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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 20:42:50 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Il n’y aura pas d’accord entre les USA et l’Iran.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Les négociations ont 60 jours pour aboutir à un accord qui ne viendra jamais.</p>

<p>Les dizaines de milliers d’Iraniens massacrés, les Iraniennes violées de façon industrielle, la menace terroriste mondiale spécialement existentielle pour Israël, la colonisation du Liban via les terroristes du Hezbollah, constituent des critères négligés par les analystes, qui doivent plaquer leur propre amoralité sur Donald Trump pour lui prêter une absence d’humanité.</p>

<p>Il n’y aura aucun accord pour deux raisons.</p>

<p>Jamais les Pasdaran ni le Hezbollah ne respectent de cessez-le-feu.</p>

<p>Ils le violent copieusement et continueront à le faire.</p>

<p>L’Iran aura la bombe nucléaire pour la rentrée si l’accord est finalisé.</p>

<p>L’opération devait avoir lieu en juin et elle a été avancée en février à cause de l’avancement du nucléaire chiite.</p>

<p>Les 24 mds prévus lors des negociations, les 100 mds dégelés, les 300 mds d’investissements, les 3 mds gagnés par mois, vont donner aux excellents ingénieurs militaires iraniens tout ce dont ils ont besoin.</p>

<p>Beaucoup d’installations souterraines sous les montagnes sont intactes, il a suffit de déblayer les accès.</p>

<p>Cette trêve a un excellent motif tactique.</p>

<p>L’opposition interne politique américaine rendait la poursuite de la guerre intenable.</p>

<p>Une dénonciation des accords, en raison des violations du cessez-le-feu, permettrait à M. Trump de se libérer de cette opposition en disant « j’ai donné sa chance à la paix ».</p>

<p>Il a fait la même chose en janvier 2025 pour libérer les otages du HamaSS, en imposant à Israël un traité catastrophique et aucune des clauses apocalyptiques n’a été appliquée car le HamaSS n’a pas respecté le cessez-le-feu.</p>

<p>En 6 ans de pouvoir Trump a toujours combattu l’islamisme.</p>

<p>Il a détruit DAESH, il a asséché le terrorisme palestinien et les Mollahs, il a fait signer les Accords d’Abraham dont il prépare l’extension à 95% du monde musulman par la paix à Gaza.</p>

<p>Les ors de Versailles et le concert médiatique sont des diversions.</p>

<p>Conclusion.</p>

<p>Donald Trump n’a pas trahi le peuple iranien, Israël, ses électeurs, les USA et le monde, il n’offrira pas aux Pasdaran l’arme suprême à l’automne.</p>

<p>La guerre et le blocus reprendront, en tordant le bras de l’opposition US et mondiale, jusqu’à la chute des Mollahs.</p>

<p>L’option contraire implique l’auto-sabotage de l’héritage MAGA, auquel seuls peuvent croire les victimes de la peste cognitive débilitante de la détestation anti-Trump.</p>

<p>Sir Winston Churchill a livré à la Gestapo la Résistance de Dunkerque pour faire croire aux Nazis que le Débarquement y aurait lieu, laissé bombarder Coventry pour préserver le secret du décodage du code Enigma.</p>

<p>L’alternative était de précipiter la fin du régime en détruisant le réseau énergétique et condamner l’Iran Libre à la pauvreté.</p>

<p>Reza ARDESTANI<br />Marjan ABADIE<br />Stephane GOLDIN<br />Mona JAFARIAN<br />Hervé GHANNAD<br />Guy MILLIERE<br />Michel FAYAD<br />Alexandre DEL VALLEE<br />Jean-Marie MONTALI</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1279/comment-donald-trump-et-benyamin-netanyahou-ont-organise-le-renversement-des-mollahs-avec-90-de-bluff</guid>
	<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 20:36:25 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1279/comment-donald-trump-et-benyamin-netanyahou-ont-organise-le-renversement-des-mollahs-avec-90-de-bluff</link>
	<title><![CDATA[Comment Donald Trump et Benyamin Netanyahou ont organisé le renversement des Mollahs avec 90% de bluff.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Et comment ils vont réussir malgré ce que pense quasiment le monde entier.</p>

<p>En janvier dernier, l’opération a été reportée à cause du manque de moyens pour protéger les États du Golfe des missiles et drones iraniens.</p>

<p>L’operation devait être déclenchée en ce mois de juin mais c’était trop tard pour contrer l’avancement nucléaire et balistique iranien, donc elle a été déclenchée en février.</p>

<p>Si la France avait rallié Israël et les USA, le monde aurait suivi, la Guerre de Libération de l’Iran aurait été gagnée depuis des mois, des dizaines de milliers de vies iraniennes épargnées et des milliards de pertes économies évitées.</p>

<p>Les missiles intercepteurs coûtent très chers, les missiles bien moins chers, les drones encore moins chers, les stocks d’intercepteurs de plusieurs années ont été épuisés sans possibilité de les reconstituer assez vite.</p>

<p>Sans troupe au sol, des bombardements ne suffisent pas à renverser un régime.</p>

<p>C’est pourquoi la stratégie israélo-US repose sur un Coup d’État intérieur dirigé par le Mossad, avec certains dirigeants les dizaines de milliers de soldats ayant promis à Reza Pahlavi de combattre le régime.</p>

<p>Ces dirigeants organisés par l’équipe de M. Pahlavi et les résistances Perses, Kurdes, Baloutches, Kurdes et Arabes formeront une plateforme de transition ; d’ici 2 ans les Iraniens voteront pour le régime laïc et démocratique de leur choix.</p>

<p>Cette guerre se mène dans l’ombre et son coup final ne peut se déclencher que lorsque la chute des Mollahs semble inéluctable, car l’échec signifie la mort de pas familles de tous les insurgés.</p>

<p>Depuis le début les stratèges Israéliens et US savent que les stocks d’intercepteurs seront épuisés et que le seul moyen de victoire était l’étouffement économique, ou précipiter la fin du régime en détruisant ses capacités énergétiques en pétrole et en électricité, condamnant ainsi la Perse à la pauvreté 3 à 5 ans.</p>

<p>Pour éviter ce scénario, il faut acheter du temps auprès de l’opinion domestique US et des marchés, la pression politique anti-guerre ne faisant que monter jusqu’à devenir intenable.</p>

<p>La variable d’ajustement est cette fausse négociation, où il suffit de laisser les Pasdaran se discréditer eux-mêmes en ne respectant pas leurs engagements et retourner l’opposition politique intérieure.</p>

<p>L’opposition politique intérieure exigeant la fin de la guerre était intenable, l’échec de l’accord permettra de prolonger le blocus qui fait perdre 500 millions de dollars par jour aux Pasdaran et rend intenable leur position.</p>

<p>Vendredi l’accord est sensé être finalisé, on saura vite si le Président Trump est devenu islamiste en offrant la bombe nucléaire aux Mollahs, ou s’il les a roulé dans la farine, avec les analystes du monde entier au passage.</p>

<p>Marjan ABADIE<br />Stephane GOLDI<br />Mona JAFARIAN<br />Hervé GHANNAD<br />Guy MILLIERE<br />Michel FAYAD<br />Alexandre DEL VALLEE<br />Jean-Marie MONTALI</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1278/%C2%ABukraine-europe-and-global-security%C2%BB-19-june-2026</guid>
	<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 09:36:11 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1278/%C2%ABukraine-europe-and-global-security%C2%BB-19-june-2026</link>
	<title><![CDATA[«Ukraine, Europe and Global Security», 19 June 2026]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>This article by Sergey Lavrov was initially planned to be published in the Brussels-based “Politico-Europe”, but via a last minute decision of the outlet's editorial team the publication was canceled.</p>

<p>Some Reflections on Resolving the Ukrainian Crisis, Europe and Global Security</p>

<p>At a meeting in London on 7 June 2026, the leaders of Britain, France, and Germany, as well as Vladimir Zelensky, laid out five preconditions for Russia to secure a "just and lasting peace" in Ukraine. The united Europe now presents this list of demands as the basis for dialogue with Moscow.</p>

<p>Background</p>

<p>More than two decades of negotiation with Europe, as part of the collective West, leads to only one conclusion: engaging Russia in dialogue has served as a diplomatic smokescreen for the geopolitical expansion of Western institutions, above all NATO and the European Union, eastwards, right up to Russia's borders.</p>

<p>Europe's complicity in fuelling the Ukrainian crisis is undeniable. Together with the United States, European countries orchestrated the Orange Revolution in Kiev in 2004. To create an anti-Russian bridgehead in Ukraine, they spent years buying off politicians and entire parties, rewriting history and educational curricula, cultivating and nurturing Ukrainian nationalism, and went to great lengths to pull away Ukraine away from Russia.</p>

<p>In 2013, the European Union rejected outright our proposal for a compromise on the association agreement – a deal Brussels had long been pressing Viktor Yanukovich to sign. It is worth recalling: Ukraine was offered unilateral market opening, without reciprocal commitments – terms that would have proved incompatible with Kiev's continued membership in the CIS free-trade zone. When Viktor Yanukovich requested a deferral, the Europeans incited street riots which swiftly escalated into a coup d'état in Kiev in February 2014.</p>

<p>Germany, France and Poland then proved themselves to be equally treacherous. Having guaranteed that the agreement struck between the opposition and Viktor Yanukovich would be honoured, they washed their hands of it the instant that same opposition, their own handiwork, took power. "Democracy," they shrugged, "takes unexpected turns."</p>

<p>Europe thereafter lent its backing to the new authorities. In Odessa on 2 May 2014, the burning alive of dozens of innocent supporters of closer ties with Russia did not draw a single word of condemnation from European capitals.</p>

<p>As co-guarantors of the 2015 Minsk Agreements, France and Germany effectively encouraged the Ukrainian regime to sabotage its own commitments. As Angela Merkel and François Hollande later conceded – after the special military operation had already begun – the implementation by Kiev of the Minsk Agreements, unanimously approved by the UN Security Council, was never genuinely intended. The objective, they admitted, was merely to buy time: to shore up the Armed Forces of Ukraine and flood them with Western weaponry.</p>

<p>Russia, for its part, explored every diplomatic avenue to defuse Europe's security crisis. However, in January 2022, the United States and NATO rejected Russia's proposal for legally binding mutual security guarantees. European NATO members actively endorsed that rebuff.</p>

<p>Following the launch of the special military operation, the united Europe threw its support behind the British Prime Minister's efforts to sabotage the Istanbul negotiations between Russia and Ukraine. Boris Johnson's appeal to Kiev – "don't sign anything, just fight" – slammed the door on genuine diplomacy for the foreseeable future. </p>

<p>Current Situation</p>

<p>So what has prompted European leaders to suddenly shift their rhetoric and start talking of negotiations and what are they aiming for with these statements? For instance, the EU diplomacy head Kaja Kallas has stated: the purpose of any dialogue with Russia is to dictate Europe's terms. These include: paying "reparations" to Ukraine; withdrawing troops from Transnistria and the South Caucasus; abolishing the "foreign agents" law; and accept hard limits on the size of the Russian Federation's Armed Forces. In her framing, "there can be no just and lasting peace without accountability for Russia." During the UN Security Council session on 19 May 2026, an EU representative made the point unequivocally: "supporting Ukraine militarily does not contradict the pursuit of peace, but rather serves as a fundamental prerequisite for any credible, good-faith negotiations."</p>

<p>Europe's plan is to talk with Russia while simultaneously pressing ahead with a campaign of legal warfare orchestrated through the Council of Europe. Within this once-respected organization, an entire infrastructure is being assembled for the express purpose of "holding Russia accountable": a Register of Damage, a Claims Commission, and a Special Tribunal.</p>

<p>The European Union has also given the green light to detaining merchant vessels on the high seas. Several incidents have already taken place in the Baltic and the Atlantic. At the same time, the West studiously averts its gaze from the terrorist acts of sabotage perpetrated by the Armed Forces of Ukraine in the Black and Mediterranean Seas.</p>

<p>The real objective of Europe's leaders, then, is not to negotiate with Russia. It is to shore up the Zelensky regime and preserve it as a launchpad for continued confrontation against Russia. With this in mind, European leaders are scrambling to secure a ceasefire as quickly as possible and for one reason only: to prevent the collapse of Armed Forces of Ukraine on the battlefield. The plan is to "freeze" the conflict without addressing its root causes, and then rapidly deploy military contingents from the Anglo-French "coalition of the willing" onto Ukrainian soil.</p>

<p>It is widely known that European elites have invested their "political capital" in the confrontation with Russia, pouring hundreds of billions of dollars into propping up the Kiev regime and on ramping up the military budgets of EU member states and NATO. Europe now aims to achieve "defence readiness" against Russia by 2030. Until then, they mean to buy time by whatever means available. In a strikingly candid remark this April, Belgium's chief of staff put it bluntly: "We still have a few years. Thanks to the courage and blood of the Ukrainians, who are buying us that time."</p>

<p>The united Europe continues to dream of expansion. It intends to absorb Ukraine and Moldova, while pulling Armenia into its sphere of influence. NATO has already expanded eastward, swallowing up Finland and Sweden. As for Ukraine, it is increasingly eyed as the "striking fist" of a future European military force, independent of the United States and independent of NATO.</p>

<p>Risks to Global Security</p>

<p>This state of affairs poses serious threats to global security. A direct confrontation between NATO and Russia could rapidly escalate into an exchange of nuclear strikes, with catastrophic consequences.</p>

<p>Under the banner of "strategic autonomy," Europe is witnessing a significant build-up of its military capabilities, including in the nuclear sphere. Paris's intention to extend its "nuclear umbrella" to several EU and NATO member states is a source of deep concern. This will do nothing to strengthen the security of France itself or the recipients of its so-called protection.</p>

<p>For all that, Europe's political and military establishment continues to attribute aggressive plans to Russia – plans that, they claim, reach far beyond Ukraine. The Russian President has stated on numerous occasions that all of this is nonsense, provocation, and disinformation, all aimed solely at extracting budget funds for the fight against Russia. That is scarcely the climate for substantive dialogue.</p>

<p>Russia's Position</p>

<p>As for negotiations, Vladimir Putin reiterated at the St. Petersburg International Economic Forum that Russia is not opposed to contacts with any party. We see Europe, however, as a party bent on Russia's defeat – a stance the Europeans themselves openly avow. Dialogue with Europe, therefore, cannot be conducted as though it were an impartial third-party observer.</p>

<p>Russia would prefer to achieve the goals of the special military operation through diplomacy. That requires reliably guaranteeing security along Russia's western borders and ensuring respect and dignity for our citizens and compatriots, including the right to speak their native Russian language and practice Orthodox Christian faith. Further military, political and economic expansion by the West is unacceptable: it runs counter to the imperatives of a multipolar world.</p>

<p>European leaders should recognize that the model of regional security built in Europe over decades, ever since the adoption of the Helsinki Final Act in 1975, has been destroyed by their own hands. And it will never be restored. We must now move toward creating a continent-wide security architecture open to all Eurasian countries and that reflects today's multipolar reality.<br />The principle of equal and indivisible security trampled upon by the Euro-Atlantists, can be embodied within a new Eurasian architecture. When the time is ripe, Europe too will be able to join this great effort.</p>

<p>The key point is that meaningful dialogue requires the restoration of trust, shattered by the anti-Russian actions of the West, and Europe as part of it, in the post-Cold War era. Trust can be recovered only through concrete steps that demonstrate a sincere commitment to move away from using diplomacy as a cover for expansionist ambitions. Trust cannot be restored, nor can dialogue be resumed, through ultimatums such as the one issued to Russia in London on 7 June 2026.</p>

<p>P.S.: It is noteworthy that the London ultimatum was unequivocally reaffirmed by the ambassadors of Britain, France and Germany at the meeting at the Russian Foreign Ministry on 11 June 2026, – a meeting they had so insistently requested. That was the sole purpose of their visit to the Ministry.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1277/climat-le-scenario-du-pire-ecarte%E2%80%A6-tout-comme-le-plus-optimiste</guid>
	<pubDate>Sun, 07 Jun 2026 22:21:51 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1277/climat-le-scenario-du-pire-ecarte%E2%80%A6-tout-comme-le-plus-optimiste</link>
	<title><![CDATA[Climat : le scénario du pire écarté… tout comme le plus optimiste.]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les hypoth&egrave;ses les plus n&eacute;gatives, comme les plus optimistes, sur les &eacute;missions de CO2 ne sont plus d&#39;actualit&eacute;.</p><p>L&#39;information n&#39;a pas fait grand bruit et pourtant elle a d&#39;importantes implications. pour tous les scientifiques qui &eacute;tudient le climat et son &eacute;volution. Une &eacute;tude r&eacute;cemment parue dans la revue Geoscientific Model Development vient d&#39;actualiser l&#39;ensemble de sc&eacute;narios possibles d&#39;&eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre, qui seront ensuite utilis&eacute;s pour mod&eacute;liser le climat et anticiper l&#39;ampleur de la hausse de temp&eacute;ratures pouvant &ecirc;tre attendue dans les d&eacute;cennies &agrave; venir.</p><p>Bonne nouvelle, le sc&eacute;nario le plus pessimiste, qui pr&eacute;voyait une hausse sans aucun ralentissement des &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre et aboutissait &agrave; un r&eacute;chauffement m&eacute;dian d&#39;ici la fin du si&egrave;cle de + 4,4 &deg;C par rapport aux niveaux pr&eacute;industriels (1850-1900), est d&eacute;sormais &eacute;cart&eacute;. En revanche, le sc&eacute;nario le plus optimiste, qui aurait pu nous permettre de limiter le r&eacute;chauffement &agrave; 1,5 &deg;C, a lui aussi &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;. Rappelons que selon le dernier rapport annuel du Programme des Nations unies pour l&#39;environnement, les plans climat des pays engag&eacute;s dans l&#39;accord de Paris, s&#39;ils sont pleinement mis en &oelig;uvre, nous conduiraient vers un r&eacute;chauffement compris entre 2,3 et 2,5 &deg;C d&#39;ici &agrave; la fin du si&egrave;cle. Les politiques r&eacute;ellement mises en place aujourd&#39;hui nous orientent plut&ocirc;t vers + 2,8 &deg;C d&#39;ici 2100.</p><p>Dans le jargon des mod&eacute;lisateurs, les nouveaux sc&eacute;narios d&#39;&eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre construits par les scientifiques sont appel&eacute;s CMIP7 (pour &quot;Coupled Model Intercomparison Projet&quot; ). Ils remplacent la version 6, qui datait de 2015. Ils ne pr&eacute;disent pas l&#39;avenir mais balayent plut&ocirc;t un spectre assez large de trajectoires potentielles.</p><p>Jusqu&#39;ici, ce sc&eacute;nario du pire &agrave; + 4,4 &deg;C (nomm&eacute; &quot;RCP8.5&quot; ) d&eacute;crivait un avenir o&ugrave; l&#39;humanit&eacute; continuait &agrave; br&ucirc;ler sans rel&acirc;che p&eacute;trole, gaz et charbon (responsables principaux du changement climatique). Les scientifiques ont donc jug&eacute; que nous avions quitt&eacute; cette trajectoire et qu&#39;il n&#39;&eacute;tait plus pertinent d&#39;effectuer des projections sur la base de cette hypoth&egrave;se.</p><p>Donald Trump n&#39;a pas tard&eacute; &agrave; reprendre cette information, &agrave; sa fa&ccedil;on :&nbsp;<em>&laquo;&quot;</em>Bon d&eacute;barras!&quot; , a-t-il lanc&eacute; sur son r&eacute;seau Truth Social. Apr&egrave;s 15 ans pass&eacute;s par les d&eacute;mocrates &agrave; nous promettre que le &quot;changement climatique&quot; allait d&eacute;truire la plan&egrave;te, le comit&eacute; climatique de haut niveau des Nations unies vient d&#39;admettre. que ses propres projections (RCP8.5) &eacute;taient fausses! Fausses! Fausses! &raquo;, a &eacute;crit le pr&eacute;sident am&eacute;ricain, faisant vraisemblablement r&eacute;f&eacute;rence au Giec, le groupe d&#39;experts internationaux sur le climat mandat&eacute;s par l&#39;ONU.</p><p><strong>&quot;Des efforts ont &eacute;t&eacute; faits&quot;&nbsp;</strong></p><p>&laquo; Mais le pr&eacute;sident Trump fait une interpr&eacute;tation totalement erron&eacute;e &raquo; de l&#39;&eacute;tude en question, se d&eacute;sole son auteur principal, Detlef Van Vuuren, professeur &agrave; l&#39;universit&eacute; d&#39;Utrecht. Car ce sc&eacute;nario du pire, parfois pr&eacute;sent&eacute; &agrave; tort comme celui du &quot;statu quo&quot; (&quot;business as usual&quot; en anglais), n&#39;a jamais &eacute;t&eacute; le plus probable pour les experts. &laquo; Ce n&#39;est pas que les scientifiques se sont tromp&eacute;s, c&#39;est que le monde a chang&eacute;, que des efforts ont &eacute;t&eacute; faits, ce qui est une bonne nouvelle, explique le climatologue Robert Vautard, qui copr&eacute;side l&#39;un des groupes de travail du Giec (et qui n&#39;a pas particip&eacute; &agrave; ces travaux). Il y a eu l&#39;accord de Paris, de nombreux pays ont mis en place des politiques climatiques, et les pays, notamment ceux en d&eacute;veloppement, ont aujourd&#39;hui acc&egrave;s &agrave; des technologies renouvelables pour produire de l&#39;&eacute;lectricit&eacute; bien moins co&ucirc;teuse qu&#39;avant.&nbsp; &quot;Le nouveau&quot; sc&eacute;nario du pire d&eacute;crit dans l&#39;&eacute;tude aboutirait ainsi &agrave; une augmentation des temp&eacute;ratures plus proche de + 3,5 &deg;C d&#39;ici la fin du si&egrave;cle.</p><p>Ce que Donald Trump omet de dire, c&#39;est que ces nouveaux travaux &eacute;cartent aussi le sc&eacute;nario qui permettait de contenir le r&eacute;chauffement en de&ccedil;&agrave; de 1,5 &deg;C, le seuil retenu par l&#39;accord de Paris. D&eacute;passer ce seuil, au moins temporairement, est d&eacute;sormais presque in&eacute;vitable, a admis l&#39;an dernier le pr&eacute;sident du Giec, Jim Skea. Le sc&eacute;nario le plus ambitieux propos&eacute; dans le CMIP7 pr&eacute;voit d&eacute;sormais une hausse moyenne des temp&eacute;ratures d&#39;au moins 1,7 &deg;C en 2100 avant un retour &eacute;ventuel sous le seuil de 1,5 &deg;C. Cela n&eacute;cessiterait n&eacute;anmoins d&#39;atteindre un bilan net n&eacute;gatif en carbone, permettantde retirer 20 gigatonnes de dioxyde de carbone par an entre 2100 et 2200...&nbsp;&laquo; Il ne faut pas le voir comme un sc&eacute;nario r&eacute;aliste mais plut&ocirc;t comme un exercice th&eacute;orique pour mieux comprendre tout le spectre du syst&egrave;me climatique &raquo;, note pour sa part Pierre Friedlingstein, du Laboratoire de m&eacute;t&eacute;orologie dynamique du CNRS, coauteur de l&#39;&eacute;tude. Si des technologies de capture du CO, existent bel et bien, il n&#39;y a pas, pour l&#39;instant, de mod&egrave;le &eacute;conomique viable qui permette. de penser qu&#39;un tel objectif soit r&eacute;alisable.</p><p>En tout cas, contrairement &agrave; ce que Donald Trump semble croire, le Giec n&#39;a rien &agrave; voir dans la publication de ces nouveaux sc&eacute;narios. &laquo; Il s&#39;agit d&#39;un exercice de mod&eacute;lisation internationale coordonn&eacute; par le Programme mondial de recherche sur le climat &raquo;, indique Pierre Friedlingstein. Comme l&#39;a rappel&eacute; un communiqu&eacute;, le Giec ne m&egrave;ne pas ses propres recherches, n&#39;exploite pas de mod&egrave;les et n&#39;effectue pas de mesures &raquo;, Son r&ocirc;le est d&#39;&eacute;valuer toute la litt&eacute;rature scientifique disponible&raquo;. Robert Vautard ajoute que ces sc&eacute;narios CMIP7, certes tr&egrave;s importants, ne seront pas les seuls pris en compte dans le septi&egrave;me rapport du Giec, dont le premier volet devrait &ecirc;tre publi&eacute; en 2028: D&#39;autres sont r&eacute;alis&eacute;s, par la Chine notamment, et il est important que les pays du Sud s&#39;approprient la question de la production des sc&eacute;narios.&nbsp;</p><p><strong>Estimations &agrave; confirmer</strong></p><p>Autre pr&eacute;cision, il s&#39;agit bien de sc&eacute;narios socio-&eacute;conomiques, pas de pr&eacute;visions climatiques. Ils explorent comment pourrait &eacute;voluer l&#39;humanit&eacute; au XXIe si&egrave;cle: est-ce qu&#39;on va basculer ou non vers une &eacute;conomie bas carbone?</p><p>Comment vont &eacute;voluer l&#39;utilisation des terres, la d&eacute;forestation?, pr&eacute;cise Pierre Friedlingstein. &laquo; Ils produisent des sc&eacute;narios d&#39;&eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre qui vont ensuite servir de point d&#39;entr&eacute;e aux mod&egrave;les climatiques, qui vont, eux, calculer la r&eacute;ponse du syst&egrave;me. Terre &agrave; ces sc&eacute;narios d&#39;&eacute;missions. &raquo; Les hausses de temp&eacute;ratures potentielles &eacute;voqu&eacute;es dans cette &eacute;tude ne sont que des estimations rapides donn&eacute;es &agrave; titre indicatif. Il faudra attendre plusieurs mois que les mod&egrave;les climatiques tourment pour clarifier les pr&eacute;visions climatiques, et notamment leurs incertitudes.</p><p>On sait que le changement climatique g&eacute;n&egrave;re des modifications dans l&#39;oc&eacute;an et sur terre, dans les for&ecirc;ts. Mais on ne conna&icirc;t pas bien leur capacit&eacute; &agrave; absorber le carbone dans le futur. On ne sait pas bien non plus comment vont r&eacute;agir les stocks de carbone pi&eacute;g&eacute;s dans le perg&eacute;lisol qui va d&eacute;geler&raquo;, explique Robert Vautard. Tous ces m&eacute;canismes encore mal compris, toutes ces r&eacute;troactions peuvent, par effet boule de neige, amplifier le r&eacute;chauffement (et dans certains cas le limiter). On pourrait d&#39;ailleurs se retrouver avec le m&ecirc;me niveau r&eacute;chauffement que pr&eacute;voyait le RCP8.5, mais 50 ans plus tard, compl&egrave;te Pierre Friedlingstein.</p><p>&nbsp;&nbsp;Anne-Laure Fr&eacute;mont</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1276/ah-quil-est-mechant-poutine-cest-bien-un-dictateur</guid>
	<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 11:15:21 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1276/ah-quil-est-mechant-poutine-cest-bien-un-dictateur</link>
	<title><![CDATA[Ah qu&#039;il est méchant Poutine, c&#039;est bien un dictateur....]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Zelensky "tend régulièrement la main" à Poutine, qui immanquablement la lui refuse. "Ah qu'il est méchant Poutine, c'est bien un dictateur, voyez il veut toujours pour la guerre.. "<br />Qui a lu le "mage du Kremlin" ?  Poutine n'a rien d'un sauvage inculte de la Toundra, il sait que ces offres de Zelensky, ne valent pas un pet de lapin. </p>

<p>D'abord l'Ukraine ne cesse de pilonner les bases pétrolières et gazières russes. Y compris maintenant avec des missiles Allemands  Torus. La Russie répond en pilonnant les bases des commandements militaires de l'Ukraine. </p>

<p>Ensuite l'Ukraine et ses copains la bande de "canards sans tête" de l'UE dont les peuples - non consultés -  sont saignés à coup de milliards d'euros extraits des budgets sociaux pour la guerre "contre la Russie", pensent ainsi tout simplement montrer que le "criminel" c'est Poutine. "Voyez comment il refuse la main tendue" ? "Voyez comment il refuse la Paix" ?</p>

<p>Zelensky vient de bombarder St Petersburg, la ville du Tzar Pierre le Grand qui l'avait construite sur la Baltique pour s'ouvrir vers l'Ouest et l'Europe au début des années 1700. St Petersburg n'était pas protégée, car jamais les Russes ne pensaient pas qu'elle serait bombardée en raison de son prestige historique et culturel et dans laquelle il y a toujours des milliers de touristes ébahis. </p>

<p>Zelensky veut la victoire! Avec toujours 20% de son territoire occupé par les Russes. Zelensky se croit le roi du" monde nouveau de Trump". Il se positionne dans le sillage des guerres de Trump, au Moyen Orient, en Afrique.. Il veut transformer son pays en bunker militaro-industriel et vendre ses services militaires à l'étranger partout où il y a des guerres ou des affrontements.</p>

<p>Question : Zelensky est-il un homme de Paix ? Non. Et Poutine le sait. Ils ont la même culture, mais pas la même histoire. Car celui qui vénère et fait des cérémonies en faveur de la mémoire des nazis ukrainiens des années 1941/1943, et qui sont responsables de "la shoah par balles" la première extermination des juifs s'est faite en d'Ukraine, c'est Zelensky, qui ce mois ci a rapatrié les restes d'officiers ukrainiens nazis officiants sous l'uniforme allemand, et leur a offert une cérémonie provocatrice aux yeux du monde. Zelensky n'a aucun tabou.</p>

<p>Qui s'en est offusqué ? La Pologne, qui elle aussi à subi les exactions nazis ukrainiennes lors de la 2ème guerre mondiale, contre la population polonaise juive ou non, et Israël qui bien que soutenant Zelensky, à trouvé qu'il allait quand même un peu loin.</p>

<p>Cette ou plutôt ces propositions de Paix réitérées par Zelensky répondent à ce que demande Trump depuis 2 ans, "un cesser le feu", et veulent ternir l'image de Poutine dans le monde hors européen. <br />Raté. En règle générale le monde des BRICS - les 2/3 de l'humanité et 40% du Pib mondial en parité mondiale de pouvoir d'achat contre 27% pour les pays du G7 - soutient la Russie, parce qu'il a besoin du pétrole, du gaz et des technologies russes pour se développer, et du soutien des Russes et Chinois contre les vomissures guerrières d'un Trump dont les pays du "Sud"  se méfient ..</p>

<p>Zelensky a pensé faire tilt en bombardant St Petersburg, en réalité il agressé les représentants de pays qui venaient à un symposium invités par Poutine. <br />Quand les ministres européens sont arrivés en Ukraine ces jours-ci "pour protéger l'Ukraine", Poutine ne les a pas bombardé.</p>

<p>Or militairement et politiquement, sauf pour l'Europe suicidaire,  Poutine a gagné la guerre. Hélas, Zelensky ne doit sa survie qu'à la bêtise et la haine d'Européens qui veulent "finir la deuxième guerre mondiale" en rasant la Russie, s'ils le pouvaient.</p>

<p>Et la question reste toujours : Qu'est-ce que l'on peut faire, nous les Européens ? Eh bien  - contrairement à l'Allemagne ou Schröder, Merkel et les Allemands qui s'expriment pour la Paix, où en Italie et en Espagne, Rien en France où les élus ont même accepté majoritairement de démultiplier le budget militaire "défense" en taillant dans le budget social. Ils ont succombé à la Doxa en cours : "la Russie va nous attaquer".</p>

<p>Entrée dans sa 5ème année de guerre et soutenue par l'UE, l'Ukraine est à bout de force moralement, physiquement, et les Ukrainiens sont de plus en plus réfractaires à la conscription. Ils continuent d'émigrer et manifestent régulièrement contre le pouvoir corrompu : ils sont victimes de leur gouvernement qui joue sur leur fibre nationaliste, jusqu'à quand ?</p>

<p>Par contre on voit chez les européens une fébrilité toute guerrière. Mais ils n'ont pas les hommes ni les armes pour entrer directement dans le conflit contre la Russie. La situation en devient en fait plus dangereuse. Certains de l'Otan envisagent que c'est peut-être le moment de mettre quelque nucléaire "tactique" dans les têtes de missiles" etc..</p>

<p>Si la guerre se poursuit, c'et parce que nous ne faisons rien pour qu'elle s'arrête. Mais la guerre finira tôt ou tard, et l'on pourra établir clairement les responsabilités des uns et des autres : Boris Johnson, Biden, Trump, Poutine, Zelensky, Von der Leyen, Kallas, Macron, etc.. et les autres têtes vides de quelques canards européens qui ne font que caqueter.</p>

<p>Quand le capitalisme est en crise, quand il juge que le rapport Capital/Travail s'amenuise pour le Capital, ou qu'il veuille au contraire augmenter ses marges de bénéfices profitant des faiblesses du mouvement du Travail, il génère des guerres. Nous sommes en plein dedans.</p>

<p>Nous n'avons donc qu'un seul choix : LA PAIX.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1275/the-death-of-france-the-secret-report-macron-is-hiding</guid>
	<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 08:45:28 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1275/the-death-of-france-the-secret-report-macron-is-hiding</link>
	<title><![CDATA[The Death of France - The Secret Report Macron Is Hiding]]></title>
	<description><![CDATA[<p>It’s a typical afternoon in Saint-Denis, the narrow streets packed with people whose faces you cannot see. The women move in niqab, shapes without features, eyes that do not meet yours. The shop signs are in Arabic, the smell of cumin and lamb fat rises from every doorway, thick and permanent, as if the street itself has been marinated in another world. From three directions at once, the call to prayer cuts through the air. Al-lahu Akbar. God is great. Come to prayer. Come to salvation.</p><p>Even the French police do not enter without backup. Ambulances request escorts before responding to calls. In the lost territories of Marseille, law enforcement officers disguise themselves as Muslims before making arrests. France’s own intelligence service has mapped 150 such districts across the country. A former senior official of French foreign intelligence put it in numbers: these enclaves exist in 859 cities, and four million people — six percent of France’s entire population — live inside them.</p><p>There was a time when Paris was the most romantic city in the world. You could stop on the banks of the Seine at dusk, buy a baguette and a bottle of wine from the corner shop, sit on the stone steps above the water, and feel, without irony, that life was generous, and civilization was real. The light on the river. The smell of bread. The sound of French — that particular music of a language that assumes beauty is worth the effort.</p><p>That Paris is gone. This is the story of how it fell. This is the story of the fall of France.</p><p>In April 2024, a classified document landed on Emmanuel Macron’s desk. Seventy-three pages, stamped Secret Défense. The document had one purpose: to answer the question that French politicians had been avoiding for twenty years. What is actually happening to this country — and who is making it happen. Macron read it and locked it in a drawer.</p><p>For months, the report sat classified and untouched while the streets of Saint-Denis continued to empty of French faces, while the mosques of Marseille continued to fill, while the call to prayer continued to replace the sound of French in neighborhoods that were, on every map, still France. The president of the Republic knew the answer. He chose not to share it.</p><p>Then it leaked. In May 2025, <a href="https://www.lefigaro.fr/">Le Figaro</a> obtained the full document and published it. It was a detailed, deliberate, patient, funded, and coordinated plan across borders. A plan to take over France, not by force, but from the inside. Neighborhood by neighborhood, school by school, sports club by sports club. The name of the document, “Frères Musulmans et Islamisme Politique en France,” - The Muslim Brotherhood and Political Islam in France.</p><p>This is the plan, detailed, Stage by stage, neighborhood by neighborhood, for the Islamic conquest of France by the <a href="https://substack.com/@behindthenarrative7/p-193692931?utm_source=profile&amp;utm_medium=reader2">Muslim Brotherhood</a>:</p><p>Stage One: The Prey.</p><p>Every conquest begins by choosing the right target, and the <a href="https://substack.com/@behindthenarrative7/p-193692931?utm_source=profile&amp;utm_medium=reader2">Muslim Brotherhood</a> chose with surgical precision to start with the poor, the forgotten, the people who feel angry and lost. The playbook is elegant in its simplicity; you do not approach it with a Quran. You approach with a job offer. You offer a sense of community and belonging. A Brotherhood-affiliated temp agency calls back when no one else does. A community sports club gives people somewhere to be on Thursday nights. A personal development workshop, run by a soft-spoken man who quotes the Prophet between practical advice about CV writing, makes lost people feel cared for, for the first time, that someone sees them.</p><p>By the time the religious identity arrives, and it always arrives, the young man is already inside the ecosystem. The mosque is not a recruitment center; it is a homecoming. He does not feel he has been converted; he feels he has been found. And the man who found him now has something that no government program, no integration policy, and no French republican value has ever managed to give him: he has his complete and total devotion.</p><p>The ecosystem works. The numbers prove it. France currently has between 100,000 and 200,000 Muslim converts — native-born French citizens who were not born into Islam but chose it. Yearly conversions have doubled over the past thirty years. The French Interior Ministry estimates approximately ten conversions to Islam per day — 3,600 per year — with the true figure likely higher. The profile of the typical convert is precise and telling: young, urban, often from a broken or secular home, searching for structure, belonging, and meaning in a society that stopped offering any. The <a href="https://substack.com/@behindthenarrative7/p-197527648?utm_source=profile&amp;utm_medium=reader2">Muslim Brotherhood</a>’s ecosystem provides all three, on demand, with no questions asked and no French bureaucracy to navigate.</p><p>Add to this a Muslim birth rate of 3 to 3.5 children per woman — compared to 1.56 for the broader French population — and approximately 300,000 new Muslim immigrants arriving annually, and the demographic arithmetic becomes self-evident.</p><p>France today has the largest Muslim community in Western Europe, six to seven million people. Research projects the Muslim population will reach 17 to 18 percent by 2050 under medium migration scenarios.</p><p>Stage Two: Build the World.</p><p>Once the young man belongs, he does not need to leave. This is the Brotherhood’s second insight, and it is more sophisticated than the first: conversion is fragile. Identity is permanent. The goal is to make the outside world unnecessary, so brick by brick, the Brotherhood builds a complete parallel civilization within the bones of the French Republic — a world with its own schools, clinics, legal advisors, banks, butchers, matchmakers, and funeral services. A world where you can be born, educated, married, employed, treated when sick, and buried when dead — without ever needing the French state for anything.</p><p>The report describes these structures as “ecosystems.” An ecosystem is self-sustaining. It feeds itself. It expands naturally and is extraordinarily difficult to dismantle because every element is connected to every other, and removing one piece only strengthens the rest.</p><p>In these ecosystems, the rules are not French; they are unwritten, and no one enforces them by violence because it is unnecessary. Enforcement is social, total, and suffocating. A woman who leaves the house without a veil finds that her neighbors stop greeting her. A shop owner who stocks wine watches his customers disappear one by one until the math no longer adds up and the bottles come off the shelves. A teenager who falls in love with a French classmate discovers that his family, his mosque, and his entire social world close around him like a fist until the relationship ends. The ecosystem simply makes the wrong choice unbearable.</p><p>This is the genius of the strategy, and the reason the French state spent twenty years failing to name it. There is nothing to arrest; there is no crime to prosecute. There is only a parallel world, constructed so completely, so patiently, so comprehensively around a captured population, that the French Republic — with its grand declarations of liberty, its indifferent bureaucracy, and its social workers who do not speak Arabic — has simply become irrelevant. The Brotherhood did not fight the French state; it made the French state unnecessary. And in the neighborhoods where four million people now live by different rules, under different authority, answering to a different god, France has already lost — without a single shot fired.</p><p>Stage Three: The infiltration of the state from within</p><p>The ecosystem is complete, the young man belongs, and the neighborhood operates by different rules. Now comes the move that the French report calls by its precise technical name: “entryism.” The infiltration of the state from within.</p><p>It does not look like a takeover; it looks like civic participation. A <a href="https://substack.com/@behindthenarrative7/p-197527648?utm_source=profile&amp;utm_medium=reader2">Muslim Brotherhood</a>-affiliated candidate runs for the local school board on a platform of community representation and educational equity. A mosque-linked association applies for a municipal grant to run a youth sports program. A soft-spoken man in a suit attends a town hall meeting and asks reasonable questions about housing policy, nothing alarming, nothing illegal. Just citizens, participating in democracy.</p><p>Except they are not there as citizens, they are there as operatives, executing a strategy documented in the French report with clinical precision: to place Muslim Brotherhood-affiliated individuals inside public institutions, advance them through the bureaucratic ranks, and use their positions to redirect resources, shape policy, and gradually replace the Republic’s values with their own.</p><p>Behind the ecosystem, behind the mosques, the sports clubs, and the temp agencies, there is a command structure. The French report calls it the "Council of Judges" — a clandestine leadership of between 400 and 1,000 individuals who have undergone a ten-stage initiation process and sworn a personal loyalty oath to the <a href="https://substack.com/@behindthenarrative7/p-197527648?utm_source=profile&amp;utm_medium=reader2">Muslim Brotherhood'</a>s Supreme Guide. They are operatives and their job is to coordinate the entire network from the shadows — deciding which candidate runs for which city council, which association applies for which municipal grant, where the money flows, and where it stops. In public, they look like ordinary citizens participating in democracy. Behind closed doors, they are executing a strategy that has been running without interruption for forty years, using Democracy as a weapon.</p><p>In November 2025, French prosecutors opened a criminal investigation into a senior official at the town hall of Colombes, a suburb northwest of Paris. The man was the right-hand of the sitting mayor, a left-wing politician affiliated with the Greens. The charges: illegal acquisition of interests and money laundering. Muslim Brotherhood links and the suspected redirection of public funds toward <a href="https://substack.com/@behindthenarrative7/p-197527648?utm_source=profile&amp;utm_medium=reader2">Muslim Brotherhood</a>-affiliated youth organizations. The mayor denied everything, but the investigation continued regardless.</p><p>The French parliamentary report documented the same pattern across dozens of municipalities, where <a href="https://substack.com/@behindthenarrative7/p-193692931?utm_source=profile&amp;utm_medium=reader2">Muslim Brotherhood</a>-affiliated operatives were embedded inside local government, redirecting public money toward the ecosystem, while their progressive partners looked the other way.</p><p>School boards, cultural associations, and grant-making bodies quietly redirect public money toward the ecosystem and quietly block policies that threaten it. The Obin Report had already identified <a href="https://substack.com/@behindthenarrative7/p-193692931?utm_source=profile&amp;utm_medium=reader2">Muslim Brotherhood</a> infiltration of French schools, teachers pressured not to teach about the Holocaust, girls refusing to participate in physical education, and a creeping parallel law replacing the authority of the state inside the classroom. Twenty years later, the 2025 report found that nothing had changed, but that it had expanded.</p><p>Stage Four: The Foreign Hand.</p><p>The ecosystem does not fund itself; behind every mosque in Strasbourg, every Quranic school in Lille, every <a href="https://substack.com/@behindthenarrative7/p-193692931?utm_source=profile&amp;utm_medium=reader2">Muslim Brotherhood</a>-affiliated association in the suburbs of Paris, there is a wire transfer. And behind the wire transfer, there is a government. Behind every mosque in France, there is a salary. And most of those salaries are paid from Turkey and Qatar.</p><p>Turkey controls its Muslim diaspora through a single instrument: the Diyanet — the Directorate of Religious Affairs, a branch of the Turkish state with a 2025 budget of 3.5 billion dollars. The Diyanet’s mandate is not spiritual. It is strategic. By 2028, it has set a target of reaching 11.9 million Muslims living abroad. It reaches them the same way every week, in every city: through the imam standing at the front of the mosque.</p><p>The Diyanet appoints those imams, pays their salaries, and writes their sermons within French territory. This means that what is said on Friday afternoon in a mosque in Lyon, Marseille, or the suburbs of Paris is not the independent spiritual reflection of a local religious leader. It is a message authored by Erdogan’s government and delivered to French citizens every week.</p><p>What we are seeing here is a foreign government using religion as an infrastructure to maintain permanent influence over millions of people living on French soil.</p><p>The other financier of the conquest is Qatar. Over eight years, Doha funneled approximately 102 million dollars into mosque and school projects across Europe, 90% of it flowing through <a href="https://substack.com/@behindthenarrative7/p-193692931?utm_source=profile&amp;utm_medium=reader2">Muslim Brotherhood</a>-aligned networks, via two channels that sound charitable but function as anything but: Qatar Charity and the Qatar Foundation.</p><p>In France, the money built Islamic centers in Strasbourg, Lille, Marseille, and the Paris suburbs. It funded the European Institute of Human Sciences — an institution that trains imams within the Brotherhood’s ideological framework on French soil, alongside French students. It financed the construction of what will become Europe’s largest mosque in Strasbourg — a project French intelligence linked directly to <a href="https://substack.com/@behindthenarrative7/p-197527648?utm_source=profile&amp;utm_medium=reader2">Muslim Brotherhood</a> networks controlled from Ankara and Doha. The Green mayor of Strasbourg contributed 2.5 million euros in French public funds to the same project.</p><p>This is how the mechanism works: Qatar writes the check. The <a href="https://substack.com/@behindthenarrative7/p-193692931?utm_source=profile&amp;utm_medium=reader2">Muslim Brotherhood</a> builds the institution. The institution trains the imam. The imam delivers the sermon. And the French taxpayer, through a progressive mayor who wanted to show solidarity with the Muslim constituents, funds the foundation that holds it all together.</p><p>The French report noted something that should have set off alarm bells in every ministry in Paris: Qatar not only funds the mosques. Qatar owns <a href="https://www.psg.fr/en">Paris Saint-Germain.</a> Qatar holds stakes in TotalEnergies and Vinci. Qatar owns significant portions of French real estate. This is not an investment; this is leverage. When the government that funds your Brotherhood network also owns your football club, your energy company, and your real estate, you do not bite that hand. You do not name it in a report. You do not freeze its assets or designate its charities as terrorist fronts. You write a classified document, acknowledge the funding in careful language, and then quietly leave the most important question unanswered: what exactly has Qatar bought in France, and what has France agreed, in return, not to do?</p><p>And here is something the report does not mention — but the timeline does. On February 27, 2024, Qatar’s Emir arrived at the Élysée Palace for a state visit. By the end of that evening, Macron and Sheikh Tamim had signed a strategic partnership: ten billion euros of Qatari investment in French startups and funds, to be delivered between 2024 and 2030. Nine days later, Macron announced for the first time that recognizing a Palestinian state was no longer a “taboo” for France. Eighteen months after that, France became the first G7 nation to formally recognize Palestinian statehood — a decision Netanyahu called “rewarding terror.”</p><p>Ten billion euros. Nine days before recognizing A Palestinian state. You decide what to call it. The French report named the money. It did not name what that money is actually buying.</p>
<p><a target="_blank" href="https://substackcdn.com/image/fetch/%24s_!PfeL!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F835f5461-84bd-4d93-85c8-e1f1db2ef4ce_1919x569.png" data-component-name="Image2ToDOM" class="image-link image2 is-viewable-img can-restack"><br /><br /><br /><br /></a></p>
<p>The French report called it “logistical and financial support.” The more accurate term is “conquest by proxy.” And the proxies have been operating inside France for forty years.</p><p>Stage Five: The Useful Idiots.</p><p>While the Brotherhood was building its ecosystem, while Turkey was writing the sermons and Qatar was funding the mosques, a parallel operation was unfolding within French politics, serving their interests more effectively than any paid operative could. The French left — the Green mayors, the progressive academics, the journalists who reached for the word Islamophobia every time someone pointed at the infrastructure growing in the banlieues.</p><p>The playbook the French report names with clinical precision — “dissimulation, double-discourse, and victimization” — rests on a single insight, in its way a work of genius: in the progressive West, no accusation is more paralyzing than racism. No career survives it, no politician weathers it, no journalist wants to risk it. And so the Muslim Brotherhood never defends itself. It accuses. A prefect flags a Brotherhood-affiliated sports club receiving public funds — he is a racist. It was the perfect weapon against anyone who noticed: one word: Islamophobia.</p><p>A journalist investigates Quranic schools teaching children that non-Muslims are enemies — she is Islamophobic. A government commissions a classified report documenting forty years of institutional infiltration — it is a moral panic, a manufactured threat, state-sponsored hatred. Middle East Eye said so. Al Jazeera said so. And across France, progressive politicians who had spent years buying Muslim community votes with subsidies and silence nodded along — because agreeing was cheaper than thinking, and thinking was dangerous, and danger was something they had decided long ago to outsource to the people they called racists.</p><p>Across dozens of French municipalities, Brotherhood-affiliated candidates won seats on school boards and city councils, redirected public funds toward the ecosystem, and watched their progressive partners look away — because looking meant seeing, and seeing meant choosing, and choosing meant being called Islamophobic in the morning papers.</p><p>Stage Six: The Silence of Macron.</p><p>When the report landed on Emmanuel Macron’s desk in the autumn of 2024, he did not convene an emergency or order immediate action against the foreign governments funding all of it. He read the seventy-three pages that described the systematic conquest of French institutions by the Muslim Brotherhood network backed by Ankara and Doha — and he put the document in a drawer and turned the key. For months, France burned slowly while its president sat on the fire alarm.</p><p>French MEP Guillaume Peltier asked the question on everyone’s mind in Paris: had Macron’s silence been bought by the same Brotherhood that had publicly urged its followers to vote for him in both 2017 and 2022? Macron had twice been elected with overwhelming support from Muslim communities whose votes his political survival depended on, and had spent his presidency threading the needle between acknowledging the Islamist threat and alienating the constituency that kept him in power.</p><p>When the report leaked, Macron ordered ministers to prepare “new proposals” for a follow-up security council meeting in early June 2025. The proposals were discussed, but no ban was issued.</p><p>The day after the report became public, Macron instructed the French Foreign Ministry to send letters to French embassies across the Muslim world, reassuring foreign governments that France was not Islamophobic. The president of the Republic spent the morning after reading a classified report on a forty-year foreign-backed infiltration of his country writing diplomatic apologies to the countries funding it.</p><p>According to a CSA poll, nearly nine out of ten French citizens supported banning the Muslim Brotherhood outright. The government convened a security council meeting in June 2025 and produced one concrete measure: a ban on appointing foreign-trained imams. It sounds decisive until you understand why it is not. The Brotherhood stopped importing imams years ago. It builds its own, domestically, through institutions like the European Institute of Human Sciences in Saint-Denis — a Brotherhood-run seminary that spent decades training imams inside France, on French soil, with French students.</p><p>In December 2025, the French parliament conducted its own independent investigation — broader, deeper, and with full legislative authority — and reached the same conclusions, including the same infiltration, the same foreign funding, and the same urgent call to act. And the same result: nothing. The Brotherhood has still not been designated a terrorist organization in France. The pipelines from Ankara and Doha remain open. The ecosystem keeps growing. Two reports. Zero action.</p><p>Stage Seven: The Endgame.</p><p>France is not the warning. France is the lesson. What the seventy-three classified pages described is not a French problem. It is a Western one — and the French report said so explicitly, naming Belgium as the Brotherhood’s “European crossroads” and identifying active networks in Germany, Austria, Sweden, Denmark, the Netherlands, and the United Kingdom. After the report leaked, Sweden’s Minister for Integration convened an emergency expert group. “Sweden is mentioned in the French report,” he said, “and in many respects has similar challenges.” Germany’s Bundestag debated whether to designate the Brotherhood a terrorist organization.</p><p>The European Parliament published its own investigation, documenting how Brotherhood-affiliated organizations secured tens of millions of euros in EU funding while pursuing an agenda to replace secular democracy with Islamic governance — using the EU’s own grant systems, its own money, and its own bureaucratic openness against it.</p><p>The French language is retreating from entire neighborhoods. A 2025 survey found that 57 percent of young French Muslims aged 15 to 24 believe Sharia law should take precedence over French Republic law. A majority position among the next generation of French citizens.</p><p>Internationally, France, once America’s oldest ally — the country that helped birth the American Revolution — has spent the past decade drifting away from Washington and toward Ankara and Doha, the very governments funding the Brotherhood’s infiltration of its own institutions. It abstained or equivocated on votes where it once stood firm. It canceled military cooperation. It positioned itself as a mediator between the West and the Islamic world — a role that requires it never to fully defend either.</p><p>The <a href="https://substack.com/@behindthenarrative7/p-193692931?utm_source=profile&amp;utm_medium=reader2">Muslim Brotherhood</a> did not just change the streets of France. It changed France’s foreign policy. It changed France’s identity. It changed what France is willing to say out loud, what it is willing to defend, and who it is willing to call an ally.</p><p>And at the center of all of it — the lie that made everything possible. <a href="https://www.amazon.com/Palestinian-Myth-History-Rewritten-Israel/dp/B0DY7Y348N">The Palestinian myth.</a> The Muslim Brotherhood weaponized Palestine, not because it cares about Palestinian suffering, but because the image of Palestinian victimhood is the most powerful tool ever devised for disabling Western critical thinking. It transformed compassion into paralysis. It made anyone who questioned the Brotherhood’s infiltration into a supporter of a manufactured narrative of occupation. It handed the progressive left in France — and Europe — a moral framework that made them accomplices in the erosion of their own civilization.</p><p>France. Wake up.</p><p>You are still asleep as the report sits on Macron’s desk. You are still marching for Palestine as the mosques multiply and the neighborhoods empty of French faces. You are debating Islamophobia as Jewish students are barred from university buildings and synagogues are vandalized at a rate not seen since the Second World War. You are still protecting the feelings of the institutions that finance it all.</p><p>There is a truth every civilization has learned too late: when Jews are attacked, the society is already sick. Antisemitism is not a Jewish problem. It is a diagnostic. It is the first symptom of a civilization that has lost the ability to defend itself, to name its enemies, and to draw and hold a line. France, you recorded 1,570 antisemitic incidents in 2024. You are not defending your Jews, your women, or your children. Rape cases have more than doubled over the past decade, and your response has been to commission reports, issue communiqués, and send diplomatic letters to the governments funding the men who commit them.</p><p>You cannot march for Palestine on Saturday and pretend you do not know what is happening in Saint-Denis on Monday. You cannot call yourself a feminist and look away from the women in niqab who have been pressured into silence in neighborhoods your own police are afraid to enter. You cannot call yourself a defender of the Republic while funding mosques that answer to Ankara and Doha and not to Paris.</p><p>Look in the mirror, France. The country looking back at you is not the one that gave the world the Declaration of the Rights of Man. It is not the country of Voltaire and Zola and the light on the Seine at dusk.</p><p>You are a country where terrorist attacks do not stop. You are a country where rape cases rose 140 percent over five years, even as you suppressed ethnic crime statistics for fear of what they would reveal. You hung the Palestinian flag while abandoning your own citizens. You opened your borders without asking who was crossing them. And you abandoned your Jewish community — the largest in Europe — to face 1,570 antisemitic incidents in a single year, then rewarded the movement responsible by becoming the first G7 nation to recognize a Palestinian state after October 7.</p><p>You allow FGM to be practiced in your suburbs at rates that shocked European health investigators, who documented tens of thousands of cases on your soil. You watched women disappear into niqabs in neighborhoods where your own laws no longer reach and called it multiculturalism. You fund, through your welfare system, hundreds of thousands of people who contribute nothing to French society and answer to a different authority entirely. You sacrificed your oldest alliances — with America, Israel, and the civilization that built you just to avoid offending the governments of Ankara and Doha.</p><p>This is who you are, France. The report is still on the table, but it does not matter. You cannot save a country that has decided to destroy itself — slowly, voluntarily, and with a clear conscience. You did not fall, France. You chose to kneel.</p><p>Goodbye, France.</p><p>The world we knew is changing before our eyes — and not for the better. Please share this article and comment. Push back. Engage. Because what is happening in France is not a French story. It is coming to America. It is spreading everywhere. And silence is the one thing we cannot afford. If you want to amplify this voice, become a paid subscriber, pick up one of my books, all the links in <a href="https://substack.com/@behindthenarrative7">here</a>, or make a one-time <a href="https://buymeacoffee.com/yamanja7">contribution</a>. Every reader who shows up matters. Thank you for being one of them.</p><p>Much Love</p><p>Yama Bar</p>
<p>BIBLIOGRAPHY<br />“Frères Musulmans et Islamisme Politique en France,” classified French government report, Secret Défense, commissioned April 2024, leaked to Le Figaro, May 21, 2025. French Parliamentary Report No. 2235, December 10, 2025. “Qatar Pledges €10 Billion for Key Sectors of French Economy,” France 24, February 27, 2024. “France Recognizes Palestinian State at UN General Assembly,” multiple sources, September 22, 2025. CSA poll for CNews, Europe 1, and JDD on the Muslim Brotherhood ban in France, 2025. “NY Times Admits Emaciated Gazan Boy Had Pre-Existing Health Problems,” Times of Israel, July 30, 2025. Obin Report on Islamist infiltration of French schools, French Ministry of Education, 2004. Pew Research Center, “The Future of the Global Muslim Population,” projections for France, 2017, and updated 2025. French Interior Ministry estimates on conversions to Islam, cited in La Croix, 2024. Eurostat, “Crime Statistics: Sexual Violence Across the EU,” 2013–2024. Nordic Monitor, Diyanet strategic plan and budget, 2025. Qatar Charity and Qatar Foundation European funding records, French National Assembly foreign interference report, 2022–2023. Florence Bergeaud-Blackler, “Le Frérisme et ses réseaux,” Odile Jacob, 2023. Gilles Kepel, “Le Prophète et la Pandémie,” Gallimard, 2021. Marion Maréchal, testimony before European Parliament committee on foreign interference, 2024. CRIF, annual antisemitism report, France, 2024. New Direction Foundation, no-go zone assessment report, Europe, 2026.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 31 May 2026 07:53:14 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le Petit Minaret Illustré : Ils ne nous connaissent pas.]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Ils connaissent nos institutions, nos faiblesses et nos r&eacute;flexes moraux. Mais ils connaissent tr&egrave;s mal les Fran&ccedil;ais.</p><div class="captioned-image-container-static" style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: Lora, sans-serif; font-size: 16px; background-color: rgb(16, 16, 16); line-height: 26px; margin: 32px auto;"><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" class="image-wrapper" width="100%">
	<tbody>
		<tr>
			<td style="text-align: center;">&nbsp;</td>
			<td align="left" class="content" style="text-align: center;" width="1456"><a class="image-link" href="https://substack.com/redirect/e862323c-e9f6-4a12-83ae-eef87ecdf366?j=eyJ1IjoiMXo0eXZiIn0.je7NwelQs1cdq5WyUa_1yYBG1QHiHpAa1f5iuBXZNIA" style="color: rgb(239, 139, 164); position: relative; flex-direction: column; align-items: center; padding: 0px; width: auto; height: auto; border-width: medium; border-style: none; border-color: currentcolor; border-image: initial; text-decoration: none; display: block; margin: 0px;"><img alt="" class="wide-image" height="301.82005494505495" src="https://substackcdn.com/image/fetch/%24s_!6z1c!,w_1100,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F346f4d5f-5f5e-4c48-a528-fa4b7c02bc25_1693x929.png" style="vertical-align: middle; display: block; margin: 0px auto; border-width: medium !important; border-style: none !important; border-color: currentcolor !important; border-image: initial !important; width: auto !important;" width="550"></a></td>
			<td style="text-align: center;">&nbsp;</td>
		</tr>
	</tbody>
</table></div><p>&nbsp;La France, pendant longtemps, ne fut pas pour moi un sujet : j&rsquo;&eacute;tais fran&ccedil;aise, c&rsquo;&eacute;tait une donn&eacute;e dont j&rsquo;avais h&eacute;rit&eacute;, comme de mon patrimoine g&eacute;n&eacute;tique, et dont je ne pensais rien de particulier.</p><p>Il est arriv&eacute; que, plus jeune, j&rsquo;entende le discours &ldquo;la France, mon pays, ma honte&rdquo;, qui m&rsquo;&eacute;tonnait un peu, puis que j&rsquo;oubliais aussi sec, y voyant une forme de snobisme, une posture faisant partie de la panoplie du parfait gauchiste.<br />
Pour autant, lorsque je voyageais &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, les autochtones qui saluaient le drapeau ou embrassaient le sol &agrave; la sortie de l&rsquo;avion me semblaient, eux aussi, un peu d&eacute;rang&eacute;s.</p><p>Ma vie en France &eacute;tait li&eacute;e avant tout &agrave; des sensations : odeurs et paysages, ceux de la campagne, bien plus que ceux de la ville. Les murs en pierres s&egrave;ches sur les causses. Des plats, plaisants ou non. La choucroute et les calamars de la cantine (beurk), le cab&eacute;cou et le foie gras de ma grand m&egrave;re. La gare d&rsquo;Austerlitz l&rsquo;&eacute;t&eacute;, les wagons-lits vers le Sud-Ouest.</p><p>Par mes copines, j&rsquo;avais aussi connaissance d&rsquo;un folklore familial fait de chansons &agrave; boire, de blagues salaces et de chansons paillardes. Parmi ces sensations qui ont laiss&eacute; une empreinte durable, il y avait surtout la prosodie de la langue, l&rsquo;accent du Sud-Ouest, quelques mots d&rsquo;occitan qu&rsquo;utilisait parfois mon p&egrave;re. L&rsquo;humour qui allait avec : celui qui, en un trait d&rsquo;esprit, d&eacute;masquait la posture et soulignait l&rsquo;incoh&eacute;rence.</p><p>Il y avait aussi la m&eacute;fiance familiale pour les effets de mode et les &eacute;l&eacute;ments de langage (&agrave; l&rsquo;&eacute;poque soixante-huitards), corollaire du culte de la m&eacute;ritocratie r&eacute;publicaine.</p><p>Tout cela constituait un ensemble sur lequel le mot France ne s&rsquo;appliquait pas n&eacute;cessairement, dans la mesure o&ugrave; le cadre de mon existence &eacute;tait d&eacute;fini, &agrave; mes yeux, par ma famille plut&ocirc;t que par mon pays.</p><p>La France par le n&eacute;gatif<br />
Lorsque je fis l&rsquo;exp&eacute;rience de ce que c&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;&ecirc;tre fran&ccedil;aise, ce fut par le n&eacute;gatif, lorsque je fus confront&eacute;e &agrave; la haine, directement exprim&eacute;e, de la France. Un rejet &eacute;ruptif, qui n&eacute;cessairement m&rsquo;englobait.</p><p>Cette d&eacute;testation se manifesta lors d&rsquo;interviews audio (on ne disait pas encore &ldquo;podcasts&rdquo;) que je menais il y a 25 ans avec des immigr&eacute;s de premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration. Une Alg&eacute;rienne d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;ann&eacute;es (&ldquo;Moi, je suis noble, je viens d&rsquo;une famille d&rsquo;aristocrates&rdquo; r&eacute;p&eacute;tait-elle) qui vivait en cit&eacute;, n&rsquo;avait jamais travaill&eacute;, et dont deux des fils, adultes polyhandicap&eacute;s, &eacute;taient quotidiennement pris en charge par la S&eacute;curit&eacute; sociale. Pendant notre entretien, elle martela &agrave; quel point la France &eacute;tait un pays de merde, un cloaque honteux pour elle, qui &eacute;tait une princesse en son pays, l&rsquo;Alg&eacute;rie.</p><p>Quelques mois plus tard, j&rsquo;interviewai un Tunisien du m&ecirc;me &acirc;ge, &agrave; la t&ecirc;te d&rsquo;une petite entreprise, propri&eacute;taire d&rsquo;un joli pavillon en meuli&egrave;re dans une banlieue bourgeoise. Lui aussi &eacute;ructa son m&eacute;pris et son hostilit&eacute; rageuse envers la France, sous l&rsquo;&oelig;il navr&eacute; de son &eacute;pouse qui ne savait comment l&rsquo;arr&ecirc;ter.</p><p>Dans les deux cas, il s&rsquo;agissait du m&ecirc;me d&eacute;gueulis pulsionnel, de la m&ecirc;me litanie, incantatoire et vengeresse. Je ne dis rien sur le moment : &agrave; l&lsquo;&eacute;poque, je me voyais comme une sorte de psychanalyste radiophonique accouchant l&rsquo;&acirc;me de l&rsquo;interview&eacute;, f&ucirc;t-elle d&rsquo;une p&eacute;nible noirceur. N&rsquo;ayant pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;par&eacute;e &agrave; un tel d&eacute;ferlement d&rsquo;hostilit&eacute;, l&rsquo;effet de d&eacute;stabilisation avait sans doute lui aussi jou&eacute;.<br />
L&rsquo;absence de motifs concrets &agrave; cette haine participait de la violence de l&rsquo;offense : ils semblaient d&eacute;tester la France par principe ou par r&eacute;flexe, sans raison d&eacute;finie. Car la colonisation, je l&rsquo;avais intuitivement per&ccedil;u, n&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;un pr&eacute;texte.</p><p>Plus tard, beaucoup plus tard, j&rsquo;ai compris qu&rsquo;ils manifestaient ainsi &agrave; la fois leur all&eacute;geance &agrave; la Oumma, exclusive par essence, et le d&eacute;pit qu&rsquo;ils &eacute;prouvaient &agrave; mieux vivre dans un pays de m&eacute;cr&eacute;ants que dans leur pays d&rsquo;origine. Plus leur vie en France &eacute;tait confortable (et de quoi se plaignait le Tunisien, dont l&rsquo;entreprise &eacute;tait florissante, et de quoi se plaignait l&rsquo;Alg&eacute;rienne, dont je me demandai ce qu&rsquo;elle aurait fait de ses fils en Alg&eacute;rie ?), plus cela les renvoyait &agrave; l&rsquo;insuffisance de leur pays, lequel, en outre avait &eacute;t&eacute; colonis&eacute; ou &ldquo;prot&eacute;g&eacute;&rdquo;, statut &eacute;quivalant, a fortiori dans l&rsquo;imaginaire islamo-tribal, &agrave; une honteuse soumission. Une r&eacute;alit&eacute; qu&rsquo;il convenait, une fois l&rsquo;ind&eacute;pendance acquise, de venger par un flot d&rsquo;insultes envers l&rsquo;ex colonisateur&hellip; chez qui on &eacute;tait, &eacute;trangement, venu s&rsquo;installer.<br />
En r&eacute;alit&eacute;, c&rsquo;est leur propre absence de coh&eacute;rence qu&rsquo;ils faisaient payer &agrave; la France.</p><p>Maintenant, je sais comment cela fonctionne. Si un tel discours m&rsquo;&eacute;tait aujourd&rsquo;hui, adress&eacute;, je montrerai illico les dents. Toutes les fois o&ugrave; j&rsquo;ai renvoy&eacute; dans leurs filets les Maghr&eacute;bins qui agitaient la bo&icirc;te &agrave; ouin ouin de la colonisation ou de l&rsquo;islamophobie, exprimant clairement mon absence totale de culpabilit&eacute; et fournissant, dans le plus grand des calmes, quelques &eacute;l&eacute;ments explicatifs (c&rsquo;est comme &ccedil;a que je me suis retrouv&eacute;e &agrave; expliquer le Contrat social de Rousseau et la notion d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral &agrave; un chauffeur Uber marocain tr&egrave;s &eacute;nerv&eacute; contre la France), les r&eacute;actions furent toujours les m&ecirc;mes : baisse imm&eacute;diate de l&rsquo;agressivit&eacute;, profil bas, et m&ecirc;me, une fois, des excuses. Sinc&egrave;res ou non, aucune importance. J&rsquo;avais compris ce qu&rsquo;il fallait faire : montrer tr&egrave;s froidement les dents. Tr&egrave;s basique, mais efficace.</p><p>Le grand malentendu</p><p>Si nous voulons lutter contre l&rsquo;islam(isme), il nous faut conna&icirc;tre le monde mental, le syst&egrave;me de valeurs et de repr&eacute;sentations des musulmans. C&rsquo;est une condition de l&rsquo;efficacit&eacute; du combat. Car eux, de leur c&ocirc;t&eacute;, ne nous comprennent pas vraiment.</p><p>Ceux qu&rsquo;on a appel&eacute;s les deuxi&egrave;mes g&eacute;n&eacute;rations ont pu b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;institutions assumant leur r&ocirc;le, d&rsquo;une &eacute;cole qui tenait encore &agrave; peu pr&egrave;s la route, d&rsquo;une t&eacute;l&eacute;vision fran&ccedil;aise &agrave; cinq cha&icirc;nes, d&rsquo;une la&iuml;cit&eacute; que chacun consid&eacute;rait comme allant de soi.<br />
Leurs descendants, paradoxalement, n&rsquo;ont pas b&eacute;n&eacute;fici&eacute; du m&ecirc;me acc&egrave;s &agrave; la France. Ils ont grandi dans un contexte de r&eacute;islamisation, d&rsquo;entre-soi communautaire facilit&eacute; par le satellite, puis par internet, d&rsquo;affaissement des institutions et de pression migratoire accrue. Beaucoup ont finalement v&eacute;cu dans un &eacute;cosyst&egrave;me qui n&rsquo;&eacute;tait ni la France, ni le bled : ils ont v&eacute;cu en terre de conqu&ecirc;te par l&rsquo;islam, aux avant-postes d&rsquo;un califat &agrave; venir.</p><p>Pourtant, m&ecirc;me aux yeux des deuxi&egrave;mes g&eacute;n&eacute;rations apparemment mieux &ldquo;int&eacute;gr&eacute;es&rdquo;, la France, et surtout les Fran&ccedil;ais par lesquels elle existe, repr&eacute;sentaient souvent une population ext&eacute;rieure : en leur pr&eacute;sence, pour nombre d&rsquo;enfants d&rsquo;immigr&eacute;s, il fallait adapter son attitude, sous peine de rester un gars de cit&eacute;, statut qui &agrave; l&rsquo;&eacute;poque ne b&eacute;n&eacute;ficiait d&rsquo;aucune aura particuli&egrave;re.<br />
La contradiction entre les deux logiciels anthropologiques en pr&eacute;sence exigeait un r&eacute;ajustement permanent, un glissement constant entre diff&eacute;rentes fa&ccedil;ons de parler, de r&eacute;agir et de se comporter selon le contexte et les gens en pr&eacute;sence. Dissimulation, conflit de loyaut&eacute;, godille de gr&eacute; &agrave; gr&eacute; : ce d&eacute;chirement chronique, plus ou moins conscient, qui marqua les deuxi&egrave;mes g&eacute;n&eacute;rations, fut plus tard r&eacute;solu par la r&eacute;islamisation.</p><p>Le changement de paradigme, qui au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000 entra&icirc;na l&rsquo;inversion de la hi&eacute;rarchie qui pr&eacute;valait jusqu&rsquo;alors entre islam et R&eacute;publique, exigeait, dans sa pratique d&rsquo;infiltration des rouages strat&eacute;giques de la soci&eacute;t&eacute;, un mim&eacute;tisme tactique : ces Fran&ccedil;ais, ces m&eacute;cr&eacute;ants, il fallait tout de m&ecirc;me bien les imiter si on voulait, comme le pr&eacute;conisait Al Qaradawi, subvertir leurs outils pour les retourner contre eux. D&eacute;marche qui supposait d&rsquo;en avoir une connaissance fine.</p><p>Moi qui observe depuis des ann&eacute;es les musulmans actifs, et pas uniquement sur internet, suis pourtant parvenue &agrave; cette conclusion : en r&eacute;alit&eacute;, ils ne nous connaissent pas.<br />
Certes, ce sont de fins psychologues. Ils connaissent notre peur du conflit, notre honte identitaire, notre hantise de passer pour racistes, notre narcissisme moral, notre incompr&eacute;hension de ce qu&rsquo;est l&rsquo;islam. Ils jouent de ces ressorts, mais ils commettent de faisant une erreur : prenant mod&egrave;le sur ceux qu&rsquo;ils doivent manipuler, ils r&eacute;duisent les Fran&ccedil;ais au segment de population minoritaire, bien que culturellement dominant, aupr&egrave;s duquel ils sont prioritairement en mission. Or, le militant diversitaire, le travailleur social, le bobo culturel, le journaliste ou le responsable politique pour diverses raisons acquis &agrave; leur cause ne repr&eacute;sentent pas les Fran&ccedil;ais, ni par cons&eacute;quent la France.</p><p>J&rsquo;ai pu observer, lors de tentatives d&rsquo;infiltration du milieu la&iuml;que notamment, que face &agrave; des gens ordinaires, leur m&eacute;connaissance de l&rsquo;habitus fran&ccedil;ais se fait plus visible.</p><p>Pour lire la suite de cette chronique, mon analyse de l&#39;affaire &quot;Sofian&quot; et comprendre le choc de ces deux logiciels anthropologiques, rejoignez les abonn&eacute;s payants.</p><p>Sofian<br />
Ainsi, ce jeune homme rencontr&eacute; il y a quelques ann&eacute;es lors d&rsquo;une conf&eacute;rence sur l&rsquo;enseignement du fait religieux &agrave; l&rsquo;EHESS, que nous appellerons Sofian, et que je retrouvai, plus tard, &agrave; la remise du Prix de la la&iuml;cit&eacute; &agrave; la mairie de Paris. Aaaaah, c&rsquo;est qu&rsquo;il &eacute;tait motiv&eacute;, Sofian. Enthousiaste. Souriant. Vraiment TR&Egrave;S souriant (il militait &agrave; Coexister, hein, alors forc&eacute;ment...). Il &eacute;prouvait, disait-il avec emphase, &ldquo;une vraie passion pour la la&iuml;cit&eacute;&rdquo;. Sans d&eacute;conner ? Quel Fran&ccedil;ais s&rsquo;exprimerait comme &ccedil;a ? Aucun, bien s&ucirc;r.</p><p>Motiv&eacute; comme je le disais, le jeune Sofian ne nous a pas l&acirc;ch&eacute;es d&rsquo;une semelle, moi et l&rsquo;amie avec qui j&rsquo;&eacute;tais. &Agrave; la remise des prix, au caf&eacute;, puis &agrave; pied, en traversant Paris. Islam, islam, islam. Il n&rsquo;avait que &ccedil;a &agrave; la bouche. &Agrave; un moment, je lui ai demand&eacute; s&rsquo;il savait parler d&rsquo;autre chose, ajoutant que l&rsquo;islam, globalement, nous faisait suffisamment chier au quotidien pour qu&rsquo;on puisse s&rsquo;&eacute;pargner le sujet le soir quand on sortait.</p><p>L&rsquo;amie avec qui j&rsquo;&eacute;tais lui raconta, tr&egrave;s naturellement, qu&rsquo;apr&egrave;s avoir recrut&eacute; un musulman soi disant non pratiquant, elle avait fini par le virer, et qu&rsquo;on ne l&rsquo;y reprendrait plus : au fil des semaines, les demandes du gars (pauses pour la pri&egrave;re, refus de certaines missions au nom du halal, etc) allaient toujours vers plus de rigueur, mena&ccedil;ant la vie de sa bo&icirc;te. &Agrave; l&rsquo;avenir, elle ne prendrait pas le risque de recruter un musulman, m&ecirc;me &ldquo;mod&eacute;r&eacute;&rdquo;. Tout cela fut dit &agrave; la coule, sans une once de mauvaise conscience. Sofian &eacute;tait d&eacute;contenanc&eacute;, au point d&rsquo;en oublier de sourire (c&rsquo;est dire).</p><p>Mais bien vite, il revint &agrave; sa marotte, la France et l&rsquo;islam, l&rsquo;islam et la France, l&rsquo;islam de France, bref, tu connais. Alors, on a enclench&eacute; la machine &agrave; conneries : &ldquo;Ah dis-moi chouchou, sinon, tu vis seul dans ton studio ?&rdquo; &ldquo;Et tu as une copine ?&rdquo; &ldquo;Ah non ? Un copain, alors ?&rdquo; (ah ah ah, rires gras, coups de coude) &ldquo;Ah bah pourtant, &agrave; ton &acirc;ge, h&eacute;, dis, le radada, un peu quand m&ecirc;me, non, etc&rdquo;. Sans aller jusqu&rsquo;aux blagues grivoises, on a assum&eacute; notre francit&eacute; : l&eacute;g&egrave;ret&eacute; moqueuse, badinage &agrave; tendance polissonne.<br />
Il ne savait pas quoi r&eacute;pondre. Ces codes lui &eacute;taient &eacute;trangers, qui supposaient un plain-pied entre lui et nous malgr&eacute; la diff&eacute;rence de g&eacute;n&eacute;ration et de sexe, qui supposaient aussi une grande d&eacute;contraction &agrave; propos des relations entre hommes et femmes.</p><p>Un mot, qu&rsquo;il envoya plus tard &agrave; une autre amie (dirigeant une association de jeunesse qu&rsquo;il esp&eacute;rait sans doute infiltrer), message faussement enjou&eacute;, qui sonnait tr&egrave;s bizarrement, singeait, pr&eacute;cis&eacute;ment, ce genre de ton blagueur. Mais, n&rsquo;en comprenant pas les ressorts, il tombait compl&egrave;tement &agrave; plat.</p><p>Sofian n&rsquo;&eacute;tait pas un gars de cit&eacute;. Il avait grandi dans un village de province, avait &eacute;t&eacute; un bon &eacute;l&egrave;ve, puis un &eacute;tudiant s&eacute;rieux, ce qui normalement aurait du lui permettre d&rsquo;appr&eacute;hender ces codes.</p><p>C&rsquo;est l&agrave; que r&eacute;side le malentendu : le malaise ressenti d&egrave;s qu&rsquo;ils sont confront&eacute;s &agrave; des codes qui ne sont pas ceux de la Oumma montre que la France civilisationnelle constitue, dans leur imaginaire, un territoire &eacute;tranger. Souvent, ce territoire est aussi v&eacute;cu comme potentiellement mena&ccedil;ant. Dans la France p&eacute;riph&eacute;rique, les jeunes musulmans voient souvent une masse arm&eacute;e de fourches pr&ecirc;te &agrave; bondir sur le moindre cheveu cr&ecirc;pu, d&rsquo;&eacute;lecteurs du RN pr&ecirc;ts &agrave; les lyncher.</p><p>Ils ne nous connaissent pas.<br />
Ce qu&rsquo;ils ne comprennent pas, globalement, en mettant les Fran&ccedil;ais dans le m&ecirc;me sac bobo, c&rsquo;est notre relation &agrave; l&rsquo;autre. L&rsquo;autre, consid&eacute;r&eacute; a priori comme un &eacute;gal en ce qu&rsquo;il est lui aussi dou&eacute; de libre-arbitre, l&rsquo;autre qui n&rsquo;est pas ma chose ou mon esclave, et que je dois traiter comme je voudrait qu&rsquo;il le f&icirc;t avec moi (je parle ici non de la r&eacute;alit&eacute; relationnelle, toujours anim&eacute;e par de moins nobles motifs, mais de l&rsquo;id&eacute;al qui oriente notre fa&ccedil;on d&rsquo;&ecirc;tre au monde). De cette conception, qu&rsquo;exprime le choix du paradigme jud&eacute;o-chr&eacute;tien, d&eacute;coulent des relations a priori fond&eacute;es sur un id&eacute;al de confiance.</p><p>Leur conception de la relation &agrave; l&rsquo;autre est, au contraire, marqu&eacute;e par la m&eacute;fiance, pour ne pas dire la parano&iuml;a (dont t&eacute;moigne par exemple la croyance au mauvais oeil) et fond&eacute;e sur la domination. Pour exister, il faut dominer l&rsquo;autre, qui sinon nous soumet.</p><p>Pour ma part, il m&rsquo;a fallu cette confrontation brutale &agrave; leur d&eacute;testation de la France pour comprendre ce qui n&rsquo;&eacute;tait jusque-l&agrave; qu&rsquo;une sensation diffuse. Il m&rsquo;a fallu cette exp&eacute;rience pour admettre ce qui n&rsquo;&eacute;tait jusque-l&agrave; que sensoriel ou th&eacute;orique : m&ecirc;me lorsque mon peuple m&rsquo;exasp&egrave;re, m&ecirc;me lorsqu&rsquo;il me d&eacute;sesp&egrave;re, j&rsquo;en fais partie.</p><p>Je me consid&egrave;re comme chanceuse, extr&ecirc;mement chanceuse m&ecirc;me, d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute;e dans ce pays. Heureuse que mes anc&ecirc;tres, pour la plupart, aient v&eacute;cu pendant des si&egrave;cles dans leurs petits terroirs ruraux. Heureuse d&rsquo;avoir h&eacute;rit&eacute; de cette langue, de cet humour, de cette mani&egrave;re d&rsquo;&ecirc;tre au monde.</p><p>Car c&rsquo;est peut-&ecirc;tre cela, au fond, qu&rsquo;ils comprennent le moins : la France est un peuple qui, comme tout peuple, ne se r&eacute;duit pas &agrave; une administration, &agrave; un ensemble de dispositifs &agrave; infiltrer ou de gens &agrave; manipuler.</p><p>&nbsp;</p><p><a href="http://substack.com/@lepetitminaretillustre">Le petit minaret illustr&eacute;</a>&nbsp;</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1273/denoncer-les-abus-sexuels-dhommes-connus-un-phenomene-qui-depasse-infiniment-chaque-cas-particulier</guid>
	<pubDate>Sat, 16 May 2026 10:49:22 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1273/denoncer-les-abus-sexuels-dhommes-connus-un-phenomene-qui-depasse-infiniment-chaque-cas-particulier</link>
	<title><![CDATA[Dénoncer les abus sexuels d&#039;hommes connus, un phénomène qui dépasse infiniment chaque cas particulier.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>L’animatrice Flavie Flament annonce porter plainte contre Patrick Bruel pour viol. Les faits se seraient produits lorsqu’elle était mineure. </p>

<p>L’animatrice Flavie Flament annonce ce vendredi dans un message posté sur Instagram porter plainte pour viol contre le chanteur et acteur Patrick Bruel.</p>

<p>« J’ai de nouveau rendez-vous avec mon passé. Et un homme qui a pillé mon adolescence. Je porte plainte contre Patrick Bruel pour viol. Pour que la vérité éclate, pour que justice soit rendue », écrit la journaliste sur Instagram, autrice du livre « La Consolation », où elle révélait avoir été violée à l’âge de 13 ans par le célèbre photographe David Hamilton.</p>

<p>L’effacement du père : le commencement du désert. </p>

<p>Il n’y a plus de pères en Occident. Il y a des hommes fatigués, des géniteurs hésitants, des adultes qui demandent pardon d’exister, des éducateurs terrorisés à l’idée d’interdire, des vieillards adolescents poursuivant jusque dans les chairs les plus jeunes le mirage obscène de leur propre survivance. Mais le père, lui, a disparu. Et sa disparition n’a pas produit la liberté promise : elle a ouvert un désert.</p>

<p>Depuis #MeToo, les morts parlent. Ou plutôt : les spectres. Les noms remontent à la surface comme des cadavres gonflés rejetés par une mer longtemps tranquille. Harvey Weinstein, ogre hollywoodien dont tout le monde connaissait pourtant les appétits ; Roman Polanski, génie sanctifié malgré les ombres ; Gabriel Matzneff, longtemps célébré dans les salons littéraires comme un esthète de la transgression avant que Vanessa Springora ne révèle ce que cachait cette prose parfumée de culture : le corps d’une adolescente livré au narcissisme d’un homme vieillissant ; Gérard Depardieu, titan déchu ; Patrick Bruel ; Flavie Flament racontant les blessures anciennes ; et derrière eux une foule d’acteurs, de chanteurs, de producteurs, d’humoristes, de journalistes, d’influenceurs, toute une aristocratie de la célébrité soudain traversée par les voix tardives de celles qui furent jeunes, très jeunes, parfois presque des enfants.</p>

<p>Et l’on voudrait réduire cela à des dossiers judiciaires, à des mensonges, à des règlements de comptes, à des vengeances différées, à des ambiguïtés sentimentales. Certes, il y a parfois du ressentiment, parfois des souvenirs reconstruits, parfois des intérêts troubles ; il y a même cette misère contemporaine qui pousse certains à convertir leur souffrance en capital moral. Mais ce serait une erreur de croire que l’essentiel réside là.</p>

<p>Car ce qui remonte aujourd’hui n’est pas seulement la parole des femmes : c’est le refoulé d’une civilisation entière.<br />L’Occident moderne aura voulu abolir toute verticalité. Il aura pris la limite pour une oppression, l’autorité pour une violence, la transmission pour une domination. Dans sa haine du patriarcat, il n’a pas seulement détruit certains abus : il a détruit jusqu’à la légitimité même de transmettre. Le père fut assimilé au tyran ; le maître à un humiliateur ; l’interdit à une pathologie morale.<br />Alors on a élevé des enfants sans frontières intérieures.<br />L’enfant-roi : cette créature publicitaire du narcissisme démocratique. L’adolescent transformé en petit souverain émotionnel. La jeune fille livrée dès douze ou treize ans au marché planétaire du regard. Car les réseaux sociaux ne sont pas seulement des outils : ils sont les bordels affectifs d’une civilisation épuisée. On y expose des corps avant même que des consciences aient commencé à naître. On y apprend à des adolescentes que leur valeur réside dans la visibilité, dans le désir suscité, dans l’image offerte.</p>

<p>Et face à elles se tiennent désormais des adultes qui ne veulent plus être adultes.<br />Des hommes vieillissants qui ne cherchent plus à transmettre mais à séduire ; non plus à protéger mais à consommer ; non plus à initier au monde mais à se nourrir narcissiquement de la jeunesse des autres comme des vampires fatigués aspirant encore un peu de sang avant la nuit finale.<br />Autrefois, le père symbolique se dressait précisément à cet endroit. Il disait non. Non parce qu’il méprisait le désir, mais parce qu’il connaissait sa violence. Il savait qu’un être encore inachevé ne peut porter seul le poids de son propre consentement. Il savait qu’une adolescente fascinée par un homme célèbre, puissant ou admiré n’est pas libre au sens où le prétend la mythologie contemporaine.<br />Car qu’est-ce qu’un consentement lorsqu’on n’a pas encore achevé de se construire soi-même ?<br />Question devenue presque obscène dans un monde qui a sacralisé le désir individuel comme autrefois les religions sacralisaient Dieu.<br />Oui, certaines de ces jeunes filles semblaient consentantes. Certaines croyaient aimer. Certaines défendaient même ceux qui les séduisaient. Mais précisément : c’était à l’adulte de résister. C’était à lui d’assumer la limite. Or notre époque a remplacé la responsabilité par la jouissance et la maturité par le narcissisme.</p>

<p>Il faut relire aujourd’hui certaines pages des années soixante-dix pour comprendre l’étendue du désastre. Toute une génération intellectuelle célébrait alors la transgression comme une délivrance. L’écart d’âge devenait poésie ; la précocité sexuelle, émancipation ; la corruption des frontières morales, signe de modernité. Celui qui rappelait qu’une enfant devait être protégée passait pour réactionnaire, catholique honteux ou fasciste latent.</p>

<p>La bourgeoisie libertaire croyait détruire les prisons morales ; elle préparait surtout un monde sans défenses.</p>

<p>Et maintenant les voix remontent. Lentement. Tardivement. Confusément parfois. Des femmes devenues adultes racontent avec des mots nouveaux ce qu’elles avaient vécu adolescentes : l’emprise, la fascination, la sidération, la honte, le sentiment d’avoir participé elles-mêmes à ce qui les détruisait. Certaines hésitent encore. D’autres se rétractent. D’autres accusent avec une violence absolue. Peu importe au fond : le phénomène dépasse infiniment chaque cas particulier.</p>

<p>Ce qui se révèle ici, c’est une civilisation incapable de protéger ses enfants parce qu’elle ne croit plus à la légitimité de l’adulte.<br />Et ce vide ne demeure jamais vide.</p>

<p>À mesure que disparaît le père symbolique surgissent d’autres absolutismes : militantismes hystériques, religions identitaires, fanatismes moraux, radicalités politiques, idéologies victimaires, gourous numériques. L’activiste wokiste, le militant palestiniste exalté, l’étudiant ivre de pureté morale ne sont pas les enfants de la révolution : ils sont les enfants du vide. Leur rage tient lieu de verticalité. Leur indignation remplace la transmission. Leur morale est celle d’orphelins cherchant désespérément une Loi dans un monde qui n’ose plus en formuler aucune.</p>

<p>Ainsi l’Occident oscille désormais entre deux barbaries : la permissivité sans limites et le retour du sacré fanatique.</p>

<p>D’un côté, le marché intégral du désir ; de l’autre, la tentation de systèmes autoritaires promettant enfin des frontières claires, des interdits, une structure, une hiérarchie. Car l’homme ne vit jamais longtemps dans le pur relativisme : lorsqu’aucune limite juste ne subsiste, il finit toujours par désirer des limites tyranniques.<br />Le drame contemporain n’est donc pas seulement moral ou sexuel. Il est métaphysique.</p>

<p>Une civilisation qui ne sait plus dire non abandonne fatalement ses enfants aux prédateurs, aux manipulateurs, au marché des corps, à la pornographie affective des réseaux, aux adultes narcissiques qui confondent encore leur désir avec un droit.<br />Et derrière chaque scandale, derrière chaque plainte tardive, derrière chaque adolescente livrée trop tôt au regard des hommes, revient la même question — terrible, immense, silencieuse :<br />qui protège encore l’enfance lorsque plus personne ne veut assumer la charge d’être adulte ?</p>

<p>Charles Rojzman</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 16 May 2026 10:18:11 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon se la joue François Mitterrand.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><i>"La force tranquille", le retour ?</i></p>

<p>Jean-Luc Mélenchon, désormais candidat à la présidentielle, met en avant son expérience en mode « force tranquille », n'hésitant plus à faire référence au président socialiste des années 1980-1990.</p>

<p>Derrière le pupitre violet siglé « l’Union populaire », le soir du 10 avril 2022, Jean-Luc Mélenchon avait haussé les épaules, les bras levés vers le ciel. Puis il avait dit « Faites mieux », avec un geste de la main qui voulait dire que c’était à eux de reprendre le flambeau, ceux qui étaient là, devant lui et à côté de lui. Las, l’injonction valait pour tous, le chef y compris, explique aujourd’hui la France insoumise. Comprendre : Jean-Luc Mélenchon va lui-même tenter de faire mieux qu’en 2022. Et pourquoi diable doit-il s’y coller, lui l’apôtre de la Nouvelle France qui ne lui ressemble guère ? « L’expérience », bien sûr.</p>

<p>« Dans le contexte de guerre, de changement climatique et de crise sociale, nous pensons que les Français confieront la barre à la personne la plus expérimentée », justifie doctement le leader insoumis dans les colonnes de La Tribune Dimanche. Et de développer ladite expérience, tirée de l’exercice de ses multiples mandats et de son âge avancé – 74 ans.</p>

<p>Apparaître comme le seul à même de réunir la gauche derrière lui<br />Raison pour laquelle le leader insoumis convoque la figure de François Mitterrand ? Sur X, il se compare à l’ancien socialiste, citant un article de l’Express : « Les angles mobilisés contre moi étaient exactement les mêmes contre Mitterrand en 1980 ! » Une identification qui répond à deux objectifs : apparaître comme le seul à même de réunir la gauche derrière lui, comme « le Vieux » en son temps. Et rassurer l’électorat qui se serait éloigné, rebuté par la radicalité du tribun insoumis, désormais à deux doigts de ressusciter « la force tranquille ».</p>

<p>À LIRE AUSSI : Jean-Luc Mélenchon, Dassault et "Le Figaro" : les intimes compagnons de route</p>

<p>« L’atout de Jean-Luc Mélenchon, c’est cette notoriété XXL couplée à un mouvement jeune et dynamique », décrit Stéphane Fournier, directeur d’études chez Cluster 17. Quand d’autres figures de la gauche radicale, si elles sont « plus appréciées » dans les enquêtes d’opinion à l’image de François Ruffin, souffrent toujours d’un déficit de leadership.</p>

<p>Par <a href="https://www.marianne.net/auteur/aurore-malval"><br />Aurore Malval<br /></a></p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 16 May 2026 10:13:07 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Échange intéressant sur X à propos de la responsabilité des écrits de Foucault, Deleuze et Derrida dans l’émergence du wokisme </p>

<p>Brivael Le Pogam [co-fondateur d’Argil (Créer des vidéos captivantes grâce à l'IA), qui permet aux entrepreneurs de développer leur audience sans infrastructure] a publié ce texte sur X, qui a été applaudi par Elon Musk:</p>

<p>« Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme).</p>

<p>Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l'après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l'élégance de notre langue, l'arme idéologique qui paralyse aujourd'hui l'Occident.</p>

<p>Il faut comprendre ce qu'ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l'institution médicale, l'école, la prison, la sexualité, tout n'est qu'une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n'ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l'auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu'il fallait préférer le rhizome à l'arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l'être, la différence à l'identité.</p>

<p>Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison.</p>

<p>Car voici ce qui s'est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l'Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n'existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s'est mariée à ce substrat, et l'enfant de ce mariage s'appelle le wokisme.</p>

<p>Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l'intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n'y a pas de vérité, il n'y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable.</p>

<p>Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n'ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d'exploitation à une génération entière d'activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d'être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l'opinion.</p>

<p>C'est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu'il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu'il existe un bien distinct du mal, la croyance qu'il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part.</p>

<p>Je m'excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C'est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n'auraient jamais traversé l'océan. Nous avons exporté le doute comme d'autres exportent des armes.</p>

<p>Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d'IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c'est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les bâtisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu'elle vaut qu'on s'y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n'ont pas honte de la transmettre.</p>

<p>Alors pardon. Et au travail. »</p>

<p>JC Monnerville lui a répondu :</p>

<p>« Caricaturer Michel Foucault en disant qu’il niait toute vérité est réducteur. Il interrogeait les conditions de production du savoir. On peut juger que cette critique a parfois ouvert la voie à des excès relativistes, mais il n’écrivait pas : «tout se vaut». </p>

<p>Même chose pour Jacques Derrida : la déconstruction n’était pas initialement un programme militant RH pour multinationales californiennes.</p>

<p>L’ironie,  et elle est immense, c’est que ces penseurs, souvent anti-capitalistes ou profondément critiques de la société marchande, ont vu leurs concepts recyclés par les plus grandes entreprises américaines : diversité managériale, langage corporate, signalement moral sur les réseaux sociaux, bureaucraties universitaires. Google, Meta Platforms ou Disney n’incarnent pas exactement l’héritage romantique de Gilles Deleuze.</p>

<p>En revanche, là où le texte touche juste, c’est sur un point : une partie de notre époque a érigé le soupçon en réflexe intellectuel permanent. Déconstruire est devenu plus valorisé que comprendre. Délégitimer plus gratifiant que transmettre. Et une civilisation qui ne produit que des procureurs culturels finit effectivement par s’épuiser. »</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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