<?xml version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" >
<channel>
	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/owner/ememiom?offset=620</link>
	<atom:link href="https://silo.ememiom.fr/blog/owner/ememiom?offset=620" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<description><![CDATA[]]></description>
	
	<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/538/comment-creer-un-serveur-de-fichiers-avec-brave</guid>
	<pubDate>Sat, 08 May 2021 16:41:26 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/538/comment-creer-un-serveur-de-fichiers-avec-brave</link>
	<title><![CDATA[Comment créer un serveur de fichiers avec Brave ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Brave est un navigateur Web extrêmement complet qui propose de nombreuses fonctionnalités avancées comme le partage de fichiers grâce au protocole IPFS.</p>

<p>Introduit il y a quelques mois par Brave au sein de son logiciel, le protocole IPFS permet d'héberger ses propres pages web sur un réseau décentralisé, ou chaque élément est stocké dans plusieurs nœuds.</p>

<p>Avec IPFS nous retrouvons plusieurs avantages. D'une part ce dispositif permet de répartir la charge réseau et donc d'optimiser la bande passante. Par ailleurs, le contenu se charge plus rapidement, surtout si le nombre de nœuds pour ce dernier est conséquent. Il ne s'agit alors plus d'accéder à un serveur central classique mais de récupérer le contenu sur les nodes les plus proches. Enfin, et c'est une bonne nouvelle, puisque l'on passe outre le protocole HTTP cela permet d'accéder à des contenus censurés.</p>

<p>Au-delà des simples page Web, ce protocole permet également de partager des fichiers très simplement en peer-to-peer à plusieurs de ses proches en passant directement par le navigateur. En d'autres termes, c'est une peu comme si nous retrouvions une sorte de WeTransfer directement intégré au navigateur.</p>

<p>De la même manière qu'un client BitTorrent , plus il y a de contacts partageant le même fichier, plus la vitesse de téléchargement sera importante.</p>

<p>Comment créer un serveur de fichiers avec Brave ?<br />1. Ouvrez une fenêtre du navigateur Brave et tapez l'adresse brave://ipfs-internals/ dans la barre d'adresses.</p>

<p>2. Cliquer sur Démarrer.</p>

<p>3. Cliquer sur « Mon nœud »</p>

<p>4. Vous arrivez sur l'interface de gestion. Pour envoyer un fichier, cliquez maintenant sur « Fichiers », dans le menu situé à gauche de l'interface.</p>

<p>5. Pour importer un fichier, cliquez sur le bouton "+Import", puis sur « Fichier ». Vous pouvez également envoyer un dossier entier en cliquant sur « Folder ».</p>

<p>6. Choisissez sur votre ordinateur le fichier à importer.</p>

<p>7. Pour partager votre fichier avec un ou plusieurs contacts, cliquez sur le menu d'options, symbolisé par les trois petits points à droite du fichier importé puis sur « Partager ».</p>

<p>8. Cliquer sur « Copy » pour copier le lien de partage.</p>

<p>Il ne reste plus qu'à l'envoyer à vos contacts pour qu'ils puissent commencer le téléchargement.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/537/deconstruire-ca-peut-se-faire-a-tout-age</guid>
	<pubDate>Sat, 08 May 2021 16:38:25 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/537/deconstruire-ca-peut-se-faire-a-tout-age</link>
	<title><![CDATA[&quot;Déconstruire, ça peut se faire à tout âge&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Meufcocotte n'est pas n'importe quelle institutrice. Sur son compte Instagram, elle jouit d'une certaine popularité. Un peu plus de 39.500 personnes la suivent et likent, à l'envi, ses différentes publications au ton, le plus souvent, féministe. Parfois même, comme ce mercredi 2 décembre 2020, elle "parle de [son] travail", partage ses expériences et donne quelques astuces à suivre. Dans celle-ci, elle annonce : "On me demande souvent si je parle en inclusif à mes élèves, voici comment je procède".</p><p class="article-text article-body__item">Ses élèves ont "quatre ou cinq ans", précise-t-elle. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas les mettre à la page. "Par défaut, la langue française prévoit que le masculin l'emporte sur le féminin, or dans ma classe, je m'efforce de toujours utiliser les deux en même temps lorsque je m'adresse à toute ma classe". Pour illustrer son propos, elle donne un exemple : "Voyons qui sont les absentes et les absents aujourd'hui". Une initiative insignifiante ? "Certes cette utilisation de la langue est très binaire, se justifie-t-elle. Mais il est à mon sens compliqué et peu pertinent de faire plus complexe à l'âge de mes élèves". Pourtant, à lire la centaine de commentaires d'enseignants, comme ils se présentent, certains vont bien plus loin, jusqu'à faire de l'écriture inclusive une matière (presque) à part entière.</p>
<p>Faire "avancer" les mentalités</p>
<p class="article-text article-body__item">Comme elle, Anne, qui se présente sur son compte comme "enseignante qui dénonce les discriminations à l'école", fait son "petit pas inclusif" en classe. Pour sa part, c'est en écrivant au tableau "les listes d'adjectifs à apprendre avec le point de séparation : content.e ; intelligent.e. Ça ne coûte rien, ça ne les choque pas, et je me dis qu'ils seront habitués à cette façon d'écrire quand ils la verront". Alison, maîtresse en moyenne section, explique de son côté simplement rebondir sur leurs "remarques" pour œuvrer en faveur d'une "société plus inclusive". Même si, "comme ils sont encore petits", il est "difficile de parler de non-binaire, de transgenre"…</p><p class="article-text article-body__item">Autre écueil, soulevé cette fois par une certaine Hellauw : il est compliqué d'employer l'écriture inclusive à l'oral en classe car "impossible à prononcer sans prendre ça pour du féminin (ex : heureux.se)". Heureusement, Sasha vient à sa rescousse : "Pour heureux-se, il y a heureuxe qui se dit heureukse". Ouf ! Un autre internaute abonde : "Quand je m'exprime au neutre, je mets le X après le mot. Par exemple, "je suis content.x". Il y a aussi des articles neutres comme Lo, ael, celleux, ellui etc".</p><p class="article-text article-body__item">Contactés, ces enseignants n'ont pas souhaité nous répondre. Ne s'estimant pas assez "légitimes" ou "représentatifs", pour la plupart, pour s'exprimer, quand d'autres n'ont tout simplement pas donné suite à nos sollicitations. Mais ils ne sont pas les seuls à, désormais, vouloir faire entrer l'écriture inclusive dans la tête des élèves dès le plus jeune âge. Rencontrée sur un groupe Facebook de profs, Agnès*, 32 ans, enseignante d'une classe de CE2 dans le Val d'Oise, tente elle aussi de faire "avancer les mœurs et les esprits" en distillant des petites touches "d'inclusion". "Il n'y a pas d'âge pour prendre conscience du principal défi de notre génération et des générations futures, l'égalité", nous précise-t-elle, par téléphone.</p>
<p>Des mots épicènes pour inclure</p>
<p class="article-text article-body__item">Agnès a un modèle, répète-t-elle à plusieurs reprises : Paulo Freire, pédagogue brésilien décédé en 1997 connu pour sa méthode d'alphabétisation des "opprimés". Elle n'applique pas vraiment ses vues, "trop complexes à ce niveau", qui sont censées pousser les enseignants à se saisir de l'expérience sociale des élèves pour les amener à la problématiser, dans le but de leur faire prendre conscience des rapports sociaux inégalitaires qui organisent la société. Simplement, elle suit cette volonté de tourner la pédagogie vers l'engagement politique, donc vers l'égalité.</p><p class="article-text article-body__item">"Tous les cycles sont bons pour les amener à réfléchir à certains relents conservateurs de la société, explique-t-elle. Déconstruire certains clichés, ça peut se faire à tout âge. Par exemple en disant que le rose n'est pas forcément une couleur de fille, ou en expliquant que tout le monde a le droit d'être cité dans une phrase censée s'adresser à tous. Femmes, hommes, et même les autres. Et là, c'est le moment d'expliquer qui sont les non-binaires et pourquoi ils ont le droit d'être respectés". Pour Agnès, l'apprentissage de l'inclusion s'arrête là, même si elle avoue avoir déjà touché "un ou deux mots" à ses élèves à propos des "mots épicènes" (non-genrés). "Il existe des mots nouveaux, des articles comme des pronoms, pour inclure le maximum de personnes. C'est une démarche positive, je ne vois donc aucun problème à leur dire qu'un monde nouveau s'ouvre. Ensuite à eux de voir s'ils veulent en faire partie".</p><p class="article-text article-body__item">À LIRE AUSSI : <a href="http://marianne.net/agora/tribunes-libres/une-ecriture-excluante-qui-s-impose-par-la-propagande-32-linguistes-listent-les">Une "écriture excluante" qui "s’impose par la propagande" : 32 linguistes listent les défauts de l’écriture inclusive</a></p><p class="article-text article-body__item">Clarissa et Juliette, 29 et 34 ans, elles aussi enseignantes - et elles aussi anonymes pour s'éviter une éventuelle visite de l'inspection, consciente que leur démarche peut "déranger" - sont du même avis. "Il n'est jamais assez tôt pour former des citoyens éclairés", scande la première, enseignante d'une classe double niveau CM1-CM2 dans les Hauts-de-Seine. "Il y a quelque chose de ludique dans cette nouvelle langue française qui se dessine", sourit la seconde, qui exerce dans une école primaire bordelaise, à l'évocation de cette écriture inclusive qu'elle amène parfois à portée de regard de ses élèves.</p>
<p>"Mots mutants"</p>
<p class="article-text article-body__item">Toutes les deux assument : oui, elles ont animé des ateliers, à la fin d'un cycle ou avant de voir s'ouvrir des vacances scolaires, autour de cette "langue en mutation". "Simplement pour les ouvrir à autre chose, pas pour les endoctriner", balaie Clarissa. Au tableau, cette dernière a rédigé une liste de nouveautés à examiner. De nouveaux articles définis neutres (lo, lu, au lieu de le ou la), ou inclusifs (lia, li). Ce fameux pronom : iel, fusion de il et elle. Ou quelques déterminants possessifs inclusifs venus de loin : maon ou taon, fusion de mon et ton. La seconde, elle, après avoir distribué quelques polycopiés comprenant ces "mots mutants", comme s'en est amusé un élève, a lancé un exercice collectif : transformer des phrases du quotidien avec ces nouvelles données.</p><p class="article-text article-body__item">"C'était très amusant, rapporte-t-elle. Dans un premier temps, il ne voyait pas l'intérêt, ils trouvaient ça ridicule, puis ça les a amusés. Ils ont fini par me demander, il y a peu, que l'on fasse à nouveau ce genre d'activités. J'ai été très heureuse de cette réaction que je traduis par une volonté de se saisir d'outils nouveaux". Avant-gardistes les enfants ? Ou simplement clients de l'ubuesque ?</p><p class="article-text article-body__item">Surtout, est-ce vraiment rendre service à ces jeunes enfants que de les initier à ce langage dès l'école ? Dans une tribune publiée sur le site <a href="https://theconversation.com/debat-faut-il-enseigner-lecriture-inclusive-147336">The Conversation</a>, trois spécialistes du domaine s'interrogent (Anne Dister, linguiste, Dominique Lafontaine, professeur en sciences de l'éducation, et Marie-Louise Moreau, professeur de sociolinguistique) et concluent : "L’adoption de ces nouvelles normes se traduit par un plus grand écart entre l’oral et l’écrit. Cela engendre aussi une complexification évidente des règles orthographiques, alors que les modifications proposées sont loin d’être stabilisées et qu’elles entrent en conflit avec les normes ordinaires". Et d'ajouter : "Si on sait qu’une proportion importante d’enfants – plusieurs recherches sont là-dessus convergentes – maîtrisent mal les accords orthographiques en genre et nombre à l’entrée dans le secondaire, on peut pressentir que les nouvelles formes seront moins libératrices que génératrices de difficultés accrues, et donc d’exclusion".</p>
<p>Des mots au service d'une idéologie ?</p>
<p class="article-text article-body__item">Si les enseignants interrogés se défendent en brandissant leur liberté pédagogique, Pierre Favre, vice-président du Syndicat national des écoles (SNE) s'en insurge : "La liberté, c'est celle d'utiliser tous les moyens pour transmettre des savoirs. Or, la langue est le premier des savoirs, c'est l'instrument essentiel, celui qui résume tout, c'est ce qui fait la France. La liberté pédagogique ne peut donc être celle de pouvoir intenter à la langue. C'est donc une démarche interdite et n'importe quel inspecteur au courant de telles pratiques mettrait le hola immédiatement".</p><p class="article-text article-body__item">S'il est convaincu qu'il faut faire de la langue "un objet de plaisir", il voit dans ces pratiques tout de même peu répandues une "déformation de la langue" au service d'une idéologie. "C'est penser que l'instrument va modeler les esprits, avance-t-il. Je sais bien l'intention qui se cache derrière cette démarche : 'Il faut créer les conditions pour que les gens n'aient pas d'autres idées que les nôtres et ça passe par le vocabulaire. En imposant les mots, nous imposons nos idées'".</p><p class="article-text article-body__item">À LIRE AUSSI : <a href="http://marianne.net/politique/gouvernement/les-batailles-perdues-de-jean-michel-blanquer">Les batailles perdues de Jean-Michel Blanquer</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/536/deux-regards-africains-poses-sur-les-collections-du-musee-sur-lesclavage-de-nantes</guid>
	<pubDate>Sat, 08 May 2021 07:17:37 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/536/deux-regards-africains-poses-sur-les-collections-du-musee-sur-lesclavage-de-nantes</link>
	<title><![CDATA[Deux regards africains posés sur les collections du musée sur l&#039;esclavage de Nantes]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Un artiste béninois et un historien ivoirien questionnent la responsabilité des Africains dans le processus colonial, n'hésitant pas à bousculer les discours convenus.</p><p class="fig-paragraph">À partir du 19 mai, une exposition au château des ducs de Bretagne proposera deux regards africains, d'un artiste béninois et d'un historien ivoirien, sur les collections du musée d'Histoire de Nantes sur l'esclavage. «L'objectif est de porter un regard neuf sur nos collections en décolonisant notre pensée», a expliqué, lors d'une visite de presse, Krystel Gualdé, directrice scientifique du musée et commissaire de l'exposition «Expression(s) décoloniale(s) #2».</p><p class="fig-body-link">À lire aussi :<a class="fig-body-link__link fig-premium-mark" href="https://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2017/04/27/03015-20170427ARTFIG00304-jean-pigozzi-les-artistes-africains-sont-venus-a-moi.php" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">Jean Pigozzi : «Je suis parti avec l'objectif de faire la plus grande collection d'art africain contemporain»</a></p><p class="fig-paragraph">La première édition de l'exposition s'était tenue en 2018 avec l'artiste congolais Moridja Kitenge. Organiser cet événement dans cette ville, qui fut le premier port négrier français avant l'abolition - définitive - de l'esclavage en 1848, est un symbole fort. Jusqu'au 14 novembre prochain, la cour du château et les salles du musée accueilleront vingt pièces de l'artiste béninois contemporain Romuald Hazoumé, dont les oeuvres réalisées à partir de matériaux de récupération sont exposées dans le monde entier. «J'ai le devoir, comme artiste, de dire aux miens qu'il faut prendre notre part de responsabilité dans l'histoire de l'esclavage pour faire notre résilience et régler les problèmes d'aujourd'hui, a déclaré le plasticien à l'Agence France-Presse. Il faut arrêter de dire que les Occidentaux sont les seuls responsables, car pour qu'il y ait des acheteurs d'esclaves, il fallait des vendeurs.»</p>
<p>Des voix «peu entendues et acceptées»</p>
<p class="fig-paragraph">L'historien ivoirien Gildas Bi Kakou a, pour sa part, été convié à commenter plusieurs pièces du musée à l'aune de ses recherches sur la traite négrière en Côte d'Ivoire, qui préexistait à l'arrivée des Européens. «Cette recherche n'est pas encouragée en Afrique car elle gêne pour des raisons politiques et d'harmonie sociale», a indiqué le chercheur, auteur d'une série de cartels intitulés Un autre regard historique.</p><p class="fig-body-link">À lire aussi :<a class="fig-body-link__link fig-premium-mark" href="https://www.lefigaro.fr/musique/gael-faye-l-afrique-n-est-plus-une-colonie-il-y-a-une-decolonisation-des-esprits-a-operer-20190819" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">Gaël Faye: «L’Afrique n’est plus une colonie. Il y a une décolonisation des esprits à opérer»</a></p><p class="fig-paragraph">L'historien souligne que les esclaves venaient des côtes mais aussi de l'intérieur du pays, via les cours d'eau, avec l'appui de populations locales qui prélevaient un droit de passage, enchérissant le «coût» de l'esclave au fil de son trajet. «Les voix de cet artiste et de cet historien sont encore peu entendues et acceptées sur le continent africain», s'est navrée Krystel Gualdé.</p><p class="fig-paragraph">Plusieurs oeuvres monumentales sont réalisées à partir de bidons utilisés dans le trafic d'essence frelaté entre le Nigéria et le Bénin. Transportés par des hommes au péril de leur vie, ils alimentaient jusqu'à peu la majorité du pays en essence. Une autre pièce maîtresse, placée à l'entrée du musée, prend la forme d'un dé, formé par des tongs laissées par des migrants avant leur traversée mortifère en Méditerranée, et interroge sur le prix à payer pour obtenir une vie meilleure.</p><p class="fig-paragraph">À VOIR AUSSI - Figaro Hors-Série: le rétablissement de l'esclavage est-il la preuve du racisme «systémique» de Napoléon ?</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/535/now-is-the-time-for-a-great-reset-of-capitalism</guid>
	<pubDate>Thu, 06 May 2021 21:06:17 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/535/now-is-the-time-for-a-great-reset-of-capitalism</link>
	<title><![CDATA[Now is the time for a &#039;great reset&#039; of capitalism]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Visit the Great Reset microsite <a href="https://www.weforum.org/great-reset">here</a>.<br />Hear Klaus Schwab on these <a href="https://www.weforum.org/focus/podcasts">podcast</a> episodes: the <a href="https://soundcloud.com/world-economic-forum/the-great-reset?in=world-economic-forum/sets/world-vs-virus">Great Reset launch</a> and his <a href="https://soundcloud.com/world-economic-forum/the-great-reset-resetting-the?in=world-economic-forum/sets/the-great-reset">book</a>.<br />We can emerge from this crisis a better world, if we act quickly and jointly, writes Schwab.<br />The changes we have already seen in response to COVID-19 prove that a reset of our economic and social foundations is possible.<br />This is our best chance to instigate stakeholder capitalism - and here's how it can be achieved.</p>
<p>COVID-19 lockdowns may be gradually easing, but anxiety about the world’s social and economic prospects is only intensifying. There is good reason to worry: a sharp economic downturn has already begun, and we could be facing the worst depression since the 1930s. But, while this outcome is likely, it is not unavoidable.</p><p>To achieve a better outcome, the world must act jointly and swiftly to revamp all aspects of our societies and economies, from education to social contracts and working conditions. Every country, from the United States to China, must participate, and every industry, from oil and gas to tech, must be transformed. In short, we need a “Great Reset” of capitalism.</p><p>Responding to the COVID-19 pandemic requires global cooperation among governments, international organizations and the <a href="https://www.weforum.org/agenda/2020/03/how-are-companies-responding-to-the-coronavirus-crisis-d15bed6137">business community</a>, which is at the centre of the World Economic Forum’s mission as the International Organization for Public-Private Cooperation.</p><p>[embedded content]</p>
<p>[embedded content]<br />    <a href="https://www.weforum.org/videos/covid-19-action-platform">How can we collaborate to stop the spread of COVID-19?</a></p>
<p>Since its launch on 11 March, the Forum’s <a href="http://wef.ch/COVIDActionPlatform" target="_blank" rel="noopener">COVID Action Platform</a> has brought together 1,667 stakeholders from 1,106 businesses and organizations to mitigate the risk and impact of the unprecedented global health emergency that is COVID-19.</p><p>The platform is created with the support of the World Health Organization and is open to all businesses and industry groups, as well as other stakeholders, aiming to integrate and inform joint action.</p><p>As an organization, the Forum has a track record of supporting efforts to contain epidemics. In 2017, at our Annual Meeting, the <a href="https://cepi.net/" target="_blank" rel="noopener">Coalition for Epidemic Preparedness Innovations</a> (CEPI) was launched – bringing together experts from government, business, health, academia and civil society to accelerate the development of vaccines. CEPI is currently supporting the race to develop a vaccine against this strand of the coronavirus.</p><p>There are many reasons to pursue a Great Reset, but the most urgent is COVID-19. Having already led to <a href="https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6" target="_blank" rel="noopener">hundreds of thousands</a> of deaths, the pandemic represents one of the worst public-health crises in recent history. And, with casualties <a href="https://www.ft.com/content/a762ecb7-b3b6-3423-a96f-4f05ec4c739c" target="_blank" rel="noopener">still mounting</a> in many parts of the world, it is far from over.</p><p>This will have serious long-term consequences for economic growth, public debt, employment, and human wellbeing. According to the Financial Times, global government debt has already <a href="https://www.ft.com/content/661f5c8a-dec9-11e9-9743-db5a370481bc" target="_blank" rel="noopener">reached</a> its highest level in peacetime. Moreover, unemployment is skyrocketing in many countries: in the US, for example, one in four workers have <a href="https://www.nytimes.com/2020/05/28/business/unemployment-stock-market-coronavirus.html" target="_blank" rel="noopener">filed for unemployment</a> since mid-March, with new weekly claims far above historic highs. The International Monetary Fund expects the world economy to <a href="https://blogs.imf.org/2020/04/14/the-great-lockdown-worst-economic-downturn-since-the-great-depression/" target="_blank" rel="noopener">shrink by 3%</a> this year – a downgrade of 6.3 percentage points in just four months.</p><p>All of this will exacerbate the climate and social crises that were already underway. Some countries have <a href="https://news.un.org/en/story/2020/04/1061772" target="_blank" rel="noopener">already used</a> the COVID-19 crisis as an excuse to weaken environmental protections and enforcement. And frustrations over social ills like rising inequality – US billionaires’ combined wealth has <a href="https://www.forbes.com/sites/jackkelly/2020/04/27/billionaires-are-getting-richer-during-the-covid-19-pandemic-while-most-americans-suffer/" target="_blank" rel="noopener">increased</a> during the crisis – are intensifying.</p><p>Left unaddressed, these crises, together with COVID-19, will deepen and leave the world even less sustainable, less equal, and more fragile. Incremental measures and ad hoc fixes will not suffice to prevent this scenario. We must build entirely new foundations for our economic and social systems.</p><p>The level of cooperation and ambition this implies is unprecedented. But it is not some impossible dream. In fact, one silver lining of the pandemic is that it has shown how quickly we can make radical changes to our lifestyles. Almost instantly, the crisis forced businesses and individuals to abandon practices long claimed to be essential, from frequent air travel to working in an office.</p><p>Likewise, populations have overwhelmingly shown a willingness to make sacrifices for the sake of health-care and other essential workers and vulnerable populations, such as the elderly. And many companies have <a href="https://www.weforum.org/agenda/2020/03/how-are-companies-responding-to-the-coronavirus-crisis-d15bed6137/">stepped up</a> to support their workers, customers, and local communities, in a shift toward the kind of <a href="https://www.project-syndicate.org/commentary/stakeholder-capitalism-new-metrics-by-klaus-schwab-2019-11" target="_blank" rel="noopener">stakeholder capitalism</a> to which they had previously <a href="https://www.project-syndicate.org/commentary/how-sincere-is-business-roundtable-embrace-of-stakeholder-capitalism-by-joseph-e-stiglitz-2019-08" target="_blank" rel="noopener">paid lip service</a>.</p><p>Clearly, the will to build a better society does exist. We must use it to secure the Great Reset that we so badly need. That will require stronger and more effective governments, though this does not imply an ideological push for bigger ones. And it will demand private-sector engagement every step of the way.</p><p>[embedded content]</p>
<p>[embedded content]</p>
<p>The Great Reset agenda would have three main components. The first would steer the market toward fairer outcomes. To this end, governments should improve coordination (for example, in tax, regulatory, and fiscal policy), upgrade trade arrangements, and create the conditions for a “stakeholder economy.” At a time of diminishing tax bases and soaring public debt, governments have a powerful incentive to pursue such action.</p><p>Moreover, governments should implement long-overdue reforms that promote more equitable outcomes. Depending on the country, these may include changes to wealth taxes, the withdrawal of fossil-fuel subsidies, and new rules governing intellectual property, trade, and competition.</p><p>The second component of a Great Reset agenda would ensure that investments advance shared goals, such as equality and sustainability. Here, the large-scale spending programs that many governments are implementing represent a major opportunity for progress. The European Commission, for one, has <a href="https://www.cnbc.com/2020/05/27/eu-unveils-plan-to-borrow-750-billion-euros-to-aid-coronavirus-recovery.html" target="_blank" rel="noopener">unveiled</a> plans for a €750 billion ($826 billion) recovery fund. The US, China, and Japan also have ambitious economic-stimulus plans.</p><p>Rather than using these funds, as well as investments from private entities and pension funds, to fill cracks in the old system, we should use them to create a new one that is more resilient, equitable, and sustainable in the long run. This means, for example, building “green” urban infrastructure and creating incentives for industries to improve their track record on environmental, social, and governance (ESG) metrics.</p><p>The third and final priority of a Great Reset agenda is to harness the innovations of the Fourth Industrial Revolution to support the public good, especially by addressing health and social challenges. During the COVID-19 crisis, companies, universities, and others have joined forces to develop diagnostics, therapeutics, and possible vaccines; establish testing centers; create mechanisms for tracing infections; and deliver telemedicine. Imagine what could be possible if similar concerted efforts were made in every sector.</p><p></p><p>The COVID-19 crisis is affecting every facet of people’s lives in every corner of the world. But tragedy need not be its only legacy. On the contrary, the pandemic represents a rare but narrow window of opportunity to reflect, reimagine, and reset our world to create a healthier, more equitable, and more prosperous future.</p>
<p><a href="https://intelligence.weforum.org/topics/a1G0X000006OLciUAG?tab=publications"><br /><p></p><br /></a></p>
<p>Explore The Great Reset Transformation Map</p><p>Image: World Economic Forum</p><p>License and Republishing</p><p>Written by</p><p><a data-gtm-class="author" href="https://www.weforum.org/agenda/authors/klaus-schwab">Klaus Schwab</a>, Founder and Executive Chairman, World Economic Forum</p><p class="article-footer__source">The views expressed in this article are those of the author alone and not the World Economic Forum.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/534/the-great-reset-world-economic-forum</guid>
	<pubDate>Thu, 06 May 2021 21:05:04 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/534/the-great-reset-world-economic-forum</link>
	<title><![CDATA[The Great Reset | World Economic Forum]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>The context</p>
<p>The Covid-19 crisis, and the political, economic and social disruptions it has caused, is fundamentally changing the traditional context for decision-making. The inconsistencies, inadequacies and contradictions of multiple systems –from health and financial to energy and education – are more exposed than ever amidst a global context of concern for lives, livelihoods and the planet. Leaders find themselves at a historic crossroads, managing short-term pressures against medium- and long-term uncertainties.</p>
<p>The opportunity</p>
<p>As we enter a unique window of opportunity to shape the recovery, this initiative will offer insights to help inform all those determining the future state of global relations, the direction of national economies, the priorities of societies, the nature of business models and the management of a global commons. Drawing from the vision and vast expertise of the leaders engaged across the Forum’s communities, the Great Reset initiative has a set of dimensions to build a new social contract that honours the dignity of every human being.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/533/adolf-hitler-farted-like-a-horse</guid>
	<pubDate>Mon, 03 May 2021 20:43:14 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/533/adolf-hitler-farted-like-a-horse</link>
	<title><![CDATA[Adolf Hitler Farted Like a Horse]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Der Führer (leader) was known also as Der Furzer (farter) because of his uncontrollable farting</p>

<p><a rel="noopener" href="https://medium.com/@peter.preskar?source=post_page-----b7e27477971b--------------------------------"><br /><br /><br /><br /></a></p>

<p>Adolf Hitler having lunch (Image: <a href="https://www.businessinsider.com/dictators-favorite-food-eccentric-eating-habits-2015-10#hitler-was-a-vegetarian-and-by-the-end-of-his-life-ate-only-mashed-potatoes-and-broth-3" class="cq ih" rel="noopener nofollow">businessinsider.com</a>)</p>
<p id="e65a" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw je">Adolf Hitler suffered from farting, which made most of his dinner parties intolerable. His farting was the worst right after dinner, therefore Hitler would often get up from the dinner table and leave to his private quarters, much to the surprise of his guests.</p><p id="91e3" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw">Hitler suffered from uncontrollable flatulence, stomach cramps, constipation, and diarrhea for most of his life. Usually, these symptoms exacerbated when he was under stress.</p><p id="06ce" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw">The flatulence convinced Hitler to switch to a vegetarian diet in 1931. He never considered that a high-fiber diet worsened his flatulence.</p><p id="b677" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw">On other hand, Hitler loved sweets, which certainly didn’t help his health problems.</p>
<p>Dr. Theodor Morell (second from the left) followed Adolf Hitler everywhere (Image: <a href="https://alarab.qa/article/11/11/2016/1009023-%D9%83%D9%8A%D9%81-%D8%B3%D8%A7%D8%B9%D8%AF%D8%AA-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%AE%D8%AF%D8%B1%D8%A7%D8%AA-%D8%A7%D9%84%D9%86%D8%A7%D8%B2%D9%8A%D9%8A%D9%86-%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%AD%D8%B1%D8%A8-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%8A%D8%A9" class="cq ih" rel="noopener nofollow">alarab.qa</a>)</p>
<p id="10cb" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw">Interestingly, Hitler’s farting contributed to his demise. Desperately suffering from overwhelming flatulence, Hitler turned to the services of Dr. <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Theodor_Morell" class="cq ih" rel="noopener nofollow">Theodor Morell</a> in 1936. Morell managed (at least temporarily) to calm Hitler’s farting problems and thus earned his blind trust.</p><p id="838f" class="kq kr dy dz b ks kt ku kv kw kx jd cn">Morell became Hitler’s personal physician and followed him everywhere. The new position made Morell a multi-millionaire.</p><p id="e691" class="ii ij dy ik b ew ky im in ez kz ip iq ir la it iu iv lb ix iy iz lc jb jc jd dr bw">For his problems with flatulence, Hitler received probiotic preparation Mutaflor and <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Doktor_Koster%27s_Antigaspills" class="cq ih" rel="noopener nofollow">Dr. Koester’s Anti-Gas pills</a>, which contained strychnine (rat poison).</p>
<p>Theodor Morell and Eukodal, Hitler’s favorite drug (Image of Theodor Morell:<a href="https://www.historyhit.com/did-hitlers-drug-problem-change-the-course-of-history/" class="cq ih" rel="noopener nofollow">historyhit.com</a> and image of Eukodal:<a href="https://theoutline.com/post/1103/the-nazis-were-on-meth-but-that-s-not-the-whole-story" class="cq ih" rel="noopener nofollow">theoutline.com</a>)</p>
<p id="5327" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw">Theodor Morell (1886-1948) was a quasi doctor who knew almost nothing about his medical profession. Hitler’s inner circle despised Morell for being a quack. Hermann Goering, Hitler’s right-hand man, nicknamed Morell a “Reich Master of Injections.”</p><p id="834b" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw">Remaining Hitler’s doctors saw how dangerous was Morell to Hitler’s health. They actually warned Hitler, however they were dismissed.</p><p id="853e" class="kq kr dy dz b ks kt ku kv kw kx jd cn">Hitler needed Morell, since Morell turned him into a <a href="https://historyofyesterday.com/drugs-in-world-war-ii-c0bc6c801b39" class="cq ih" rel="noopener nofollow">drug addict</a>.</p><p id="a746" class="ii ij dy ik b ew ky im in ez kz ip iq ir la it iu iv lb ix iy iz lc jb jc jd dr bw">Morell regularly injected Hitler with drugs, including barbiturates, opiates, and amphetamines. Altogether, severy-four substances were given to Hitler and contributed to his deteriorating health.</p><p id="a2a4" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw">Among others, Morell gave Hitler heroin, cocaine, methamphetamines, oxycodone (an opioid painkiller sold under brand name Eukodal), testosterone, and strychnine.</p><p id="422e" class="ii ij dy ik b ew lf im in ez lg ip iq ir lh it iu iv li ix iy iz lj jb jc jd dr bw">At the end of World War II, Adolf Hitler was a physical wreck. His hands were so riddled with injection marks that even Hitler’s passive mistress Eva Braun complained about Morell’s activities.</p><p id="82e8" class="kq kr dy dz b ks kt ku kv kw kx jd cn">There is a saying that people get the politicians and the doctors they deserve. In the case of Adolf Hitler, he got the doctor he deserved.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/532/a-t-on-deja-vu-une-voix-off-contaminer-des-telespectateurs</guid>
	<pubDate>Sun, 02 May 2021 08:31:34 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/532/a-t-on-deja-vu-une-voix-off-contaminer-des-telespectateurs</link>
	<title><![CDATA[a-t-on déjà vu une voix off contaminer des téléspectateurs ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Que demande-t-on à la voix off d’un film documentaire ? D’être posée et agréable. Qu’elle se fasse neutre, et distanciée.</p><p class="article-text article-body__item">Dans un monde idéal, ce sont les critères que le directeur régional de France 3 Centre-Val-de-Loire, et seulement ceux-ci, aurait dû prendre en compte pour valider le film que la ville d’Orléans a produit à l’occasion des festivités annuelles célébrant Jeanne d’Arc, et que la chaîne publique s’était engagée à diffuser afin de pallier l’impossibilité pour les spectateurs locaux de s’y rendre, dans le contexte sanitaire que nous connaissons.</p><p>« Jeanne d’Arc entendait des voix. Monsieur le directeur régional ne veut pas entendre celle de Charlotte d’Ornellas. »</p><p class="article-text article-body__item">Mais le directeur régional de France 3 a décidé de prendre en compte d’autres critères. À qui appartient donc cette voix ? Ne travaille-t-elle pas dans un média qui ne me plaît pas ? Jeanne d’Arc entendait des voix. Monsieur le directeur régional ne veut pas entendre celle de Charlotte d’Ornellas, sous prétexte qu’elle travaille dans un journal dont la ligne éditoriale ne lui convient pas.</p><p class="article-text article-body__item">Peu importe qu’elle soit elle-même orléanaise, et qu’elle ait d’ailleurs incarné Jeanne d’Arc il y a quelques années dans lesdites fêtes johanniques. Peu importe que sa pratique régulière des médias audiovisuels la prédispose professionnellement à cet exercice. L’important, ce n’est pas le message, mais le messager.</p>
<p>Sectaire sans le savoir</p>
<p class="article-text article-body__item">« Quand j'ai appris, lundi, que la voix off de ce programme serait faite par une journaliste de Valeurs actuelles les bras m'en sont tombés. Pour un programme diffusé sur une chaîne publique, c'est quand même très compliqué », explique-t-il à La République du Centre. En quoi, Monsieur le directeur régional ? A-t-on déjà vu le timbre d’une voix off contaminer des téléspectateurs ? Vous seriez-vous posé la question si la ville d’Orléans avait proposé la mission à un journaliste de l’Humanité ou de Mediapart ? Le pire, c’est qu’il n’y voit pas malice. Il n’y a aucun cynisme de sa part. À la manière de Monsieur Jourdain, le directeur régional de France 3 est sectaire sans le savoir.</p><p class="article-text article-body__item">La plupart des téléspectateurs, d’ailleurs, comme pour tout film documentaire, ne se seraient pas préoccupés de l’identité de la propriétaire de la voix. Je prends à témoin les lecteurs de ces lignes. Combien de fois vous vous êtes souciés de cela en regardant un film documentaire ? Parfois, on reconnaît un acteur célèbre. Il m’est arrivé de reconnaître Francis Huster à l’occasion. Mais la plupart du temps, surtout quand c’est réussi, on ne cherche pas à savoir. C’est un peu comme un arbitre de football : si on ne s’aperçoit pas de sa présence, c’est qu’il a réalisé le match parfait.</p>
<p>Timbre de voix politique</p>
<p class="article-text article-body__item">Nous nous doutions qu’une voix off pouvait être genrée. Nous pouvions lui trouver un accent local ou pas. Nous pouvions parfois déceler la fréquentation régulière de nicotine. Mais jamais, ô grand jamais, nous n’aurions eu l’idée farfelue d’accoler à ce timbre une orientation politique ou idéologique. Grâce au directeur régional d’une antenne du service public de télévision, nous savons désormais que nous manquions singulièrement d’imagination.</p><p class="article-text article-body__item">Alors oui, Monsieur le directeur régional, France 3 est effectivement une chaîne publique, financée par les contribuables. Tous les contribuables. Et que son dirigeant se permette de refuser un film sur des critères non professionnels, qu’il se permette ainsi de faire le tri selon des critères politiques, « c’est quand même très compliqué ». Et les bras nous en tombent.</p><p class="article-text article-body__item">À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/2020-annee-de-la-censure-enquete-sur-les-nouveaux-maitres-censeurs">2020, année de la censure : enquête sur les nouveaux maîtres censeurs</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/531/rapprochement-de-lr-et-lrem-en-provence</guid>
	<pubDate>Sun, 02 May 2021 08:26:59 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/531/rapprochement-de-lr-et-lrem-en-provence</link>
	<title><![CDATA[Rapprochement de LR et LREM en Provence]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Le rapprochement de LR et LREM en Provence, dès le premier tour, n'est une surprise que pour ceux qui ne voulaient pas voir que tout était écrit dès lors que Christian Jacob était élu président de LR.</p>

<p>Cet accord, qui n'est pas le premier pour qui s'est intéressé aux municipales, en prépare bien d'autres. Une énorme vague entre les deux tours des régionales et départementales, voire un tsunami lors des fameux "troisièmes tours".</p>

<p>Beaucoup d'élus LR ne voient dans ce rapprochement LR-LREM qu'une resucée de la bonne vieille alliance RPR-UDF. La logique, c'est le soutien à la prochaine présidentielle d'Emmanuel Macron, dont bien souvent le nom fait briller leurs yeux quand on le prononce devant eux.</p>

<p><a rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/David%20Desgouilles">David DESGOUILLES</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/530/je-hais-le-nouvel-an-par-antonio-gramsci</guid>
	<pubDate>Sat, 01 May 2021 20:17:12 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/530/je-hais-le-nouvel-an-par-antonio-gramsci</link>
	<title><![CDATA[Je hais le nouvel an, par Antonio Gramsci.]]></title>
	<description><![CDATA[<p itemprop="name"> </p>
<p>Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme, son bilan et son budget pour l’exercice à venir. Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit. On finit par croire sérieusement que d’une année à l’autre existe une solution de continuité et que commence une nouvelle histoire, on fait des résolutions et l’on regrette ses erreurs etc. etc. C’est un travers des dates en général. On dit que la chronologie est l’ossature de l’Histoire; on peut l’admettre. Mais il faut admettre aussi qu’il y a quatre ou cinq dates fondamentales que toute personne bien élevée conserve fichée dans un coin de son cerveau et qui ont joué de vilains tours à l’Histoire. Elles aussi sont des nouvel an. Le nouvel an de l’Histoire romaine, ou du Moyen Âge, ou de l’Époque moderne. Et elles sont devenues tellement envahissantes et fossilisantes que nous nous surprenons nous-mêmes à penser quelquefois que la vie en Italie a commencé en 752, et que 1490 ou 1492 sont comme des montagnes que l’humanité a franchies d’un seul coup en se retrouvant dans un nouveau monde, en entrant dans une nouvelle vie. Ainsi la  date devient un obstacle, un parapet qui empêche de voir que l’histoire continue de se dérouler avec la même ligne fondamentale et inchangée, sans arrêts brusques, comme lorsque au cinéma la pellicule se déchire et laisse place à un intervalle de lumière éblouissante. Voilà pourquoi je déteste le nouvel an. Je veux que chaque matin soit pour moi une année nouvelle. Chaque jour je veux faire les comptes avec moi-même, et me renouveler chaque jour. Aucun jour prévu pour le repos. Les pauses je les choisis moi-même, quand je me sens ivre de vie intense et que je veux faire un plongeon dans l’animalité pour en retirer une vigueur nouvelle. Pas de ronds-de-cuir spirituels. Chaque heure de ma vie je la voudrais neuve, fût-ce en la rattachant à celles déjà parcourues. Pas de jour de jubilation aux rimes obligées collectives, à partager avec des étrangers qui ne m’intéressent pas. Parce qu’ont jubilé les grands-parents de nos grands parents etc., nous devrions nous aussi ressentir le besoin de la jubilation. Tout cela est écœurant.</p>
<p>(Antonio Gramsci, 1er janvier 1916 sur l’Avanti!, édition de Turin, rubrique « Sotto la Mole ») Traduit par Olivier Favier.</p><p></p>
<p>Odio il capodanno<br />Ogni mattino, quando mi risveglio ancora sotto la cappa del cielo, sento che per me è capodanno.Perciò odio questi capodanni a scadenza fissa che fanno della vita e dello spirito umano un’azienda commerciale col suo bravo consuntivo, e il suo bilancio e il preventivo per la nuova gestione. Essi fanno perdere il senso della continuità della vita e dello spirito. Si finisce per credere sul serio che tra anno e anno ci sia una soluzione di continuità e che incominci una novella istoria, e si fanno propositi e ci si pente degli spropositi, ecc. ecc. È un torto in genere delle date.Dicono che la cronologia è l’ossatura della storia; e si può ammettere. Ma bisogna anche ammettere che ci sono quattro o cinque date fondamentali, che ogni persona per bene conserva conficcate nel cervello, che hanno giocato dei brutti tiri alla storia. Sono anch’essi capodanni. Il capodanno della storia romana, o del Medioevo, o dell’età moderna. E sono diventati cosí invadenti e cosí fossilizzanti che ci sorprendiamo noi stessi a pensare talvolta che la vita in Italia sia incominciata nel 752, e che il 1490 0 il 1492 siano come montagne che l’umanità ha valicato di colpo ritrovandosi in un nuovo mondo, entrando in una nuova vita. Così la data diventa un ingombro, un parapetto che impedisce di vedere che la storia continua a svolgersi con la stessa linea fondamentale immutata, senza bruschi arresti, come quando al cinematografo si strappa la film e si ha un intervallo di luce abbarbagliante.Perciò odio il capodanno. Voglio che ogni mattino sia per me un capodanno. Ogni giorno voglio fare i conti con me stesso, e rinnovarmi ogni giorno. Nessun giorno preventivato per il riposo. Le soste me le scelgo da me, quando mi sento ubriaco di vita intensa e voglio fare un tuffo nell’animalità per ritrarne nuovo vigore. Nessun travettismo<a href="http://dormirajamais.org/gramsci-2/#footnote_0_11337" id="identifier_0_11337" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La voce « travettismo » è derivata dal piemontesismo « travet » che designa un « impiegato di basso livello e mal retribuito che svolge scrupolosamente un lavoro monotono e, anche, poco gratificante (e, con valore ironico, ne indica la mancanza di personalità, di iniziativa e di motivazioni) » (Grande Dizionario della Lingua Italiana). Si tratta del nome del protagonista della commedia piemontese di Vittorio Bersezio Le miserie di Monsù Travet (1862) divenuto il paradigma dell’impiegato dalla vita grigia e con prospettive limitate.">1</a>. Ogni ora della mia vita vorrei fosse nuova, pur riallacciandosi a quelle trascorse. Nessun giorno di tripudio a rime obbligate collettive, da spartire con tutti gli estranei che non mi interessano. Perché hanno tripudiato i nonni dei nostri nonni ecc., dovremmo anche noi sentire il bisogno del tripudio. Tutto ciò stomaca.</p>
<p>(Antonio Gramsci, 1° Gennaio 1916 su l’Avanti!, edizione torinese, rubrica « Sotto la Mole »)</p><p class="dpsp-share-text">Partager sur</p>
<p><a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=http%3A%2F%2Fdormirajamais.org%2Fgramsci-2%2F&amp;t=Je+hais+le+nouvel+an%2C+par+Antonio+Gramsci.');" rel="nofollow" href="https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=http%3A%2F%2Fdormirajamais.org%2Fgramsci-2%2F&amp;t=Je+hais+le+nouvel+an%2C+par+Antonio+Gramsci." class="dpsp-network-btn dpsp-facebook dpsp-first">Facebook</a><br /><a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outgoing/twitter.com/intent/tweet?text=Je+hais+le+nouvel+an%2C+par+Antonio+Gramsci.&amp;url=http%3A%2F%2Fdormirajamais.org%2Fgramsci-2%2F');" rel="nofollow" href="https://twitter.com/intent/tweet?text=Je+hais+le+nouvel+an%2C+par+Antonio+Gramsci.&amp;url=http%3A%2F%2Fdormirajamais.org%2Fgramsci-2%2F" class="dpsp-network-btn dpsp-twitter dpsp-last">Twitter</a></p>

<p>La voce « travettismo » è derivata dal piemontesismo « travet » che designa un « impiegato di basso livello e mal retribuito che svolge scrupolosamente un lavoro monotono e, anche, poco gratificante (e, con valore ironico, ne indica la mancanza di personalità, di iniziativa e di motivazioni) » (Grande Dizionario della Lingua Italiana). Si tratta del nome del protagonista della commedia piemontese di Vittorio Bersezio Le miserie di Monsù Travet (1862) divenuto il paradigma dell’impiegato dalla vita grigia e con prospettive limitate. [<a href="http://dormirajamais.org/gramsci-2/#identifier_0_11337" class="footnote-link footnote-back-link">↩</a>]</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/529/the-collapse-of-neoliberalism-the-new-republic</guid>
	<pubDate>Sat, 01 May 2021 20:11:27 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/529/the-collapse-of-neoliberalism-the-new-republic</link>
	<title><![CDATA[The Collapse of Neoliberalism | The New Republic]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Indeed, the central anchoring assumptions of the American foreign policy establishment have been proven wrong. Foreign policymakers largely assumed that all good things would go together—democracy, markets, and human rights—and so they thought opening China to trade would inexorably lead to it becoming a liberal democracy. They were wrong. They thought Russia would become liberal through swift democratization and privatization. They were wrong. They thought globalization was inevitable and that ever-expanding trade liberalization was desirable even if the political system never corrected for trade’s winners and losers. They were wrong. These aren’t minor mistakes. And to be clear, Donald Trump had nothing to do with them. All of these failures were evident prior to the 2016 election.</p><p>In spite of these failures, most policymakers did not have a new ideology or different worldview through which to comprehend the problems of this time. So, by and large, the collective response was not to abandon neoliberalism. After the Great Crash of 2008, neoliberals chafed at attempts to push forward aggressive Keynesian spending programs to spark demand. President Barack Obama’s advisers shrank the size of the post-crash stimulus package for fear it would seem too large to the neoliberal consensus of the era—and on top of that, they compromised on its content. About one-third of the stimulus ended up being tax cuts, which have a less stimulative effect than direct spending. After Republicans took back the Congress in 2010, the U.S. was forced into sequestration, a multiyear austerity program that slashed budgets across government, even as the country was only beginning to emerge from the Great Recession. The British Labour Party’s chancellor of the Exchequer said, after the 2008 crash, that Labour’s planned cuts to public spending would be “deeper and tougher” than Margaret Thatcher’s.</p><p>When it came to affirmative, forward-looking policy, the neoliberal framework also remained dominant. Take the Obamacare health care legislation. Democrats had wanted to pass a national health care program since at least Harry Truman’s presidency. But with Clinton’s failed attempt in the early 1990s, when Democrats took charge of the House, Senate, and presidency in 2009, they took a different approach. Obamacare was built on a market-based model that the conservative Heritage Foundation helped develop and that Mitt Romney, the Republican governor of Massachusetts, had adopted. It is worth emphasizing that Obamacare’s central feature is a private marketplace in which people can buy their own health care, with subsidies for individuals who are near the poverty line. There was no single-payer system, and centrists like Senator Joe Lieberman blocked the creation of a public option that might coexist and compete with private options on the marketplaces. Fearful of losing their seats, centrists extracted these concessions from progressives. Little good it did them. The president’s party almost always loses seats in midterm elections, and this time was no different. For their caution, centrists both lost their seats and gave Americans fewer and worse health care choices. Perhaps the bigger shock was that courageous progressive politicians who also lost in their red-leaning districts, like Virginia’s Tom Perriello, actually did better than their cautious colleagues.</p><p>On the right, the response to the crash went beyond ostrichlike blindness in the face of the shattering of the assumptions undergirding their public policy views. Indeed, most conservatives seized the moment to double down on the failed approaches of the past. The Republican Party platform in 2012, for example, called for weaker Wall Street, environmental, and worker safety regulations; lower taxes for corporations and wealthy individuals; and further liberalization of trade. It called for abolishing federal student loans, in addition to privatizing rail, western lands, airport security, and the post office. Republicans also continued their support for cutting health care and retirement security. After 40 years moving in this direction—and with it failing at every turn—you might think they would change their views. But Republicans didn’t, and many still haven’t.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

</channel>
</rss>