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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Monde]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 16:23:52 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L’Iran et l’arme nucléaire - Fondation Res Publica]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Je serai d’autant plus libre de ma parole que je m’exprimerai en « off ».<br />Je ne suis ni avocat ni procureur. Ce qui m’intéresse dans cette affaire, au-delà des raisons, ce sont surtout les conséquences et la façon de les prévenir.</p>
<p>Je me concentrerai sur le dossier nucléaire. Les relations avec l’Iran comportent bien d’autres dimensions mais c’est le dossier nucléaire qui nous occupe le plus en ce moment et c’est celui sur lequel une horloge est en train de tourner.</p><p>Je commencerai par commenter les faits rapportés par l’AIEA, récemment encore, dans son rapport de la semaine dernière.</p><p>Le premier fait est la poursuite par l’Iran de son programme d’enrichissement en violation des cinq résolutions du Conseil de sécurité et de neuf résolutions de l’AIEA et sans vocation civile identifiable. Aujourd’hui l’Iran produit de l’uranium faiblement enrichi qui n’a pas d’usage civil et n’en aura pas avant longtemps. Comme l’ambassadeur Nicoullaud l’a dit, le jour où la centrale de Bouchehr entrera en fonctions, elle utilisera de l’uranium russe pour la durée de vie du réacteur. Aujourd’hui il n’y a pas d’autre projet de réacteur iranien. Aucun ne sera réalisé avant de longues années. L’usine de Natanz est comme une raffinerie qui produirait de l’essence pour des voitures qui sortiront dans vingt ans. On ne voit pas d’usage industriel prévisible. D’autres pays qui disposent de réacteurs nucléaires, comme la Corée du Sud, ont fait le choix de ne pas développer l’enrichissement parce que ce n’est pas rentable. Ils préfèrent acquérir l’uranium sur le marché. Je ne dis pas que l’usine de Natanz a des fins militaires mais qu’elle n’a pas de fins civiles identifiables.</p><p>Jusqu’en 2002, c’était un programme clandestin : ces usines ont été développées en secret, elles ont été révélées en 2002 par un groupe iranien puis l’Agence internationale de l’énergie atomique les a inspectées. Ce programme a donc été développé pendant dix-huit ans dans la clandestinité.</p><p>Il s’est appuyé sur le réseau A. Q. Khan, du nom d’un scientifique pakistanais, dit « le père de la bombe pakistanaise », assez peu connu pour sa contribution au développement des usages pacifiques de l’énergie nucléaire. Il a coopéré avec la Libye, avec la Corée du Nord, il a coopéré avec l’Iran.</p><p>Le premier élément réside donc dans les inquiétudes liées à ce programme d’enrichissement qui se poursuit sans but visible.</p><p>Le deuxième fait est le problème des contrôles. L’ambassadeur Nicoullaud a parlé des contrôles de l’AIEA : Non, l’Iran n’applique pas pleinement les contrôles de l’AIEA. Par exemple, il n’applique pas le protocole additionnel qui donne à l’Agence des pouvoirs d’inspection renforcée lui permettant d’aller dans les sites où il n’y a pas de matière nucléaire (alors que les accords habituels limitent les inspections aux sites qui renferment des matières nucléaires).</p><p>L’Iran ne répond pas aux questions de l’Agence sur ses activités nucléaires passées et présentes. Je citerai en particulier les activités pouvant être liées à la conception et à la fabrication des armes nucléaires, qui occupent une place croissante dans les rapports de l’AIEA. Les rapports de l’AIEA décrivent par exemple une étude sur l’intégration d’une charge sphérique dans un cône de missile et des expérimentations effectuées sur ce qu’on appelle un implosoir, une technologie qui permet de créer une onde sphérique à partir d’explosifs. D’autres études ont porté sur l’explosion de « quelque chose » à 600 mètres d’altitude. Le directeur général adjoint de l’AIEA, Monsieur Heinonen, qui fait un travail remarquable, a présenté aux Etats membres de l’AIEA, il y a deux ans, une vidéo montrant cette explosion à 600 mètres d’altitude. A moins que ce ne soit pour des feux d’artifice, on n’y voit pas d’usage civil.</p><p>Bref, l’AIEA explore toutes les informations reçues de plus d’une dizaine d’Etats membres et qu’elle juge suffisamment cohérentes, crédibles et détaillées pour que l’Iran doive expliquer la finalité de son programme. Mais l’Iran ne répond pas à ces questions, ne donne pas accès aux gens, ne donne pas accès aux installations ni aux documents. Les Iraniens se contentent de dire que ce sont des faux mais ce n’est pas l’avis de l’AIEA.</p><p>Le dernier point inquiétant est l’affaire du deuxième site d’enrichissement, découvert à proximité de la ville de Qom, sous une montagne, dans un camp des Pasdarans. Construit dans la clandestinité la plus totale jusqu’à la révélation de son emplacement, fin septembre, c’est un très petit site : il ne pourrait pas contenir plus de 3000 centrifugeuses. Pour vous donner un ordre de grandeur, l’usine de Natanz peut contenir 54000 centrifugeuses, sachant qu’elle est loin d’être pleine. 54000 centrifugeuses permettraient de produire en un an du combustible pour un réacteur nucléaire. 3000 centrifugeuses, c’est une bombe par an. Le site de Qom n’est pas une réplique du site de Natanz comme le prétendent les Iraniens (si Natanz était bombardée, ils auraient, disent-ils, ce deuxième site en réserve). On voit bien que son usage ne peut être civil.</p><p>Le dernier point n’est pas nucléaire. L’Iran poursuit un programme très actif de missiles, sur deux technologies : les missiles à propulsion liquide et les missiles à propulsion solide. Il faut en retenir que la portée s’accroît entre 1500 et 2000 kilomètres. Or, à 2000 kilomètres, on dépasse le cadre régional, on commence à atteindre la Roumanie et la Bulgarie. Cela n’a peut-être pas de sens du point de vue stratégique mais la réalité technique est là : la portée de ces missiles s’accroît.</p><p>Tout cela montre le déficit de confiance que la communauté internationale a dans le programme de l’Iran et donc le travail à accomplir pour restaurer la confiance, ce qui est l’objectif.</p><p>Pourquoi tout ceci est-il très préoccupant ?</p><p>D’abord en raison de la menace très forte pour la sécurité régionale.<br />Le programme nucléaire iranien fait craindre deux risques :<br />Le risque de détournement. L’Iran utilise-t-il clandestinement des installations pour produire une arme ?<br />Le risque de rupture : Que se passera-t-il si un jour l’Iran, comme la Corée du Nord, expulse les inspecteurs de l’AIEA ? Cette possibilité théorique doit être gardée à l’esprit.<br />Les risques pour la région sont de deux ordres :<br />Les risques que susciterait la politique étrangère d’un Iran nucléaire. C’est la thèse des effets de la sanctuarisation. C’est sans doute ce qui inquiète le plus les pays de la région. Quel serait le comportement de l’Iran sanctuarisé par l’arme nucléaire ou la capacité nucléaire ?</p><p>Monsieur le ministre a évoqué le risque d’une cascade de prolifération dans la région, une éventualité qu’on n’a pas envie de voir se réaliser. Paradoxalement, ce qu’Israël n’a pas fait – pousser un certain nombre de pays de la région à se doter de l’arme nucléaire – l’Iran pourrait le faire. Je voudrais noter que, de ce point de vue, il n’y a pas tellement de différence entre un Iran « au seuil », c’est-à-dire perçu comme ayant une capacité nucléaire, et un Iran effectivement doté de l’arme nucléaire. Si la différence correspond à un délai de six mois, un Etat de la région pourrait vouloir se doter de la capacité nucléaire dans les mêmes conditions. Si on aboutit à un Moyen-Orient truffé d’installations d’enrichissement prêtes, en cas de crise grave, à être affectées à des fins militaires, on passera assez rapidement d’une prolifération virtuelle à une prolifération réelle.<br />Ce sont des risques et notre tâche est de prévenir ces risques.</p><p>La deuxième catégorie de menaces a déjà été évoquée, c’est la menace pour le régime de non-prolifération nucléaire.</p><p>Au mois de mai aura lieu la conférence d’examen du TNP. Tous les cinq ans, les Etats membres du Traité de non-prolifération nucléaire se réunissent pour faire le point sur la mise en œuvre du traité. Le TNP est l’un des traités les plus universels (quatre Etats n’en font pas partie). Seules la charte des Nations Unies et la charte des droits de l’enfant ont plus de signataires.</p><p>Mais ce traité est soumis à un certain nombre de tensions et la crise nucléaire iranienne en cristallise plusieurs. Le traité repose sur un certain nombre d’échanges : le désarmement et la non-prolifération, la non-prolifération et le développement des usages pacifiques du nucléaire. On voit que l’Iran, effectivement, met en cause les aspects de non-prolifération, notamment les contrôles de l’AIEA, l’action de vérification, et ne coopère pas pleinement avec l’agence. On a mentionné le cas passé de la Corée du sud, le cas de Taïwan, le cas de l’Egypte, mais il y a une énorme différence ! Outre une différence de taille, d’ampleur, puisque ni la Corée du sud ni Taïwan n’ont développé d’installation d’enrichissement clandestines, ces pays, quand l’AIEA les a interrogés, ont ouvert leurs portes, tout comme l’a fait la Libye. Ils ont montré où étaient les scientifiques, où étaient les documents et les matières, ce que l’Iran ne fait pas.</p><p>Donc, le premier point est la mise en cause de l’AIEA.</p><p>Le deuxième point est la question de l’enrichissement et du retraitement. Ces technologies très « duales » peuvent assez facilement passer d’un mode civil à un mode militaire, elles font donc l’objet d’une sensibilité particulière.</p><p>Si on accepte que l’Iran développe des installations d’enrichissement et de retraitement sans usage civil identifiable, que dira-t-on demain aux autres ? Si d’autres pays de la région viennent nous voir en brandissant leur droit inaliénable à l’enrichissement, que leur répondra-t-on ? Au-delà de l’Iran, il y a tout le contexte régional.</p><p>A la clef de cette crise nucléaire iranienne, il y a littéralement l’avenir de nos efforts de non-prolifération.</p><p>Le troisième aspect est la menace pour la sécurité internationale. Cette question est liée à ce qui précède : si le régime de non-prolifération s’écroule, si le Moyen-Orient devient nucléaire, la sécurité internationale sera gravement atteinte. Mais, au-delà, il y a aussi l’atteinte portée aux instruments de sécurité collective : l’AIEA et le Conseil de sécurité. Ce n’est sans doute pas la première fois que l’autorité du Conseil de sécurité est battue en brèche mais, dans ce cas ce sont cinq résolutions à l’unanimité qui ne sont pas appliquées. Pour nous qui attachons une énorme importance à la sécurité collective, c’est un problème majeur.</p><p>C’est en raison de toutes ces inquiétudes qu’en 2003 la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont pris l’initiative d’offrir à l’Iran une voie de sortie négociée. La découverte d’une installation d’enrichissement clandestine aurait dû être suivie par les sanctions du Conseil de sécurité. La France et ses partenaires ont fait un autre choix, proposant à l’Iran une négociation qui a abouti à un premier accord, en octobre 2003. Après un certain nombre de difficultés de mise en œuvre de cet accord, un deuxième accord a été signé en novembre 2004. C’est à partir de l’élection d’Ahmadinejad que tout s’est écroulé. Les trois Européens ont été rejoints en 2006 par la Russie, les États-Unis et la Chine. Ce n’était pas un mince exploit car l’administration Bush avait été extrêmement critique vis-à-vis des Européens pour leur tentative de dialogue avec l’Iran. Conscients que, sans les États-Unis, il n’y aurait pas d’accord, nous avons fini par convaincre les Américains de la nécessité de soutenir cette tentative.</p><p>Les six ont commencé à travailler ensemble en juin 2006. Leur approche repose d’une part sur un objectif clair, partagé, qui est d’empêcher l’Iran d’acquérir une capacité nucléaire militaire, d’autre part sur une méthode qu’on appelle parfois, faute de mieux, la « double-approche », qui mêle fermeté et dialogue.</p><p>L’élément de dialogue consiste à proposer à l’Iran d’engager des négociations à la condition qu’il suspende ses activités d’enrichissement. En effet, si l’Iran continue à enrichir pendant qu’on négocie sur l’avenir du programme nucléaire, les résultats de la négociation sont biaisés car il crée du fait accompli.</p><p>L’objectif de la négociation est un accord de long terme de coopération nucléaire incluant le nucléaire civil. Le contenu des offres faites d’abord par les Européens en juin 2005, puis par les six en 2006 et de nouveau en 2008, est très vaste et même inédit : aucun pays ne s’est jamais vu offrir un tel paquet de coopération (surtout un pays pris sur le fait comme l’Iran). La lettre des six ministres envoyée à l’Iran en juin 2008 (donc signée également par la Secrétaire d’Etat américaine) exprimait clairement la volonté des six Etats de changer complètement leurs relations avec la République islamique, lui reconnaissant donc ce caractère islamique, ce qui, pour les États-Unis, n’allait pas de soi. Les Iraniens n’ont pas réagi à cette lettre.</p><p>La « double approche » consiste donc en une offre de coopération qui se muera en pression, en sanctions, si l’Iran persiste dans son refus de négocier. Cinq résolutions du Conseil de sécurité, dont trois de sanctions, ont été votées par les Russes et les Chinois, ce n’est donc pas simplement une affaire occidentale comme parfois les Iraniens le présentent.</p><p>Où en sommes-nous ?</p><p>Depuis le début de l’année 2009 trois évolutions majeures se sont produites.<br />La première, c’est l’offre historique américaine de dialogue, la « main tendue » d’Obama, une évolution que nous souhaitions, que nous soutenons et qui représentait un réel changement dans le paysage. Cette offre, jusqu’à présent, n’a pas été saisie. Les Américains ont fait passer par tous les canaux leur volonté de discuter avec l’Iran, sans pré-condition et sans réponse…</p><p>Le deuxième élément, sans doute lié au précédent, ce sont les élections, avec les fraudes qui s’y sont déroulées et la répression qui a suivi. Toute négociation suppose un interlocuteur. Sans doute le régime avait-il déjà du mal à décider, compte tenu de sa structure, mais on peut craindre que, dans ce contexte de compétition politique encore accru, il lui soit encore plus difficile de décider.</p><p>Le troisième élément est, malheureusement, la poursuite du progrès du programme nucléaire. C’est là où la notion du temps est importante. Cette affaire n’a pas commencé au mois de septembre, depuis sept ans on essaye d’arrêter les Iraniens qui, pendant ce temps, de façon très systématique, très méthodique, ont fait avancer leur programme nucléaire, additionnant les centrifugeuses, améliorant leur savoir-faire, produisant de la matière. Dans la prolifération nucléaire, le point-clef est la matière : la capacité technique de faire une bombe n’est pas un verrou, pas plus que les missiles. Le verrou c’est l’acquisition de la matière, en raison de son coût. Donc, lentement mais sûrement, l’Iran avance.</p><p>Après la révélation sur le site clandestin de Qom (le 25 septembre), les six ont rencontré l’Iran à Genève le 1er octobre, pour la première fois depuis quinze mois. Monsieur l’ambassadeur a condamné l’usage de la carotte et du bâton. Force est de constater que les Iraniens bénéficient depuis mars 2008, date de la dernière résolution de sanction, d’une phase de dialogue, sans la moindre sanction. Solana a passé de longues heures à parler aux Iraniens, il s’est rendu en Iran. Depuis l’arrivée de l’administration Obama, cet effort s’est accru.</p><p>Lors de cette réunion du 1er octobre à Genève un certain nombre d’éléments ont été agréés en principe :<br />1° Une visite sur le site de Qom, qui a eu lieu, suivie d’une deuxième.<br />2° La proposition d’approvisionner en combustible le petit réacteur de recherche (à des fins médicales) de Téhéran. Il s’agit de valoriser le combustible produit par l’usine de Natanz. La Russie et la France étaient prêtes à participer à ce schéma qui constituait une mesure de confiance (puisqu’on utilisait de l’uranium dont les fins civiles n’étaient à l’origine pas identifiables). Comme cela a été constaté, non seulement il n’y a pas eu de réponse positive mais les rumeurs qui courent depuis plusieurs semaines augurent un rejet de l’offre. Pourtant, le directeur général de l’AIEA s’est vraiment engagé dans cette affaire, la Russie y a investi un capital politique considérable. En effet, aucun des six ne souhaite, plus que la Russie, désamorcer la tension. Les États-Unis et la France l’ont soutenue pleinement, y voyant une bonne chose pour l’Iran et une amorce de retour à la confiance. Mais pour des raisons difficiles à analyser, il n’y a pas eu d’accord. Ce refus a tendance à accroître nos doutes.<br />3° Une reprise du dialogue avec les Iraniens sur le dossier nucléaire. Or, vous l’avez constaté, les Iraniens, à ce stade, n’ont pas envie de dialoguer sur le dossier nucléaire.</p><p>Que faire aujourd’hui ?</p><p>Les six ministres réunis à New-York ont prévu d’évaluer la situation et d’en tirer les conséquences avant la fin de l’année. En langage clair, cela annonce de probables nouvelles sanctions.<br />On attend de l’Iran un changement profond de comportement sur le dossier nucléaire.<br />Les Iraniens sont-ils prêts ou non à négocier sérieusement sur le programme nucléaire ?<br />Veulent-ils ou non normaliser leurs relations avec les États-Unis ?</p><p>Ceci sous-entend trois questions :<br />La première concerne leur perception de la situation. S’ils se sentent en position de force ils ne voudront peut-être pas négocier.<br />La deuxième concerne leur volonté réelle de négocier.<br />La troisième porte sur la possibilité de décider, dans les circonstances présentes, pour un système, qui, structurellement, a du mal à prendre des décisions stratégiques.<br />Ces questions sont aujourd’hui sans réponse.</p><p>Le risque, si aucun progrès n’est constaté à la fin de l’année, c’est qu’on s’achemine vers une nouvelle phase de sanctions.<br />Les sanctions ne sont pas une fin en soi, elles ont deux objectifs :</p><p>Le premier c’est essayer de convaincre l’Iran, sous la pression, qu’il a intérêt à négocier. Or ce régime réagit à la pression : en 2007, les menaces de sanctions avaient amené l’Iran à conclure rapidement avec l’AIEA un plan pour éclaircir les questions en suspens. C’est donc un régime qui réagit à la pression et le temps est peut-être venu effectivement d’accroître la pression. Encore faut-il qu’elle soit conséquente. Jusqu’à présent la logique des sanctions a été très progressive, très incrémentale, notamment à cause des Russes et des Chinois. Peut-être cette fois-ci, ces sanctions devront-elles être d’une ampleur et d’une nature différente si on veut attirer l’attention des dirigeants iraniens.</p><p>Le deuxième aspect qu’il ne faut jamais négliger est le contexte régional. Il est très important de montrer aux pays de la région que nous sommes déterminés à obtenir un règlement négocié de cette affaire. En effet, l’inquiétude monte, non seulement en Israël mais aussi dans nombre de pays de la région. La pression fait partie de cette démarche pour éviter d’autres options que personne n’a envie de voir.</p><p>Pour conclure je dirai que nous avons encore un peu de temps. Nous sommes dans le temps de la prévention, ce scénario peut encore être évité. Il importe que les six soient aussi unis que possible, sans oublier tous les autres pays du monde qui sont conscients, non seulement du problème de l’Iran mais aussi des conséquences plus larges sur le régime de non-prolifération nucléaire.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 16:22:42 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Conclusion de Jean-Pierre Chevènement - Fondation Res Publica]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Merci, Monsieur Briens, pour cet exposé très bien documenté et éclairant.</p>
<p>Avant de passer la parole à la salle, je voudrais dire à mon tour que nous avons un peu de temps. Il ne faut pas céder à une dramatisation excessive. L’Iran dispose de ressources d’uranium limitées. Au total ses gisements représentent 2000 tonnes d’uranium et il en produit à peu près 75 par an. Il a importé 500 tonnes d’uranium de Namibie dans les années 1970. Tout cela ne permet de réaliser qu’un nombre d’armes relativement réduit, à supposer que l’Iran en ait les moyens. Or aujourd’hui on sait qu’il dispose de centrifugeuses de première génération dont beaucoup ne fonctionnent pas. La quantité d’uranium faiblement enrichi dont dispose l’Iran, 1300 kilos, n’est un secret pour personne. Cela permet peut-être de réaliser un engin après enrichissement à 90%. D’après les services secrets israéliens, l’Iran ne pourrait pas se doter d’un engin nucléaire – unique – avant 2014. L’expérimentation éventuelle détruirait la totalité de cet arsenal ! En considérant que la production d’UFE (uranium faiblement enrichi) est de 70 kilos par mois, nous pouvons conclure que nous avons un peu de temps.</p><p>La difficulté vient, me semble-t-il, – il n’y a ici ni défenseur, ni procureur – de ce que l’Iran est un pays très susceptible, peut-être légitimement susceptible, comme nous l’ont expliqué plusieurs intervenants. Le nationalisme iranien est très largement partagé y compris par l’opposition. L’intransigeance iranienne risque de faire manquer l’opportunité que constitue la présence de Monsieur El Baradei à la tête de l’AIEA. En effet ses fonctions arrivent à expiration à la fin de ce mois. C’est un Japonais qui prendra la suite, ce qui ne rendra pas forcément les choses plus faciles du point de vue de l’Iran.</p><p>Ce qui m’intrigue, c’est qu’un éventuel refus viendrait, semble-t-il, de gens comme Moussavi et le président – réputé conservateur – de la Commission de la défense du Parlement iranien. Curieusement, Ahmadinejad semblait plus ouvert (son directeur de cabinet faisait des déclarations qui allaient même au-delà de ce qu’on lui demandait !). Je m’interroge sur la manière dont cette affaire est traitée sur le plan intérieur. Comme l’a dit tout à l’heure Monsieur Hourcade, la société iranienne a besoin d’être débloquée. On voit très bien ceux qui voudraient la débloquer et ceux qui ne le souhaitent pas. L’affaire du nucléaire est bel et bien instrumentée à des fins de politique intérieure.</p><p>Sur le plan de la politique extérieure, les États-Unis ont besoin de l’Iran pour se dégager de l’Irak. Loïc Hennekinne nous avait rappelé en d’autres temps, que l’Iran dispose de moyens de pression importants puisque plus de la moitié de la population irakienne est chiite et que de nombreux partis chiites sont très influencés par Téhéran. Le retrait en bon ordre des forces américaines d’Irak dépend donc de la bonne volonté iranienne.</p><p>On pourrait en dire autant de l’Afghanistan. Si l’Iran n’a jamais entretenu de bonnes relations avec les Talibans, il a de très bons rapports avec le Hezb-i-islami, le mouvement de Gulbuddin Hekmatyar, lui- même très proche des Talibans. Si l’on ajoute à cela l’influence des minorités tadjikes et hazaras, on constate que l’Iran a des moyens de pression en Afghanistan ainsi qu’ailleurs qu’au Moyen-Orient (au Liban à travers le Hezbollah, à Gaza à travers le Hamas).</p><p>On ne peut négliger la menace d’une frappe israélienne qui serait désastreuse à tous égards, pernicieuse du point de vue de l’ordre mondial et suicidaire pour Israël.</p><p>Au point où nous en sommes, je pense que les Iraniens ont à prendre une position raisonnable. Nous ne pouvons que souhaiter la normalisation de nos rapports avec l’Iran. Depuis la destruction de l’Irak, ce pays a une position dominante dans sa région.</p><p>J’exprimerai quelques nuances sur les rapports complexes entre l’Irak et l’Iran. Au départ c’était l’eau et le feu. Les Occidentaux – particulièrement les Américains – ont certainement encouragé l’Irak mais il faut rappeler que l’ayatollah Khomeiny avait refusé la résolution des Nations Unies de 1982, faisant traîner la guerre jusqu’en 1988, date à laquelle il but la « coupe de poison ». Six ans de guerre sur huit sont imputables à l’entêtement iranien.</p><p>Dans la situation actuelle, nous avons intérêt à une normalisation, nous avons intérêt à la stabilité de la région et le risque de la prolifération doit être conjuré.</p><p>Comme l’avait dit le Président Chirac (1), je pense que l’Iran ne pourrait pas faire grand-chose d’une arme nucléaire : la dissuasion fonctionne, la Cinquième flotte est présente et l’Iran est cerné par des pays dotés de l’arme nucléaire ! Mais ce serait un encouragement à la prolifération pour des pays comme l’Arabie saoudite, qui en a les moyens financiers. Il faut aussi les techniciens, que d’ailleurs l’Iran n’a pas en nombre suffisant. C’est l’une des faiblesses iraniennes, avec l’hostilité de la communauté scientifique iranienne au régime.</p><p>Nous devons essayer de conjurer le risque de prolifération.</p><p>Le TNP a considérablement ralenti la prolifération. Kennedy déclarait au début des années 70 qu’il y aurait à la fin du siècle plus de vingt-cinq pays détenteurs de l’arme nucléaire. Il n’y en a que neuf. De ce point de vue, le TNP a joué un rôle de « ralentisseur » (comme on dit en technologie nucléaire) tout à fait efficace. L’intérêt de l’humanité n’est pas de voir partout des Etats nucléaires. Un Moyen-Orient dénucléarisé serait certainement préférable mais cela impliquerait évidemment beaucoup de changements par rapport à la situation actuelle.</p><p>Je crains (cet avis n’engage que moi) que si l’Iran ne modifie pas sa position rapidement, des sanctions nouvelles – dont je ne sais jusqu’où elles iront (on a évoqué un embargo sur les produits pétroliers raffinés) -soient inévitables.</p><p>Quoi qu’il en soit, il faut laisser la porte ouverte à la négociation parce qu’il y a derrière cette affaire nucléaire beaucoup d’éléments – notamment de politique intérieure – qui nous échappent. Je ne pense pas que l’intérêt de l’Iran soit de s’entêter dans cette perspective. L’Iran n’a pas à craindre d’agression par les États-Unis, vaccinés par le fiasco irakien contre toute tentative d’invasion terrestre. L’intérêt d’Israël n’est pas dans une frappe qui ralentirait le programme iranien sans l’anéantir, créerait un désordre inimaginable dans la région et coaliserait un très grand nombre de pays contre Israël.</p><p>Je pense donc qu’il faut « laisser un peu de temps au temps » et laisser à l’Iran le soin de changer de position.</p><p>Peut-être y a-t-il une manière de procéder et j’introduirai une nuance avec la politique actuelle. Je crois que l’expression que nous donnons souvent n’est pas heureuse et je rejoins ce que disait l’ambassadeur Nicoullaud. Si on veut aboutir dans une négociation, il ne faut pas employer constamment des langages de vexation et d’humiliation. On a quelquefois l’impression que nous allons plus loin que l’administration Obama elle-même. C’est une question de tonalité qui me paraît importante et devrait être rectifiée. Cela dit, tous les éléments évoqués par Monsieur Briens me paraissent correspondre à une réalité qui ne peut pas ne pas nous interpeller.</p><p>Il n’y a nulle volonté de ma part d’aggraver une situation déjà préoccupante et je ne vois pas d’autre solution que de maintenir ouverte la porte de la négociation et de chercher un résultat en employant le langage le plus adéquat. Si, comme l’a dit Monsieur Briens, l’Iran est sensible à la pression, Monsieur Nicoullaud rappelait que c’est une question de diplomatie.</p><p>Il y a de nombreux diplomates dans cette salle. Je vais leur donner la parole. Ils en savent plus que moi sur ce sujet.</p><p>——-<br />1) Interrogé début 2007, le chef de l’Etat notait que « si l’Iran possédait une bombe nucléaire et si elle était lancée, elle serait immédiatement détruite avant de quitter le ciel iranien. Il y aurait inévitablement des mesures de rétorsion et de coercition. C’est tout le système de la dissuasion nucléaire ».<br />Ce « qui est très dangereux, martela Jacques Chirac, c’est la prolifération ».</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 08:49:14 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1247/eu-losing-credibility-by-not-standing-up-to-trump-former-top-diplomat-blasts-%E2%80%93-politico</link>
	<title><![CDATA[EU losing credibility by not standing up to Trump, former top diplomat blasts – POLITICO]]></title>
	<description><![CDATA[<p>“She is systematically biased in favor of the U.S. and Israel,” he went on, despite Europe “suffering from the consequences in terms of energy prices, while [U.S. President Donald] Trump gloats that this is good for the U.S. because they are oil exporters.”</p><p>Trump has given several different rationales for the start of the war with Iran, including removing the country’s repressive regime and preventing it from gaining offensive nuclear capabilities.</p><p>Borrell, a Spanish socialist who since leaving office has served as the president of the Barcelona Center for International Affairs, praised the approach of Spain’s prime minister, Pedro Sánchez, who has been <a href="https://www.politico.eu/article/spain-pedro-sanchez-emerges-eu-chief-critic-donald-trump-war-in-iran/">Europe’s fiercest critic of Trump’s strikes on Iran</a>.</p><p>Borrell argued that his successor as the EU’s chief diplomat, former Estonian Prime Minister Kaja Kallas, should “be clearer on condemning breaches of international law, whether done by Russia, Israel or the U.S.” because “we lose credibility [when] we use selectively international norms.”</p><p>Representatives for Kallas did not immediately respond to a request for comment.</p><p>The former top diplomat, who has <a href="https://www.politico.eu/article/josep-borrell-accuses-eu-institutions-inaction-gaza-crimes/">long been critical of Israel’s actions in Gaza</a> and has increasingly turned fire on the Commission since finishing his mandate, said the EU should not move ahead with the ratification of the trade agreement von der Leyen and Trump struck in Scotland last summer. “The deal was unfair from the beginning,” Borrell said. “They imposed 15 percent tariffs on us and we reduce our tariffs on them.”</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1246/la-menace-de-netanyahou-n%E2%80%99est-pas-nucleaire-mais-pourrait-etre-bien-pire</guid>
	<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 11:28:08 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1246/la-menace-de-netanyahou-n%E2%80%99est-pas-nucleaire-mais-pourrait-etre-bien-pire</link>
	<title><![CDATA[La menace de Netanyahou n’est pas nucléaire mais pourrait être bien pire]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Avigail Abarbannel – Le 11 mars 2026 – Source <a href="https://avigail.substack.com/p/what-netanyahu-is-threatening-is">Blog de l’auteur</a></p><p class="wp-caption-text">Itamar Ben-Gvir se tient devant la mosquée al-Aqsa. Itamar Ben. Compte Gvir X</p><p>Le 10 mars 2026, le colonel à la retraite de l’Armée américaine, Lawrence Wilkerson un ancien chef d’État-major du secrétaire d’État Colin Powell, <a href="https://www.democracynow.org/2026/3/10/lawrence_wilkerson">a accordé une interview</a> à Amy Goodman sur Democracy Now! Wilkerson a passé des décennies à l’intérieur du système militaire américain et a été publiquement responsable de ses crimes depuis au moins 2003. C’est quelqu’un qui mérite d’être écouté, d’autant plus qu’il est aussi un homme compatissant qui a eu de nombreuses années pour réfléchir à sa propre contribution aux crimes de guerre commis par les États-Unis pendant son temps dans l’armée.</p><p>Vers la fin de l’entretien, il a dit quelque chose d’alarmant. Il a dit qu’il croyait que Benjamin Netanyahu était prêt à utiliser une arme nucléaire si la guerre en Iran tournait mal. Il a cité les remarques de Netanyahu à son entourage, prononcées en hébreu, dans lesquelles Netanyahu aurait indiqué qu’il était prêt à « montrer aux Iraniens quelque chose qu’ils n’avaient jamais vu auparavant ». Wilkerson a établi un parallèle avec 1973, lorsque Golda Meir a déclaré à un journaliste de la BBC qu’elle utiliserait une arme nucléaire si Israël était menacé de destruction.</p><p>Je prends Wilkerson au sérieux. Il a observé la prise de décision militaire américaine et israélienne de l’intérieur pendant des décennies et a toujours dit la vérité sur ce qu’il a vu, à un coût personnel considérable. Mais je ne suis pas sûr que sa prédiction soit juste sur la question de l’utilisation d’armes nucléaires par Israël. Ce n’est pas parce que la menace n’est pas réelle, mais parce qu’il la lit à travers une logique stratégique occidentale que Netanyahu ne partage pas nécessairement.</p><p>Israël posséderait entre 200 et 300 ogives nucléaires, ce qu’Israël n’a bien sûr jamais officiellement confirmé. Donc, la capacité est bien là. Même une petite arme tactique, de l’ordre de 1 à 10 kilotonnes, déployée contre l’Iran générerait une catastrophe régionale. Le vent et l’air ne peuvent pas être contrôlés et les retombées nucléaires ne resteraient pas confinées à l’intérieur des frontières de l’Iran. Le golfe Persique, une mer peu profonde et semi-fermée <a href="https://theconversation.com/persian-gulf-desalination-plants-could-become-military-targets-in-regional-war-277597">d’où la majeure partie de la péninsule arabique tire son eau dessalée</a>, serait contaminée. Le littoral israélien, libanais, jordanien et irakien seraient tous dans la zone de retombées. L’Iran, pour sa part, n’a pas encore tiré ses missiles les plus sophistiqués, ce que Wilkerson lui-même reconnaît. Une frappe nucléaire ne neutraliserait pas cette capacité avant que l’Iran ne riposte. Cela garantirait des représailles. Les États du Golfe, déjà sous la pression des frappes iraniennes, pourraient faire face à une menace existentielle non pas de la part de l’Iran mais de leur prétendu allié, Israël.</p><p>Et puis il y a Netanyahu lui-même. C’est un narcissique de premier ordre, un homme dont toute l’architecture psychologique est organisée autour de sa propre survie, de son statut et de son héritage historique. Il veut qu’on se souvienne de lui comme le sauveur du peuple juif, et non comme de l’homme qui a mis fin à son propre « royaume« . Son narcissisme et sa propre peur de perdre tout ce qu’il a gagné au fil des décennies servent paradoxalement de contrainte. Netanyahu a des rêves grandioses pour un grand Israël et il veut peut-être en être le grand prêtre ou le roi. Il est peu probable qu’il appuie sur un bouton qui mettrait fin à son propre rêve.</p><p>Alors, de quoi menace Netanyahu ? Je pense que la réponse est quelque chose de beaucoup plus cohérent avec l’idéologie du gouvernement religieux d’extrême droite israélien qu’il dirige, et le passage accéléré <a href="https://braveneweurope.com/ilan-pappe-chris-hedges-is-israel-on-the-brink">d’Israël à un régime religieux</a>. C’est quelque chose que les analystes occidentaux, même bien informés comme Wilkerson, pourraient manquer parce qu’ils ne comprennent pas <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Millenarianism">la mentalité millénariste</a> d’Israël et de ses dirigeants. Ils pourraient encore penser à tort qu’Israël est la démocratie occidentale qu’il prétend être depuis plus de soixante-dix ans.</p><p>Je ne crois pas que Netanyahu menace d’utiliser des armes nucléaires. Je pense qu’il menace de détruire la mosquée Al-Aqsa.</p><p>La destruction de la mosquée Al-Aqsa et la reconstruction du « Troisième Temple » sur le site sont une vision explicite et un objectif déclaré de l’extrême droite religieuse juive depuis des décennies. Ils ont toujours trouvé que l’existence de la mosquée sur ce site était une insulte à leur sensibilité religieuse et un obstacle à la reconstruction de leur Temple convoité. Ce ne sont pas des gens logiques ou réfléchis. Ce sont des fanatiques messianiques avec un type de psychologie inquiétant qui est parallèle à la psychologie des groupes chrétiens évangéliques et charismatiques.</p><p>En Israël, le désir de construire un Temple sur le site d’Al Aqsa n’est pas une position marginale. Itamar Ben-Gvir, le ministre israélien de la Sécurité nationale, a <a href="https://www.bbc.co.uk/news/articles/c4gjxg65p56o">mené des incursions provocatrices répétées</a> dans le complexe d’Al-Aqsa. Chacune de ces incursions est une déclaration de dédain pour son existence, et une inquiétante expression de son intention. Bezalel Smotrich, le ministre israélien des Finances, est issu d’un mouvement qui considère l’ensemble de l’enceinte de la mosquée comme légitimement juive et son statut actuel comme une injustice temporaire en attente d’être corrigée.</p><p>Ces hommes ne sont pas les partenaires réticents de la coalition de Netanyahu. Ils sont son gouvernement. Netanyahu utilise et renforce l’extrême droite religieuse pour sa propre survie politique et son agrandissement. Il ne se fait aucune illusion sur la capacité destructrice qu’il a placée au cœur de son gouvernement, ni sur ce que Ben-Gvir et Smotrich en feraient s’ils en avaient l’occasion.</p><p>Dans son essai, « <a href="https://dzyk.substack.com/p/decolonizing-my-zionist-mind">Décoloniser mon esprit sioniste</a>« , Daniel Klein, qui est né et a grandi dans une colonie orthodoxe en Cisjordanie avant de la quitter, témoigne :</p><p>“On m’a appris toute ma vie que la mosquée Al-Aqsa située à Jérusalem devait être enlevée pour que le Temple juif soit reconstruit. Que le sol sur lequel il se dresse nous appartient de droit divin, par des revendications anciennes antérieures à la présence de la mosquée. Que ce lieu saint fonctionnel, où d’innombrables personnes ont prié pendant des générations, était un obstacle à notre rédemption.</p><p>La réalité est que de nombreux Juifs pratiquants fantasment ouvertement sur la démolition d’une structure sainte appartenant à une autre foi, un lieu servant activement la connexion de tout un peuple au divin depuis plus de mille ans, appelant sa destruction divine.</p><p>En grandissant dans ma communauté, nous avons chanté sur la reconstruction du Temple à Jérusalem, à l’école, dans les groupes de jeunes, dans les yeshivas, pendant les vacances, lors des mariages, dans l’armée. Nous avons chanté le jour où la rédemption viendrait et où le Troisième Temple serait enfin debout. J’ai visité l’Institut du Temple où ils nous ont montré les vases qu’ils avaient préparés, les vêtements sacerdotaux recréés, les plans architecturaux pour le moment venu. C’est une croyance commune que la plus grande erreur de la guerre des Six Jours était que nous “nous ne sommes pas allé jusqu’au bout” dans la libération de Jérusalem.</p><p>Le Troisième Temple, en substance, était apparent dans tout, nos prières, nos chants, notre identité en tant que peuple attendant de revenir. Il est dans le verre qu’on casse à chaque mariage juif. Il est dans nos chants à la Pâque, lors des rassemblements. C’est le fil qui devient le tissu des histoires qui composent notre identité”.</p><p>Les gens parmi lesquels Daniel a été élevé et leur système de croyances sont maintenant en charge du gouvernement d’Israël et de son armée. Ce qui était autrefois un fantasme, ces personnes ont maintenant les moyens de le réaliser. Et ce n’est pas un accident. Le secteur religieux en Israël <a href="https://avigail.substack.com/p/settler-colonial-israel-was-never">a travaillé régulièrement et sans relâche</a> pendant des décennies pour arriver exactement à cette position.</p><p>Les conséquences de la destruction d’Al-Aqsa seraient sans précédent dans l’histoire moderne. La mosquée se trouve sur Haram al-Sharif (en arabe, « Le Noble Sanctuaire« ), le troisième site le plus saint de l’Islam. Il est sacré pour environ 1,8 milliard de musulmans dans le monde. Sa destruction ne serait pas vécue comme un acte militaire. Ce serait vécu comme une déclaration de guerre à l’Islam tout entier.</p><p>S’ils ne réagissaient pas, tous les gouvernements à majorité musulmane du monde, y compris ceux qui ont fait la paix avec Israël ou normalisé leurs relations avec Israël, seraient confrontés à une situation politique intérieure à laquelle ils ne pourraient pas survivre. L’Arabie saoudite, qui s’est alignée sur Israël, se retrouverait avec un choix impossible entre ses obligations religieuses et ses relations géopolitiques.</p><p>Mais Netanyahu ne le présenterait pas de cette façon. Il le présenterait à ses partisans sionistes chrétiens aux États-Unis comme un acte de rédemption. La reconstruction du Troisième Temple n’est pas seulement une aspiration religieuse juive. C’est un pilier central de la théologie de la Fin des Temps qui motive des dizaines de millions d’électeurs évangéliques américains. Dans leur théologie, la reconstruction du Temple est une condition préalable à la Seconde Venue du Christ.</p><p>Netanyahu se produit devant ce public depuis des décennies. Il comprend que la destruction d’Al-Aqsa, présentée comme la libération du Mont du Temple de l’Islam, électriserait la base sioniste chrétienne aux États-Unis d’une manière qu’aucune autre ne pourrait. Il serait présenté comme Israël sauvant le monde, sauvant le christianisme, debout seul contre les forces de l’Islam. Et Trump, qui doit précisément sa coalition politique à cette circonscription, aurait tout intérêt à l’encourager.</p><p>C’est la logique d’un homme acculé, qui a passé toute sa carrière à survivre grâce à l’escalade et à la manipulation, et qui a maintenant tout misé sur une guerre que, comme le note correctement Wilkerson, les États-Unis et Israël sont stratégiquement en train de perdre. Une arme nucléaire détruirait l’héritage de Netanyahu et son royaume. Mais la destruction d’Al-Aqsa, enveloppée dans le langage de la prophétie biblique et du conflit civilisationnel, pourrait, dans son esprit, remodeler l’ensemble du jeu. Ce serait un acte de provocation spectaculaire et irréversible conçu pour rendre la retraite impossible et pour lier ses alliés américains à lui par des croyances religieuses et une ferveur apocalyptique plutôt que par de simples intérêts géopolitiques, économiques ou stratégiques qui peuvent changer.</p><p>Si Netanyahu et sa bande de fous réalisent leur fantasme de détruire Al-Aqsa, ne vous attendez pas à ce que ce soit une opération secrète. Ils en feraient un spectacle mondial. Tout sera filmé, diffusé et célébré en Israël et ailleurs. Netanyahu et Ben-Gvir voudraient que le monde le voie. Ce ne sera pas « juste un autre » acte de destruction comme faire sauter un hôpital à Gaza ou une école en Iran. Ce sera une performance de domination et d’accomplissement prophétique, mise en scène pour deux publics simultanément : la droite sioniste chrétienne aux États-Unis et le propre peuple d’Israël. Je n’ai aucun doute que Netanyahu sera en mesure de vendre cela avec succès même à la société laïque israélienne comme le symbole ultime de rendre la Palestine exclusivement juive.</p><p>Je peux me tromper, et j’espère que ce sera le cas. Mais je sais comment le gouvernement israélien et son peuple pensent, et je sais ce qu’ils considèrent comme leur récompense ultime. Je connais aussi la psychologie des narcissiques. La question n’est pas de savoir si Netanyahu en est capable. La question est de savoir si le monde prête suffisamment d’attention pour l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Non seulement un acte aussi abominable de vandalisme barbare représentera une destruction imprudente d’une belle partie de notre patrimoine humain commun, mais il sera profondément irrespectueux et douloureux pour près de deux milliards de personnes.</p><p>Et nous ne savons pas ce que cela pourrait déclencher. Mais je suis à peu près sûr que ce ne sera pas la Première, ou la Seconde venue, ou la prophétie de la Fin des Temps sur laquelle les fanatiques des deux religions fantasment.</p><p>Avigail Abarbannel</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 14:20:15 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Nombre de morts à Gaza : le Hamas fait voler en éclat le narratif du génocide à travers ses PROPRES chiffres]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), Dov ZERAH a été directeur des Monnaies et médailles. Ancien directeur général de l'Agence française de développement (AFD), il a également été président de Proparco, filiale de l’AFD spécialisée dans le financement du secteur privé et censeur d'OSEO.</p><p>Auteur de sept livres et de très nombreux articles, Dov ZERAH a enseigné à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), à l’ENA, ainsi qu’à l’École des hautes études commerciales de Paris (HEC). Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine de 2008 à 2014, et à nouveau depuis 2020. Administrateur du Consistoire de Paris de 1998 à 2006 et de 2010 à 2018, il en a été le président en 2010.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 20:25:19 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[They know they’ve lost.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1236/von-der-leyen-davos-2026" class="embed-insert"><img class="elgg-photo" alt="Von der Leyen Davos 2026" src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1236/medium"></a> <br />Ursula Von der Leyen at Davos :</p>

<p>"1971 was the year of the so-called Nixon shock, and the decision to de-link the U.S. dollar from gold. In an instant, (…) the entire global economic order collapsed. But it also created the conditions for what would become a truly global order.</p>

<p>The seismic change we are going through today is an opportunity, in fact a necessity, to build a new form of Europe."</p>

<p>This sounded less like strategy and more like a confession.</p>

<p>The de-linking of the U.S. dollar from gold, was the very moment they seized financial control of the world. It was the mechanism through which money was severed from value and the world was quietly locked into a debt-based system with no natural limits. Once money no longer needed to be backed by anything real, it could be printed endlessly. And it was.</p>

<p>The result is the system we now inhabit:<br />• fiat currencies steadily losing purchasing power<br />• inflation hollowing out the middle class<br />• governments drowning in debt<br />• citizens trapped in permanent obligation to the same financial architecture</p>

<p>Thirty-eight trillion dollars of U.S. debt later, the picture is undeniable. Everyone owes the system but the system owes nothing to anyone.</p>

<p>I find it very revealing that Ursula would bring this moment up now. The Davos crowd are not outsiders analysing history, these are the custodians of that very system, the political representatives of the banking and financial order that engineered it. To reference the gold standard removal as a model during a time of global instability is almost an admission of method.</p>

<p>Crisis, shock, volatility; these are are the tools through which power has always been consolidated. Notice she does not speak of repair, restraint, or accountability. She speaks of opportunity. Opportunity to reshape, redesign and bring forth their “Great Reset.”</p>

<p>It seems like she still believes that enough fear, disruption, and urgency will allow a new system to be imposed from the top down, but that old playbook worked when the world was asleep. That world is gone.</p>

<p>The system she represents is unraveling, because people can now see it. Fiat is exposed, debt is unsustainable and institutions lack legitimacy. </p>

<p>The Great Reset has already failed. The architecture it depended on has been dismantled piece by piece. And whatever they may still want to do, the balance of power has shifted.</p>

<p>If anything, her remarks reveal not a coming victory, but an inability to let go. And when the architects of an old system start openly referencing the moment they captured control last time, it’s usually because they know they won’t get another chance.</p>

<p>They know they’ve lost.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1229/presidence-trump-la-fin-de-l%E2%80%99illusion-d%E2%80%99immunite</guid>
	<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 22:30:03 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1229/presidence-trump-la-fin-de-l%E2%80%99illusion-d%E2%80%99immunite</link>
	<title><![CDATA[Présidence TRUMP, la fin de l’illusion d’immunité.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>J’aimerais rappeler une chose essentielle.<br />Bien sûr, je me joins au concert d’articles des camarades pour condamner Trump, son administration et ce que les États-Unis sont en train de déployer....Mais je veux mettre en avant un point important...</p>

<p>Ce qui est en train de se passer avec Trump choque profondément nos sociétés occidentales blanches.<br />On parle de rupture, de folie, de dérive autoritaire, de fin de la civilisation. Mais il faut le dire clairement: ce choc est avant tout un choc de position, pas un choc de réalité.</p>

<p>Pour une grande partie du monde, ce que Trump incarne n’a rien de nouveau.</p>

<p>L’Amérique latine vit depuis des décennies sous la menace permanente de coups d’État, de sanctions, d’asphyxie économique, d’ingérences directes ou indirectes. Le Chili, le Guatemala, le Brésil, le Honduras, le Venezuela… la liste est longue. Des gouvernements élus renversés, des peuples punis collectivement, avec la bénédiction ou l’organisation directe de Washington et de ses alliés.</p>

<p>En Afrique, la colonisation n’a jamais été une “parenthèse”. C’est une violence structurante qui se prolonge par l’extraction des ressources, les frontières imposées, les guerres par procuration, les dictatures soutenues tant qu’elles servent les intérêts du Nord. Pour beaucoup de peuples africains, la brutalité impériale n’a jamais porté de masque.</p>

<p>En Asie aussi, entre guerres, occupations, sanctions, bombardements, famines organisées, expérimentations militaires et économiques, la violence occidentale est une donnée permanente, pas une exception.</p>

<p>Alors quand Trump parle d’annexer, de punir, de voler, de sanctionner, de bombarder, quand il traite le droit international comme un obstacle gênant, le Sud global ne voit pas un monstre inédit.... Il voit l’Empire qui parle enfin sans langage diplomatique.</p>

<p>Ce qui change aujourd’hui, c’est que cette violence devient visible au centre, qu’elle s’adresse aussi à des populations blanches occidentales, à leurs institutions, à leur confort moral.</p>

<p>Il faut aussi rappeler une chose essentielle: depuis plus de deux ans, un G est en cours à Gaza, sous les yeux du monde, avec le soutien explicite ou tacite de grandes puissances occidentales. Des États membres de l’OTAN, des gouvernements qui se disent démocratiques, dont le Canada et la France, ont continué à soutenir politiquement, militairement ou diplomatiquement cette destruction massive d’un peuple enfermé, bombardé, affamé.</p>

<p>Pour un Gazaoui, pour un Palestinien, pour un Yéménite, pour un Congolais, pour un Haïtien, Trump n’est pas une rupture morale.<br />Les menaces contre le Venezuela, les projets d’annexion du Groenland, le ICE qui tue, les discours impériaux décomplexés ne sont pas plus choquants que ce que ces peuples subissent depuis des décennies.</p>

<p>Trump n’est pas l’origine du problème.<br />Il est le symptôme, brutal, grotesque, accentué, d’un système impérial qui a toujours fonctionné ainsi, mais qui ne prend plus la peine de se justifier.</p>

<p>Ce que nous vivons dans les sociétés blanches occidentales, ce n’est pas l’arrivée de la barbarie.<br />C’est la fin de l’illusion d’immunité.</p>

<p>Et si cela nous choque aujourd’hui, c’est peut-être parce que, pour une fois, la violence du monde ne reste pas cantonnée à la périphérie. Elle commence à frapper le centre....</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1227/l%E2%80%99ukraine-entierement-russe-d%E2%80%99ici-2-ans%C2%A0-qui-est-alexandre-douguine-l%E2%80%99ideologue-qui-murmure-a-l%E2%80%99oreille-de-vladimir-poutine%C2%A0</guid>
	<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 12:06:58 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1227/l%E2%80%99ukraine-entierement-russe-d%E2%80%99ici-2-ans%C2%A0-qui-est-alexandre-douguine-l%E2%80%99ideologue-qui-murmure-a-l%E2%80%99oreille-de-vladimir-poutine%C2%A0</link>
	<title><![CDATA[&quot;L’Ukraine entièrement russe d’ici 2 ans&quot; : qui est Alexandre Douguine, l’idéologue qui murmure à l’oreille de Vladimir Poutine ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>l'essentiel Front haut, barbe fournie, mi-Raspoutine mi-Soljenitsyne, Alexandre Douguine, sulfureux idéologue russe de 63 ans, proche de Vladimir Poutine, revient dans l’actualité en déclarant dernièrement que l’Ukraine serait "totalement russe d’ici deux ans".</p><p>Alexandre Douguine vient de jeter un véritable pavé dans la mare. Alors qu’un plan de paix pour mettre fin à près de quatre ans de guerre, entre l’Ukraine et la Russie, pourrait toucher au but, l’idéologue russe ultranationaliste vient de faire des déclarations chocs dans un média en ligne pro-ukrainien. L’Ukraine serait russe "entièrement d’ici deux ans au plus tard", a affirmé, sur le site en ligne <a href="https://ukrainetoday.org/" target="_blank">Ukraine today</a>, daté du 25 novembre 2025, le philosophe ultraconservateur, proche de Vladimir Poutine.</p><p>Torpillant le plan de paix, le sulfureux universitaire moscovite refuse de croire à une "souveraineté" ukrainienne, émettant de sérieux doutes sur les <a href="https://www.ladepeche.fr/2025/11/25/guerre-en-ukraine-ils-ont-accepte-kiev-donne-son-feu-vert-au-plan-de-paix-americain-et-consent-a-limiter-son-armee-a-800-000-soldats-13073505.php" target="_self">propositions d’une fin de conflit par le président américain</a>, Donald Trump. Des propos inflammables d’abord tenus sur la propre chaîne Telegram d’<a href="https://www.ladepeche.fr/2022/08/21/attentat-mysterieux-contre-la-fille-de-leminence-grise-de-poutine-tuee-dans-lexplosion-de-sa-voiture-a-moscou-10498941.php" target="_self">Alexandre Douguine</a>, et qui ont été reproduits sur le site en ligne ukrainien.</p><p class="std-elt__inline">À lire aussi : <a href="https://www.ladepeche.fr/2025/11/26/guerre-en-ukraine-il-est-incontournable-qui-est-kirill-dmitriev-larme-secrete-de-vladimir-poutine-13072825.php">Guerre en Ukraine : "Il est incontournable…" qui est Kirill Dmitriev, l’arme secrète de Vladimir Poutine ?</a></p>
<p>Daria, sa fille, tuée dans un attentat</p>
<p>En Russie, Alexandre Douguine, 63 ans, est une véritable figure du patriotisme dont le visage rayonne sur toutes les télés. En août 2022, <a href="https://www.ladepeche.fr/2022/08/22/russie-qui-etait-daria-douguine-fille-du-cerveau-de-poutine-tuee-dans-un-attentat-a-la-voiture-piegee-10500067.php" target="_self">Daria, sa fille meurt dans un attentat à la voiture piégée</a>, dans le sud-ouest de Moscou, alors que c’est lui qui était visé. Les autorités russes, dont le FSB (ex-KGB), avaient alors attribué cette attaque aux services ukrainiens.</p><p>Depuis de longues années, on prête à Alexandre Douguine, polyglotte érudit (il parle dix langues, dont le français), un rôle de "conseiller occulte" de Poutine. Ce qu’il n’a jamais véritablement confirmé. Dans certains cercles russes, proches du pouvoir, il est cependant considéré comme "l’inspirateur intellectuel" des milieux nationalistes. Ce qui peut expliquer le durcissement et la radicalisation de la politique extérieure de Poutine, depuis ces dix dernières années et sa détestation de l’Occident. Avec une obsession majeure qui lie les deux hommes : reconstituer l’empire d’antan.</p>
<p>En relation avec le controversé Alain Soral</p>
<p class="std-elt__inline">À lire aussi : <a href="https://www.ladepeche.fr/2025/11/26/guerre-en-ukraine-voila-ce-que-je-dirais-comment-steve-witkoff-a-conseille-a-la-russie-de-presenter-son-plan-de-paix-a-donald-trump-13074934.php">Guerre en Ukraine : "Voilà ce que je dirais…" Comment Steve Witkoff a conseillé à la Russie de présenter son "plan de paix" à Donald Trump</a></p><p>En France, Douguine a été en relation avec le nationaliste radical controversé, Alain Soral, essayiste d’extrême droite, condamné pour ses propos antisémites.</p><p>Les prises de parole d’Alexandre Douguine, vu comme le "Raspoutine de Poutine" interviennent à un moment clé du conflit russo-ukrainien. Elles viennent surtout réaffirmer ses positions anti-occidentales et légitimer l’intervention russe en Ukraine, selon une vision clairement "civilisationnelle", plaçant la Russie au cœur de l’Eurasie.</p><p class="std-elt__inline">À lire aussi : <a href="https://www.ladepeche.fr/2025/11/26/guerre-en-ukraine-un-deferlement-de-478-drones-russes-dragonfire-le-canon-laser-qui-pourrait-tout-changer-13075160.php">Guerre en Ukraine : un déferlement de 478 drones russes, "DragonFire", le canon laser qui pourrait tout changer</a></p>
<p>"Radicalement anti-modernes et anti-occidentaux"</p>
<p>En France, les théories ultranationalistes de Douguine, omniprésentes en Russie, restent peu relayées. Elles sont même vivement critiquées par des intellectuels comme Pierre-André Taguieff, philosophe et historien des idées. "Les nouveaux traditionalistes russes sont avant tout des nationalistes radicalement anti-modernes et anti-occidentaux qui, tel Douguine, dénoncent le 'mondialisme' à visage américain, souvent jumelé avec le 'sionisme' (toujours 'mondial') comme l’ennemi absolu", écrit-il en 2023, dans, La Revue des deux mondes.</p><p>L’influence de Douguine sur le plan de paix proposé par les États-Unis reste minime. Les différents observateurs du conflit notent que l’idéologue "poutinien" n’agit pas dans le cercle diplomatique et ne participe pas directement aux négociations de paix. Douguine reste un doctrinaire mais toujours dans l’ombre du maître du Kremlin.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 09:18:55 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le coup d&#039;État d&#039;Ursula VON DER LEYEN à propos de l&#039;accord avec le MERCOSUR.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>DERNIÈRE MINUTE : <br />Catastrophe pour les agriculteurs de l'UE et la sécurité alimentaire européenne après la signature de l'accord de libre-échange Mercosur entre l'UE et 4 pays d'Amérique du Sud.</p>

<p>Von der Leyen a gagné, avec le soutien de ses véritables électeurs, des lobbyistes et des géants de la chimie et de l'agroalimentaire.</p>

<p>Le facteur décisif a été la décision de Meloni de soutenir l'accord.</p>

<p>La Commission européenne contourne totalement le Parlement européen démocratiquement élu. Elle entend «exclure le Parlement européen de la suite de la procédure», ce qui confère à sa présidente, Ursula von der Leyen, le pouvoir de signer directement l'accord</p>

<p>Bien qu'une coalition importante de nations se soit opposée à cette mesure — notamment la Pologne, la France, l'Irlande, la Hongrie et l'Autriche, la Belgique s'abstenant —, elle n'est pas parvenue à atteindre la «minorité de blocage» requise. La Première ministre italienne, Meloni, avait auparavant laissé entendre qu'elle ne soutiendrait pas l'accord, mais s'est finalement ralliée à von der Leyen malgré les manifestations massives des agriculteurs.</p>

<p>Les risques sont énormes. Le Brésil autorise à lui seul l'utilisation de pas moins de 3 669 pesticides. L'accent mis par l'Europe sur la consommation locale pour réduire les émissions de carbone liées au transport deviendra une farce, car les aliments importés de l'autre bout du monde seront souvent moins chers que les produits locaux. En revanche, les entreprises chimiques européennes engrangeront des profits colossaux.</p>

<p>Une grande partie des aliments que les Européens consommeront à l'avenir proviendra de l'État brésilien du Mato Grosso, qui présente le taux d'«agrotoxicité» le plus élevé au monde.</p>

<p>« Cet État brésilien est le royaume de l'industrie agricole. Coton, riz, canne à sucre, maïs, production massive de soja transgénique et utilisation record de pesticides. Le Mato Grosso remporte tous les concours mondiaux d'agrotoxicité. C'est le terme employé par ceux qui dénoncent l'empire chimique. Le Brésil autorise l'utilisation de 3 669 pesticides. C'est un véritable eldorado pour les multinationales, principalement européennes. Des produits interdits sur le Vieux Continent sont vendus ici», affirmait le documentaire franco-allemand «Pesticides : l'hypocrisie de l'Europe».</p>

<p>L'eurodéputée polonaise Anna Bryłka ( @annabrylka ) a également souligné comment l'utilisation de pesticides en Amérique du Sud représente non seulement un risque pour la santé, mais aussi un risque concurrentiel pour les agriculteurs polonais et européens.</p>

<p>Bryłka affirme que «les agriculteurs des pays du Mercosur produisent des aliments selon des normes interdites dans l'UE : utilisation d'autres produits phytosanitaires, d'hormones de croissance et absence de véritables normes environnementales ». Cette situation contraint les agriculteurs européens à concurrencer une production moins chère, pourtant interdite par la loi sur leur propre territoire. Elle qualifie par ailleurs l'importation d'aliments aux normes inconnues de «risque pour la santé de millions d'Européens».</p>

<p>Encore une « grande victoire» pour les partisans de l'UE, le tout dans une opacité totale et sans même un vote du seul organe démocratiquement élu, le Parlement européen.</p>

<p>Les députés du Parlement européen devaient discuter et voter, et leur vote n’était pas consultatif.  La Hyène a décidé de le contourner en signant avant même leur réunion. C’est une illégalité, une sorte de coup d’état qu’ils devraient dénoncer et attaquer en justice s’ils n’étaient pas veules!</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1224/petrodollars-the-deal-henry-kissinger-made-with-saudi-arabia-in-1974</guid>
	<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 20:46:49 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1224/petrodollars-the-deal-henry-kissinger-made-with-saudi-arabia-in-1974</link>
	<title><![CDATA[Petrodollars : the deal Henry Kissinger made with Saudi Arabia in 1974.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>The real reason the US is invading Venezuela goes back to a deal Henry Kissinger made with Saudi Arabia in 1974.</p>

<p>https://x.com/Ric_RTP/status/2007429683713917147?s=20</p>

<p>And I'm going to explain why this is actually about the SURVIVAL of the US dollar itself.</p>

<p>Not drugs. Not terrorism. Not "democracy."</p>

<p>This is about the petrodollar system that has kept America the dominant economic power for 50 years.</p>

<p>And Venezuela just threatened to end it.</p>

<p>Here's what really just happened:</p>

<p>Venezuela has 303 billion barrels of proven oil reserves.</p>

<p>The largest on Earth.</p>

<p>More than Saudi Arabia.</p>

<p>20% of the entire world's oil.</p>

<p>But here's the part that matters:</p>

<p>Venezuela was actively selling that oil in Chinese yuan. Not dollars.</p>

<p>In 2018, Venezuela announced it would "free itself from the dollar."</p>

<p>They started accepting yuan, euros, rubles, anything BUT dollars for oil.</p>

<p>They were petitioning to join BRICS.</p>

<p>They were building direct payment channels with China that bypass SWIFT entirely.</p>

<p>And they were sitting on enough oil to fund de-dollarization for decades.</p>

<p>Why does this matter?</p>

<p>Because the entire American financial system is built on one thing:</p>

<p>The petrodollar.</p>

<p>In 1974, Henry Kissinger made a deal with Saudi Arabia:</p>

<p>All oil sold globally must be priced in US dollars.</p>

<p>In exchange, America provides military protection.</p>

<p>This single agreement created artificial demand for dollars worldwide.</p>

<p>Every country on Earth needs dollars to buy oil.</p>

<p>This lets America print unlimited money while other countries work for it.</p>

<p>It funds the military. The welfare state. The deficit spending.</p>

<p>The petrodollar is more important to US hegemony than aircraft carriers.</p>

<p>And there's a pattern of what happens to leaders who challenge it:</p>

<p>2000: Saddam Hussein announces Iraq will sell oil in euros instead of dollars.</p>

<p>2003: Invaded. Regime change. Iraq's oil immediately switched back to dollars. Saddam lynched.</p>

<p>The WMDs were never found because they never existed.</p>

<p>2009: Gaddafi proposes a gold-backed African currency called the "gold dinar" for oil trade.</p>

<p>Hillary Clinton's own leaked emails confirm this was the PRIMARY reason for intervention.</p>

<p>Email quote: "This gold was intended to establish a pan-African currency based on the Libyan golden Dinar."</p>

<p>2011: NATO bombs Libya. Gaddafi sodomized and murdered. Libya now has open slave markets.</p>

<p>"We came, we saw, he died!" Clinton laughed on camera.</p>

<p>The gold dinar died with him.</p>

<p>And now Maduro.</p>

<p>With FIVE TIMES more oil than Saddam and Gaddafi combined.</p>

<p>Actively selling in yuan.</p>

<p>Building payment systems outside dollar control.</p>

<p>Petitioning to join BRICS.</p>

<p>Partnered with China, Russia, and Iran.</p>

<p>The three countries leading global de-dollarization.</p>

<p>This isn't coincidence.</p>

<p>Challenge the petrodollar. Get regime changed.</p>

<p>Every. Single. Time.</p>

<p>Stephen Miller (US homeland security advisor) literally said it out loud two weeks ago:</p>

<p>"American sweat, ingenuity and toil created the oil industry in Venezuela. Its tyrannical expropriation was the largest recorded theft of American wealth and property."</p>

<p>He's not hiding it.</p>

<p>They're claiming Venezuelan oil BELONGS to America because US companies developed it 100 years ago.</p>

<p>By this logic, every nationalized resource in history was "theft."</p>

<p>But here's the DEEPER problem:</p>

<p>The petrodollar is already dying.</p>

<p>Russia sells oil in rubles and yuan since Ukraine.</p>

<p>Saudi Arabia is openly discussing yuan settlements.</p>

<p>Iran has been trading in non-dollar currencies for years.</p>

<p>China built CIPS, their own alternative to SWIFT with 4,800 banks in 185 countries.</p>

<p>BRICS is actively building payment systems that bypass the dollar entirely.</p>

<p>The mBridge project lets central banks settle trades instantly in local currencies.</p>

<p>Venezuela joining BRICS with 303 billion barrels of oil would accelerate this exponentially.</p>

<p>That's what this invasion is really about.</p>

<p>Not stopping drugs. Venezuela accounts for less than 1% of US cocaine.</p>

<p>Not terrorism. There's zero evidence Maduro runs a "terror organization."</p>

<p>Not democracy. The US supports Saudi Arabia, which has zero elections.</p>

<p>This is about maintaining a 50-year-old agreement that lets America print money while the world works for it.</p>

<p>And the consequences are terrifying:</p>

<p>Russia, China, and Iran are already denouncing this as "armed aggression."</p>

<p>China is Venezuela's biggest oil customer. They're losing billions.</p>

<p>BRICS nations are watching a country get invaded for trading outside the dollar.</p>

<p>Every nation considering de-dollarization just got the message:</p>

<p>Challenge the dollar and we will bomb you.</p>

<p>But here's the problem...</p>

<p>That message might accelerate de-dollarization, not stop it.</p>

<p>Because now every country in the Global South knows what happens if you threaten dollar hegemony.</p>

<p>And they're realizing the only protection is to move FASTER.</p>

<p>The timing is insane too:</p>

<p>January 3rd, 2026. Venezuela invaded. Maduro captured.</p>

<p>January 3rd, 1990. Panama invaded. Noriega captured.</p>

<p>36 years apart. Almost to the day.</p>

<p>Same playbook. Same "drug trafficking" excuse.</p>

<p>Same real reason: control of strategic resources and trade routes.</p>

<p>History doesn't repeat. But it rhymes.</p>

<p>What happens next:</p>

<p>Trump's press conference at Mar-a-Lago sets the narrative.</p>

<p>US oil companies are already lined up. Politico reported they've been approached about "returning to Venezuela."</p>

<p>The opposition will be installed. Oil will flow in dollars again.</p>

<p>Venezuela becomes another Iraq. Another Libya.</p>

<p>But here's what nobody's asking:</p>

<p>What happens when you can no longer bomb your way to dollar dominance?</p>

<p>When China has enough economic leverage to retaliate?</p>

<p>When BRICS controls 40% of global GDP and says "no more dollars"?</p>

<p>When the world realizes the petrodollar is maintained by violence?</p>

<p>America just showed its hand.</p>

<p>The question is whether the rest of the world folds or calls the bluff.</p>

<p>Because this invasion is an admission that the dollar can no longer compete on its own merits.</p>

<p>When you have to bomb countries to keep them using your currency, the currency is already dying.</p>

<p>Venezuela isn't the beginning.</p>

<p>It's the desperate end.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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