron Soepyan</p><p>Associé scientifique et de recherche à la CO2 Coalition, Arlington, VA, est titulaire d’un doctorat en génie chimique de l’université de Tulsa et a travaillé comme ingénieur en systèmes de traitement et chercheur dans des projets liés à l’énergie.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/954/ropke-l%E2%80%99economiste-qui-voulait-depasser-l%E2%80%99offre-et-la-demande</guid>
	<pubDate>Fri, 03 May 2024 13:03:07 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/954/ropke-l%E2%80%99economiste-qui-voulait-depasser-l%E2%80%99offre-et-la-demande</link>
	<title><![CDATA[Röpke, l’économiste qui voulait dépasser l’offre et la demande]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Le fondateur de l’ordo-libéralisme, un courant qui vise à créer les conditions-cadres permettant la concurrence libre, était opposé au capitalisme de laissez-faire cher à Adam Smith, celui de l’ordre spontané et de la main invisible. Il préférait une voie médiane qui intègre un filet de sécurité sociale, selon Richard Ebeling, professeur d’éthique à l’école de management «The Citadel», aux Etats-Unis. Le penseur allemand, cofondateur de l’Institut du Mont Pèlerin qui allait donner naissance au néo-libéralisme, s’est toujours inquiété de la déshumanisation de la société. Il ne considérait l’économie que dans ses relations avec la société.</p>
<p>Un fort impact sur la Suisse</p>
<p>Wilhelm Röpke est né près de Hanovre en 1899. Professeur d’économie à 24 ans, le plus jeune d’Allemagne, il fut très tôt confronté aux totalitarismes, qu’ils soient communiste, fasciste ou nazi. Dénonçant la politique national-socialiste et sa brutalité, il perdit son emploi et fuit en Turquie puis, dès 1937, à Genève pour y enseigner à l’Institut Universitaire de Hautes Etudes Internationales (IUHEI), aujourd'hui l'IHEID. Il y resta 30 ans. «Lors de ses cours, passionné et détaché de l’objectivité scientifique, il y avait de l’électricité dans l’air», a indiqué Richard Ebeling.</p><p>Ses écrits ont été nombreux. Aux côtés d’ouvrages, comme «Civitas Humana», il publia ses analyses dans la Gazette de Lausanne ainsi que la NZZ. Son impact a été majeur tant en Suisse qu’en Allemagne. Pour Pierre Bessard, directeur de l’Institut Libéral, «si la Suisse est l’économie la plus libre d’Europe et si elle a si bien résisté au centralisme en vigueur en Europe, c’est aussi grâce à Wilhelm Röpke et à celui qui l’a invité à Genève, le libéral William Rappard, fondateur de l’IUHEI».</p><p>Défenseur d’un libéralisme défini par son ouverture et sa tolérance, Wilhelm Röpke a toujours été critique à l’égard de l’intervention de l’État, parce qu’elle crée un risque de déshumanisation des relations sociales. «Avec l’augmentation de la taille de l’État providence, la redistribution réelle ne se fait pas de Pierre à Paul, mais de Pierre à l’État, et c’est ce dernier qui définit qui reçoit et combien», a déclaré Richard Ebeling. Sa critique de l’État n’était donc pas économique, mais éthique. La politique sociale étatique détruit, à son avis, la classe moyenne et les modes de coopération volontaire entre individus et petits groupes. Les valeurs défendues par Wilhelm Röpke étaient celles de la bourgeoisie, celles de liberté, de responsabilité, de fidélité et leur ancrage dans la famille, la religion, la communauté.</p><p>Cet avocat de l’État minimum, aurait aujourd’hui critiqué l’UE et son intégration sous la contrainte, préférant une forme d’association flexible entre pays membres, a ajouté Richard Ebeling.</p><p>Libéral sans aucun doute, Wilhelm Röpke était, sous maints aspects, également un conservateur. Pessimiste à l’égard de la modernité, de l’industrialisation, de l’urbanisation et adversaire des grandes compagnies, il cherchait à préserver les valeurs d’antan. Mais, selon Tim Petersen, chercheur à l’Institut Röpke, «c’était un utopiste rétrograde dans la mesure où les valeurs qu’il voulait conserver n’ont jamais existé». Il était aussi conservateur par son opposition au droit de vote des femmes. Pourtant, les conservateurs eux-mêmes ne l’appréciaient guère, tant il était favorable au libre échange et critique à l’égard de l’État, écrit Gerhard Schwarz, ex-directeur d’Avenir Suisse, dans la NZZ.</p><p>Lire dans les archives:</p><p><a href="http://www.letempsarchives.ch/page/JDG_1966_02_14/3/roepke" rel="nofollow noopener" target="_blank">L’annonce du décès de Wilhelm Röpke</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/953/le-phenomene-telegram-a-la-fois-messagerie-et-reseau-social-un-concurrent-serieux-pour-meta</guid>
	<pubDate>Sun, 28 Apr 2024 11:12:15 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/953/le-phenomene-telegram-a-la-fois-messagerie-et-reseau-social-un-concurrent-serieux-pour-meta</link>
	<title><![CDATA[Le phénomène Telegram, à la fois messagerie et réseau social : un concurrent sérieux pour Meta ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Quelles sont ses forces, ses faiblesses et les possibilités de son évolution future ?</p>
<p>Telegram ne se limite pas à être une application de messagerie instantanée qui compte plus de 900 millions d’utilisateurs actifs mensuels. C’est également un réseau social prometteur, en passe de devenir un sérieux concurrent pour les plateformes Meta. En outre, Telegram est une société privée totalement possédée par son fondateur. L’entreprise compte seulement 30 ingénieurs et ne possède pas de département des ressources humaines. Telegram mise sur la qualité et la fiabilité de ses services plutôt que sur le marketing pour attirer et fidéliser ses utilisateurs. La société s’engage aussi à préserver une impartialité politique.</p><p></p><p>Telegram a été développé en 2013 par les frères Pavel et Nikolaï Dourov. L’accent principal a été mis sur la transmission sécurisée des données grâce à l’utilisation du protocole cryptographique MTProto, qui assure un chiffrement de bout en bout, du serveur à l’utilisateur pour les chats standards, et d’utilisateur à utilisateur pour les chats secrets. Pendant longtemps, Telegram fonctionnait sans modèle de monétisation. Pendant ce période, il était financé par son PDG Pavel Dourov. En 2015 Durov a admit que le fonctionnement de Telegram lui coûtait 12 millions de dollars par an. </p><p>Aujourd’hui, Telegram dispose de deux principales sources de monétisation : l’abonnement premium et la publicité. L’introduction de méthodes de monétisation n’a pas détérioré l’expérience utilisateur. La version premium offre seulement un petit ensemble de fonctionnalités supplémentaires, telles que la déchiffrement de messages audio et vidéo en texte et la possibilité d’interdire aux autres utilisateurs d’envoyer des messages vocaux. La publicité apparaît uniquement dans des chaînes publiques sous forme de courts messages textuels. Les publicités sont clairement indiquées et ne peuvent être confondues avec le contenu.</p><p>Examinons d’autres fonctionnalités qui distinguent Telegram de ses concurrents. D’abord, Telegram n’est pas seulement une messagerie instantanée, mais aussi un réseau social grâce à ses chaînes. Une chaîne Telegram est un outil de communication unidirectionnelle, mais les utilisateurs peuvent laisser des réactions et des commentaires. L’utilisation des chaînes est pleinement intégrée dans l’interface utilisateur : les messages des chaînes arrivent comme de simples messages privés. Il est à noter que Telegram n’utilise pas de système de recommandation : les utilisateurs voient sur la page principale uniquement les chaînes auxquels ils sont abonné, et elles s’affichent dans l’ordre chronologique des dernières publications. Cela permet d’éviter que des chaînes moins populaires mais importants pour l’utilisateur ne se perdent dans le flux de nouvelles.</p><p>Une autre caractéristique remarquable de Telegram est son stockage cloud gratuit. Tant que le compte reste actif, tous les fichiers, photos, audios et vidéos sont sauvegardés sans limitation de volume. L’application elle-même ne nécessite pas plus de 100 Mo de mémoire, et le cache peut toujours être nettoyé via le menu principal.</p><p>Telegram offre également de vastes options pour la gestion de l’envoi de messages : il est possible de programmer l’envoi, d’envoyer des messages sans notification ou de créer des messages qui s’auto-détruisent. Les utilisateurs peuvent aussi interdire la retransmission de leurs messages.</p><p>Le code de Telegram et son API sont ouverts aux développeurs. Il existe également une API pour les chat bots. Les possibilités d’interaction avec les chat bots sont presque illimitées, allant de la création de stickers à partir de photos au paiement de services, en passant par l’intégration avec des outils comme Chat GPT et Midjourney. Un chat bot ressemble à n’importe quel autre chat, l’interaction reste simple et intuitive. </p><p>Une autre fonctionnalité utile de Telegram est la possibilité de remplacer le numéro de téléphone enregistré sur le profil par un pseudonyme. Les utilisateurs peuvent également être recherchés par ce pseudonyme, ce qui ajoute une couche de confidentialité et permet de garder le numéro de téléphone mobile secret.</p><p>Telegram possède de nombreuses fonctionnalités utiles, mais l’une des plus importantes est la présence de chats secrets, où le chiffrement de bout en bout va d’un utilisateur à l’autre. Cela signifie que les messages sont stockés uniquement sur les appareils des participants au dialogue. Pourquoi alors tous les chats ne sont-ils pas chiffrés de cette manière par défaut ? La raison en est que si l’appareil est perdu, les données des chats secrets ne peuvent pas être récupérées, et il n’est pas possible de se connecter à ces chats à partir de différents appareils via un seul compte. </p><p>Selon DataAI, Telegram se classe actuellement sixième parmi les applications les plus utilisées dans le monde. Cette popularité attire inévitablement l’attention des services de sécurité nationaux de différents pays ainsi que de grandes corporations comme Google et Apple, qui cherchent à exercer un contrôle sur la plateforme. Apple menace parfois de retirer Telegram de l’AppStore et entrave ses mises à jour, tandis que Google a bloqué la technologie de domain fronting, qui constituait une protection importante pour le messager contre les blocages. Comment Telegram réussit-il à rester indépendant et à maintenir sa neutralité?</p><p>Premièrement, Telegram appartient à son fondateur, ce qui lui permet de prendre des décisions indépendantes sans ingérence extérieure. Deuxièmement, le siège de Telegram est basé aux Émirats Arabes Unis, un pays connu pour sa neutralité politique.</p><p>La pandémie de COVID-19 a révélé l’ampleur de la liberté offerte par Telegram, se manifestant par sa gestion de la communication durant cette période critique. Telegram est devenu l’un des rares réseaux sociaux à ne pas censurer les publications critiques sur les mesures de lutte contre le virus et la vaccination. La plateforme a collaboré activement avec les canaux gouvernementaux pour diffuser des informations officielles sur les mesures prises, mais n’a pas bloqué les voix critiques. Ainsi, différentes opinions ont pu coexister sur la plateforme, tandis que les services comme ceux de Meta supprimaient les publications contenant des informations jugées peu fiables. « Il est sensé de confronter des opinions opposées et d’espérer que la vérité émerge de ces débats, » a déclaré Pavel Dourov dans une interview.</p><p>Les principaux problèmes qui limitent la popularité de Telegram incluent les risques liés à l’utilisation de son haut niveau de confidentialité à des fins malveillantes et le nombre relativement faible d’utilisateurs dans certains pays. La sécurité et la liberté représentent un dilemme complexe. Cependant, il est important de se rappeler que le chiffrement de bout en bout protège la liberté d’expression et aide à se défendre contre le piratage, le vol de données, la fraude et la divulgation illégale d’informations. En ce qui concerne le manque d’utilisateurs, Telegram offre toujours d’importantes possibilités. Bien que tous les amis et membres de la famille ne soient pas inscrits sur cette plateforme, Telegram peut être utilisé non seulement pour communiquer, mais aussi comme un réseau social pour lire des chaînes, publier du contenu, ainsi comme un espace de stockage cloud gratuit.</p><p>Actuellement, Telegram compte 41 millions d’utilisateurs en Europe, ce qui est légèrement inférieur au seuil de 45 millions nécessaire pour être reconnu comme une « très grande plateforme ». Cependant, le site officiel de Telegram présente une section sur le Digital Service Act qui détaille les mesures prises par la plateforme pour se conformer à ces normes :</p>
<p>La plateforme définit les comportements et contenus interdits, tels que le spam, la promotion de la violence, le contenu sexuel illégal et d’autres activités illégales.<br />Telegram utilise des méthodes de modération automatiques et manuelles pour son contenu public<br />Actions possibles de Telegram inclut la suspension temporaire ou permanente de certaines fonctionnalités du compte, l’étiquetage des comptes comme « Faux » ou « Fraude », et la possibilité de bloquer ou de supprimer des utilisateurs et du contenu en cas de violations graves.<br />Telegram n’utilise pas d’algorithmes de recommandation pour promouvoir du contenu, mais propose des contenus basés sur les requêtes et abonnements des utilisateurs<br />Les utilisateurs peuvent contacter Telegram via le bot @EURegulation, qui sert de point de contact unique dans le cadre du Digital Service Act. <br />Les autorités de l’UE peuvent contacter Telegram via un représentant à Bruxelles pour les questions liées à l’Acte sur les services numériques.</p>
<p>En 2018, le RGPD a été publié, et peu après, Telegram a mis à jour son application pour se conformer à cette réglementation. Selon un article sur le site officiel de Telegram, la plateforme a été initialement conçue pour protéger les données personnelles, ce qui a nécessité peu de modifications pour répondre aux exigences du RGPD. Telegram propose un chat bot où les utilisateurs peuvent demander une copie de toutes les données enregistrées les concernant et obtenir des clarifications supplémentaires sur la confidentialité.</p><p>Je pense que la popularité de Telegram continuera de croître, bien qu’il ne remplace pas WhatsApp, dont les utilisateurs sont déjà habitués à son interface et possèdent les chats et groupes nécessaires. Étant donné les nombreuses fonctionnalités de Telegram, les deux plateformes peuvent être complémentaires. De plus, il est possible que de nouveaux concurrents émergent, tels que Signal et Olvid, qui sont des plateformes plus récentes et gagnent en popularité.</p><p>Elizaveta Kolpakova</p><p>Liste de références:</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/952/ces-futures-voitures-electriques-qui-arrivent-en-france-vont-revolutionner-la-recharge</guid>
	<pubDate>Sun, 28 Apr 2024 09:05:55 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/952/ces-futures-voitures-electriques-qui-arrivent-en-france-vont-revolutionner-la-recharge</link>
	<title><![CDATA[ces futures voitures électriques qui arrivent en France vont révolutionner la recharge]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Poids lourds de la voiture électrique en Chine, le constructeur Xpeng qui arrive en France cette année profite du Salon de Pékin pour présenter ses nouvelles technologies. Parmi elles, il y a la recharge ultra-rapide avec une puissance phénoménale de 800 kW, de quoi récupérer "un kilomètre d'autonomie toutes les secondes". Ou de recharger une voiture électrique en 5 minutes environ.</p>
<p><a href="https://images.frandroid.com/wp-content/uploads/2023/04/xpeng-s4-supercharger.jpg" target="_blank" rel="noopener"></a><br />Xpeng P7</p>
<p>Si l’autonomie des voitures électriques n’est plus vraiment un souci, on peut toujours se poser quelques questions concernant la densité du réseau de recharge. Au rythme où s’accélèrent les ventes de voitures électriques, le réseau a du mal à suivre dans certains pays.</p><p>Mais au lieu de miser sur la surabondance de bornes de recharge, certains acteurs préfèrent parier sur la puissance de recharge. L’équation est simple : moins une voiture passe de temps à la borne, plus la borne peut accueillir de voitures, et moins il y a besoin de bornes.</p>
<p>Une recharge en moins de cinq minutes ? Ce sera bientôt possible</p>
<p>Les constructeurs chinois sont souvent acteurs de la mobilité au sens large du terme, et comme <a href="https://www.frandroid.com/produits/tesla" target="_blank" rel="noopener">Tesla</a>, ils proposent leur propre réseau de recharge. On pense notamment à Nio et <a href="https://www.frandroid.com/marques/nio/1501594_voiture-electrique-on-a-essaye-la-recharge-des-batteries-en-cinq-minutes-et-cest-bluffant" target="_blank" rel="noopener">son ingénieux système d’échange de batterie</a> qui consiste à changer une batterie vide par une batterie pleine en moins de cinq minutes.</p>
<p><a href="https://images.frandroid.com/wp-content/uploads/2023/12/nio-malmo-1.jpg" target="_blank" rel="noopener"></a><br />Une station d’échange de batterie Nio</p>
<p>Xpeng préfère jouer sur la puissance de recharge. Et les chiffres récemment annoncés sont tout bonnement impressionnants. Le constructeur compte mettre en place d’ici le troisième trimestre des bornes de recharge ultra-rapide capable de recharger à une puissance de 800 kW, soit quasiment autant que pour un camion électrique !</p><p>Plus concrètement, Xpeng annonce que via cette borne, la voiture pourra récupérer un kilomètre d’autonomie par seconde. Faites le calcul, personne ne fait ça actuellement. Cela donnerait virtuellement 3 600 km/h si cette puissance pouvait être soutenue sur une heure, à comparer avec les 2 047 km/h de <a href="https://www.frandroid.com/marques/zeekr/1986202_2047-km-h-cette-voiture-electrique-qui-arrive-en-france-bat-le-record-du-monde-de-recharge" target="_blank" rel="noopener">la Zeekr 001 qui détient actuellement le record</a>. Pour Xpeng, cela donnerait donc une recharge de 10 à 80 % en cinq minutes environ. Encore plus rapide que les 11,5 minutes de la Zeekr 001.</p>
<p>La concurrence est à l’affût</p>
<p>Enfin personne, c’était sans compter sur Dongfeng, <a href="https://www.frandroid.com/survoltes/voitures-electriques/2004192_recharger-sa-voiture-electrique-sera-aussi-rapide-quun-plein-dessence-avec-cette-future-borne" target="_blank" rel="noopener">qui vient d’annoncer quasiment en même temps ses futures bornes de recharge</a>, acceptant un taux de recharge de 8C, c’est-à-dire huit fois la capacité de la batterie. Ainsi, une batterie de 125 kWh pourrait accepter une puissance maximale de 1 000 kW.</p>
<p><a href="https://images.frandroid.com/wp-content/uploads/2023/12/zeekr-borne-recharge-00004.jpeg" target="_blank" rel="noopener"></a><br />Borne de recharge Zeekr</p>
<p>Très bien ces chiffres, mais quand est-il dans la réalité ? Pour le moment, aucune voiture, même chez Xpeng, n’accepte une telle puissance. Cette puissance est atteinte avec une intensité d’environ 1 000 ampères, ce qui signifie donc qu’il faut que la batterie accepte une tension de 1 000 volts et ça n’existe pas encore. Toutefois, certaines voitures s’en rapprochent, comme la <a href="https://www.frandroid.com/marques/nio/1981472_voici-le-premier-moteur-900-volts-pour-voitures-electriques-tout-comprendre-a-cette-technologie-revolutionnaire" target="_blank" rel="noopener">Nio ET9</a> ou la <a href="https://www.frandroid.com/survoltes/voitures-electriques/1978090_voici-la-premiere-voiture-electrique-au-monde-a-se-doter-dune-batterie-solide-revolutionnaire" target="_blank" rel="noopener">IM L6</a> qui dépassent les <a href="https://www.frandroid.com/survoltes/voitures-electriques/1537354_pourquoi-les-voitures-electriques-800-volts-vont-ringardiser-les-modeles-actuels" target="_blank" rel="noopener">900 volts</a>.</p><p>De son côté, l’un des plus grands concurrents de Xpeng, Zeekr, propose aussi des bornes de recharge <a href="https://www.frandroid.com/marques/zeekr/1889617_voici-la-borne-de-recharge-la-plus-rapide-au-monde-le-plein-en-moins-de-5-minutes" target="_blank" rel="noopener">avec une puissance maximale de 800 kW</a>. Zeekr annonce même mieux que Xpeng, avec 1,7 kilomètre d’autonomie récupéré chaque seconde. Mais en dehors de certains camions électriques, comme le <a href="https://www.frandroid.com/marques/tesla/1942964_le-tesla-semi-electrique-et-son-autonomie-xxl-pourrait-bientot-faire-son-arrivee-en-europe-grace-a-cette-loi#:~:text=Le%20Tesla%20Semi%20est%20une,charge%2C%20et%20en%20conditions%20r%C3%A9elles." target="_blank" rel="noopener">Tesla Semi</a> par exemple, aucune voiture n’accepte une telle puissance.</p><p>Précisons que ces bornes de 800 kW de puissance pourrait bien se retrouver en France à l’avenir, puisque <a href="https://www.frandroid.com/survoltes/voitures-electriques/1999512_les-allechantes-voitures-electriques-dxpeng-arrivent-bientot-en-france-pourquoi-on-a-hate-de-les-avoir" target="_blank" rel="noopener">Xpeng prévoit de faire son arrivée dans l’hexagone cette année</a>.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/951/des-jours-sombres-pour-la-voiture-electrique-les-mauvaises-nouvelles-saccumulent</guid>
	<pubDate>Thu, 25 Apr 2024 22:23:31 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/951/des-jours-sombres-pour-la-voiture-electrique-les-mauvaises-nouvelles-saccumulent</link>
	<title><![CDATA[Des jours sombres pour la voiture électrique ? Les mauvaises nouvelles s&#039;accumulent]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Un virage contesté pour la voiture électrique</p><p>Est-ce un tournant décisif ou simplement un obstacle de plus sur la route de la transition énergétique ? La récente cascade de mauvaises nouvelles concernant le secteur des véhicules électriques suscite des interrogations quant à la viabilité de ce marché. Il y a quelques jours, un événement a particulièrement marqué les esprits : Stephen Scherr, le PDG du géant de la location de voitures Hertz, a démissionné suite à un pari massif de l'entreprise sur les véhicules électriques.</p><p>Ces dernières années, Hertz a investi massivement dans l'achat de véhicules électriques, notamment avec une commande importante de véhicules auprès de Tesla et Polestar, dans le but de convertir progressivement sa flotte. Cet investissement ambitieux semble maintenant poser des défis significatifs à l'entreprise, soulignant les incertitudes qui entourent le marché des véhicules électriques.</p><p>Les obstacles à l'adoption de l'électrique</p><p>Les raisons de ce revirement sont multiples. Les clients de Hertz expriment des réticences, principalement dues à la peur de ne pas trouver de stations de recharge facilement. De plus, les coûts de réparation, souvent sous-estimés, s'avèrent bien plus élevés pour les véhicules électriques que pour leurs homologues à moteur thermique. Cela concerne non pas le moteur, mais la carrosserie. Ce phénomène n'est pas isolé. À l'échelle européenne, les derniers chiffres montrent un recul de la part de marché des véhicules électriques au profit du diesel. Les constructeurs eux-mêmes rencontrent des difficultés : Tesla voit le prix de son action chuter, Ford revoit sa stratégie pour son pickup F150 électrique face à un manque d'intérêt des consommateurs, et Volkswagen peine à vendre sa gamme tout électrique ID, malgré d'importants rabais.</p><p>Vers un changement de cap dans l'industrie automobile ?</p><p>La question se pose alors : est-il encore possible de faire machine arrière ? Selon le journaliste économique François Lenglet, la réponse est " oui ". L'Europe prévoit d'interdire la vente de nouveaux véhicules thermiques à partir de 2035, mais déjà, certains à Bruxelles envisagent un scénario plus progressif. Dans ce contexte d'incertitude, comment les constructeurs peuvent-ils planifier leurs investissements ? La solution résiderait dans le pragmatisme, à l'image de ce que propose Stellantis : offrir pour chaque modèle une option hybride (électrique et thermique) sur les mêmes plateformes de fabrication, afin de s'adapter aux demandes fluctuantes des consommateurs.</p><p>Réflexions sur l'avenir de l'électrique</p><p>Peut-on réellement envisager l'abandon de la voiture électrique à ce stade ? La transition vers l'électrique a été initiée de manière quelque peu précipitée, en réaction au scandale du Dieselgate de 2015, qui a révélé les manipulations de plusieurs constructeurs, dont Volkswagen, concernant les émissions de polluants de leurs véhicules. Cette décision s'est faite sans une réelle réflexion sur l'empreinte carbone réelle des véhicules électriques, la mise en place de réseaux de recharge adéquats, la production d'électricité nécessaire, et sans considérer la concurrence chinoise, de plus en plus menaçante pour l'industrie automobile européenne.</p><p>Cet ensemble de circonstances interroge sur la stratégie à adopter pour une transition énergétique réussie. Alors que l'engouement initial pour les véhicules électriques semble s'essouffler, il devient impératif de repenser notre approche en tenant compte des réels besoins des consommateurs, de l'infrastructure disponible et des enjeux écologiques mondiaux. La voiture électrique, présentée comme une solution d'avenir, doit surmonter de nombreux défis pour s'imposer comme une alternative crédible et durable au moteur thermique.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/950/breton-co-les-mousquetaires-du-declin</guid>
	<pubDate>Sat, 13 Apr 2024 07:11:05 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/950/breton-co-les-mousquetaires-du-declin</link>
	<title><![CDATA[Breton &amp; co, les mousquetaires du déclin]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Le navire Atos menace de sombrer avant l’été. En charge de l’informatique des JO, de la Sécu, des impôts ou des centrales nucléaires, le groupe jadis symbole du génie national ploie sous un océan de dettes (4,8 milliards). Les principaux responsables s’appellent Breton, Mustier et Meunier, patrons surpayés multipliant les fautes, et un aréopage de conseillers, repreneurs et administrateurs, dont un ex-Premier ministre (Edouard Philippe) avide de jetons de présence. Blast a enquêté sur les causes et les responsabilités de ce sabordage. A tout seigneur tout honneur, ce premier volet ouvre sur les têtes d’affiche.</p>
<p>Notre site est accessible à tous</p>
<p>Tous nos articles sont donc lisibles, sans abonnement. Blast a choisi ce modèle pour que toutes les personnes qui n'en ont pas<br />
les moyens puissent s'informer.</p><p>Vous pouvez faire un don à partir de 1€,<br />et vous abonner à partir de 5€.</p><p>C'est grâce à vous que nous pouvons rester indépendants et accessible à toutes et tous.</p><p><a href="https://www.blast-info.fr/soutenir">Je soutiens Blast</a></p><p>Merci !</p><p>Crédits photo/illustration en haut de page :<br />Diane Lataste</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/949/et-si-la-voiture-electrique-adoptait-le-modele-economique-du-telephone-mobile-economie</guid>
	<pubDate>Wed, 10 Apr 2024 17:18:08 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/949/et-si-la-voiture-electrique-adoptait-le-modele-economique-du-telephone-mobile-economie</link>
	<title><![CDATA[Et si la voiture électrique adoptait le modèle économique du téléphone mobile ? | Economie]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Alors que la commercialisation de la <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-voiture-electrique" title="voiture electrique">voiture électrique</a> produite en grande série est sur le point de démarrer au Japon, aux Etats-Unis, en Italie, en France, etc., la question de son modèle économique reste posée.</p><p><br />Si les nouvelles <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-voitures-electriques" title="voitures electriques">voitures électriques</a> n'ont pas à rougir de leurs lignes et apportent une vraie valeur ajoutée en terme de silence de fonctionnement, elles restent pénalisées par rapport aux <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-voitures" title="voitures">voitures</a> à moteurs thermiques dans plusieurs domaines majeurs.</p><p><br />La comparaison n'est guère à l'avantage du <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-vehicule-electrique" title="vehicule electrique">véhicule électrique</a> en matière d'agrément de conduite. Il est difficile de parler de plaisir de conduite au volant d'une <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-voiture" title="voiture">voiture</a> électrique alourdie de batteries de 150 à 200 kg dont la vitesse est bridée par l'électronique ainsi que par de multiples dispositifs d'aide à la conduite écologique qui visent à dissuader le conducteur de la moindre accélération vive qui réduit d'autant l'autonomie de la voiture.</p><p><br />Quant à son <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-prix" title="prix">prix</a>, il pourrait rester dissuasif vis-à-vis de la clientèle des particuliers et constituer un frein à l'<a href="https://www.latribuneauto.com/fr-achat" title="achat">achat</a> et au développement du marché de la voiture électrique au niveau mondial. Les incitations fiscales des gouvernements pourront certainement avoir un effet d'entraînement provisoire, mais combien de temps les contribuables Français accepteront que chaque voiture électrique zéro émission vendue consomme 5 000 euros sur le budget de l'Etat en super <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-bonus-ecologique" title="bonus ecologique">bonus écologique</a> ?</p><p><br />Si les sondages réalisés sur les intentions d'achat en matière de <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-vehicules-electriques" title="vehicules electriques">véhicules d'électriques</a> mettent en avant qu'une majorité de Français est prête à <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-acheter-voiture-electrique" title="acheter voiture electrique">acheter une voiture électrique</a>, au même prix qu'une voiture thermique, combien seraient-ils avec des voitures électriques vendues de 10 000 à 15 000 euros plus chères qu'une voiture thermique?</p><p><br />Dans ce panorama électrique, la faible autonomie du véhicule électrique, handicapée par le poids élevé des batteries constituent le talon d'Achille de la voiture électrique depuis plus de cent ans.</p><p><br />La première voiture à dépasser la vitesse de 100 km/h en 1899 n'est autre que la Jamais Contente, une voiture électrique !</p><p><br />Sans compter la durée de vie des batteries, et donc des voitures, qui ne devrait guère aller au-delà des dix ans du fait des pertes de charge subies.</p><p><br />Difficile dans ces conditions de croire au scénario envisagé par <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-renault" title="renault">Renault</a> qui table sur une part de marché du véhicule électrique à l'horizon 2020 de 10%. Les prévisions de <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-volkswagen" title="volkswagen">Volkswagen</a> qui situent le véhicule électrique à 1.5% du marché semblent plus raisonnables.</p><p><br />N'y-a-t-il pas aujourd'hui sur les routes Françaises moins de 10 000 véhicules électriques en circulation, pour près de 40 millions de voitures en circulation, alors que PSA <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-peugeot" title="peugeot">Peugeot</a>-Citroën est historiquement l'un des principaux constructeurs <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-automobiles" title="automobiles">automobiles</a> de voitures électriques au monde ?</p><p><br />Indépendamment de la conception et de la construction de voitures électriques par les constructeurs électriques, le développement à grande échelle du véhicule électrique implique la mise en place d'une coûteuse infrastructure de recharge et d'échange des batteries.</p><p><br />Et c'est là que le modèle économique du téléphone portable devient une solution pour développer le véhicule électrique.</p><p><br />Une comparaison avec la situation du marché du téléphone mobile a été réalisée par le cabinet BearingPoint dans « Le modèle du téléphone mobile au secours de la voiture électrique ».</p><p><br />Elle met en évidence le potentiel technologique de la téléphonie mobile au début des années 1990, mais son absence de modèle économique viable et pérenne. Des antennes trop rares, une trop faible autonomie et des prix dissuasifs qui limitaient l'usage des téléphones mobiles à quelques cadres dirigeants d'entreprises. 20 ans après, le taux d'équipement des Français en téléphone mobile dépassent les 90%, et le secteur de la téléphonie mobile est l'un des plus rentables au monde.</p><p><br />C'est la construction d'un réseau d'antennes relais et la subvention de la vente des téléphones mobiles lors de l'achat de forfait de <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-consommations" title="consommations">consommations</a> téléphoniques qui a permis ce développement.</p><p><br />Selon Bearing Point, c'est en s'inspirant du modèle économique de la téléphonie mobile que le marché du véhicule électrique se développera, « La batterie pourrait être à la voiture ce que la carte SIM est au téléphone ».</p><p><br />Le conducteur achèterait un véhicule électrique sans batterie au constructeur <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-automobile" title="automobile">automobile</a> au <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-prix-voiture" title="prix voiture">prix d'une voiture</a> thermique diesel. Il souscrirait parallèlement  à un forfait de mobilité comprenant la location d'une batterie, sa recharge, son échange et son entretien. C'est un prestataire de service de mobilité qui assurerait ce service, à l'instar de Better Place en Israël et au Danemark.</p><p><br />Pour ne pas être dissuasif, ce forfait mensuel devrait être vendu à environ 100 euros par mois. Une somme qui au volant d'une citadine diesel permettraient de parcourir environ 2 000 km par mois.</p><p>L'opérateur de mobilité pourrait réaliser au fil des ans des économies d'échelle rendant ce service de mobilité rentable et assurer le recyclage des batteries lithium-ion des <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-vehicules-zero-emission" title="vehicules zero emission">véhicules zéro-émission</a>.</p><p><br />A ce jour, sauf erreur de notre part, à l'horizon du premier semestre 2011, seul Better Place, en Israël et au Danemark, se prépare à assurer ce service de mobilité avec un système de recharge des batteries levant dans la pratique la contrainte d'autonomie de la voiture électrique.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/948/bitcoin-will-never-be-a-currency%E2%80%94its-something-way-weirder</guid>
	<pubDate>Sun, 07 Apr 2024 18:18:29 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/948/bitcoin-will-never-be-a-currency%E2%80%94its-something-way-weirder</link>
	<title><![CDATA[Bitcoin Will Never Be a Currency—It&#039;s Something Way Weirder]]></title>
	<description><![CDATA[<p>The value of bitcoin surged past $1,000 this week, the first time it has reached such heights since late 2013. But don't let that big number fool you: this strange and controversial technology is no closer to becoming a mainstream currency. Even Olaf Carlson-Wee, the first employee at Coinbase, <a href="https://www.wired.com/2014/03/what-is-bitcoin/">the country's most important bitcoin company</a>, will tell you that bitcoin will never be a substitute for the dollar.</p><p class="paywall">"It was a big mistake that any of this was ever compared to currency," Carlson-Wee says.</p><p class="paywall">This seemingly pessimistic sentiment is what you hear more and more often, not only from people on the fringes on the bitcoin community but those at the heart of it. Bitcoin is not something the average person will ever use to buy and sell stuff, they say, particularly in the US and other Western countries. The world just doesn't need a dedicated digital currency. It's already pretty darn easy to pay for stuff with dollars, thanks to debit cards and the internet and any number of smartphone services. And even if the need was there, too many legal, regulatory, and cultural hurdles stand in bitcoin's path to mainstream adoption. Right now, bitcoin is useful mainly as digital gold---as an investment. Precious metal-style speculation is <a href="http://www.nytimes.com/2017/01/03/business/dealbook/bitcoin-price-soars-fueled-by-speculation-and-global-currency-turmoil.html?_r=0">why bitcoin's value is on the rise</a>: The price is going up because people think the price will keep going up---particularly people in China, which now dominates the bitcoin landscape.</p><p class="paywall">Bitcoin is also a useful way of moving money across international borders, and that will likely be its main application over the next several years. But for Carlson-Wee, bitcoin is most valuable as something else entirely---not as a new currency, not as a new gold, not as a new Western Union, not even as a new stock, but as something that enables financial phenomena that have never existed before, what Carlson-Wee calls "programmatic finance." Through the idea of a blockchain, Carlson-Wee believes, it will power businesses that essentially own and run themselves---a role more important than any one currency.</p><p class="paywall">He believes this so strongly, in fact, that he left Coinbase this past summer to start Polychain Capital, a new kind of hedge fund designed to back this new breed of business. Backed by $10 million in venture capital from the likes of Andreessen Horowitz and Union Square Ventures, Polychain only invests in bitcoin and other digital "tokens" that live on a blockchain, the distributed online ledger that makes bitcoin possible. That may sound like Polychain merely invests in online currencies, but the idea is more ambitious than that. Thanks to <a href="https://www.wired.com/2014/09/ethereum-backers-raise-15-million/">Ethereum</a> and other alternatives to the bitcoin network, such tokens are increasingly prevalent online, and they're intended to function as digital versions of anything that holds value---not just money. Ethereum, for example, runs "smart contracts"---software programs that can potentially drive entire businesses.</p><p class="paywall">"For the first time, we're seeing software automate business itself---the business entity," says Carlson-Wee, who bought his first bitcoin in 2011, when it was $2 a coin, and penned his undergraduate thesis on the technology that same year. With Polychain, he is betting on this new kind of business---and only this new kind of business.</p><p>On Their Own</p><p class="paywall">Carlson-Wee declined to discuss the company's specific investments. But one example of the kind of investment he has his eye on is <a data-offer-url="https://news.bitcoin.com/golem-project-aims-decentralize-internet-computing/" class="external-link" data-event-click="{&quot;element&quot;:&quot;ExternalLink&quot;,&quot;outgoingURL&quot;:&quot;https://news.bitcoin.com/golem-project-aims-decentralize-internet-computing/&quot;}" href="https://news.bitcoin.com/golem-project-aims-decentralize-internet-computing/" rel="noopener" target="_blank">The Golem Project</a>, an effort to create a new incarnation of the world wide web that's completely decentralized. Right now, the web may be distributed across many servers, but it's still run by central authorities such as <a href="https://www.wired.com/2016/10/internet-finally-belongs-everyone/">ICANN</a>, and it still has <a href="https://www.wired.com/2016/10/internet-outage-ddos-dns-dyn/">central points of failure</a>. Golem is creating an alternative system that's completely distributed. No one person or company or government owns it. No one individual or group can decide how it operates or when to shut it down. It operates according to the will of the many.</p><p class="paywall">There's also <a data-offer-url="http://filecoin.io/" class="external-link" data-event-click="{&quot;element&quot;:&quot;ExternalLink&quot;,&quot;outgoingURL&quot;:&quot;http://filecoin.io/&quot;}" href="http://filecoin.io/" rel="noopener" target="_blank">Filecoin</a>, an Amazon-cloud-like data storage service that operates without Amazon or any other central authority. And perhaps most famously, at least in bitoin circles, there's <a href="https://www.wired.com/2016/06/biggest-crowdfunding-project-ever-dao-mess/">the Decentralized Autonomous Organization</a>, better known as the DAO. Also built atop the Ethereum blockchain, the DAO operated as a new kind of venture capital fund, one controlled not by someone like Marc Andreessen or Peter Thiel but by thousands of people spread across the internet. It's a key example, because it shows the weakness in smart contracts: it was hacked last year to the tune of $50 million. The kind of blockchain businesses that interest Carlson-Wee are still a long way from maturity, and as online entities, these creations will never be completely safe from online attack, as Carslon-Wee admits.</p><p class="paywall">But he also believes there are safer ways of building systems like the DAO. They should be built in a modular way, he says, much like any secure software. And he believes that ultimately, decentralized operations like Golem or the DAO will be the norm. One day, he says, the world will use a decentralized Facebook, not Facebook itself, a decentralized Uber, a decentralized Etsy, and on and on into every sector of the economy. "We're going to see whole industries plowed over by software contracts living in these blockchains," he says. Carlson-Wee is not the first person to propose such a future, and he acknowledges that if it arrives at all, it's still a long way off. But his fund is betting that it will.</p><p class="paywall">In may respects, this is a new way of investing (though Polychain <a data-offer-url="http://metastablecapital.com/" class="external-link" data-event-click="{&quot;element&quot;:&quot;ExternalLink&quot;,&quot;outgoingURL&quot;:&quot;http://metastablecapital.com/&quot;}" href="http://metastablecapital.com/" rel="noopener" target="_blank">isn't its only practitioner</a>). If Polychain buys the digital tokens that underpin the Golem Project, it is quite literally buying a piece of the operation. And this is the only way of buying into the operation. The Golem Project isn't really a company. The project has no shares, only blockchain tokens. If Polychain buys these tokens, it isn't quite a VC investment. And it's not really a stock purchase. It's a third thing that doesn't really have a name yet. "There is no company. There is no stock," says Richard Craib, CEO of another crytocurrency-driven hedge fund, <a href="https://www.wired.com/2016/12/7500-faceless-coders-paid-bitcoin-built-hedge-funds-brain/">Numerai</a>, who has also invested in Polychain. "But this feels like a stock."</p><p class="paywall">These radically new financial concepts offer the best context for thinking about bitcoin. It's not something that will improve what the world has, such as money or stock. It's something that will give the world stuff it has never had. Maybe.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Mon, 04 Mar 2024 21:17:04 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[European Apocalypse Now]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les déclarations va-t’en guerre ne cessent de fleurir dans la bouche des hommes politiques, <a href="https://www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-emmanuel-macron-annonce-la-creation-d-une-coalition-pour-fournir-des-missiles-et-bombes-20240226">Emmanuel Macron en particulier</a>, ce qui est plus qu’inquiétant. <a href="https://t.me/kompromatmedia_2/150">Emmanuel Todd, un vrai sage, a dénoncé l’indigence intellectuelle des dirigeants occidentaux</a>. Il aurait dû préciser en premier lieu les Européens. Le but ici de jean-françois Geneste est de décrire pour Russie Politics un scénario catastrophe, hélas crédible sinon probable.</p><p>Reprenons d’une manière un peu plus scientifique le propos de Todd. La Russie n’a que 150 millions d’habitants pour une surface de 17 millions de km². À l’est, elle a la Chine qui en a 1,4 milliard pour 9,6 millions de km² et à l’ouest elle a l’UE et une population d’environ 500 millions pour une superficie de 4,3 millions de km².</p><p>Maintenant, faisons appel à une notion physique intuitive et connue de chacun. Si vous avez un récipient entouré de vide qui est plein d’un gaz et si vous ouvrez le robinet, ce n’est pas le vide qui va l’emplir, mais il va se purger ! Autrement dit, les anciens le disaient dès le moyen âge au moins, la nature a horreur du vide.</p><p>Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, la Russie a vocation à se remplir et on voit bien géopolitiquement qu’elle subit des pressions de tous côtés :</p>
<p>Pression démographique chinoise à l’est avec une forme d’invasion de sociétés de cette nation sinon de nombreux immigrés.<br />Pression européenne à l’ouest qui est plus économique que démographique, mais avec une volonté de faire main basse sur les ressources naturelles russes (comme les Chinois très probablement d’ailleurs de l’autre côté)<br />Pression migratoire des pays d’Asie centrale et anciens membres de l’URSS<br />Pression géopolitique au nord par les États-Unis qui veulent avant tout démanteler un rival stratégique</p>
<p>Nous voyons là le caractère débile des discours euroatlantistes qui prédisent une potentielle volonté d’invasion militaire de l’Europe dans les années à venir une fois le conflit ukrainien réglé. Rien ne saurait être plus faux !</p><p>Comme l’a fait remarquer Dmitri Medvedev, en cas d’implication plus forte de l’OTAN dans l’affrontement, du fait de sa fragilité démographique et de l’étendue de son périmètre (environ 30 000 km), le pays n’a pas les moyens de mener un combat symétrique conventionnel. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu d’avertissements. Ils ont même été assez nombreux pour que nous nous dispensions  de donner quelque référence que ce soit.</p><p>Néanmoins, le scénario de guerre nucléaire totale nous semble prématuré et avoir une « solution » intermédiaire. En effet, un conflit direct avec les USA serait destructeur pour la Russie. Mais une alerte de détermination envers ces derniers serait peut-être suffisante. Voilà la thèse.</p><p><a href="https://photos.onedrive.com/share/A39AF9D379E403FD!17598?cid=A39AF9D379E403FD&amp;resId=A39AF9D379E403FD!17598&amp;authkey=!AODGHRkLUu91-aI&amp;ithint=video&amp;e=uLc8US">Des torpilles Poséidon avec des charges de 100 mégatonnes</a> créeraient un gigantesque tsunami sur toute l’Europe, Grande-Bretagne incluse, et noieraient le continent jusqu’à Varsovie. Rappelons le principe d’un raz-de-marée. Il s’agit d’un soliton, une sorte de vague d’un genre identifié seulement au dix-neuvième siècle et que l’on nomme aussi mascaret. Dans le cas qui nous intéresse, elle se propage à 800 km/h. En haute mer, c’est une tranche d’eau assez épaisse qui se déplace et qui n’augmente la hauteur que de quelques centimètres. Néanmoins, il y a la question de l’énergie mécanique de ce phénomène qui, nous dit un célèbre théorème, doit se conserver. À l’approche des côtes le fond devient nul, cela implique qu’une partie de l’énergie cinétique va se transformer en énergie potentielle, c’est-à-dire que l’altitude de la déferlante va augmenter. Tout dépend de l’énergie initiale, bien entendu, mais imaginer une vague de 500 mètres de haut n’est pas déraisonnable.</p><p>Voilà  ce qui attend les rivaux de la Russie, Union européenne en tête, mais les États-Unis pourraient subir un sort identique puisque l’essentiel de leur population est réparti sur les littoraux est et ouest en un nombre qui a été (sous-) évalué par Medvedev à 150 millions de personnes.</p><p>Le déclenchement du feu nucléaire pourrait néanmoins se contenter, en guise d’avertissement, de noyer seulement l’Europe, avec, disons, au moins 450 millions de morts et les États-Unis ne bougeraient pas. En voici la raison principale.</p><p>Lorsque le public, voire certains militaires, s’imagine un tel conflit, chacun pense aux missiles balistiques qui ont été rendus célèbres par les films catastrophes d’Hollywood. Le programme dénommé « guerre des étoiles » élaboré sous Ronald Reagan et dont le sigle est <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Initiative_de_d%C3%A9fense_strat%C3%A9gique">SDI</a>, a mis dans l’inconscient collectif de l’Occident qu’une parade défensive à une attaque massive serait possible. Au-delà du fait que même dans ce contexte cela n’est pas vrai, d’autant plus avec l’avènement des missiles hypersoniques, une offensive sous-marine comme celle décrite plus haut ne peut en aucun cas être évitée. Une riposte américaine entraînerait donc la disparition des États-Unis et <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/declarations-de-donald-trump-sur-l-otan-l-europe-serait-elle-capable-d-assurer-sa-defense-seule-sans-le-soutien-des-etats-unis_6363469.html">les déclarations de Donald Trump</a> récemment laissent bien voir la tendance actuelle. Quel serait d’ailleurs l’intérêt de l’oncle Sam à répliquer ?</p><p>Remarquons de surcroît que la perte de l’Europe pour les deux protagonistes serait d’autant moins douloureuse qu’elle serait une zone sinistrée économiquement, ce qui est en voie bien avancée. Elle ne manquerait pas davantage au reste du monde si elle était suffisamment affaiblie. Or, que voyons-nous ? Les incapables au pouvoir dans tous les pays de notre continent, pour paraphraser Emmanuel Todd, travaillent chaque jour, sous la férule de Washington, à nous ébranler jusqu’à ce que notre disparition du globe ne pèse finalement plus rien, quelle que soit la méthode pour achever cela.</p><p>Beaucoup se sont satisfaits de l’opposition quasi-unanime de par le monde otanesque à la déclaration d’Emmanuel Macron et ont trouvé cela suffisant, lui jetant la pierre. Certes, on peut le blâmer, mais penser qu’il aurait fait cela de lui-même serait lui donner bien plus de pouvoir qu’il n’en a jamais eu. Il est clairement l’instrument, depuis maintenant près de sept ans au moins, de puissances étrangères et est manifestement suffisamment tenu non seulement pour être docile, mais aussi pour couler la France quoi qu’il en coûte. Etant aux ordres clairement pour toutes ses actions, il n’y aucune raison pour que cette dernière incartade n’ait pas été concoctée dans quelques officine « qui nous veut du bien ». Les Français doivent donc se réveiller. Il nous faut choisir des gens indépendants du système. Il se trouve qu’aucune des oppositions actuelles représentées au parlement, n’a fait montre d’une capacité à nous faire échapper à la férule qui nous anéantit. On se demande même si cela changerait quoi que ce soit si l’une quelconque d’entre elles arrivait au pouvoir. Il faut donc aller chercher nos futurs représentants ailleurs que ceux qui nous sont présentés sur les plateaux de télévision. Qu’on se le dise !</p><p>Par Jean-François Geneste, ancien directeur scientifique du groupe EADS/Airbus Group, PDG de WARPA.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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