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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Monde]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/689/vu-de-teheran-les-talibans-sont-un-%C2%AB%C2%A0moindre-mal%C2%A0%C2%BB</guid>
	<pubDate>Wed, 18 Aug 2021 16:39:58 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Vu de Téhéran, les talibans sont un « moindre mal »]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Herat, Kandahar, Kaboul. <br /><br />Comme le reste du monde, les Iraniens regardent avec surprise le spectacle de ce « blietzkrieg » conduit par les talibans en Afghanistan. Ils s’étaient préparés à la possibilité d’un effondrement de l’armée afghane dans le sillage du retrait américain mais, comme le reste du monde, Téhéran avait largement sous-estimé le niveau de préparation, l’efficacité et la rapidité de la machine guerrière des talibans. Les autorités iraniennes s’étaient pourtant mises en état d’alerte dès mai, suite au retrait des forces américaines et au début de l’offensive talibane contre le gouvernement afghan. Inquiétées par un possible débordement du conflit, un flux de réfugiés et la montée en puissance de certaines factions sunnites extrémistes qui pourraient s’en prendre à la minorité chiite d’Afghanistan, les troupes s’amassent progressivement au cours de l’été le long de la frontière afghane. Les canaux diplomatiques s’activent et, les 7 et 8 juillet, le ministre iranien des Affaires étrangères reçoit des délégations du gouvernement voisin et des talibans afin de tenter une médiation, tout en cherchant à remplir l’espace laissé vacant par les Américains qui sont sur le départ.</p><p>Une opportunité ?</p><p>Les rumeurs vont bon train : certains experts parlent d’une possible intervention des Iraniens, d’autres d’un affrontement par milices interposées sur le modèle irakien. Mais l’Iran de 2021 n’est plus celui de la fin des années 1990. Certes, les divergences idéologiques persistent entre le régime des mollahs et celui des talibans qui « ne représentent pas une solution idéale », note Fatemeh Aman, analyste au Middle East Institute. Mais l’arrivée à Kaboul d’islamistes sunnites ne terrorise plus Téhéran, qui depuis s’est accommodé de ses anciens ennemis jusqu’à coopérer avec eux notamment dans le but de mettre à mal les intérêts américains dans le pays. D’autant que sur le plan sécuritaire, la situation reste pour l’instant sous contrôle. Le 6 août, les talibans capturaient la ville de Zaranj, à la frontière iranienne, provoquant de nouvelles vagues d’exode. Pourtant, « hormis ce flux de réfugiés que Téhéran tentera probablement de régler en payant les talibans, il n’y a pas de menace sécuritaire directe », estime Farzin Nadimi, expert en défense et sécurité régionale au Washington Institute for Near East Policy.</p>
<p><a href="https://www.lorientlejour.com/article/1271818/larrivee-des-talibans-a-kaboul-fait-craindre-le-pire-aux-habitants.html"><br /><br />Lire aussi<br />L’arrivée des talibans à Kaboul fait craindre le pire aux habitants<br /><br /></a></p>
<p>Malgré l’affairement à Téhéran, la reconquête territoriale des talibans se présente donc comme une opportunité de gagner en influence régionale et, surtout, de marquer des points contre Washington. « L’Iran, qui a soutenu les talibans tout au long de la dernière décennie afin de mettre un terme à la présence militaire américaine, voit le retour des talibans au pouvoir comme une victoire stratégique », fait remarquer ainsi Afshon Ostovar, professeur à la Naval Postgraduate School en Californie et spécialiste de l’Iran. Les enjeux économiques qui lient les deux entités poussent également à maintenir un rapport de bon voisinage. Pour les talibans, « l’apport iranien en termes d’énergie, d’essence et de gaz est vital », rappelle Fatemeh Aman. Côté iranien, il s’agit surtout de préserver les investissements et de poursuivre les activités de narcotrafic de l’autre côté de la frontière en cas de changement de régime.</p><p>Mais malgré cette alliance de circonstance qui mijote à feu doux depuis plusieurs années, le tableau est très loin d’être idyllique. « L’Iran ne sortira pas gagnant des récents événements : les talibans ne sont pas l’une de ces milices affiliées à Téhéran, dont l’influence pourrait même décroître à l’avenir compte tenu de la perte de confiance des Afghans envers les Iraniens », poursuit Fatemeh Aman. Ici, l’historique conflictuel entre la mouvance fondamentaliste sunnite et la république chiite ne peut pas être évacué de l’analyse des événements actuels. En 1998, les talibans, arrivés au pouvoir deux ans plus tôt, exécutent au consulat d’Iran de Mazar-e Sharif 11 Iraniens, dont une majorité appartenaient à la Force al-Qods, l’unité d’élite des IRGC (Corps des gardiens de la révolution islamique). Une guerre est évitée de justesse : le guide suprême Ali Khamenei donne son accord, avant de le retirer, en vue d’une « action militaire fortement encouragée par les IRGC », rappelle Farzin Nadimi. Un démêlé auquel s’ajoute un différend portant sur la rivière transfrontalière Helmand. Cet ensemble amène en 2001 les Iraniens à soutenir Washington dans sa tentative de renverser le régime des talibans. « Après avoir travaillé dur pour aider les renseignements américains et les seigneurs de guerre locaux, les Iraniens célèbrent alors la chute des talibans », poursuit Fatemeh Aman.</p><p>Une action a minima</p><p>Il faudra attendre deux ans, et le début de la rhétorique de « l’axe du mal » dirigée par Washington contre Téhéran, pour que les prémices d’un mariage de raison s’esquissent entre les talibans et le régime iranien, qui ne partageront jamais que des ennemis. « C’est à ce moment que les Iraniens ont pris contact avec les insurgés des talibans, leur fournissant des explosifs, de sorte à s’assurer que les Américains ne puissent pas utiliser l’Afghanistan comme une base arrière pour attaquer l’Iran », explique Fatemeh Aman. À partir de 2015, c’est contre la branche locale de l’État islamique, IS-Khorasan (IS-K), que la coopération se poursuit. « Les Iraniens arrivent à la conclusion que le gouvernement afghan ne sera pas en mesure de venir à bout d’IS-K et entrent alors en contact avec les talibans pour faire front commun », poursuit cette dernière. Le rapprochement se poursuit jusqu’à aujourd’hui sur le plan diplomatique, ouvrant la voie à une série de rencontres entre des représentants du mouvement islamiste et des officiels de Téhéran. « Les Iraniens sont nerveux : un gouvernement entièrement dominé par les talibans n’est pas leur premier choix, mais ils n’ont plus d’autre option afin de contenir l’État islamique et les possibles retombées d’une nouvelle guerre », affirme Fatemeh Aman.</p>
<p><a href="https://www.lorientlejour.com/article/1271900/la-facile-victoire-des-talibans-ecorne-profondement-limage-de-washington.html"><br /><br />Lire aussi<br />La facile victoire des talibans écorne profondément l’image de Washington<br /><br /></a></p>
<p>Face à la réalité du terrain, et en l’absence d’alternative, Téhéran est ainsi contraint de composer avec les talibans afin de préserver ses intérêts. Les options sont limitées : l’intervention directe sur un terrain connu pour être devenu « le cimetière des empires » semble exclue, tandis qu’une présence indirecte par milice interposée sur le modèle des « Fatemyioun », ces brigades d’Afghans chiites envoyés en Syrie pour combattre au nom de la République islamique, est impensable si Téhéran veut continuer de s’attirer les bonnes grâces des talibans. L’Iran pourrait dans ce contexte être réduit à une action a minima, qui viserait simplement à « concentrer son attention sur l’action diplomatique ; la présence militaire à la frontière ; et un volet plus humanitaire visant à gérer la crise des réfugiés afin de restaurer sa réputation compromise par l’alliance avec les talibans », estime Fatemeh Aman.</p><p>Un seul dossier, s’il revenait au-devant de la scène, pourrait compromettre cet équilibre : celui des Hazaras, la minorité chiite d’Afghanistan pour qui les Iraniens auront du mal à négocier toute protection si les talibans décidaient de renouer avec les méthodes brutales exercées contre les minorités, ce dont ils se défendent jusqu’à aujourd’hui. En cas de violence, « l’Iran pourrait décider de les protéger, par exemple en ressuscitant l’Alliance du Nord (front militaire formé en 1996 pour combattre les talibans), ou encore en misant sur des réseaux d’insurgés », observe Farzin Nadimi. Sans engagement de la part de Téhéran, c’est alors « toute sa crédibilité auprès de ses clients régionaux qui pourrait alors se trouver compromise », avertit Afshon Ostovar.</p><p><br />Herat, Kandahar, Kaboul. Comme le reste du monde, les Iraniens regardent avec surprise le spectacle de ce « blietzkrieg » conduit par les talibans en Afghanistan. Ils s’étaient préparés à la possibilité d’un effondrement de l’armée afghane dans le sillage du retrait américain mais, comme le reste du monde, Téhéran avait largement sous-estimé le niveau de préparation,...</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/688/les-questions-en-suspens-laissees-par-washington-en-afghanistan</guid>
	<pubDate>Tue, 17 Aug 2021 19:24:39 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/688/les-questions-en-suspens-laissees-par-washington-en-afghanistan</link>
	<title><![CDATA[Les questions en suspens laissées par Washington en Afghanistan]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="lead-text">La prise de Kaboul par les talibans rappelle la chute de Saigon en 1975 et représente une défaite cuisante pour la politique étrangère américaine. En cherchant à répondre à la crise humanitaire en cours, la communauté internationale de Genève est confrontée à beaucoup plus de questions que de réponses.</p>
<p>Ce contenu a été publié le 17 août 2021 - 16:00 17 août 2021 - 16:00Daniel Warner, politologue helvético-américain</p>

<p>Autres langues: 3</p>
<p>Le retrait précipité des troupes et des civils américains d'Afghanistan marque la fin de la plus longue guerre de l'histoire des États-Unis. Pendant 20 ans, les présidents américains, républicains et démocrates, avec l'aide de l'OTAN et de leurs alliés, ont assuré une présence continue dans ce pays. La mission a évolué, passant des représailles et de la sécurité à une forme non déclarée d’édification d’une nation. Des milliers de soldats ont été tués dans ce conflit, plus de 83 milliards de dollars ont été dépensés en matériel pour l'armée afghane et plus de 1000 milliards de dollars ont été gaspillés.</p><p>Mais le gouvernement afghan n'a jamais gagné «les cœurs et les esprits» de la population. Le succès rapide des talibans dans les campagnes et les villes en est la preuve la plus évidente. Le niveau de corruption et d'incompétence du gouvernement a été sous-estimé par les militaires et les responsables de la politique étrangère des États-Unis. Alors que le retrait des troupes étrangères était inévitable et annoncé, le manque de volonté et l'incapacité de l'armée afghane à se défendre ont été un coup dur. La plupart des observateurs prévoyaient une guerre civile d'un an ou 18 mois entre l'armée afghane et les talibans. En 10 jours, l'armée s'est effondrée.</p><p>&gt;&gt; Joe Biden défend fermement sa décision (RTS)</p>
<p>Contenu externe</p>
<p>Dans un changement largement salué par les gouvernements occidentaux et à Genève, le président Biden a déclaré que «l'Amérique est de retour» avec une politique étrangère plus internationale et multilatérale que l'America First de Donald Trump. La chute de l'Afghanistan aux mains des talibans modifiera-t-elle cette nouvelle bonne volonté à l'égard des États-Unis?  Comment cela affecte-t-il le prestige de l'Amérique dans le monde? Je soupçonne un certain malaise chez des alliés comme Taïwan qui doivent s'interroger sur les promesses américaines de les défendre.</p>
<p>L'accord de paix ignoré</p>
<p>Le potentiel de la diplomatie et de l'aide humanitaire pour remédier à la situation est également remis en question. Un accord de paix signé à Doha entre les États-Unis et les talibans en 2020 n'a eu aucun effet, pas plus que les négociations ultérieures entre le gouvernement afghan et les talibans, engagées sous l'administration de l'ancien président américain Donald Trump.</p><p>«Les retards que nous constatons de la part de l'autre partie dans l'avancement des pourparlers ne correspondent pas au sentiment d'urgence que nous avons», a déclaré en juillet Nader Nadery, négociateur principal du gouvernement afghan, au Wall Street Journal, à propos de la participation des talibans. «La violence doit cesser, la guerre doit prendre fin, et nous devons parvenir à un règlement politique», a-t-il ajouté. Ce règlement n'est jamais venu.</p><p>Aujourd'hui, l'aéroport de Kaboul est débordé. Les États-Unis ne doivent pas seulement aider leurs citoyens à partir ; ils sont aussi moralement responsables envers ceux qui sont menacés et qui ont travaillé pour eux et avec eux au cours des deux dernières décennies. Tous ceux qui veulent partir ne pourront pas le faire. Le président afghan a fui, ne laissant en place aucun gouvernement légitime et internationalement reconnu.</p><p>Si certains dirigeants talibans ont exprimé une volonté de non-représailles à l'égard de ceux qui ont aidé le gouvernement ou ses alliés et une volonté de permettre aux jeunes femmes de poursuivre leur scolarité, le fait que les promesses faites à Doha n'aient pas été suivies d'effet n'est pas de bon augure pour l'avenir des droits humains en Afghanistan. Les politiques menées par les talibans dans les zones qu'ils contrôlent sont en contradiction directe avec les normes internationales en matière de droits humains.</p><p>&gt;&gt; La nouvelle génération de <a rel="noopener" target="_blank" href="https://www.rts.ch/info/monde/12418862-qui-sont-les-talibans-qui-ont-repris-le-pouvoir-en-afghanistan.html">talibansLien externe</a> (RTS)</p>
<p>Contenu externe</p>

<p>Pas de réponses faciles</p>
<p>Ceux qui tentent de répondre à la crise humanitaire en cours sont confrontés à plus de questions que de réponses.  La communauté internationale ne peut pas être assurée que les talibans coopéreront, car ils n'ont pas l'habitude de le faire. La Turquie et d'autres pays ouvriront-ils leurs frontières aux personnes qui fuient? Comment une réponse ordonnée à l'exode pourra-t-elle être mise en place puisque les talibans ont montré peu de respect pour les normes humanitaires et les normes relatives aux réfugiés dans le passé?</p><p>Les agences d'aide ne peuvent fonctionner à l'intérieur des pays que si elles ont le consentement des autorités en place. Les talibans accepteront-ils une intervention étrangère, même humanitaire, si l'aide est fournie par des personnes traditionnellement hostiles à l'établissement d'un califat fondamentaliste? Même les agences d'aide travaillant en dehors des gouvernements auront du mal à convaincre les talibans radicaux qu'il est dans l'intérêt de tous de coopérer.</p><p>&gt;&gt; L'inquiétude gagne les Afghans de Suisse (RTS)</p>
<p>Contenu externe</p>

<p>Les leçons apprises?</p>
<p>Des comparaisons faciles sont faites entre la chute de Saigon en 1975 et la chute de Kaboul. La guerre du Vietnam avait pour but d'arrêter la propagation du communisme, et les États-Unis ont perdu la guerre malgré une supériorité militaire écrasante. Aujourd'hui, le Vietnam est un pays pacifique et prospère.</p><p>L'intervention en Afghanistan visait à l'origine à contenir le terrorisme. Cela a échoué. Al-Qaïda et des organisations telles que Daech existent toujours. Une fois encore, dans un contexte différent, une supériorité militaire écrasante a échoué. Mais on peut difficilement prévoir que l'Afghanistan devienne un pays pacifique et prospère comme le Vietnam. Il restera probablement un pays clanique dirigé par des chefs de guerre locaux qui ont réussi à vaincre trois empires : britannique, soviétique et aujourd’hui américain.</p><p>Quelles leçons peut-on tirer de l'effondrement du gouvernement afghan après 20 ans de soutien occidental? La plus évidente est que la puissance militaire ne garantit pas le succès dans une guerre asymétrique. Les talibans, comme le Viêt-Cong, ont pu réussir malgré une infériorité militaire écrasante. Les «cœurs et les esprits» des gens n'ont pas suivi la force militaire de l'Amérique.</p><p>Et une fois de plus, comme au Vietnam, le renseignement militaire a été incapable de décrire la situation réelle sur le terrain.</p><p>Des leçons seront-elles tirées? J'en doute. L'orgueil démesuré qui se cache derrière cette intervention de 20 ans était à l'origine une réaction émotionnelle au 11 septembre, le président George W. Bush ayant envoyé des troupes américaines en Afghanistan en réponse aux attentats. La mission était de punir les responsables et de veiller à ce que l'Afghanistan n'abrite pas de terroristes internationaux.</p><p>Avec le temps, c'est devenu plus que cela. Comme dans les rizières du Vietnam, les États-Unis se sont embourbés dans un terrain inconnu en pensant qu'ils avaient toutes les solutions. Il reste à voir si la chute de Kaboul modifiera cet orgueil démesuré. Rien ne permet d'envisager cette possibilité.</p><p>La nation «indispensable et exceptionnelle» est trop embourbée dans sa propre image. Et les organisations internationales basées à Genève, parmi beaucoup d'autres, devront se démener pour ramasser les pots cassés.</p><p class="si-teaser__label">Articles mentionnés</p>
<p>Mots clés:</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/682/ces-bateaux-militaires-fantomes-qui-menacent-la-paix-mondiale</guid>
	<pubDate>Wed, 04 Aug 2021 20:34:28 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/682/ces-bateaux-militaires-fantomes-qui-menacent-la-paix-mondiale</link>
	<title><![CDATA[Ces bateaux militaires fantômes qui menacent la paix mondiale]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Mer Noire, Baltique, mer de Chine méridionale, mer d'Oman... Les zones maritimes en extrême tension ne manquent pas dans le monde et, <a href="https://www.wired.com/story/fake-warships-ais-signals-russia-crimea/" rel="noreferrer" target="_blank">comme l'explique Wired</a>, de mystérieux pyromanes géopolitiques ont trouvé un moyen d'ajouter de la poudre aux flammes: truquer les données GPS des navires qui rôdent, se croisent et se décroisent dans le parage immédiat de ces zones âprement contestées.</p><p>Le site américain cite en introduction de son article le cas du <a href="https://www.royalnavy.mod.uk/our-organisation/the-fighting-arms/surface-fleet/aircraft-carriers/hms-queen-elizabeth" rel="noreferrer" target="_blank">HMS Queen Elizabeth</a>, porte-avions britannique et fleuron de la marine de Sa Majesté. Le 17 septembre 2020, son transpondeur AIS (système d'identification automatique, destiné entre autres à éviter les collisions) indiquait au monde qu'il croisait en mer d'Irlande, flanqué d'autres navires de guerre, notamment belges ou néerlandais.</p><p>Ces données pouvaient être suivies sur <a href="https://www.marinetraffic.com" rel="noreferrer" target="_blank">les plateformes ad hoc</a> et publiques que vous avez peut-être utilisées pour suivre <a href="https://korii.slate.fr/et-caetera/ever-given-porte-containers-blocage-canal-suez-etranges-dessins-penis-crise-transport" rel="noreferrer" target="_blank">les mésaventures de l'Ever Given dans le canal de Suez</a>.</p><p>Sauf que: pointés sur les coordonnées fournies par l'AIS des navires en question, les satellites ne montraient que l'océan et lui seul, les embarcations concernées n'étant en réalité ni regroupées ni dans cette zone à cet instant précis.</p><p>Bien qu'il ne soit <a href="https://news.usni.org/2021/06/21/positions-of-two-nato-ships-were-falsified-near-russian-black-sea-naval-base" rel="noreferrer" target="_blank">pas souvent officiellement rapporté</a>, le phénomène n'a rien de rare. Selon <a href="https://skytruth.org/2021/07/systematic-data-analysis-reveals-false-vessel-tracks/" rel="noreferrer" target="_blank">une analyse menée par SkyTruth et Global Fishing Watch</a>, plus de 100 navires issus de 14 nations différentes ont ainsi vu leurs données GPS falsifiées depuis août 2020.</p><p>Il s'agit, pour la plupart mais pas uniquement, de bateaux militaires, généralement européens. Leurs données ont été truquées par un acteur dont le mode opératoire laisse à penser qu'il est unique, et peut-être étatique.</p>
<p>Incursions fantômes, représailles réelles</p>
<p>Data analyst pour SkyTruth et Global Fishing Watch, Bjorn Bergman enquête depuis des années sur ces falsifications, qui sont régulièrement utilisées dans le cadre d'activités de pêche illégale.</p><p>C'est en croisant méticuleusement les données open source, les rapports privés et les annonces militaires avec les flux AIS de centaines de navires que le Suédois a compris que ces falsifications avaient pris une ampleur inédite, et ne concernaient pas uniquement la pêche illégale.</p><p>Ce qu'il a découvert est pour le moins inquiétant. Telle cette incursion de l'USS Roosevelt, <a href="https://www.c6f.navy.mil/About-Us/Our-Task-Forces/CTF-65/USS-Roosevelt-DDG-80/" rel="noreferrer" target="_blank">important destroyer américain</a>, dans les eaux territoriales russes, à quelques encablures de Kaliningrad en novembre 2020, suivie de cinq autres occurrences similaires.</p><p>Ou, en juin 2021, le HMS Defender britannique et le HNLMS Evertsen néerlandais procédant à une approche directe du port de Sébastopol en Crimée, territoire hautement contesté sur une mer Noire transformée en poudrière. <a href="https://korii.slate.fr/tech/royaume-uni-documents-secret-defense-retrouves-arret-bus-kent-hms-defender-crimee-russie" rel="noreferrer" target="_blank">Victime récente d'une bien étrange fuite</a>, le HMS Defender a également, le même mois, été l'objet d'<a href="https://www.bbc.com/news/world-europe-57583363" rel="noreferrer" target="_blank">intimidations proches et directes de la part des forces armées russes</a>.</p><p>Interrogé sur la question, le ministère britannique de la Défense assure connaître la situation et être conscient des manipulations. Bjorn Bergman explique quant à lui ne pas pouvoir clairement identifier l'auteur, l'organisation ou l'État responsable de ces falsifications. Interrogé par Wired, l'expert américain en communications Todd Humphreys ne le peut pas plus –mais il n'hésite pas quant à lui à pointer la Russie du doigt.</p><p>Comme le prouve le travail de Bergman, il est généralement simple de découvrir et prouver ces falsifications, sans doute plus simple encore pour un État et ses moyens illimités. Mais noyer les données véritables sous un torrent de fausses informations pourrait aider une nation –la Russie, peut-être– à justifier, dans l'urgence, la légitimité de représailles face à une incursion pourtant inexistante.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/642/neil-oliver-lockdown-is-the-biggest-single-mistake-in-world-history</guid>
	<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 14:17:25 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/642/neil-oliver-lockdown-is-the-biggest-single-mistake-in-world-history</link>
	<title><![CDATA[Neil Oliver: &#039;Lockdown is the biggest single mistake in world history&#039;]]></title>
	<description><![CDATA[<p>IN the week in which calls have been made for “freedom day” to be delayed in England, and in the wake of pausing of easing of restrictions in <a href="https://www.heraldscotland.com/news/homenews/" class="section-link">Scotland</a>, archeologist and television presenter Neil Oliver has called the continued lockdown “the world’s biggest mistake”.</p><p>Speaking in an interview in the Herald magazine tomorrow, ahead of his debut as live show host on the new television channel, GB News, he said, “I think it’s been mishandled from very early on.</p><p>“I think it’s the biggest mistake in <a href="https://www.heraldscotland.com/news/world_news/" class="section-link">world</a> history. I’m not suggesting evil or malicious intent. I just think it’s a mistake.”</p><p>He described how over the past year, it was finding his voice as a commentator, both on Talk <a href="https://www.heraldscotland.com/life_style/arts_ents/tv_radio/" class="section-link">Radio</a> and in his Sunday Times column, led to him voicing the kind of views that he felt were otherwise unspoken – and landing the GB News job.</p><p>“I’m apolitical, but over the lockdown I have had opinions. I think it is the biggest single mistake in world history, and I’m just horrified by the damage that has been done.</p><p>"Whoever lockdown has saved, I think by an order of magnitude others have been hurt.”</p><p>Seeing the footage coming out of Italy, he and his wife, he said, accepted the first lockdown as probably a good thing.</p><p>“But then it became clear to me the damage that was being done to the <a href="https://www.heraldscotland.com/business_hq/markets_economy/" class="section-link">economy</a>, and I became aware of the number of people I know personally that have been ruined by it, self-employed people that were getting no help, nothing for furlough.</p><p>"People who have had no support, no help, lost businesses, lost livelihoods and all the rest of it.”</p><p>The period of the pandemic, he said, has seen a “stymying and silencing of debate”. “People talk to me all the time – people that I know quite well, but also people who come up to me for the first time.</p><p>"And they whisper. On the dog walk, miles from anywhere, people come up and they lower their voices, because they want to say that they think things are wrong.”</p><p>The <a href="https://www.heraldscotland.com/opinion/letters/" class="section-link">letters</a> he received over the past year, and these conversations he had, and his sense that these "views were not being reflected in the established media" were what, he said, had made him "interested in being part of GB News".</p><p><a href="https://www.heraldscotland.com/news/19363751.neil-oliver-lockdown-biggest-mistake-world-history/">READ FULL INTERVIEW: Neil Oliver ahead of GB News debut: 'I'm in disbelief at the shambles Scotland has become'</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/640/la-vigie-n%C2%B0-169-gratuit-qu%E2%80%99est-ce-que-la-france-garder-le-bon-cap-lorgnette-tchuss-angele</guid>
	<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 11:12:35 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/640/la-vigie-n%C2%B0-169-gratuit-qu%E2%80%99est-ce-que-la-france-garder-le-bon-cap-lorgnette-tchuss-angele</link>
	<title><![CDATA[La Vigie n° 169 (Gratuit) : Qu’est-ce que la France ? | Garder le bon cap | Lorgnette : Tchüss, Angèle !]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Lettre de la Vigie en date du 9 juin 2021</p><p><a href="https://www.lettrevigie.com/wp-content/uploads/2021/06/image-LV-169.jpg"></a></p>
<p>Qu’est-ce que la France ?</p>
<p>Dire la France est aujourd’hui beaucoup moins évident et partagé qu’hier. De nombreux hiatus existent, entre générations, entre populations. Au-delà, c’est une compréhension commune de la géographie, de l’histoire et de l’État, ces trois piliers de la personne France, qui semble ne plus être partagée. En prendre conscience est indispensable avant de lancer tout projet de grande stratégie.</p><p>Pour lire l’article, <a href="https://www.lettrevigie.com/blog/2021/06/09/quest-ce-que-la-france-lv-169-gratuit/">cliquez ici</a></p>
<p>Garder le bon cap</p>
<p>Dans une situation stratégique aussi fluide, comment garder le bon cap ? Comment conduire une manœuvre efficace ? Comment se débarrasser de biais stratégiques intempestifs ? De l’Europe à l’Afrique, la pratique est difficile, les difficultés se suivent et se ressemblent.</p><p>Pour lire l’article, <a href="https://www.lettrevigie.com/blog/2021/06/09/garder-le-bon-cap-lv-169/">cliquez ici</a></p>
<p>Lorgnette : Tchüss, Angèle</p>
<p>Angela Merkel quitte le pouvoir : nous ne la regretterons pas. Cette politicienne au sang froid savait tuer ses rivaux politiques. Excellente pour arriver au pouvoir et s’y maintenir, mais ô combien décevante depuis qu’elle y régnait. Certes, son côté mesuré, nuancé et « comme il faut » a plu au notable français, impressionné par cette retenue germanique qu’il prend pour de la saine rigueur. Et pourtant… elle a systématiquement décidé tard, prenant toujours le temps de laisser se pourrir les situations avant de se prononcer, du bout des lèvres. Les quelques fois où elle s’est laissé guider par l’instinct, ce fut catastrophique : que ce soit la décision d’arrêter le nucléaire après Fukushima ou celle d’accueillir un million de migrants au cœur de l’été 2015.</p><p>Bien sûr, sa politique n’est peut-être pas néfaste pour l’Allemagne dont elle a su toujours préserver les intérêts de court terme et l’idéal de petit rentier satisfait et vieillissant. À l’extérieur, ce fut pire. On la présente comme pro européenne : ce fut la plus germanolâtre des dirigeants allemands depuis la guerre. Pire : Pas un dirigeant français pour s’en apercevoir.</p><p>Tschüss Angèle, tu ne nous manqueras pas.</p><p>JOCV</p><p>Abonnés : cliquez directement sur les liens pour lire en ligne ou téléchargez le numéro pdf (<a href="https://www.lettrevigie.com/page-abonnes-telechargement-des-numeros/">ici</a>), toujours avec votre identifiant/mot de passe. Nouveau lecteur : lisez l’article au numéro, en cliquant sur chaque article (2,5 €), ou alors en vous abonnant (abo découverte 17 €, abo annuel 70 €, abo. orga 300 € HT) : <a href="https://www.lettrevigie.com/s-abonner-la-vigie/">ici, les différentes formules</a>.</p><p>Crédit photo : Black nexus.cz Photography on Visualhunt</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/639/sahelistan-poil-aux-dents-le-cadet-n%C2%B0-67</guid>
	<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 11:11:21 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/639/sahelistan-poil-aux-dents-le-cadet-n%C2%B0-67</link>
	<title><![CDATA[Sahelistan, poil aux dents (Le Cadet n° 67)]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les articles se multiplient, en France mais surtout à l’étranger, unanimes quant à l’échec annoncé de Barkhane – car il est inutile de se bercer de périphrases.</p><p></p><p><a href="https://allafrica.com/view/group/main/main/id/00071159.html">Source</a></p><p>Le sommet de Pau n’aura rien apporté, et la conférence de presse n’aura été qu’un déroulé de formules creuses. Ce ne sont pas 220 soldats français de plus ni même les drones Reaper qui vont nous faire gagner la guerre dans cette zone immense où la France n’a jamais été que tolérée par des peuples plus ou moins nomades qui n’avaient pas désarmé même du temps de la colonisation (relire Terre des hommes de Saint-Exupéry). C’est notamment ce que rappelle un essai paru récemment <a href="https://www.lettrevigie.com/blog/2020/01/25/sahelistan-poil-aux-dents-le-cadet-n-67/#_ftn1" name="_ftnref1" id="_ftnref1">[1]</a> : nous ne sommes au Sahel que les instruments d’un jeu africain sur lequel nous pensons encore peser, cultivant une nostalgie coloniale assez déplacée, finalement fiers de ce mot de Françafrique qui nous donne le rôle du vilain mais nous fait croire encore à un statut de moyenne puissance, et nous essayant comme les Américains au nation building.</p><p>Guerre contre le terrorisme, guerre préemptive, bataille de l’avant : voilà qu’on nous ressort la panoplie de Bush-le-petit, comme si les batailles perdues et les guerres ratées depuis 2001 n’avaient servi à rien. Sommet du vocabulaire d’importation, le concept de « Sahelistan », un mot (pour citer Robespierre, dans un tout autre contexte), inventé par des fripons pour faire peur aux imbéciles. Il est censé désigner un gigantesque no-man’s-land, sans ressource immédiatement négociable comme le pétrole, sans eau, sans infrastructure, sans débouché par la mer si ce n’est la Libye, mais dont la constitution serait un danger mortel pour l’Europe, à l’image de l’État islamique en Syrie et en Irak.</p><p>Sauf que ces pays présentent à l’inverse des facilités dans tous les domaines ci-dessus rappelés. Et surtout qu’ils n’ont pas constitué un front avancé dans la lutte contre les djihadistes – que la très fine manœuvre de Trump contre la Perse nous force désormais à récupérer – puisque ceux-ci sont nos propres gamins endoctrinés religieusement dans nos mosquées, partis pour d’emblée revenir, la grâce divine ne leur étant pas tombée dessus sur le chemin de Damas mais dans les rues de Seine Saint-Denis comme le rappellent deux autres ouvrages parus ce mois-ci <a href="https://www.lettrevigie.com/blog/2020/01/25/sahelistan-poil-aux-dents-le-cadet-n-67/#_ftn2" name="_ftnref2" id="_ftnref2">[2]</a>.</p><p>Les Américains et les Européens l’ont bien compris qui nous laissent nous débrouiller au Sahel, puisque le risque que les Peuls, Dogons ou Touaregs provoquent des troubles en France est le même que celui de voir les Talibans faire des attentats sur les Grands boulevards : à peu près égal à zéro. Et si question religieuse il y a à régler, ce n’est pas au « Sahelistan », c’est à domicile.</p><p>Le Cadet</p><p><a href="https://www.lettrevigie.com/blog/2020/01/25/sahelistan-poil-aux-dents-le-cadet-n-67/#_ftnref1" name="_ftn1" id="_ftn1">[1]</a>           Marc-Antoine Pérouse de Montclos, Une guerre perdue. La France au Sahel. J.C. Lattès, 2020.</p><p><a href="https://www.lettrevigie.com/blog/2020/01/25/sahelistan-poil-aux-dents-le-cadet-n-67/#_ftnref2" name="_ftn2" id="_ftn2">[2]</a>           Bernard Rougier (dir.), Les territoires conquis de l’Islamisme, PUF, 2020.</p><p>            Hugo Micheron, Le jihadisme français : Quartiers, Syrie, prisons, Gallimard, 2020.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/636/qatar-connection-le-courrier-qui-accable-doha-dans-le-financement-du-terrorisme-au-sahel-blast</guid>
	<pubDate>Thu, 10 Jun 2021 20:41:16 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/636/qatar-connection-le-courrier-qui-accable-doha-dans-le-financement-du-terrorisme-au-sahel-blast</link>
	<title><![CDATA[Qatar Connection : le courrier qui accable Doha dans le financement du terrorisme au Sahel | Blast]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Au lendemain de la chute de Mouammar Kadhafi en octobre 2011 en Libye, le Qatar a été soupçonné de financer les groupes terroristes islamistes au Sahel, sans preuves. Dans un nouveau volet de notre enquête sur l’argent noir de l’émirat, un courrier officiel - et explosif - prouve le double jeu de Doha et son soutien à ceux que la France combat depuis dix ans, entre Mali et Niger.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/635/abou-moussab-al-souri-lhomme-qui-a-theorise-le-nouveau-jihad</guid>
	<pubDate>Wed, 09 Jun 2021 19:32:24 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/635/abou-moussab-al-souri-lhomme-qui-a-theorise-le-nouveau-jihad</link>
	<title><![CDATA[Abou Moussab Al-Souri, l&#039;homme qui a théorisé le &quot;nouveau jihad&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p><a href="https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/merah/merah-un-enfant-de-toulouse_123017.html" class="ftvi-click" data-click-value="content::link-in-content::article::/faits-divers/affaire/merah/merah-un-enfant-de-toulouse_123017.html">Merah</a>, <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/attentat-a-boston/attentats-de-boston-les-deux-suspects-viendraient-de-l-etranger_307161.html" class="ftvi-click" data-click-value="content::link-in-content::article::/monde/usa/attentat-a-boston/attentats-de-boston-les-deux-suspects-viendraient-de-l-etranger_307161.html">Tsarnaev</a>, <a href="https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/tueries/meurtre-terroriste-de-londres/qui-est-le-principal-suspect-du-meurtre-d-un-soldat-a-londres_331856.html" class="ftvi-click" data-click-value="content::link-in-content::article::/faits-divers/tueries/meurtre-terroriste-de-londres/qui-est-le-principal-suspect-du-meurtre-d-un-soldat-a-londres_331856.html">Adebolajo</a>. <a href="https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/merah/" class="ftvi-click" data-click-value="content::link-in-content::article::/faits-divers/affaire/merah/">Toulouse</a>, <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/attentat-a-boston/" class="ftvi-click" data-click-value="content::link-in-content::article::/monde/usa/attentat-a-boston/">Boston</a>, <a href="https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/tueries/meurtre-terroriste-de-londres/" class="ftvi-click" data-click-value="content::link-in-content::article::/faits-divers/tueries/meurtre-terroriste-de-londres/">Londres</a> et maintenant <a href="https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/attaque-au-siege-de-charlie-hebdo/" class="ftvi-click" data-click-value="content::link-in-content::article::/faits-divers/attaque-au-siege-de-charlie-hebdo/">Paris</a>. Les tueries perpétrées par de jeunes hommes se répètent dans le monde. Fini les explosions simultanées dans les métros et les gares, les avions détournés ou lancés sur des tours. Fini les attentats nécessitant des années de préparation minutieuse et des réseaux sophistiqués.</p><p>Les récentes attaques jihadistes en Occident procèdent d'une nouvelle logique. Elles sont conduites par de toutes petites cellules autonomes agissant avec les moyens du bord. Un "nouveau jihad", théorisé par un Hispano-Syrien, dont les effets sont particulièrement pervers.</p><p>Ce nouveau type de jihad a été théorisé par Abou Moussab Al-Souri (le Syrien), un "idéologue d'Al-Qaïda 'canal historique', bien qu'ayant toujours fait preuve d'une grande indépendance personnelle vis-à-vis de la direction du mouvement", explique Alain Rodier, directeur de recherche au sein du Centre français de recherche sur le renseignement, sur <a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-declenchement-guerre-civile-en-europe-rien-vue-esprit-mais-releve-bien-implacable-projet-applique-etat-islamique-alain-1918874.html" class="ftvi-click" data-click-value="content::link-in-content::article::http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-declenchement-guerre-civile-en-europe-rien-vue-esprit-mais-releve-bien-implacable-projet-applique-etat-islamique-alain-1918874.html">Atlantico</a>.</p><p>Moustapha Sitt Mariam Nassar, de son vrai nom, est né à Alep, en Syrie, en 1958. Il a traversé toutes les époques du jihad, expliquait le politologue Gilles Kepel dans un portrait du théoricien pour <a href="http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2013/04/28/al-souri-le-cerveau-du-djihad-des-pauvres_3167899_3232.html" class="ftvi-click" data-click-value="content::link-in-content::article::http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2013/04/28/al-souri-le-cerveau-du-djihad-des-pauvres_3167899_3232.html">Le Monde</a>. Il rejoint en 1976 la branche paramilitaire des Frères musulmans syriens, assiste au soulèvement et au massacre de Hama (Syrie), vit un temps en France, puis en Espagne où il acquiert la nationalité par mariage, avant de partir pour l'Afghanistan où se déroule le "premier âge" du jihad, celui contre l'Armée soviétique. De retour en Europe (France, Espagne, Royaume-Uni), il défend le GIA (groupe terroriste algérien) et lance une publication.</p><p>Et puis, en 1996, quand les talibans prennent le pouvoir, il s'installe en Afghanistan aux côtés d'Oussama Ben Laden. En 1997, Al-Souri organise un rendez-vous entre le journaliste de CNN Peter Bergen et Ben Laden. <a href="http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e8d853c8-3205-11e4-861b-f2a0f94a952e/Les_th%C3%A9oriciens_de_lEtat_islamique" class="ftvi-click" data-click-value="content::link-in-content::article::http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e8d853c8-3205-11e4-861b-f2a0f94a952e/Les_th%C3%A9oriciens_de_lEtat_islamique">Le reporter se souvient</a> d'Al-Souri : "Il était dur et très intelligent. Il apparaissait comme un vrai intellectuel, très au courant de l’histoire, et il avait des objectifs des plus sérieux. Pour sûr, il m’a davantage impressionné que Ben Laden".</p><p>Après le 11 septembre 2001, les Américains envahissent l'Afghanistan, lancent des écoutes massives, surveillent les mouvements de fonds, utilisent des drones et ont même recours à la <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/torture-la-cia-a-menti-a-la-maison-blanche-et-au-congres-selon-un-rapport-du-senat-americain_768517.html" class="ftvi-click" data-click-value="content::link-in-content::article::/monde/usa/torture-la-cia-a-menti-a-la-maison-blanche-et-au-congres-selon-un-rapport-du-senat-americain_768517.html">torture</a>. Al-Souri se cache au Pakistan pour échapper à la traque. Il écrit un volumineux ouvrage de 1 600 pages intitulé Appel à la résistance islamique mondiale, explique <a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2760p056.xml0/" class="ftvi-click" data-click-value="content::link-in-content::article::http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2760p056.xml0/">Jeune Afrique</a>. En décembre 2004, il met en ligne ce véritable manuel du jihad. Sa tête est mise à prix 5 millions de dollars par les Américains. Mais, un an plus tard, ce sont les Pakistanais qui lui mettent la main au collet, avant de le remettre à la CIA qui le retient dans ses prisons secrètes.</p><p>Les Américains finissent par le livrer aux Syriens. Une erreur. Il a été depuis relâché, comme d'autres islamistes radicaux. En effet, pour semer la zizanie parmi les rebelles et accréditer l'idée d'une guerre contre le terrorisme et non contre des opposants nationalistes, le régime de Bachar Al-Assad a lui-même fait libérer des jihadistes. Depuis, on ignore où se trouve Al-Souri.</p><p>La théorie d'Al-Souri, telle qu'elle est exposée dans son manuel, part d'un constat simple. Après le 11-Septembre, l'Afghanistan est perdu pour les talibans. Les moyens mis en place par les Occidentaux tiennent Al-Qaïda en échec. Et, en Irak, le deuxième âge du jihad contre les Américains n'a pas abouti à un califat islamique, mais à un nouveau pouvoir chiite. Abou Moussab Al-Souri, qui a toujours fait preuve d'indépendance d'esprit, prône une autre manière de conduire le jihad.</p><p>Comme l'explique Alain Rodier, pour échapper aux radars des services de renseignement, il prône "la création de cellules clandestines sans liens avec un commandement central pour ne pas se faire détecter". Ce nouveau terrorisme local, peu coûteux, soutenu par un accès facile à des contenus sur internet, déroute les services de renseignement.</p><p>Comme le résume Gilles Kepel, c'est un jihad "'par le bas', déstructuré, qu'il nomma 'nizam la tanzim' (un système et non une organisation)". Et d'ajouter : "A un terrorisme hâtif de destruction massive devenu impraticable, il oppose la multiplication d'actions quasi "spontanéistes", mises en œuvre au long cours par des jihadistes autoradicalisés grâce aux sites de partage de vidéos – prolongés par quelques stages de formation in situ – incités à choisir eux-mêmes, dans leur proximité, une cible opportune." Pas de morts par milliers, mais des cibles symboliques, de longues traques et une caisse de résonance médiatique assurée.</p><p><a href="http://www.liberation.fr/monde/2015/01/07/la-france-face-au-troisieme-jihad_1175843" class="ftvi-click" data-click-value="content::link-in-content::article::http://www.liberation.fr/monde/2015/01/07/la-france-face-au-troisieme-jihad_1175843">Libération</a> précise que deux types d'opérations sont privilégiées : "Celles qui visent en priorité les musulmans ayant trahi leur foi, comme ceux qui ont endossé l’uniforme des armées occidentales – ce qu’a fait Mohamed Merah. Et celles qui, selon Al-Souri, leur permettraient d’attirer les sympathies de la communauté musulmane, comme l’assassinat d’enfants juifs en représailles [à la mort] des enfants palestiniens tués par Israël. Ou les blasphémateurs – et Charlie Hebdo entre à l’évidence dans cette catégorie."</p><p>Car l'objectif de l'idéologue, explique Alain Rodier, c'est de dresser les uns contre les autres : "Ces cellules devaient pouvoir passer à l'action avec leurs propres moyens pour déclencher une guerre civile en créant des divisions entre les musulmans et les populations locales". Par la répétition de ces actions, les terroristes misent sur des réactions islamophobes, soudant en retour les croyants humiliés.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/626/qatar-used-turkish-banks-to-funnel-hundreds-of-millions-to-jihadists-in-syria-court-papers-allege</guid>
	<pubDate>Sat, 05 Jun 2021 21:26:07 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/626/qatar-used-turkish-banks-to-funnel-hundreds-of-millions-to-jihadists-in-syria-court-papers-allege</link>
	<title><![CDATA[Qatar used Turkish banks to funnel hundreds of millions to jihadists in Syria, court papers allege]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Qatar allegedly used Turkish banks as part of a conspiracy to funnel hundreds of millions of dollars to the Nusra Front jihadist group in Syria, The Times newspaper <a href="https://www.thetimes.co.uk/article/qatar-funnelled-millions-of-dollars-to-nusra-front-terrorists-in-syria-x5rnbsr3l" target="_top">reported</a> on Friday.</p><p>Nine Syrian citizens made these allegations in papers filed in London’s High Court claiming damages for everything from financial losses to torture caused by Nusra, The Times said.</p><p>The alleged scheme saw high-level Qatari businessmen, charities, and civil servants using a private office owned by the country’s emir as well as two banks, Qatar National Bank and Doha Bank, to move hundreds of millions to Nusra, The Times said.</p><p>The money was laundered under the pretext of being for construction contracts and the sale of properties, which were vastly overpriced, it added.</p><p>This was part of a broader effort, done in coordination with the Muslim Brotherhood, to finance Nusra in the civil war in Syria, the court papers maintained.</p><p>The money for the group was sent either directly or through banks in Turkey, where it was withdrawn and transferred over the border to the militants, The Times said.</p><p>Turkey has <a href="https://ahvalnews.com/hts/are-turkey-and-islamist-hts-group-syrias-idlib-allies" target="_top">stood accused for years</a> of turning a blind eye to jihadists crossing over its southern border into Syria to join groups such Nusra and even the Islamic State (ISIS).</p><p>Nusra, now known as Tahrir al-Sham (HTS), claims to have severed all past ties with Al-Qaeda. The group, led by Abu Mohammad al-Jolani, presently controls large swathes of Syria’s northwestern Idlib province, which borders Turkey, where it has imposed a strict rule based on its interpretation of Sharia.</p><p>The Islamist group is designated a terrorist organization by the United States.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/600/prospects-for-a-grand-reconciliation-%E2%80%93-the-cairo-review-of-global-affairs</guid>
	<pubDate>Sun, 23 May 2021 08:38:40 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/600/prospects-for-a-grand-reconciliation-%E2%80%93-the-cairo-review-of-global-affairs</link>
	<title><![CDATA[Prospects for a Grand Reconciliation – The Cairo Review of Global Affairs]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Mired in turmoil from the Levant to the Persian Gulf, on the surface, the Middle East’s future has rarely looked this bleak. There is, however, an inherent value in hitting rock bottom, and that is the prospect of remaking it all from scratch. But to do so, there needs to be a unique constellation of actors, incentives, alliances, and opportunity. Today, that critical mix exists in the region; the only question is when and where it will give shape to the Mideast’s new direction.</p><p>While the war-torn and economically-crippled Levant draws all eyes, it is in the Persian Gulf where the seeds of a changed future will be planted. Simply put, the confrontations throughout the region since the start of the Arab uprisings have largely been driven by actors in the Persian Gulf, and hence that is where the settlements will be reached. </p><p>The recent conflicts in Syria, Iraq, Yemen, and now Lebanon are all connected to the decades-long standoff between the United States and Islamic Republic of Iran, which has split the region into two poles. Some parties view this fight as a zero-sum game, while others believe a win-win solution still exists within the region. The latter is possible and there have been a number of initiatives—from Iran, Kuwait, and Oman in the main—that have thus far proven unsuccessful, largely because many parties, both inside and outside the region, are still attempting to gain leverage on the ground in various battlefields and confrontations.</p><p>Using the counter revolutions of the 2011 Arab uprisings, Iran’s Persian Gulf adversaries sought to buoy waning U.S. hegemony by weakening Iran’s allies in the Levant and elsewhere. These actions backfired by strengthening bonds between Iranian allies who began to work from joint command centers, sharpen their battle experience, and score unprecedented victories in every military theater.</p><p>Importantly, as a direct result of the instability caused by these conflicts, the Iranian pole began to garner the attention, support, and intervention of major powers Russia and China, who stepped forward to act as intermediaries: further supplanting the traditional U.S. role in the region. </p><p>China, Russia, and their Growing Significance </p><p>“Iran is the new great power of the Middle East, and the United States is the old,” Adel Jubeir—then the Saudi ambassador in Washington, later Saudi’s foreign minister—told his superiors in Riyadh. This was in 2013, in the aftermath of a chemical attack in Ghouta, when then-U.S. President Barack Obama famously backed down from his “red line” warning of a military strike against Syria. </p><p>If history could point to a moment when the United States’ allies in the Persian Gulf ceased to bank on American might, this would be it. Over the following years, that trust would waver further. Gulf Cooperation Council (GCC) foes of Iran watched in mortified silence as the Iranians shot down a $200 million U.S. drone in their airspace and fired a dozen ballistic missiles into two U.S. military bases in Iraq in retaliation for the U.S. <a href="https://www.thecairoreview.com/tahrir-forum/meme-ifying-world-war-iii/">assassination</a> of a top Iranian general. When Yemen’s Houthis targeted ARAMCO with precision weapons—and refineries, ports, ships, military sites, and infrastructure came under sophisticated fire in Abha, Jizan, Najran, Fujairah, Al-Shuqaiq, Damam, Abqaiq, Riyadh, Jeddah, and countless other sites in retaliation for the Saudi–UAE-led war against Yemen—the United States did nothing.</p><p>Despite intensifying U.S. threats against Iran and its allies during the Trump administration, the Pentagon was disinclined to follow through with actual military confrontation, further diminishing America’s credibility as a reliable ally. Persian Gulf states began to hedge their bets and seek other intermediaries and partners to shore their interests, primarily Russia and China.</p><p>Since 2013, when Chinese President Xi Jinping launched the biggest global investment project since the Marshall Plan, Beijing’s Belt and Road Initiative (BRI) has been <a href="https://www.thecairoreview.com/global-forum/pains-and-dreams-on-the-silk-road/">cutting a swathe</a> across Asia, with an active focus on the Persian Gulf, the vital energy hub fueling China’s growth engine.</p><p>China has now inked comprehensive strategic partnerships with Iran, Saudi Arabia, the UAE, and strategic partnerships with Qatar, Oman, Kuwait, and Iraq, which include investments in the range of hundreds of billions of dollars: resources that Washington could never hope to match. </p><p>While China brings financial resources to the table, the Russians have <a href="https://www.thecairoreview.com/essays/the-disrupting-stabilizer/">marched onto</a> the Middle East stage with unusually effective diplomatic finesse and military resolve, dazzling even the most pro-American Gulf monarchies.</p><p>Arab emirs have, one by one, made their way to Moscow for help and assurances on the most taxing regional issues of the day. Overnight, the Russians turned the tide in the Syrian war by introducing critical air support in 2015 to Syria and its allies fighting North Atlantic Treaty Organization (NATO) and GCC-backed militias on the ground. And, it did so while maintaining—and even consolidating—relations with those adversaries, from Turkey and Qatar to Saudi Arabia and the UAE.</p><p>For the Chinese and Russians, Syria became their entrée into a region that had not been a priority for either in decades. Syria became a red line and turning point for them for various reasons: it was where they intended to halt U.S. regime change interventions lest those end up in Moscow or Beijing; they would squash the U.S. program of using radicalized Islamic extremists to fight dirty wars across the globe; they would stabilize the near Mideast, which had become the premier global security emergency. </p><p>For China’s BRI plans, energy needs, and fears of Uighur separatism, West Asia and the Persian Gulf had suddenly become foreign policy priorities. For Russians who missed the old proactive Soviet Union, it was time to play a global role again, securing their interests and protecting their borders.</p><p>These two major powers, in a sense, “discovered” Iran during the Syrian war. Here was a civilizational regional state that had realized its potential; maintained secure borders; supported the international principles of nonintervention, sovereignty, territorial integrity; fiercely combatted jihadi extremism; preferred soft power to hard power; prioritized domestic economic development; and shared their interest in thwarting U.S. military and economic aggression. </p><p>These are important points to remember: despite deepening Chinese and Russian relationships with other major regional states, Iran is by far the most constitutionally similar to both in its global outlook and political values.</p><p>This March, China and Iran inked a sweeping twenty-five-year comprehensive strategic partnership that covered all domains: economic, military, agriculture, transportation, energy, innovation, technology, and culture, to say the least. The pact is short on specifics, giving rise to questions about its ultimate utility, but here’s the rub: China just put its back behind Iran, pulling it out of isolation induced by the U.S. “maximum pressure campaign” and providing the Islamic Republic with a new range of options and flexibility. </p><p>The clout of this major power will also do one more thing for Iran: it will put on the map the long-term Iranian goal of advancing regional security arrangements in the Persian Gulf. Unsurprisingly, this is also a stated Chinese policy objective. That same month, Chinese Foreign Minister Wang Yi paid an official visit to Saudi Arabia where he highlighted, among other bilateral goals, regional peace and stability. </p><p>In an Arab News <a href="https://www.arabnews.com/node/1831976">editorial</a>, China’s Ambassador to Riyadh Chen Weiqing writes that China and Saudi Arabia reached important consensus on several issues, among them “a five-point initiative to achieve peace and stability in the Middle East, calling on countries in the region to respect each other, uphold equity and justice, achieve nuclear non-proliferation, jointly foster collective security and accelerate development cooperation. China is willing to play its due role in promoting long-term peace and stability in the Middle East.” </p><p>The Chinese visit followed a surprise four-day tour of Saudi Arabia, the UAE, and Qatar by Russian Foreign Minister Sergey Lavrov, where he plugged Moscow’s own security vision for the Persian Gulf.</p><p>Undoubtedly, the Russians are seeking to exploit the American vacuum felt by Saudi Arabia and the UAE since the changing of the guard at the White House this year. However, the Russian resolve to push for regional security should not be underestimated, given the material evidence we have seen from its Syria commitment.</p><p>The United States as a Barrier to Regional Dialogue</p><p>Both the Chinese and Russians will be well aware that it is Iran that has most heavily promoted regional Persian Gulf security, and that it is Iran that will most benefit from a halt to conflict.</p><p>Since Iranian President Hassan Rouhani’s 2013 election, Tehran has promoted regional dialogue at every opportunity, in every available forum. In 2019, at the United Nations, Rouhani proposed HOPE—the Hormuz Peace Endeavor—as a plan of action to convene all eight littoral states of the Persian Gulf (including Iraq) to address and resolve the vital issues of cooperation, security, and freedom of navigation, from which further mutual interests can be addressed.</p><p>Premised upon and heavily dependent on the concepts of goodwill and neighborliness, Rouhani <a href="http://www.president.ir/en/111465">warned</a> about the plan’s biggest potential impediment: U.S. hegemonic ambition.</p><p>“The peace, security and independence of our neighbours are the peace, security and independence of us. America is not our neighbour. It is the Islamic Republic of Iran that neighbours you, and we have been long taught that the neighbour comes first, then the house. In the event of an incident, you and we shall remain alone. We are neighbours with each other, and not with the United States.”</p><p>HOPE clearly didn’t take off. The problem lay partly in the fact that several pro-U.S. Persian Gulf Arab states are still heavily oriented toward their U.S. ally, and partly because these states remain committed to building leverage and gaining the upper hand in the various confrontations still underway in the region. </p><p>These are the “zero-sum” crowd: the hardline states that still believe they can defeat Iran and its allies despite all evidence pointing otherwise in Syria, Iraq, Yemen, and Lebanon, with no prospect of victory remotely in sight.</p><p>Iran, Oman, Kuwait, Iraq, and possibly Qatar, on the other hand, are more inclined to believe there is a “win-win” scenario that can be salvaged amidst the destruction: wherein confrontation can be halted, cooperation begun, and mutual security, development, and prosperity dotting the horizon.</p><p>But, before any of that can happen, the United States needs to be edged out of the equation.  </p><p>In an <a href="https://www.politico.com/news/magazine/2021/03/17/iran-nuclear-deal-javad-zarif-qa-476588">interview</a> in March, Iranian Foreign Minister Javad Zarif sounded fed up. Arguing that Iran’s Persian Gulf neighbors have always sought to “buy security” from malign actors like the United States, and now Israel, Zarif expounded:  “We believe that tension in the region is caused by the presence of foreign forces and they are not the cure; they are the malady.” He expressed a willingness to work with Iran’s neighbors, optimistic that the United Nations can provide an “international umbrella” over the Persian Gulf: an international umbrella that does not include the United States. </p><p>Since the assassination of Iran’s top general Qasem Soleimani in January 2020, Iran has vowed to eliminate all U.S. forces and military bases from the region. The Americans can not be a party to <a href="https://www.thecairoreview.com/timelines/a-timeline-of-arab-rapprochement/">rapprochement</a>; they are a direct adversary of a principal participant. The Chinese and Russians, however, have no such impediment. Furthermore, they enjoy good relations with all parties and have spent the past few years enhancing those bilateral relationships without prejudice or favoritism.</p><p>To be fair, the Americans fundamentally recognize that they bring nothing to the table. In a rare candid moment for a politician, Obama famously said that Saudi Arabia will just have to learn to share the region with Iran: “Our friends as well as…the Iranians…need to find an effective way to share the neighborhood.” </p><p>The implication, of course, was that the United States wasn’t interested in enabling its allies’ confrontational posture any longer, calling them “freeloaders.” Notably, U.S. President Joe Biden, Obama’s former vice president, has jumpstarted his tenure by delisting the Houthis from the United States’ terrorist list, challenging arms sales to Riyadh, and releasing a damning Central Intelligence Agency report attributing blame for Saudi journalist Jamal Khashoggi’s brutal murder to the Kingdom’s crown prince.</p><p>In fact, Biden’s <a href="https://www.thecairoreview.com/tahrir-forum/what-to-expect-from-biden-in-the-middle-east/">opening gambit</a> on the Mideast—slamming his allies and trying hard to restart the nuclear deal with Iran—provides a unique opportunity for hardline Gulf states to shed their zero-sum outlook and hammer out a comprehensive peace and security agenda with their longtime foe, Iran</p><p>Why? Take a hard look at some uncomfortable realities: these hardline states are constitutionally unable to prevent Iran’s regional ascension and, if anything, have aggressively contributed to it. Iran is “efficient”—i.e. it has the means and focus to realize any policy objective it sets for itself—while its adversaries are inefficient. Iran has rock-solid alliances that seek common objectives based on shared values. Iran’s foes today are in opportunistic alliances that can diverge dramatically because their values are power, hegemony, and wealth accumulation. Iran has won the support and cooperation of the world’s two growing powers; its foes have been unable to secure reliable commitment from their one major ally, the United States, and are now seeking support from a much weaker, regionally reviled state, Israel. Iran’s economy remains relatively stable despite punishing sanctions; it hits development milestones lauded by the United Nation; and has made genuine strides in diversifying its economy. Its adversaries, meanwhile, have been bleeding wealth on multiple conflict zones, on unprecedented weapons purchases, and on ego investments that serve no national purpose.</p><p>The point here is not to denigrate Iran’s foes or to praise Iran, but to honestly assess the state of one versus the other in context of a rapidly changing world where the future is uncertain.</p><p>Iran’s elections are in two months, and the anticipation is that Iranians will elect themselves a less conciliatory president who is likely to take a tougher stand against Iran’s enemies, particularly the United States. </p><p>Common Ground in the Persian Gulf</p><p>This is perhaps the time to remember the common histories, peoples, resources, and religion that bind the Persian Gulf region together. </p><p>There are around five to six hundred thousand Iranians in the United Arab Emirates, fifty thousand in Kuwait, and thirty thousand in Qatar, with smaller amounts in Bahrain, Saudi Arabia, Lebanon, Iraq, and Oman. Included in this number are Iranian Arabs too. Anwar Gargash, who until two months ago was the UAE’s foreign minister, is a Huwala, or an Iranian Arab who originated from the Arabian Peninsula, like so many others. The vast majority of Kuwaiti Shia are of Iranian ancestry, though many Iranian-origin Kuwaitis are Sunni. According to the 1997 census, approximately 9 percent of Iran’s population of 82 million are Sunni Muslims; of those five million Sunnis, an estimated one million of them live in Tehran. There are 10,344 Sunni mosques in Iran. Over 1.6 million, or 2–3 percent of Iranian citizens, are Arabs. </p><p>In short, Persian Gulf populations share so much recent and ancient history, and centuries of intermarriage have consolidated those ties. Today, with the exception of Saudi Arabia and Bahrain, Iran enjoys diplomatic relations with all other Persian Gulf littoral states, and in some cases, deep economic interests. Despite being on opposing sides of various regional conflicts, the UAE just became Iran’s second biggest trading partner in the world, with an annual value of $14.3 billion.</p><p>Establishing a regional security architecture won’t only benefit Iran and the GCC. Intra-GCC tensions and border conflicts have also plagued the organization since its inception. All eight littoral states have much to gain from embracing mechanisms that can guarantee freedom of navigation; deescalating conflict; bolstering oil prices; regulating the regional arms race; pooling resources to fight terrorism; and creating and training joint forces to patrol their waters.</p><p>These issues remain vital to the wellbeing of all parties. As military, economic, and <a href="https://www.thecairoreview.com/essays/the-geo-economic-fallout-of-covid-19-for-the-middle-east/">pandemic-related fatigue</a> kicks in and the United States’ role shrinks dramatically in the region, Iran and the GCC states have a choice to make: ignore changing realities, stay mired in conflict, and become failed states, or collectively become the joint energy hub of the world and the primary economic gateway connecting Asia, Europe, and even Africa. A shift toward the latter priorities even has the ability to resolve conflict and stabilize North Africa, which has also been torn apart by Arab rivalries in the Persian Gulf.</p><p>Iran can tough this out. But for hardliners in the Persian Gulf, only a dramatic pivot toward reconciliation can offer a face-saving exit from a decade of miscalculations.</p><p>Sharmine Narwani is a Beirut-based writer and analyst of West Asian geopolitics for a wide spectrum of publications including The American Conservative, Russia Today, The New York Times, USA Today, The Guardian, Al-Akhbar English, Assafir, Huffington Post, BRICS Post, Salon.com, Al Jazeera and others. She is cited in many publications for her groundbreaking, investigative coverage of the Syrian conflict.</p>
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