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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Blogs de La loupe]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
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	<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 09:41:50 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Shlomo Sand, Deux peuples pour un État ?, Relire l’histoire du sionisme, Paris, Seuil, 2024, 256 p., 21 €.]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="para" id="pa1"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa1">1</a> Professeur émérite à l’université de tel-aviv, l’historien israélien shlomo sand, auteur du remarqué Comment le peuple juif fut inventé (Fayard, 2008), signe avec Deux peuples pour un État ? Relire l’histoire du sionisme un ouvrage stimulant qui ne peut qu’inviter à la réflexion tous les citoyens qui regardent avec effroi le conflit israélo-palestinien et son cortège de victimes, qui ne cesse de s’alourdir depuis l’attaque meurtrière du Hamas du 7 octobre et la riposte brutale de l’armée israélienne à Gaza.</p><p class="para" id="pa2"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa2">2</a> Dans son avant-propos, rédigé avant les attaques du 7 octobre, l’historien de gauche, figure du camp de la paix et longtemps partisan d’une solution à deux états, exprime ses doutes devant ce qu’il qualifie désormais de « mantra » et de « formules creuses » qui l’ont poussé à se replonger dans les débats du siècle dernier pour relire l’histoire du sionisme : « Les grands penseurs des courants pacifistes du sionisme […] avaient rejeté l’idée d’un état juif exclusif sur une terre majoritairement peuplée d’Arabes et […] ont soutenu, par conséquent, les démarches d’édification d’une entité politique binationale. […] l’élite des intellectuels de diverses époques a craint que l’avenir d’une petite Sparte juive en armes face à un Moyen-orient hostile ne soit pas du tout assuré. Ils pensaient plutôt que seule l’intégration égalitaire dans le cadre d’un pouvoir commun serait à même de garantir qu’Israël puisse être un refuge sûr pour tous ses habitants » (p. 10).</p><p class="para" id="pa3"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa3">3</a> Shlomo Sand revient d’abord sur la genèse du nationalisme juif. Le mouvement national juif prend racine à l’est de l’Europe où il s’oppose aux positions autonomistes des socialistes du Bund, qui défendaient la formation d’un peuple yiddish, doté d’une langue et d’une culture spécifique et ouverte aux autres.</p><p class="para" id="pa4"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa4">4</a> Fondé sur la construction imaginaire et rétrospective d’un peuple juif quasi intemporel, le sionisme se distingue des nationalismes français, allemand ou italien de l’époque – qui s’appuient eux aussi sur une histoire nationale mythifiée – par son ethnocentrisme rigide : « La cause première de ce phénomène est liée au fait que le nationalisme hégémonique en Europe centrale et orientale a toujours été, du fait de ses faiblesses, un nationalisme ethnocentrique, et non inclusif et politique, englobant tous ses citoyens » (p. 25). Cet ethnocentrisme rigide sépare aussi le nationalisme juif des modèles belge, suisse ou canadien, qui ont su créer un consensus civique et constituer des nations fédérales en dépit de leurs fractures culturelles et de leurs différences linguistiques.</p><p class="para" id="pa5"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa5">5</a> L’un des premiers adversaires de cet ethnocentrisme juif qui ne pouvait qu’amener les Juifs à ériger une « muraille d’acier » autour d’Eretz Israël (la terre d’Israël) selon la formule de vladimir Jabotinsky, le fondateur de la droite sioniste, s’appelle Ahad Haam, originaire d’Ukraine et contemporain de theodor Herzl. Membre des amants de Sion, Ahad Haam se rend en Palestine en 1891 et publie à son retour un article très  critique sur ceux qu’il appelle les « colonistes » et leur comportement vis-à-vis de la population arabe. opposé aux conceptions d’Herzl, ahad Haam fonde en 1896 le journal Hashiloah, qu’il dirige jusqu’en 1902. Il estimait que l’avenir de la majorité des Juifs serait beaucoup mieux assuré en Amérique qu’en Palestine. S’il croyait en la nécessité d’établir un centre spirituel du judaïsme en Palestine, il considérait que le projet sioniste d’y établir un foyer national juif relevait d’une démarche colonisatrice et conduirait tôt ou tard à un affrontement avec des autochtones dépossédés de leurs terres.</p><p class="para" id="pa6"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa6">6</a> La lucidité d’Ahad Haam se retrouve aussi dans les positions du groupe Brit Shalom (Alliance pour la paix), fondé en 1925, dans lequel on retrouve le philosophe Hugo Bergmann, né à Prague et ami de Franz Kafka, qui deviendra recteur de l’Université hébraïque de Jérusalem. « L’héritage d’Ahad Haam battait dans le cœur des membres de l’association et orientait leur stratégie », note Shlomo Sand (p. 65). Logiquement, Bergmann et ses amis désapprouvent la déclaration Balfour dans laquelle ils voient une démonstration de force impérialiste dont la logique discrimine les autochtones. Aux côtés d’Hugo Bergmann, il faut citer le nom d’Hans Kohn, secrétaire de Brit Shalom, originaire de Prague, pacifiste et antimilitariste convaincu. admirateur de Gandhi, Hans Kohn imaginait une structure binationale arabo-juive au Moyen-orient, sur le modèle de la suisse.</p><p class="para" id="pa7"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa7">7</a> Shlomo Sand évoque plus loin au chapitre quatre les noms des philosophes Martin Buber et Hannah Arendt, qui se sont tous deux opposés au plan de partage de 1947 et aux affrontements qui en résulteraient. Au chapitre cinq, Sand évoque Léon Magnes, ce rabbin réformateur américain né en 1877 en Californie, qui s’installe à Jérusalem en 1922 avant de devenir le premier chancelier de l’Université hébraïque de Jérusalem. Dirigeant académique hors pair guidé par les principes des droits de l’homme et des pères fondateurs du libéralisme américain, Leon Magnes est acquis à l’idée binationale et très critique des modes de colonisation et d’appropriation des terres par la communauté juive. En 1942, avec Martin Buber, il fonde le groupe Ihoud (Union) qui lutte contre un nationalisme juif « tristement chauvin, d’esprit étroit et terroriste » (p. 120).</p><p class="para" id="pa8"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa8">8</a> Le chapitre six de l’ouvrage de Shlomo Sand s’intéresse au Parti communiste palestinien, fondé en 1919 sous l’appellation de Parti ouvrier socialiste hébreu, qui devient le PCP et adhère à l’Internationale communiste (IC) en 1922. Fidèle aux orientations de l’IC, le PCP a toujours récusé le sionisme, considéré comme un mouvement colonialiste illégitime, appelant à l’indépendance d’un état démocratique à majorité arabe en Palestine, dans lequel les Juifs seraient des citoyens à égalité de droits. Le PCP se divise en 1943 avec le départ d’adhérents arabes qui fondent la Ligue de libération nationale sous la direction d’émile touma, reprochant au groupe de Shmuel Mikounis d’avoir évolué vers l’acceptation d’un état binational, et donc, de fait, de l’existence d’une entité juive. Les deux groupes finissent par se réunifier en 1947, après l’acceptation du plan de partage de la Palestine élaboré par l’onu, entérinant la création de deux états séparés, juif et arabe : c’est l’acte de naissance du Parti communiste israélien (Maki).</p><p class="para" id="pa9"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa9">9</a>  La guerre de 1948, qui place pendant dix-huit ans les 150 000 Arabes restés en Israël sous un régime d’administration militaire, et plus encore celle de 1967 changent radicalement la donne. Plusieurs centaines de milliers de Palestiniens de la Cisjordanie et de la bande de Gaza se retrouvent dans des territoires occupés. La gauche israélienne opte d’emblée pour le projet « deux états pour deux peuples », tandis que la droite pousse à l’annexion des territoires occupés où la première colonie, Kfar Etzion, est fondée dès le mois de septembre 1967.</p><p class="para" id="pa10"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa10">10</a> Dix ans plus tard, après la victoire du Likoud aux élections législatives de 1977, le Premier ministre Menahem Begin, favorable à l’annexion des territoires occupés, mais préoccupé par le risque qu’Israël ne devienne un état d’apartheid comme la Rhodésie, présente un plan visant à annexer les territoires palestiniens occupés, mais à accorder à l’ensemble des Palestiniens la citoyenneté israélienne et la liberté de circulation et d’installation. Ce plan qui aurait pu transformer Israël en état binational ne verra jamais le jour.</p><p class="para" id="pa11"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa11">11</a> En parallèle, l’oLP, fondée en 1964 et dont la charte rejette le partage de 1947 et toute existence d’un foyer juif évolue peu à peu. La résolution d’indépendance palestinienne rédigée par Mahmoud Darwich en 1988 reconnaît pour la première fois le plan de partage de 1947 et l’existence de facto de l’état d’Israël, ce qui aboutit en 1993-1995 aux accords d’oslo et à la naissance de l’Autorité palestinienne.</p><p class="para" id="pa12"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa12">12</a> Trente ans après les accords d’oslo, la poursuite de la colonisation a rendu impossible une solution à deux états : « 7,5 millions d’Israéliens-juifs dominent, par une politique d’expulsion, de déplacement, de répression et d’enfermement, un peuple palestinien-arabe de 7,5 millions de personnes, dont une grande partie est privée de droits civiques et des libertés politiques élémentaires ».</p><p class="para" id="pa13"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa13">13</a> Désabusé, Shlomo Sand note que les positions ethnocentriques, religieuses ou pseudo-religieuses de part et d’autre, font obstacle à toute possibilité de rapprochement culturel et politique entre les deux bords, alors que les organisations palestiniennes de résistance civique pacifique sont interdites et que les Israéliens qui s’indignent de la perpétuation d’une politique jugée raciste et discriminatoire sont vilipendés et accusés de trahison par leurs concitoyens.</p><p class="para" id="pa14"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa14">14</a> Shlomo Sand se refuse toutefois à perdre tout espoir : « Si l’on ne peut pas partager une terre, avec toutes les difficultés que cela représente, il nous faut apprendre à partager la souveraineté. Le binationalisme palestino-israélien doit, le moment venu, arracher de son cœur la muraille de haine édifiée comme une forteresse sur un amas de peurs, afin de nous permettre à tous, Israéliens et Palestiniens, de vivre ensemble » (p. 243).</p><p class="para" id="pa15"> <a class="no-para" href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2025-1-page-134?lang=fr#pa15">15</a> Alors que la riposte israélienne à Gaza a déjà fait plus de 33000 victimes depuis les attentats sanglants du 7 octobre, que la perspective d’une paix au Proche-orient s’éloigne de jour à jour et qu’en France les partis de gauche se divisent sur le vocable à employer, il y a urgence à lire l’ouvrage de Shlomo Sand, qui ouvre des pistes de réflexion à même d’irriguer tous les partisans de la paix.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
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	<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 20:13:32 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Je m&#039;éloigne de vous, mais je reste à votre disposition.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Le troisième président de l'Ukraine, Viktor Yushchenko, a écrit une lettre ouverte à  Viktor Orbán: </p>

<p>"Viktor, regarde cette photo.</p>

<p>Nous nous sommes tenus côte à côte à une époque où l'avenir de notre région semblait partagé, clair et brillant. À l'époque, nous pensions tous les deux que la liberté n'était pas seulement un mot, mais le plus grand cadeau pour lequel il valait la peine de se battre. Je me souviens de toi différemment. Je me souviens d'un leader qui comprenait le prix de la dignité et savait ce que signifiait la libération de l'oppression impériale.</p>

<p>Aujourd'hui, je regarde vos actions et je me demande : où est passé ce Viktor ? Comment se fait-il qu'une personne qui a vu la montée de la Hongrie libre joue maintenant entre les mains de forces qui veulent détruire la liberté d'un pays voisin ?</p>

<p>L'Ukraine saigne aujourd'hui pour les mêmes valeurs dont nous avons déjà débattu à la table des négociations. Nous défendons non seulement notre terre, mais aussi la paix de votre pays, ainsi que de toute l'Europe.</p>

<p>La politique n'est pas seulement une question de chiffres, de profit ou de gaz. Il s'agit principalement de valeurs. Lorsque vous choisissez le côté de l'agresseur, vous trahissez non seulement l'Ukraine - vous trahissez la mémoire de votre propre peuple, qui sait ce que ressentent les chars soviétiques dans les rues de Budapest.</p>

<p>Viktor, arrête-toi et souviens-toi de qui tu étais. L'histoire est un juge sévère. Il ne pardonne pas à ceux qui étaient silencieux ou qui ont aidé le mal pendant les moments de grandes épreuves. Il n'est pas trop tard pour revenir à la lumière, à la véritable fraternité européenne, où l'honneur est valorisé, pas des accords politiques douteux.</p>

<p>Je vous exhorte à regarder la vérité dans les yeux. Soyez le leader que le monde a autrefois respecté, celui qui savait que la liberté est le seul moyen». </p>

<p>Viktor Orbán lui a répondu: </p>

<p>«Cher Viktor,<br />Mon vieil ami,</p>

<p>Nous, Hongrois, avons toujours été une nation de défenseurs de la liberté tout au long de notre histoire millénaire, et nous le resterons. Nous sommes le peuple qui a combattu sans relâche pour sa liberté contre les armées ottomanes, les troupes des Habsbourg, la Wehrmacht du Troisième Reich et l'Armée rouge de l'Union soviétique, au sein desquelles ont jadis servi les fils de nombreux peuples. Nous perpétuons cette tradition aujourd'hui.</p>

<p>Veuillez avertir votre président : ne touchez pas à la liberté des Hongrois !</p>

<p>Veuillez convaincre votre président de ne pas faire chanter mon pays ni de menacer ses dirigeants.</p>

<p>Les Hongrois sont un peuple libre. Votre lutte pour la liberté ne vous autorise pas à nous faire chanter ni à nous dicter votre conduite.</p>

<p>Veuillez faire comprendre à votre président que le terrorisme d'État par lequel il a fait sauter le gazoduc allemand Nord Stream ne fonctionnera pas contre la Hongrie.</p>

<p>Je vous rappelle que lorsque la guerre a éclaté, nous avons accueilli vos réfugiés. Nous leur avons offert un abri, de la nourriture et la sécurité. J'ai ordonné la création d'écoles de langue ukrainienne pour vos enfants, chose que vous refusez aux Hongrois de Transcarpathie.</p>

<p>Il est regrettable qu'aujourd'hui les droits de la minorité nationale hongroise en Ukraine soient plus restreints qu'ils ne l'étaient dans le passé, à cette époque sombre.</p>

<p>Je remercie Dieu que le pays avec lequel vous êtes actuellement en guerre ne soit pas un ennemi de la Hongrie ni du peuple hongrois, et nous n'avons aucune intention de changer cela. Nous souhaitons rester vos amis, mais nous ne prendrons pas part à votre guerre. Par conséquent, je vous demande d'accepter que nous n'enverrons ni argent, ni armes, ni soldats à votre conflit.</p>

<p>Je souhaite que votre guerre fratricide ne se termine pas par l'affaiblissement fatal de l'État ukrainien, et que nous puissions renouer avec l'ancien esprit d'amitié ukraino-hongroise.</p>

<p>Je m'éloigne de vous, mais je reste à votre disposition.</p>

<p>Viktor Orbán</p>

<p>P.S. : Si jamais une puissance étrangère vous menaçait, vous ou votre famille, sachez que vous pouvez toujours compter sur moi ; vous aurez toujours un refuge sûr chez nous. ».</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1242/nombre-de-morts-a-gaza-le-hamas-fait-voler-en-eclat-le-narratif-du-genocide-a-travers-ses-propres</guid>
	<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 14:20:15 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1242/nombre-de-morts-a-gaza-le-hamas-fait-voler-en-eclat-le-narratif-du-genocide-a-travers-ses-propres</link>
	<title><![CDATA[Nombre de morts à Gaza : le Hamas fait voler en éclat le narratif du génocide à travers ses PROPRES chiffres]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), Dov ZERAH a été directeur des Monnaies et médailles. Ancien directeur général de l'Agence française de développement (AFD), il a également été président de Proparco, filiale de l’AFD spécialisée dans le financement du secteur privé et censeur d'OSEO.</p><p>Auteur de sept livres et de très nombreux articles, Dov ZERAH a enseigné à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), à l’ENA, ainsi qu’à l’École des hautes études commerciales de Paris (HEC). Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine de 2008 à 2014, et à nouveau depuis 2020. Administrateur du Consistoire de Paris de 1998 à 2006 et de 2010 à 2018, il en a été le président en 2010.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1240/la-gauche-s%25E2%2580%2599est-mise-dans-une-voie-sans-issue</guid>
	<pubDate>Sun, 22 Feb 2026 11:32:46 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1240/la-gauche-s%25E2%2580%2599est-mise-dans-une-voie-sans-issue</link>
	<title><![CDATA[La Gauche s’est mise dans une voie sans issue.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>En suscitant la défiance de son électorat historique, la gauche s’est mise dans une voie sans issue, et cela ne date pas du week-end dernier. </p>

<p>La mort de Quentin Deranque le 14 février à Lyon vient de plonger dans la tempête le principal parti de la gauche, LFI, qui doit désormais répondre de ses liens organiques avec le mouvement violent La jeune Garde, impliqué dans la mort du militant identitaire de 23 ans.</p>

<p>Depuis dimanche, le débat fait rage. Et une partie de la conversation publique semble se demander : peut-on vraiment être « mauvais » si l’on est de gauche ? Sous-entendu : la gauche, c’est quand même la garantie d’un supplément d’âme. Une sorte de talisman d’immunité moral.</p>

<p>C’est là qu’on voit qu’il existe en France des mondes parallèles, où les mots n’ont plus le même sens ni les mêmes affects. Certains ne le mesurent peut-être pas depuis Paris, mais pour une partie du pays, l’étiquette «  de gauche » est devenue en soi un repoussoir. Depuis de nombreuses années.</p>

<p>Ce n’est pas un bon signe du tout pour la santé démocratique de notre nation. Mais ce que documentent les enquêtes de presse, les travaux de certains sociologues et les conversations personnelles de tout un chacun, c'est que pour beaucoup de Français, notamment dans les classes moyennes et populaires, la gauche est devenue synonyme de mépris social et de clientélisme communautaire. Elle est aussi électoralement, désormais, la championne des métropoles, qui vivent à l’abri de la désindustrialisation et qui concentrent la plupart  des richesses. Y compris ce luxe qui consiste à juger « problématiques » les goûts et les modes de vie du reste de la population.<br />De sorte que désormais, certaines figures de la gauche nationale le concèdent en off : quand elles se déplacent dans les villes moyennes ou dans la France rurale pour y faire campagne, un reproche leur est souvent adressé : « pourquoi voterait-on pour vous ? Vous nous détestez. Alors on ne vous aime pas non plus. »</p>

<p>Ce désamour ne date pas d'hier. Le Parti Socialiste est sorti exsangue de ses années au pouvoir, qui ont fâché l’essentiel de son électorat populaire, lequel s’est détourné peu à peu vers l’abstention ou le vote Rassemblement National. Jean-Luc Mélenchon, après avoir voulu relever le gant a lui aussi  tourné le dos à ces électeurs-là. Il ne s’en cache pas d’ailleurs. En septembre 2024, le leader insoumis théorisait à l’adresse de ses militants : « Il faut mobiliser la jeunesse et les quartiers. Le reste, tout le reste, laissez tomber, on perd notre temps. » Mépris. Clientélisme. Auxquels s’ajoute désormais, donc : la violence. Voilà qui ne va pas redorer le blason de la France Insoumise, ni de la gauche en général, puisque cette dernière semble en grande partie captive de sa frange la plus radicale.</p>

<p>Alors maintenant : quoi ? En suscitant la défiance de son électorat historique, la gauche s’est mise dans une voie sans issue, et cela ne date pas du week-end dernier. Il faudra sûrement de longues années pour reconstruire quelque chose. Mais qui le comprend aujourd’hui dans les rangs des partis ?</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1238/the-social-value-of-the-freedom-to-study-source-code-in-the-spanish-court</guid>
	<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 19:27:05 +0000</pubDate>
	<link>https://silo.ememiom.fr/blog/view/1238/the-social-value-of-the-freedom-to-study-source-code-in-the-spanish-court</link>
	<title><![CDATA[The social value of the freedom to study source code in the Spanish Court]]></title>
	<description><![CDATA[<p id="category"><a href="https://fsfe.org/news/news.en.html">News</a></p><p>on: 2026-02-05</p><p>While copyright and licensing currently form the core legal structures that support Free Software, a September 2025 ruling from the Spanish Supreme Court provides a legal precedent that underlines the importance of transparency in source codes and algorithms, and support for the Freedom to Study!</p>
<p>Photo provided by Spanish Supreme Court. Modified to 16:9 aspect ratio.</p>
<p>In 2009, the Spanish central government passed a <a href="https://www.boe.es/diario_boe/txt.php?id=BOE-A-2009-7581">law to award a so-called “social bonus”</a> to an estimated 5 million households, in order to subsidise their electricity costs. A 2016 court ruling later compelled the government to introduce stricter rules regulating who could receive this social bonus. All existing beneficiaries were required to re-register by the end of 2018, whereupon their eligibility for the social bonus would be re-evaluated by a software known as BOSCO, administered by the Spanish Ministry for Green Energy Transition (the “Ministry”).</p><p>Following this re-evaluation, close to <a href="https://algorithmwatch.org/en/spain-legal-fight-over-an-algorithms-code/">1.5 million beneficiaries were approved for the social bonus</a>. This was almost a million fewer than the 2.4 million under the previous scheme, and significantly less than the estimated 4.5 million who fulfilled the criteria to receive the social bonus in the first place. Several applicants who had been rejected contacted <a href="https://civio.es/">Civio</a>, a non-profit based in Madrid that works to <a href="https://civio.es/en/about-us/">investigate shortcomings in the public sector</a> and advocate for positive changes to support transparency and social support, raising suspicions that the BOSCO software had failed to properly review their claims.</p><p>As highlighted by <a href="https://algorithmwatch.org/en/spain-legal-fight-over-an-algorithms-code/">AlgorithmWatch</a>, one of the complaints to Civio involved a retired widower who applied for the social bonus under means testing. Under the regulations, she would still be eligible for the bonus due to her status as a retiree and a widower, even if her income exceeded the maximum to be eligible under means testing. BOSCO nevertheless discarded her application automatically.</p><p>Civio therefore contacted the Ministry to ask for BOSCO’s source code, in order to confirm the veracity of the testimonials that they had received, as well as to check for other malfunctions. In response, the <a href="https://consejodetransparencia.es/en/consejo-transparencia/que-es">Council of Transparency and Good Governance</a> (the “Council”), Spain’s freedom of information authority, denied Civio’s request, on the grounds of protection of “intellectual property rights”, and protection of personal data. This in turn prompted Civio to <a href="https://civio.es/novedades/2019/07/12/being-ruled-through-secret-source-code-or-algorithms-should-never-be-allowed-in-a-social-and-democratic-state-under-the-rule-of-law/">file an administrative appeal</a>, which kicked off the lengthy judicial process that concluded in September 2025 in the Supreme Court of Spain (the “Court”).</p><p>The <a href="https://civio.app.box.com/s/2gcrxy4mkpzg49yqkmuaj9z7c44jl7ta">Supreme Court ruling</a> displayed a general support of transparency and the Freedom to Study, by clearly stating that Civio’s initial request for access to BOSCO’s source code should be granted. In doing so, the Court has now established a concrete legal precedent in Spain that the Freedom to Study is constitutionally necessary in the context of publicly administered software programmes a algorithms, and in accordance with principles inherent to a democratic state .</p><p>Explaining its position, the Court stated that:</p><p>“… the right to access to public information transcends its status as an objective principle governing the actions of public administrations, to constitute a constitutional right that can be exercised, as a subjective right, against administrations, derived from the demands of democracy and transparency, and inseparably linked to the democratic rule of law set out in Article 1 of our Constitution.”</p><p>In simpler terms, the Court’s analysis on the importance of public transparency relating to software programmes and algorithms can be broken down into the following key findings:</p>
<p>Access to source code can be needed to verify automated government decisions;<br />“Intellectual property rights” do not automatically block transparency;<br />Security concerns must be balanced against democratic accountability; and<br />Transparency is especially critical for systems affecting social rights.</p>

<p>Access to Source Code For Verification</p>
<p>In reviewing Civio’s request for access to BOSCO’s source code, the Court was quick to emphasise that the validity of public administrations to make use of automated decision-making systems was not in question. Indeed, it recognised that such automated processes were often essential for efficiency and adequate provision of public services.</p><p>Rather, the Court stressed the need for the principle of transparency to continue to be observed even in the use of such automatic systems, as enshrined in Article 105.b of the <a href="https://www.senado.es/web/conocersenado/normas/constitucion/detalleconstitucioncompleta/index.html">Spanish Constitution</a>. It is therefore a legal requirement in Spain for public administrations to allow citizens to access fundamental features of the algorithms used in decision-making, or their source code.</p><p>The Court considered such transparency to be associated with an important broader concept that it called “digital or electronic democracy”:</p><p>“Digital democracy is not only a technological extension of representative democracy, but also the fruit of a real structural transformation in the democratic functioning of public authorities, characterised by the validity of the principles of transparency, participation, and accountability in a digital environment, where access to public information and algorithmic transparency play an essential role in guaranteeing it.”</p><p>Public authorities are therefore obliged to allow citizens to understand how algorithms used in decision-making that affect citizens work. The Spanish Supreme Court considers that doing so would be inline with the principles of digital democracy, in order to allow citizens to know, control, and participate in public management.</p>
<p>“Intellectual Property Rights” and Security Concerns vs Democratic Accountability</p>
<p>In Spain, Article 14(1)(j) of the <a href="https://www.boe.es/eli/es/l/2013/12/09/19/con">Spanish Law on Transparency, Access to Public Information and Good Governance</a> (the “LTAIBG”) allows access of information to be limited if such access is detrimental to what they referred to as “intellectual property rights”. Indeed, throughout the litigation of this case, the Ministry relied on this provision to argue on the vague and unspecific claim that BOSCO’s source code was protected generally by “intellectual property rights”, which gave the Ministry the option to refuse to share BOSCO’s source code with Civio.</p><p>Similarly, Article 14(1)(a) of the LTAIBG restricted access of public information on national or public security grounds, and was also relied on by the Ministry in its arguments to refuse access to BOSCO’s source code.</p><p>The Court found that, while the right to access of public information is neither unlimited nor absolute, the restrictions stated in the LTAIBG must be applied in a manner that is justified and proportionate. This in turn has to be decided by a weighing of the interests at stake, namely the importance of the access to public information on the one hand, and the importance of protecting the rights of the copyright holders of BOSCO, or of any national security concerns, on the other. Indeed, it considered that while copyright and security concerns are important considerations, they cannot be invoked as automatic shields for secrecy.</p><p>When weighing these interests against each other, the Court gave particular importance to Civio’s request for BOSCO’s source code. It recognized that the public relevance of Civio’s investigation into whether BOSCO was functioning correctly was of significant magnitude: it served to ensure the protection of consumers who are in a more fragile social and economic situation, specifically in this case to protect them against energy poverty.</p><p>Accordingly, the Court found that the mere risk of possible harm to the “intellectual property rights” of the public administration was not sufficiently important enough to be considered valid grounds for refusing Civio’s right of access, when weighed against the significance of Civio’s investigation.</p><p>Similarly, when considering possible risks to public security, the Court found that a request for source code and algorithmic transparency does not contain or include personal data of the citizens applying for the social bonus. This was sufficient for the Court to consider that the public interest for Civio to access BOSCO’s source code outweighed any public security concerns.</p><p>Interestingly, the Court further noted that even if access to BOSCO’s source code could potentially increase certain security risks, transparency itself can contribute towards counterbalancing this risk, since it would:</p>
<p>encourage the administration to take security precautions in the design and control of the software; and<br />allow scrutiny from independent actors to reveal previously unnoticed vulnerabilities.</p>

<p>Transparency is Critical for Social Rights</p>
<p>By coming to the above conclusions, the Court further acknowledged that the right of access to public information takes on special relevance in light of how digital technologies are exercised in the use of public powers and the provision of public services. Such use of computerized and automated decision-making systems in public administration, especially when their purpose is the recognition of social rights, must necessarily entail transparency of the computer processes followed in such actions.</p><p>This kind of transparency, which the Court recognized to include the possibility of access to source code, has the effect of providing citizens with the necessary information for their understanding and knowledge of their operation, in order to make it possible to check the conformity of such systems against the applicable regulatory provisions.</p><p>Indeed, the Court recognized that such fundamental principles of transparency and access to public information in the public use of digital technology are not just unique to Spanish jurisdiction, but are also the logical extension of Article 42 of the <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/HTML/?uri=CELEX:12012P/TXT">Charter of Fundamental Rights of the European Union</a> (the “CFR”):</p><p>“Any citizen of the Union, and any natural or legal person residing or having its registered office in a Member State, has a right of access to documents of the institutions, bodies, offices and agencies of the Union, whatever their medium.”</p>
<p>The Importance of the Freedom to Study to a Healthy Digital Society</p>
<p>The Spanish Supreme Court’s conclusions in the BOSCO case clearly lays out the importance of transparency of source code and algorithms in public administrations, and how they are important to the healthy functioning of societies that depend on digital technology. It is gratifying to see a European court clearly lay out how important it is to have public access to knowledge on how software and algorithms work, especially when they have significant impact on the lives of individuals at large.</p><p>Nevertheless, while we appreciate the recognition of the importance of transparency in publicly administered source code by the Spanish Supreme Court here, this case only establishes this limited standard in Spain. While the aforementioned Article 42 of the CFR can be interpreted to include algorithmic transparency and access to source code used by public administrations, the interpretation taken by the Spanish Supreme Court is still not a unified stance seen throughout the EU.</p><p>Still, some positive steps can be seen in other European jurisdictions. For example, in France, the Digital Republic Law ("<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000033202746">Loi pour une République numérique</a>”) of 2016 codifies source code as part of government documentation that must be released in certain circumstances. Of course, this does not necessarily mean that all publicly administered source code is immediately available in practice in France, as there have been cases in the past of the <a href="https://ai-lawhub.com/2020/04/16/french-parcoursup-decision/">French courts blocking access</a> even after the Digital Republic Law came into force.</p><p>There also remain other EU jurisdictions that are resistant to the public access of state administered code. For example, in the Netherlands, the <a href="https://debatdirect.tweedekamer.nl/">Debat Direct app</a>, which allows the public to view livestreams of the debates in the Dutch House of Representatives (Tweede Kamer), is only available in the Apple, Google, and Microsoft app stores and is not available under a Free Software licence. When FSFE Dutch volunteer Jos van den Oever was unable to run the app on his devices and <a href="https://fsfe.org/news/2021/news-20210611-01.en.html">made a request for the Debat Direct source code from the Dutch parliament</a>, the resulting legal proceedings unfortunately resulted in a ruling that the code should remain unavailable to the public.</p>
<p>The Way Forward to Guaranteeing all Four Freedoms</p>
<p>In addition to the Freedom to Study, an informed and empowered citizenry also needs <a href="https://fsfe.org/freesoftware/freesoftware.en.html#freedoms">other freedoms that come with Free Software</a>, in order to enjoy true sovereignty in our current society that is defined by its reliance on digital technology. We therefore ask that the European courts take a leaf from the Spanish Supreme Court’s book in weighing the true social costs of non-free publicly administered algorithms and programmes, especially when faced with arguments for the mere sake of protection of intellectual property.</p><p>Indeed, this is exactly why the FSFE’s <a href="https://publiccode.eu/">Public Money? Public Code!</a> (PMPC) campaign has been working to ensure that this philosophy of transparency, collaboration, and innovation in public administrations is upheld throughout Europe. Software used by public administrations have the ability to closely affect the lives of the public, regardless of whether or not these members of the public are users of the software. Having such software be released as Free Software returns control of public administration to the people, and is a crucial step to ensure digital democracy.</p><p id="discussion-link"><a class="learn-more" href="https://mastodon.social/@fsfe/116018000300524055">Discuss this</a></p>
<p>Tags</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
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	<pubDate>Sun, 25 Jan 2026 15:05:27 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[« Les Frères musulmans, les Émirats arabes unis et les universités britanniques » Entretien de Razika Adnani avec Atlantico – Razika Adnani]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Publié le 18 janvier 2026</p>
<p>© Le contenu de ce site est protégé par les droits d’auteurs. Merci de citer la source et l'auteure en cas de partage.</p><p class="has-lightgrey-background-color has-background">Les Émirats arabes unis suppriment les bourses à leurs étudiants souhaitant intégrer des universités britanniques car le risque qu’ils y soient radicalisés par les Frères musulmans est trop grand…<a href="https://atlantico.fr/article/decryptage/emirats-arabes-unis-suppriment-bourses-etudiants-souhaitant-integrer-universites-britanniques-risque-radicalises-par-freres-musulmans-trop-grand-entrisme-islamisme-fondamentalisme-radicalisation-Europe-Moyen-Orient-France-Razika-Adnani">Atlantico</a></p><p>Atlantico – Les Émirats arabes unis ont décidé de restreindre les bourses accordées à leurs étudiants souhaitant intégrer des universités britanniques, invoquant un risque de radicalisation lié à la menace des Frères musulmans sur les campus. Que révèle cette décision, prise par un État étranger, sur l’état réel des universités européennes sur la question de l’islamisme et sur la perception internationale de leur capacité à contenir l’islam politique ?</p><p>Razika Adnani – Les Émirats arabes unis sont en rivalité politico-religieuse avec le Qatar qui soutient les Frères musulmans et avec les wahhabites saoudiens, même si depuis 2014 ils se sont rapprochés de l’Arabie saoudite qui a déclaré la Confrérie comme « organisation terroriste ». Leur décision de restreindre les bourses à leurs étudiants souhaitant intégrer des universités britanniques rentre dans le cadre de cette rivalité. Ils craignent que leurs ressortissants soient endoctrinés par les Frères musulmans, leurs ennemis, dans les universités britanniques et veulent également que l’Angleterre prenne des décisions au sujet des Frères musulmans. C’est une décision met l’Angleterre devant la réalité de ses universités qui n’est pas un secret y compris dans les pays musulmans. Les proches des étudiants, dans les universités britanniques mais aussi françaises, remarquent souvent quand ils rentrent chez eux que leur rapport à la religion est devenu plus strict, voire plus fondamentaliste. En Algérie, on a commencé à le remarquer dès la fin des années 1990.</p><p>Les Émirats arabes unis sont un État musulman pratiquant un islam politique, c’est-à-dire un islam qui n’est pas séparé de sa dimension politique, car c’est cela le sens de l’islam politique. Ils stipulent dans l’article 7 de leur Constitution que l’islam est la religion de l’État et que la charia est la source principale de leur législation. Dans les universités des Émirats arabes unis, les femmes sont toutes voilées et la Constitution ne reconnaît pas l’égalité entre les hommes et les femmes. La décision des Émirats est une preuve que la lutte contre les Frères musulmans n’est pas une lutte contre l’islam politique, mais contre une forme d’islam politique celle des Frères musulmans.</p><p>Cette décision révèle également que les Frères musulmans agissent en Occident comme ils ont agi dans les pays musulmans, c’est-à-dire en ciblant les universités. C’est donc une erreur de croire que les Frères musulmans ont, en Occident, un mode d’action différent de celui qu’ils ont dans les pays musulmans comme le prétendent certains. </p><p>Atlantico – Plusieurs pays, dont les Émirats arabes unis, affirment que des phénomènes de radicalisation idéologique se développent dans certaines universités européennes. Quels sont, selon vous, les mécanismes concrets par lesquels l’université peut devenir un lieu de diffusion de l’islam politique ?</p><p>Razika Adnani-Les mécanismes sont nombreux. Le plus logique : si les étudiants arrivant à l’université sont nombreux à être dans un rapport à l’islam plus conservateur et plus extrémiste, donc plus politique, cela va imprégner l’atmosphère universitaire d’autant plus que les islamistes s’activent davantage dans les milieux universitaires.</p><p>Il y a aussi le fait que l’université européenne est aujourd’hui un lieu où s’expriment des idées wokistes. Dans mon ouvrage Sortir de l’islamisme j’explique comment l’idéologie « woke » a corrompu les valeurs d’égalité et de liberté et a fourni ainsi aux musulmans fondamentalistes et islamistes des arguments pour s’imposer. Défendre par exemple le port du voile, l’arme de guerre des islamistes, au nom de l’égalité alors qu’il est la pratique de discrimination par excellence.</p><p>L’université devient un lieu de diffusion de l’islam extrémiste et politique quand elle ne permet plus la pensée libre et créatrice dans le domaine de l’islam. Pas seulement à cause de l’activisme des islamistes, mais aussi à causes des idées et des concepts qu’elle-même produit qui empêchent cette pensée libre et créatrice de s’exprimer ainsi que tout regard critique porté sur l’islam.</p><p>Au XXe siècle, l’université française a produit le concept d’islamisme qui s’est par la suite propagé dans les autres universités européennes. Il s’inscrit parfaitement dans le projet des conservateurs et des islamistes  de mettre l’islam à l’abri de tout regard critique. Leur objectif est de contrer la réforme de l’islam et la modernisation des sociétés musulmanes voulues par les modernistes. Dans mon ouvrage j’évoque également le concept d’islamophobie.</p><p>Je m’explique. C’est à l’université française qu’on a décidé de changer le sens du terme islamisme qui désignait au départ la religion musulmane. Ils ont décidé qu’il signifiait l’islam politique qu’ils ont présenté comme la cause de tous les problèmes. Ils ont surtout décidé, et c’est là que c’est devenu un problème, que l’islamisme était un mouvement contemporain, né notamment avec la création des Frères musulmans, et qu’il n’avait rien à voir avec l’islam. Cette distinction entre l’islam et l’islamisme qui n’a aucun fondement scientifique, ne permet pas d’interroger l’islam ou de mener un travail en son sein pour lui permettre d’évoluer, pour le réformer. Voilà comment ce concept, forgé par les universitaires européens, a joué un rôle important dans le fait qu’aujourd’hui, c’est ce que je constate, la voix des musulmans qui portaient en France le projet de réformer l’islam est en recul net.</p><p>Atlantico – Des données publiques montrent que le Qatar est l’un des principaux financeurs étrangers d’universités occidentales, notamment aux États-Unis, mais aussi indirectement en Europe. Ces financements ont-ils une influence potentielle sur les orientations idéologiques, académiques ou institutionnelles des universités ? (Quels liens factuels peut-on établir entre ces financements, l’orientation idéologique de certains programmes ou partenariats universitaires, et la tolérance envers des courants liés à l’islam politique ?)</p><p>Razika Adnani- Là où il y a financement, il y a influence. Les pays pétroliers du Golfe le savent et ils ne sont pas radins sur ce plan et cela ne se limite pas au Qatar. Le concept d’islamisme comme je viens de le dire est une preuve importante de cette influence étant donné qu’il répète le discours des conservateurs musulmans, en premier lieu des Frères musulmans.  Même si l’influence n’est pas forcément financière ni forcément frériste.</p><p><br />Atlantico – En France, certaines grandes écoles et universités, dont Sciences Po, sont régulièrement citées dans le débat public sur l’islamisme, l’entrisme, le militantisme idéologique et la liberté académique. Quels faits objectifs permettent aujourd’hui d’évaluer la situation française, et observe-t-on des similitudes ou des différences avec le cas britannique ? </p><p>Razika Adnani- L’université est le milieu où l’islamisme extrémiste agit et s’active et pas uniquement en Europe, mais également dans les pays musulmans. Je l’ai vu et vécu en Algérie. C’est donc une similitude qui va au-delà de la France et l’Angleterre. Le port du voile par les étudiantes est assurément le premier fait objectif qui permet d’évaluer cette situation. Dans mon ouvrage je parle de « voilomètre », car le voile permet de mesurer le degré de pénétration de l’islam politique et conservateur dans une société.</p><p>Les débats publics en France ne sont pas des éléments suffisamment et scientifiquement fiables pour évaluer une situation étant donné qu’ils sont de plus en plus orientés par l’affect et la guerre politique entre la gauche et la droite. Dans ces débats publics, on cherche les preuves de ses convictions et c’est la meilleure manière de se tromper.  </p><p>La France, dans sa lutte contre l’islamisme, cible de plus en plus les Frères musulmans qui représentent pourtant une partie de l’islam politique et non tout l’islam politique ou l’islamisme. C’est la preuve que la rivalité entre les Frères musulmans et les autres mouvements islamistes (c’est-à-dire ceux qui ne séparent pas l’islam de la politique) s’est bien installée en France. L’intérêt de l’Occident, et en particulier de la France, n’est pas de se mettre du côté de l’un ou de l’autre, mais de lutter contre toute intrusion de l’islam dans le domaine politique et de permettre l’émergence d’un islam laïc, c’est-à-dire séparé de sa dimension politique et cela ne se fera qu’avec un travail au sein de l’islam.</p><p>Razika Adnani</p>
<p>Lire également</p>
<p>© Le contenu de ce site est protégé par les droits d’auteurs. Merci de citer la source et l'auteure en cas de partage.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1234/they-know-they%25E2%2580%2599ve-lost</guid>
	<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 20:25:19 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[They know they’ve lost.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1236/von-der-leyen-davos-2026" class="embed-insert"><img class="elgg-photo" alt="Von der Leyen Davos 2026" src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1236/medium"></a> <br />Ursula Von der Leyen at Davos :</p>

<p>"1971 was the year of the so-called Nixon shock, and the decision to de-link the U.S. dollar from gold. In an instant, (…) the entire global economic order collapsed. But it also created the conditions for what would become a truly global order.</p>

<p>The seismic change we are going through today is an opportunity, in fact a necessity, to build a new form of Europe."</p>

<p>This sounded less like strategy and more like a confession.</p>

<p>The de-linking of the U.S. dollar from gold, was the very moment they seized financial control of the world. It was the mechanism through which money was severed from value and the world was quietly locked into a debt-based system with no natural limits. Once money no longer needed to be backed by anything real, it could be printed endlessly. And it was.</p>

<p>The result is the system we now inhabit:<br />• fiat currencies steadily losing purchasing power<br />• inflation hollowing out the middle class<br />• governments drowning in debt<br />• citizens trapped in permanent obligation to the same financial architecture</p>

<p>Thirty-eight trillion dollars of U.S. debt later, the picture is undeniable. Everyone owes the system but the system owes nothing to anyone.</p>

<p>I find it very revealing that Ursula would bring this moment up now. The Davos crowd are not outsiders analysing history, these are the custodians of that very system, the political representatives of the banking and financial order that engineered it. To reference the gold standard removal as a model during a time of global instability is almost an admission of method.</p>

<p>Crisis, shock, volatility; these are are the tools through which power has always been consolidated. Notice she does not speak of repair, restraint, or accountability. She speaks of opportunity. Opportunity to reshape, redesign and bring forth their “Great Reset.”</p>

<p>It seems like she still believes that enough fear, disruption, and urgency will allow a new system to be imposed from the top down, but that old playbook worked when the world was asleep. That world is gone.</p>

<p>The system she represents is unraveling, because people can now see it. Fiat is exposed, debt is unsustainable and institutions lack legitimacy. </p>

<p>The Great Reset has already failed. The architecture it depended on has been dismantled piece by piece. And whatever they may still want to do, the balance of power has shifted.</p>

<p>If anything, her remarks reveal not a coming victory, but an inability to let go. And when the architects of an old system start openly referencing the moment they captured control last time, it’s usually because they know they won’t get another chance.</p>

<p>They know they’ve lost.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://silo.ememiom.fr/blog/view/1233/la-revolution-iranienne-de-1979-ou-le-discours-de-leffacement-du-feminisme-au-nom-dune-vision-gran</guid>
	<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 21:42:14 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La révolution iranienne de 1979 ou le discours de l&#039;effacement du féminisme au nom d&#039;une vision grandiose.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>À l’automne 1978, alors que le régime du Shah s’effondrait sous le poids du coup d’État, Michel Foucault se rendit en Iran comme correspondant spécial du Corriere della Sera. Ce qu’il y découvrit le bouleversa. Il était convaincu d’assister à un phénomène négligé par la théorie politique moderne : une révolution non pas mue par la lutte des classes, la technocratie ou le rationalisme occidental, mais par ce qu’il nommait « spiritualité politique ».</p>

<p>Foucault n’était pas le seul à être fasciné. Une grande partie de la Nouvelle Gauche européenne, désabusée par le communisme soviétique et lasse du néolibéralisme, observait l’Iran avec une sorte de nostalgie. Là, semblait-il, se levait une révolution non pas au nom du socialisme bureaucratique, mais en opposition à celui-ci ; non pas pour l’abondance matérielle, mais pour le sens. </p>

<p>Foucault décrivait les foules en des termes quasi mystiques, s’émerveillant de leur volonté d’affronter la mort et de leur refus d’exprimer leurs revendications dans le langage familier de la politique moderne. Il croyait assister à une rupture dans l'histoire, une forme de révolte qui échappait à la dialectique éculée de la gauche et de la droite.</p>

<p>Mais alors même que Foucault se laissait séduire par cette vision, des Iraniennes – féministes, écrivaines et militantes – avertissaient déjà qu'une menace plus sombre se profilait. Elles n'étaient pas dupes de la rhétorique de la transcendance. Bien avant que l'ayatollah Khomeini ne consolide son pouvoir, les féministes iraniennes avaient identifié et dénoncé le mythe central de la révolution : l'idée que la libération pouvait être atteinte par un retour à l'authenticité religieuse et que la subordination des femmes était une condition nécessaire à la résistance anti-impériale. Lorsque Foucault loua le soulèvement comme une révolte contre la modernité occidentale, ces femmes y entendirent autre chose : le discours familier d'un intellectuel idéalisant leur effacement au nom d'une vision grandiose.</p>

<p>En mars 1979, quelques semaines seulement après la victoire de la révolution, des milliers de femmes iraniennes ont envahi les rues de Téhéran pour protester contre l'imposition du voile obligatoire. Elles ont été accueillies par des coups, des menaces et des slogans tels que « le voile ou un coup de poing ». La promesse de la révolution s'est concrétisée avec une brutalité fulgurante. Ce que Foucault avait décrit comme un soulèvement spirituel s'était transformé en une législation sur le corps des femmes, une répression de la dissidence et une fusion entre théologie et violence d'État.</p>

<p>La réaction de Foucault fut frappante, non par sa cruauté, mais par son absence. Confronté aux critiques, y compris celles des Iraniennes en exil, il s'est retranché. Il n'a publié aucune analyse approfondie du régime qu'il avait jadis encensé. Au contraire, il a insisté sur le fait que les observateurs occidentaux devaient s'abstenir de juger les révolutions non occidentales selon des critères occidentaux. L'implication était claire : critiquer le traitement des femmes par la République islamique revenait à imposer des valeurs étrangères, à méconnaître une logique civilisationnelle différente. Des écrivaines comme Simin Behbahani, Azar Nafisi et d'autres, certaines encore en Iran, d'autres déjà contraintes à l'exil, comprenaient que le discours sur la différence culturelle était instrumentalisé contre elles par des figures comme Foucault et les réseaux militants européens. Elles constataient avec quelle rapidité « authenticité » devenait un euphémisme pour la coercition, et avec quelle facilité les intellectuels occidentaux excusaient la misogynie lorsqu'elle se dissimulait sous un vernis de rhétorique anti-impérialiste.</p>

<p>Ce qui les indignait le plus, ce n'était pas tant que Foucault se soit trompé, mais plutôt qu'il se soit trompé d'une manière familière. Elles reconnaissaient un schéma où la souffrance des femmes était traitée comme une contradiction secondaire, à résoudre après la révolution – ou jamais. Le monde avait déjà vu cela en Algérie, à Cuba, en Chine : des révolutions qui promettaient l'émancipation universelle tout en exigeant des femmes qu'elles attendent, endurent ou disparaissent. La fascination de Foucault pour la mort, le sacrifice et la transcendance leur semblait être une philosophie exaltée, confortablement installée à distance.</p>

<p>La critique des féministes iraniennes dépassait le simple désaccord politique. Elle révélait une faille au sein même de la pensée occidentale post-1968. Foucault avait consacré sa carrière à l'analyse du pouvoir, de la discipline et des mécanismes de régulation des corps par les institutions. Pourtant, en Iran, il ne reconnut pas un régime dont le projet central était précisément celui-ci : la régulation des corps (et des esprits) par la loi religieuse, appliquée par l'État. Celui qui avait mis en garde contre la violence insidieuse des systèmes totalisants se retrouvait désormais à en défendre un, tant qu'il paraissait extérieur à l'Occident.</p>

<p>Foucault, comme nombre de ses contemporains, en était venu à considérer l'universalisme libéral comme un masque dissimulant la domination. Les féministes iraniennes comprenaient, par l'expérience vécue, ce qu'une grande partie de la théorie occidentale avait oublié : le pouvoir ne devient pas bienveillant simplement parce qu'il rejette le langage libéral. La mainmise demeure sur la nuque, même lorsqu'elle parle au nom de Dieu.</p>

<p>L'histoire a rendu son verdict avec une patience implacable.</p>

<p>L'histoire de Foucault et de l'Iran ne se résume pas à l'échec d'un seul penseur. Aujourd'hui, alors que les Iraniennes descendent en masse dans la rue pour défier un régime qui, depuis des décennies, impose une ségrégation sexuelle, l'absence de soutien de la part des mouvements féministes occidentaux est frappante. On ne constate aucun élan durable de solidarité envers les Iraniennes qui s'opposent aux religieux totalitaires. La conclusion est difficile à éviter : les principes que ces mouvements prétendent défendre ne sont pas des engagements universels, mais des postures conditionnelles, activées de manière sélective et mises de côté lorsqu'elles entrent en conflit avec un discours politique privilégié. Ce qui subsiste, ce n'est pas un féminisme comme engagement pour les droits des femmes, mais un féminisme comme affiliation. Et c'est précisément cette substitution du principe à l'affiliation contre laquelle les féministes iraniennes de la fin des années 1970 mettaient en garde.</p>

<p>Samuel J Hyde</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>		</item>
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	<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 17:28:32 +0000</pubDate>
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	<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 17:56:04 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le Bêtisier de Maastricht]]></title>
	<description><![CDATA[<p>En 1997, cinq ans après le référendum sur le traité de Maastricht, Jean-Pierre Chevènement publiait "Le Bêtisier de Maastricht" (Editions Arléa). Voici quelques extraits des citations mises en exergue dans le livre. La crise de la zone euro jette une lumière crue sur le surréalisme de ces dernières.</p>
<p>« [Les partisans du "non"] sont des apprentis sorciers. […] Moi je leur ferai un seul conseil : Messieurs, ou vous changez d'attitude, ou vous abandonnez la politique. Il n'y a pas de place pour un tel discours, de tels comportements, dans une vraie démocratie qui respecte l'intelligence et le bon sens des citoyens. » (Jacques Delors à Quimper, 29.8.92)</p>
<p>« Ce qui n’était pas prévu, c’est que les peuples puissent refuser ce que proposent les gouvernements. » (Michel Rocard, International Herald Tribune, 28.7.92)</p><p>« Le traité de Maastricht fait la quasi-unanimité de l’ensemble de la classe politique. Les hommes politiques que nous avons élus sont tout de même mieux avertis que le commun des mortels.» (Élisabeth Badinter, Vu de Gauche, septembre 1992)</p><p>« Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de Lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Monde, 6.5.92)</p><p>« Interrogez les peuples de Bosnie, de l’ex-Yougoslavie, de Pologne et des autres pays. Ils nous disent : “ chers amis français, entendez-nous. Apportez-nous votre soutien et votre oui. Ce sera un oui à la française, à l’amitié, à la paix, à l’union. Votre oui à l’union fera tâche d’huile dans nos pays où nous souffrons tant ”. Les gens qui sont aujourd’hui sous les bombes seraient désespérés si les Français tournaient le dos à l’unité européenne. » ( Jack Lang, France Inter, 18.9.92)</p>
<p>« Oui, pour aller de l’avant dans les conquêtes sociales, il n’est d’autre avenir que la Constitution de l’Europe.» ( Julien Dray, Assemblée nationale, 6.5.92)</p>
<p>« Mon raisonnement est profondément socialdémocrate. À vrai dire, je n’ai pas encore compris pourquoi les libéraux veulent de cette Europe-là» (Michel Rocard, Libération, 3.8.92)</p><p>« Le traité de Maastricht agit comme une assurance-vie contre le retour à l’expérience socialiste pure et dure. » (Alain Madelin à Chalon-sur-Saône, 4.9.92)</p><p>« Si le “non” l’emporte, on ne reparlera plus de l’Europe mais des batailles qui se sont déroulées au cours des siècles passés.» (Simone Veil, 14.9.92)</p><p>« Un “non” au référendum serait pour la France et l’Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l’arrivée de Hitler au pouvoir. » (Jacques Lesourne, Le Monde, 19.9.92) « Je suis persuadé que les jeunes nazillons qui se sont rendus odieux à Rostock votent “non” à Maastricht. » (Michel Rocard, Le Figaro, 17.9.92)</p><p>« En votant “non”, nous donnerions un magnifique cadeau, sinon à Hitler, à Bismarck. » (Alain-Gérard Slama, Le Figaro, 18.9.92)</p><p>« Moi aussi, j’ai peur de l’Allemagne. [...] Il ne faut pas prendre l’Allemagne pour un gros chien dressé parce qu’elle a été irréprochablement démocratique depuis quarante-cinq ans. » (Françoise Giroud, Le Nouvel Observateur, 3.9.92)</p><p>« M. De Villiers, donc s’installa à l’Elysée. [...] Le “non” français à Maastricht fut interprété, de fait, comme un encouragement aux nationalismes. Il relança la guerre dans les Balkans. [...] Si bien que, sans aller, comme certains, jus- qu’à imputer à ce maudit “non” le soulèvement transylvain, la nouvelle guerre de Trente ans, entre Grèce et Macédoine, les affrontements entre Ossètes du Nord et du Sud, puis entre Russes et Biélorusses, bref, sans aller jusqu’à lui attribuer toutes les guerres tribales, ou paratribales, qui enflammèrent l’Eu- rope de l’Est, on ne peut pas ne pas songer que c’est lui, et lui seul, qui offrit à Berlin l’occasion de son nouveau “Reich”.» (BHL, Le Figaro, 18.9.92)</p><p>«Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir: la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie » (Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.92)</p><p>« Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, RTL, 30.7.92)</p><p>« Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Figaro, 20.8.92)</p><p>«L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry à Béthune, 12.9.92)</p><p>« Avec Maastricht, on rira beaucoup plus. » (Bernard Kouchner, Tours, 8.9.92)</p><p>« Si vous voulez que la Bourse se reprenne, votez “oui” à Maastricht ! » (Michel Sapin, université d’été du PS à Avignon, 31.8.92)</p><p>« Pour pouvoir dîner à la table de l’Europe [monétaire], encore faut-il savoir se tenir à cette table et ne pas manger avec ses doigts. [...] Si la monnaie unique a un mérite, et un seul, c’est d’obliger les pays à se conduire correctement.» (Jean-Marc Sylvestre, France Inter, 18.9.92)</p><p>« La France est une locomotive. Elle n’a pas le droit d’être dans le wagon de queue. [...] Le train de l’espoir ne passe pas deux fois. » ( Jack Lang, RTL, 23.8.92)</p><p>----<br />Quelques exemplaires d'occasion sont encore disponibles <a class="liens" href="http://www.amazon.fr/gp/offer-listing/2869593481?tag=chevenement20-21&amp;linkCode=sb1&amp;camp=2386&amp;creative=8474">à la vente sur Amazon</a></p>]]></description>
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