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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Blogs de La loupe: Août 2026]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
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	<pubDate>Sat, 15 Aug 2026 08:38:39 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[France et Europe : renoncements ou effacement ? // MONTEBOURG DEC.2025 / LE FIGARO]]></title>
	<description><![CDATA[<p><iframe height="345" src="https://www.youtube.com/embed/UtofHJKOg7A?si=SpLYNgZHK6bPN2FZ" title="YouTube video player" width="420"></iframe></p><p><span style="color: rgb(19, 19, 19); font-family: Roboto, Arial, sans-serif; font-size: 14px; white-space: pre-wrap; background-color: rgba(0, 0, 0, 0.05);">Retrouvez Esprits Libres pr&eacute;sent&eacute; par Alexandre Devecchio. Il re&ccedil;oit Arnaud Montebourg et Thierry Breton.</span></p><p>&nbsp;</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
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	<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 05:22:53 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L&#039;Algérie turco-islamiste contre la Kabylie.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Il faut arrêter de se mentir. Ce qui se joue en Algérie depuis soixante ans n'a rien à voir avec de la pédagogie, de la réforme éducative ou de la décolonisation linguistique. C'est un projet politique totalitaire, méthodique, inavoué : faire disparaître tout ce qui résiste à l'uniformisation turco-islamiste. Le français, le tamazight, la Kabylie elle-même — tout cela n'est qu'un obstacle à éliminer.</p>

<p>Regardons les choses en face. Depuis 1962, l'Algérie n'a pas rompu avec le modèle ottoman. Elle l'a perfectionné. Les Turcs avaient imposé l'arabe comme langue du pouvoir et de la religion pour contrôler les populations berbères. L'État algérien post-indépendance a fait exactement la même chose, mais avec une rhétorique différente : au lieu de dire "nous sommes l'Empire", il a dit "nous sommes la révolution". Même méthode, même objectif : soumettre les esprits par la langue.</p>

<p>L'arabisation forcée n'a jamais été une question d'identité. C'était une question de contrôle. Quand tu imposes une langue que personne ne parle vraiment — l'arabe classique, pas la darija — tu crées une caste de fonctionnaires qui dépendent du pouvoir pour exister. Tu fabriques une élite artificielle, déconnectée du peuple, qui ne doit sa légitimité qu'au régime. C'est exactement ce qui s'est passé. Les cadres arabophones formés dans les universités du Moyen-Orient sont revenus avec une vision du monde qui n'avait rien d'algérien : une vision islamiste, conservatrice, hostile à toute forme de pluralisme.</p>

<p>Aujourd'hui, on nous ressort la même recette avec le français. On le chasse de l'école, des administrations, des médias. On le présente comme un vestige colonial, une insulte à la souveraineté nationale. Mais regardons ce qui se cache derrière ce discours.</p>

<p>Le français, ce n'est pas seulement la langue de Molière. C'est la langue de la mobilité sociale, de l'accès au savoir international, de la capacité à penser hors du cadre. Quand un jeune Kabyle maîtrise le français, il peut lire autre chose que la propagande du régime. Il peut comparer. Il peut comprendre qu'il existe d'autres modèles, d'autres histoires, d'autres façons d'organiser une société. C'est ça qui dérange. Pas la "décolonisation", mais la possibilité d'une pensée libre.</p>

<p>L'anglais qu'on nous vend aujourd'hui comme la langue de la modernité ? C'est une fumisterie. Personne ne croit vraiment que l'anglais va remplacer le français du jour au lendemain. C'est juste un nouvel outil de sélection sociale. Les enfants de la nomenklatura iront dans des écoles privées où on enseigne l'anglais. Les autres ? Ils apprendront un anglais de pacotille qui ne leur servira à rien, pendant qu'on leur aura retiré le français qui leur aurait permis de vraiment s'ouvrir au monde. C'est du mépris de classe pur et simple, déguisé en patriotisme.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1288/la-vision-europeenne-du-general-de-gaulle-selon-un-rapport-declassifie-de-la-cia</guid>
	<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 20:22:37 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La vision européenne du Général de Gaulle (selon un rapport déclassifié de la CIA)]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Le Général de Gaulle exerce une fascination légitime auprès des Européens épris de souveraineté. En France, aucun parti politique n’ose défier le mythe. Mieux : tous se réclament, à intervalle régulier, de son héritage, n’hésitant pas à tordre l’histoire pour mieux servir leur propagande.</p><p>Charles de Gaulle, c’est le fondateur de la 5e République, l’ennemi des pouvoirs Américains, la figure tutélaire de la France libre, celui qui se tient au-dessus des querelles partisanes qu’il juge futiles et dangereuses. Bref, le dernier géant de l’histoire politique de l’Hexagone. Le diptyque La Bataille de Gaulle, sorti cet été, dépeint avec brio le personnage.</p><p>En 1967, de Gaulle est président de la France depuis presque dix ans. Il marque l’histoire par trois grands moments : son fameux cri « Vive le Québec libre ! » à Montréal, sa position sur Israël après la guerre des Six Jours (il qualifie le peuple juif d’« élite, sûr de lui-même et dominateur » - <a href="https://www.youtube.com/watch?v=25hAYHwboFk">voir la conférence de presse</a>), et son veto répété à l’entrée du Royaume-Uni dans le marché commun.</p><p>Cette année-là, la CIA a publié <a href="https://www.cia.gov/readingroom/docs/CIA-RDP79-00927A005600040003-6.pdf">un « rapport spécial »</a>, aujourd’hui déclassifié, décrivant avec acuité la vision européenne du héros de la Deuxième Guerre mondiale. En voici quelques extraits choisis.</p><p>Selon De Gaulle, note la CIA, « l’Europe est déjà bien engagée dans la première phase de l’évolution en trois étapes vers l’unité continentale qu’il préconise depuis longtemps. Le développement du climat de détente en Europe l’encourage à passer à la deuxième étape - l’entente - en direction de la troisième, à savoir une coopération “de l’Atlantique à l’Oural” », incluant peut-être la Grande-Bretagne.</p><p>« …Si nous voulons nous unir au sein d’une Europe organisée, nous affirmons que cela doit se faire sur la base de la réalité des États, et non en les anéantissant dans une intégration dont nul ne sait ce qu’elle serait… »</p><p>Charles de Gaulle, juin 1963</p><p>De Gaulle espère de ses vœux « l’établissement d’une confédération paneuropéenne souple, au sein de laquelle Paris et Moscou collaboreraient afin de maintenir l’Allemagne sous contrôle. Dans l’union qu’il envisage, chaque État conserverait sa souveraineté, mais la prépondérance de la France en tant que porte-parole de l’Europe occidentale serait garantie par sa force nucléaire. »</p><p>Quant à l’URSS, précise la CIA, De Gaulle « rejette l’idée selon laquelle l’attachement de Moscou au communisme l’exclurait de la politique européenne. »</p><p>Sur le plan économique, « l’Europe de De Gaulle constituerait une zone de libre-échange en son sein, sans pour autant exclure des regroupements régionaux plus étroitement intégrés. Sur le plan politique, elle serait composée d’États souverains exerçant l’ensemble des fonctions normales d’entités politiques indépendantes, bien que les ambitions allemandes soient maintenues sous contrôle. Cette Europe serait néanmoins suffisamment unie pour entreprendre des projets communs et fonctionnerait comme une confédération souple d’États pour les questions touchant le continent dans son ensemble. »</p><p>« Il est possible qu’une évolution se produise… qui puisse un jour nous permettre d’établir, de l’Atlantique à l’Oural, une “détente”, puis… une “entente” et… peut-être un jour une coopération… »</p><p>Charles de Gaulle, septembre 1963</p><p>L’essentiel de cette politique est exposé dès 1960, lorsque De Gaulle appelle à un renforcement des échanges commerciaux, des échanges culturels et des visites diplomatiques en Europe de l’Est et en Russie. Autant de premières étapes vers une détente à l’échelle européenne. Pour lui, l’entente devait être obtenue grâce à un certain degré de désarmement contrôlé, « y compris de la part des États-Unis », tandis que la coopération devait prendre la forme d’un effort organisé dans des domaines tels que l’aide aux pays en développement et la collaboration en matière de recherche scientifique.</p><p>La rupture sino-soviétique aurait convaincu De Gaulle que son projet d’une Europe indépendante, s’étendant « de l’Atlantique à l’Oural », devenait plus réalisable. C’est dans ce contexte qu’il a intensifié son rapprochement diplomatique avec les pays d’Europe de l’Est à partir de 1964. En deux ans, la France développa des relations politiques, économiques et culturelles avec la quasi-totalité du bloc de l’Est, culminant avec les échanges de visites entre De Gaulle et le Premier ministre soviétique Alexeï Kossyguine.</p><p>De Gaulle estimait également que sa marge de manœuvre en Europe s’était accrue en raison de l’engagement croissant des États-Unis au Vietnam, signe que Washington ne pouvait guère faire davantage que maintenir une politique de statu quo dans la zone de l’OTAN. « Cela facilita la mise en œuvre de sa décision, mûrie de longue date, de se retirer de l’OTAN - une organisation dont il estimait qu’elle portait atteinte à l’indépendance de la France et perpétuait la guerre froide », souligne la CIA.</p><p>Ce paragraphe du rapport est particulièrement révélateur de la méfiance gaullienne envers les États-Unis :</p><p>« Par ses initiatives en Europe de l’Est et contre l’OTAN, ainsi que par plusieurs autres actions spectaculaires - notamment sa campagne visant à mettre fin à la primauté du dollar dans la finance internationale -, de Gaulle a cherché à réduire le rôle des États-Unis en Europe. Il considère que l’élimination de l’ “hégémonie” américaine est tout aussi essentielle à la réalisation de son rêve d’une “Europe européenne” que la réceptivité des pays de l’Est à ses ouvertures. »</p><p>En outre, ajoute la CIA, « il était résolu à empêcher l’évolution vers le supranationalisme qu’il voyait à l’œuvre dans les propositions avancées par la Commission de la CEE en 1965 dans le cadre d’un “paquet” de mesures relatives aux règles de financement de la politique agricole commune. »</p><p>Le rôle que De Gaulle entendait faire jouer à l’URSS dans son Europe de l’avenir « n’est pas entièrement clair », relève la CIA. « La France comme l’URSS souhaitent toutes deux maintenir l’Allemagne sous contrôle. De Gaulle envisage un accord bilatéral informel avec la Russie, selon lequel Moscou ne chercherait pas à usurper le rôle de la France en Europe occidentale ni à parler au nom de celle-ci sur la scène mondiale. Paris et Moscou, les deux puissances nucléaires du continent, seraient respectivement les porte-parole de l’Europe occidentale et de l’Europe orientale. Chacune disposerait de sa propre sphère d’influence, mais ces deux sphères se chevaucheraient en ce qui concerne l’Allemagne et sur les autres questions exigeant une voix à l’échelle du continent. »</p><p>Avant tout, « De Gaulle veut s’assurer que la France demeure libre de suivre toute ligne d’action qu’elle juge nécessaire. Ainsi, quelle que soit l’évolution des relations de travail entre les deux puissances, elles n’iraient pas jusqu’à constituer une alliance engageant la France aux côtés de l’URSS. Après avoir retiré la France de l’alliance occidentale, De Gaulle éviterait de s’enchaîner à une autre. Il semble convaincu que les Russes rechercheront le soutien de l’Europe occidentale si, et lorsque, la menace chinoise s’intensifie. »</p><p>Selon ce rapport de la CIA, le projet européen de De Gaulle s’inscrivait avant tout dans son ambition de restaurer la puissance et le prestige international de la France.</p><p>L’auteur estime que De Gaulle considérait l’Europe comme un levier permettant à la France de retrouver un rôle de premier plan qu’elle ne pouvait plus assumer par ses seuls moyens nationaux. Le document interprète ainsi sa politique européenne comme une stratégie visant à exercer un leadership français sur l’Europe occidentale, puis, à terme, sur un espace continental plus large.</p><p>Bien sûr, la vision gaullienne fut vivement combattue par Washington et Londres. Elle remettait directement en cause leurs ambitions hégémoniques, reposant sur la vassalisation de l’Europe occidentale et le rejet de tout rapprochement entre la Russie et l’Allemagne (selon la conception exposée par H. J. Mackinder dès 1904). La démission de De Gaulle en avril 1969, après un référendum perdu, sonne le glas de sa vision, qui fut peu ou prou abandonnée par tous les présidents de la 5e République qui lui ont succédé.</p><p>Les articles que je publie ici sont entièrement gratuits. Si vous souhaitez soutenir mon travail et le développement de mon média, Antithèse, considérez un abonnement à ce dernier et faites vivre ainsi l’information libre ! C’est ici: <a href="https://www.antithese.info/abonnements/">https://www.antithese.info/abonnements/</a></p>]]></description>
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